Reviews anonymes :

inconnue93 : Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que ma fic te plaise. Je comprends ta frustration, mais comme tu le soulignes, ils ne peuvent pas se mettre en couple après 17 ans de relation fraternelle. Ce ne serait vraiment pas réaliste.

Il est vrai que ce chapitre est celui où Harry a vraiment un déclic vis-à-vis de sa relation avec Draco, même s'il y avait des signes précurseurs. L'histoire vient de prendre un sacré tournant et tu vas encore plus t'en rendre compte dans ce chapitre.

nepheria4 : Merci d'être toujours au RDV et d'apprécier ma fic. J'espère que cette suite te plaira aussi.

Kisis : Harry ne pouvait que suivre Xavier. Il n'a pas encore assez pris conscience de l'ampleur de sa relation avec Draco pour aller s'excuser, le consoler ou autre. De plus, il est avec Xavier, donc son comportement avec le Serdaigle est normal. C'est encore trop tôt pour stopper leur relation. Mais je te rassure, cela viendra. Encore un peu de patience. Le fait justement qu'Harry prétende à la fin du chapiter ne plus vouloir blesser Draco est un grand pas, mais il est assez long à réaliser. Tu vas voir dans ce chapitre que le pas arrive à son terme.

Dravy : Merci d'être toujours fidèle au poste. Je suis ravie que ce chapiter t'ai plu et que j'ai pu réussir à faire véhiculer les émotions des personnages.

Raawr : Tu m'as bien fait rire avec ta review. C'était un cri du coeur. Je crois avoir compris que tu n'aimes pas Xavier. Mais bon, il m'est très utile finalement. Moi-même je me surprends à l'apprécier, alors qu'à la base je le détestais. Quant à Harry, il commence à capter qu'il doit se tourner vers Draco. Mais bon, il faut du temps pour cheminer psychologiquement. Et tu vas voir que les choses évoluent plutôt bien dans les prochains chapitres.

Fan : Bienvenue à toi sur ma fic. Déjà, merci pour ta review. Ensuite, je suis contente que pour l'instant elle te plaise. Je comprends que le caractère d'Harry puisse t'énerver, mais c'est ainsi qu'il fonctionne. je n'aime pas quand les choses vont trop vite, ça ne fait pas réel je trouve. Donc il prend son temps. Mais bon, comme tu peux le voir, les choses avancent quand même dans sa petite tête.

Quant à Xavier, tu n'es pas la seule à la détester. je crois que vous aller pouvoir créer un club anti-Xavier. lol. Pourtant, moi je l'aime bien car il m'aide dans ma fic. Sans lui, Draco ne serait pas jaloux, Harry n'aurait pas vu Draco pleurer et ils seraient loin de là où ils en sont maintenant. En fait, c'est GRACE à Xavier si leur relation évolue. Alors, lui en vouloir, je comprends, mais quand même... on peut aussi lui dire merci.^^

Ah ! Et tu parles de première fois. Euh... comment te dire ça... Aucun des deux n'est vierge. Désolée de casser le mythe de la première fois avec l'homme de sa vie, mais il faut être réaliste. On sait qu'Harry est bi, donc ça veut dire qu'il a eu des expériences. Et Draco a eu un plan cul dans un des chapitres précédents. Désolée.


Les ténèbres de la tristesse

Je pousse un soupir fort bruyant alors que mon corps tombe lourdement sur mon lit. Enfin à la maison. Enfin les vacances. Après quatre mois d'école non-stop, c'est agréable de pouvoir se reposer.

- Henry ?

Je relève la tête et croise le visage de ma mère qui dépasse de la porte.

- Mère. Entrez.

Elle s'exécute et me rejoint. Assise sur le lit, elle passe une main dans mes cheveux. Je suis content de la retrouver.

- Merci d'être venu à la maison, me souffle-t-elle, la voix remplie d'émotions.

Je souris et me redresse pour lui faire face.

- Merci à vous de me considérer encore comme un membre de cette famille.

- Même si tu n'avais plus voulu entendre parler de nous, ta chambre serait resté telle quelle. Comme je te l'ai déjà dit, tu restes mon fils dans mon cœur, même si je sais depuis toujours que tu ne l'es pas réellement.

Je saisis sa main et la serre dans la mienne, tout en lui murmurant silencieusement des mots d'amour au travers de mes iris. Elle n'est peut-être pas ma mère de sang, mais elle restera toujours ma mère de cœur.

- Tu me sembles fatigué, reprend-elle, plus sérieusement, tout en penchant la tête sur le côté.

- Oh, vous savez, les cours… Ne pas avoir de vacances d'Halloween car le Ministère trouve que le programme de dernière année n'est pas assez complet, nous a tous épuisés.

