Coucou tout le monde !
Comme promis, voici le nouveau chapitre deux semaines après le précédent :D
Je ne vais pas faire de longs discours mais je tiens à vous remercier pour vos reviews, ça fait plaisir de voir qu'il y a encore des gens qui lisent cette fiction après presque deux ans qu'elle existe ! D'ailleurs rassurez-vous après ce chapitre il n'y en aura plus que 3 avant l'épilogue, tout est déjà prévu vous n'aurez plus beaucoup à attendre ;)
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Je remercie les anonymes : o0O-Eden-O0o, larsand, aussidagility, Miaouss, vanessa, Anne, Marinee, Mariiiiiie :D, Sondous Hourfane et Liline
Un merci tout particulier à annabelle pour toutes les reviews qu'elle a laissées et que j'aie adorées :)
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Je vois que vous avez été nombreux à avoir apprécié leur petit séjour à New York et que le guimauve vous a fait du bien, j'en suis heureuse car ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de gneu-gneu dans cette fiction. Quand aux Cullen, beaucoup ont été surpris par leur petite scène de ménage car c'est vrai que c'est inhabituel de voir Carlisle et Esmée se comporter comme ça l'un envers l'autre dans une fiction. Mais moi je trouvais que ça rendait bien avec cette fiction, je n'imaginais pas un couple soudé et uni dans l'adversité. Il s'agit après tout de Dark Daddy et Mummy Cullen ^^
Je vous laisse sans plus tarder avec le nouveau chapitre.
Bonne lecture !
Chapitre 26 : First Sign
Lorsque Bella se réveilla, elle eut la surprise de trouver Edward à coté d'elle, en train de la regarder en prenant appui sur son coude, avec un sourire en coin ravageur. Aussitôt son cœur se mit à battre à vive allure, son intimité s'humidifia, son bas ventre chauffa, son désir s'amplifia. Elle rougit de gêne, en vue des pensées peu glorieuses et très peu catholiques, qu'elle était en train d'avoir, devant son corps d'Apollon qui ne demandait qu'à se faire violer sur place. Bon en même temps, il faut dire que depuis qu'ils avaient repris une vie sexuelle très active, elle était devenue une véritable nymphomane toujours désireuse.
Elle n'arrivait donc pas forcément à contrôler ses pensées, surtout lorsqu'elle avait sous les yeux un Edward qui venait de se réveiller, les cheveux complètement décoiffés, le sourire de star sur le visage et le torse complètement découvert.
Secouant la tête, elle tenta de se compose un visage impassible, ce qui échoua lamentablement.
« Tu sais que t'es adorable quand t'es embarrassée ? » Observa-t-il avec un sourire au coin des lèvres.
Le visage de Bella se décomposa et ses rougeurs amplifièrent.
« Qu'est-ce qui te fait croire que je suis embarrassée ? » Nia-t-elle en faisant mine d'être détachée.
« Tu rougis. » Répondit-il simplement, sans cacher son amusement. Elle baissa les yeux pour cacher sa gêne, ce qui le fit rire légèrement.
Il mit un doigt sous son menton pour la faire relever la tête et croisa son regard chocolat. Il pencha la tête et l'embrassa sur les lèvres avec une douceur infinie. Elle se laissa faire et accueillit sa bouche avec joie, se délectant de son arome sucré et de son odeur qui la mettaient dans tous ses états. Elle passa un bras derrière sa nuque pour le garder contre elle et il posa sa main qui était sous son menton sur sa fine taille pour la ramener contre lui, collant son corps contre le sien. Il laissa trainer sa main sur son corps, jusque dans son dos puis s'allongea sur elle, lui arrachant un soupir de contentement.
Bella se mit à fourrager dans ses cheveux et à le décoiffer plus qu'il ne l'était déjà, tandis que leurs langues se mêlèrent et jouèrent ensemble sans se lâcher. La chaleur dans la pièce montait d'un cran et elle frotta son bassin contre son érection naissante, ce qui déclencha un grondement rauque de sa part. Elle comprit que son excitation était désormais trop grande pour arrêter là et qu'ils allaient devoir passer aux choses sérieuses rapidement. Seulement Edward ne semblait pas de cet avis puisqu'il mit fin au baiser en relevant la tête et en séparant leurs corps.
« Hum Bella… je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. »
« Pourquoi ? » S'enquit-elle en fronçant les sourcils. Il la regarda embarrassé.
« Parce qu'on est pas seul dans cette maison, ils sont tous en bas à prendre le petit déjeuner et… »
« Et alors ? » Le coupa-t-elle exaspérée. « Je te rappelle que cette maison, on n'est pas prêt de la quitter et puis on est en couple, je pense pas que ça choquera qui que ce soit. »
« Y a ton père Bella. » Fit-