- Dans ce cas, je vais te laisser te reposer un peu, dit-elle tout en se redressant.

Je lui fais un bref signe de main alors qu'elle ferme la porte de ma chambre. J'entends ses pas dans le couloir, un coup contre une autre porte et je devine qu'elle vient d'aller voir Draco. Je n'entends pas ce qu'ils se disent et peut-être que c'est mieux ainsi. Car je sens que ces vacances ne vont pas être si reposantes que ça. A Poudlard, les journées sont occupées par les cours, il y a Blaise, Pansy et Daphné. Alors qu'ici, nous ne sommes que quatre et passons beaucoup de temps ensemble en temps normal. Je ne sais pas si je pourrai supporter cette proximité qui ne nous convient plus.

Alors que je commence à ranger mes affaires dans mon armoire, le grand miroir qui trône à côté me renvoie mon reflet. La dernière fois qu'il l'a fait, j'étais encore Henry Malfoy. Du bout des doigts, j'effleure le verre. Je me revois, ajustant le col de ma chemise, tirant sur ses pans, passant une main tremblante dans mes cheveux. J'ai énormément changé en l'espace de quatre mois. A cette époque, j'appréhendais ma dernière année. Les choses allaient mal avec Draco et je ne comprenais rien. J'avais peur de la suite des évènements. Et en réalité… cela n'a pas changé. Mes relations avec Draco ne vont pas mieux, je ne comprends pas tout ce qu'il se passe et je suis toujours aussi effrayé par l'avenir. Alors que mes pensées vagabondent dans les souvenirs de ces derniers mois, le visage de Draco s'appose sur mon reflet. Ce n'est qu'une fraction de seconde, une image éphémère. Un souvenir encore trop récent. Je revois ses yeux brillants alors que Xavier est contre moi. Je ne sais pas pourquoi, mais repenser à cette scène me met brusquement hors de moi. D'un geste rageur je claque la porte de mon armoire tout en poussant un grognement. Pourquoi la goutte qui coule sur son visage me bouleverse autant ? Je ne voulais pas qu'il me voie ainsi, qu'il me voie avec lui. Il aurait dû rester dans le compartiment et continuer à rire avec Blaise. Mais rien de tout cela n'est arrivé. Je serre les poings alors que mon corps est pris de tremblements. Je crois que je viens de sombrer dans les ténèbres. Je ne vois plus que du noir autour de moi. Du noir entourant deux iris orages qui s'inondent sans cesse. Qu'il cesse de pleurer. Qu'il arrête de me transpercer avec ce regard. Ça fait mal, horriblement mal. C'est comme si l'air autour de moi venait de se transformer en flammes. Je suis entouré d'un brasier ardent à la saveur de l'enfer, tandis que ce dernier lèche mes pieds avec volupté. Ou bien est-ce ma magie qui s'étend à n'en plus finir ? Je ne sais plus. Je crie à m'en déchirer les cordes vocales, mais seul le silence me répond en écho. Je supplie aux prunelles grises de stopper leur flot, de ne plus être si tristes. Je ferai tout pour ne plus faire naître ce sentiment en elles. Et je ne sais pas si ce sont mes prières qui sont entendues ou si un ange vient de rejoindre mon enfer, mais un visage familier se dessine progressivement autour des iris.

Draco. Il est là, face à moi. Est-ce un songe ? Ses lèvres bougent, me murmurent des mots. Sauf que l'orage gronde encore et m'empêche d'entendre. Mais cela ne semble pas le décourager car il se rapproche de plus en plus de moi. Je suis en train de rêver, c'est impossible. Mais il continue jusqu'à ce que ses bras entourent mes épaules et que son visage se niche dans mon cou. Je crois sentir son souffle tiède sur ma peau. Et ses mots qui vibrent contre mon oreille.

- Harry, chut. Calme-toi. S'il te plait, calme-toi.

Sa voix m'emporte aussitôt à des milles des ténèbres. Le noir qui m'entoure disparait d'un seul coup et seules des traces persistent sur nos corps étroitement collés. Un peu hésitant, tremblant encore de cette rage, j'enserre la taille de Draco. Je ne veux pas lui faire de mal.

- Oui, là, continue-t-il de sa voix apaisante.

Je ferme les yeux et me détends doucement dans son étreinte.

- C'est fini. Tout va bien Harry.

Mes jambes fléchissent toutes seules et je tombe au sol, entraînant Draco avec moi. Mais il ne me lâche pas, persiste à me tenir contre lui. Ma tête tombe lourdement sur son épaule alors que je serre un peu plus son corps contre le mien. Il n'y a plus que lui autour de moi. Son odeur qui envahit mes narines, sa chaleur qui me consume de l'intérieur, sa voix qui résonne agréablement en moi… il s'est immiscé au plus profond de mon être. Et je crois que j'ai envie de me fondre en lui.

- Désolé, je murmure faiblement, sans bouger.

- Tu sais… je crois que je te déteste encore plus, me répond-il d'une voix rauque.

Alors qu'il continue à me haïr de cette façon. Qu'il ne cesse jamais. Tout en ayant cette pensée, je me recule de quelques centimètres et pose mon regard sur son visage neutre de toute émotion. Seuls ses iris brillent d'une lueur dangereuse qui me fait frissonner. Mes doigts serrent sa chemise l'espace d'un instant. Une seconde éternelle où ma haine est devenue encore plus intense à son égard. Un geste fou brisant à jamais notre passé. Une pression furtive contre ses lèvres, ma langue laissant une trace humide indélébile.

- On est deux dans ce cas, je reprends juste avant de me lever et de quitter ma chambre.

Dans le couloir, il me semble croiser mon père. Mais je ne fais pas attention à lui. J'ai juste ce besoin impérieux d'aller dehors, de prendre l'air, de retrouver un semblant d'oxygène dans mes poumons. Parce que le baiser que je viens de donner à Draco m'a privé de mon air.

Et en effet, ce n'est qu'une fois dehors, dans le froid hivernal, que j'arrive enfin à respirer. L'air me pique les yeux et je n'arrive pas à retenir les larmes. Ou bien est-ce un trop plein de tout qui s'échappe ? Je ne veux pas savoir. Le mordant extérieur restera mon excuse.

Les mains dans les poches de mon pantalon, j'avance dans la neige d'un blanc immaculé. J'ai toujours trouvé cette expression de la nature magnifique. Ce grand manteau qui recouvre la terre semble si fragile et pourtant il est si destructeur. Il peut geler les instants et les rendre éternels, tout cela dans une pureté cristalline. Mais à la moindre chaleur, il fond et s'oublie dans les airs, emportant l'immortalité du temps avec lui.

J'ai froid, je grelotte, mais cette sensation est salvatrice. Parfois j'aimerais faire parti des œuvres d'art de l'éternité. Et si la neige venait à éterniser ma magie qui se meut sur elle ? Est-ce que la vie serait différente ? Etre entouré de blanc pour la vie. Mais ce n'est qu'un rêve de plus. Je serais entouré de noir à jamais. Alors je me laisse tomber par terre, bras et jambes écartés. Le froid me transperce de toute part, m'électrisant, me gelant. C'est douloureux. Alors pourquoi je souris ? Je dois être fou. Oui, c'est ça. Je suis fou. Je suis fou car je viens d'embrasser Draco et que j'ai envie de recommencer. Je suis fou parce que mon corps et mon cœur hurlent de douleur, mais que je rigole à gorge déployée.

- Tu comptes faire paniquer ta mère pendant combien de temps ?

Je papillonne des yeux et remarque alors que mon père se trouve au-dessus de moi, le regard sérieux. Ses mots trouvent un chemin dans mon esprit fou et le ramènent brusquement à la raison. Mais qu'est-ce que je fais ? Je veux tomber malade ou quoi ? Je me relève d'un bond, époussète mes vêtements et retourne au Manoir sans un regard en arrière. J'ai décidé de laisser ma folie à l'éternité et de reprendre là où ma vie s'est arrêtée. Il ne me reste plus qu'à trouver quand c'était…

oOo

Mère me fixe depuis plusieurs minutes, analysant le moindre de mes gestes. J'ai l'impression d'être devant le tribunal, jugé pour un crime que je suis le seul à connaître. Mais depuis l'épisode dans la neige, elle ne passe pas une minute sans moi. En fait, dès que je sors de ma chambre, elle me suit comme une ombre. Père a beau la rassurer, amenant comme argument la pression des derniers mois, elle continue de me surveiller.

Mais d'un certain côté, sa présence m'oblige à moins penser à Draco et à… à notre dernier baiser. Enfin… sauf comme là. Peut-être parce qu'il vient juste de rentrer dans la bibliothèque, les traits de son visage tirés par la fatigue.

- Draco, tu as une mine affreuse, souligne notre mère en le dévisageant.

- Je fais toujours ces… rêves, marmonne-t-il tout en se laissant tomber dans un fauteuil.

Immédiatement, le regard de notre mère se pose sur moi. Je devine ses questions et détourne le visage car je ne souhaite pas y répondre.

- Tu n'as pas réglé le problème ? demande-t-elle avec un certain étonnement. Pourtant depuis le temps…

- Mère. Comment réagiriez-si je vous disais que ces rêves prennent une orientation un peu trop intime en ce moment ?

Non !

Non… La bouche légèrement entrouverte, les doigts immobilisés au-dessus d'une page de mon livre, je reste interdit face à ses mots. Il n'a pas osé… Je n'en reviens pas. Comment peut-il parler de ça avec notre mère et sans honte qui plus est.

- Je dirais que tout ce qui est d'ordre intime ne me regarde pas, réplique-t-elle en replongeant son nez dans son livre.

J'écarquille les yeux. Mon regard passe de Draco à notre mère à une vitesse folle. Je suis en train de rêver, ça ne peut être que ça.

- Henry, ferme la bouche s'il te plait. Cette expression ne te sied guère, reprend-elle.

- Mais… Mère ! je m'exclame. Draco. Enfin… il…

- Merci de votre réponse Mère, me coupe Draco.

Puis il s'enfonce un peu plus dans son fauteuil et ferme les yeux. Il ne va quand même pas avoir l'audace de s'endormir ici et de peut-être faire ses rêves en présence de notre mère ?

- Mère… est-ce qu'au moins vous avez…

Le regard noir qu'elle me lance a le don de me stopper une nouvelle fois.

- Henry. Un, nous t'avons appris à t'exprimer avec clarté et non comme tu es en train de le faire. Deux, Draco a le droit de faire des rêves intimes avec des hommes ou des femmes, tant que ce n'est pas un membre de sa famille.

- Mais je suis…

- Tu es Harry Potter, même si je ne te nomme jamais ainsi. Ne l'oublie pas.

Puis elle baisse la tête, rompant le contact visuel et mettant fin à la discussion. Est-ce que ma mère vient de me donner sa bénédiction à Draco et moi ? Impossible…

Je crois que ma tête tourne et que mon cœur résonne bien trop fort dans mes tempes. Mes nuits aussi restent agitées et la fatigue accumulée se ressent énormément en cette fin de journée. Las de lutter, je m'allonge sur le canapé et ferme les yeux à mon tour. Je n'entends plus que la respiration de Draco et les pages qui tournent de temps en temps. C'est comme une berceuse qui me plonge avec délectation dans des ténèbres reposantes. Mais alors que je pensais pouvoir m'assoupir sans crainte, une boule se forme dans ma gorge et provoque une vague de mal-être en moi. Je grimace et tente de repousser cette noirceur destructrice. Finalement, le repos ne sera pas au programme des activités de début de soirée. Enervé contre moi-même, je me lève et quitte la bibliothèque. D'un pas morne, je me rends jusque dans ma salle de bain où je me déshabille et glisse sous le jet d'eau brûlant. Quoi de mieux que l'eau qui ruissèle sur mon visage pour noyer mes larmes. Et je me laisse aller à mes pleurs. Ils m'envahissent sans retenue. Mon corps tremble de toute part et je finis par glisser le long de la paroi glaciale, dévasté par les sensations qui croissent en moi. Je ne sais plus qui je suis, où je suis, où j'en suis. Pourquoi ai-je apprécié quand Draco m'a embrassé ? Pourquoi ai-je encore plus aimé quand c'est moi qui l'aie fait ? Et d'ailleurs, pourquoi je l'ai fait ? Je ne devrais pas. Mais au fond de moi, j'ai envie de recommencer, de croire que ce que je fais n'est pas interdit et que je n'ai qu'à me laisser porter par le flot du temps.

Je ne sais pas combien de temps je reste ainsi, me posant milles questions sans trouver une seule réponse convenable. Par moments, ma magie glisse hors de moi, mais ne quitte jamais mon corps. Elle trace des arabesques comme si elle dansait. Je ne fais même plus attention à elle désormais. C'est une partie de moi qui s'exprime toute seule. C'est pourquoi, en cet instant, je décide de la laisser tranquille.

Lorsque je me décide enfin à quitter la douche, la nuit est complètement pleine. Un ciel noir se dessine de l'autre côté de la vitre et me donne des frissons. Je détourne aussitôt le visage, ne voulant pas replonger dans mon malaise. Alors que je suis en train d'essuyer mes cheveux, j'entends un bruit sourd de l'autre côté de la porte. Mais ce n'est pas celle qui mène à ma chambre. Je stoppe mes gestes et attends je-ne-sais-quoi.

- La prochaine fois que tu décides d'aller mal, attend que j'aie fini de me reposer, grogne la voix de Draco.

Et je me pose alors une question. Depuis quand est-il appuyé contre cette porte ?


A suivre...


Tadam !

Mes personnages m'étonneront toujours par leurs comportements. Harry qui embrasse Draco. Draco qui révèle à sa mère qu'il fait des rêves cochons avec Harry. Et elle qui dit ok, comme ça. Franchement si vous êtes surpris par ce qu'il vient de se passer, je vous assure que je le suis autant que vous.

Parfois je me demande si je suis bien à l'origine de cette fic ...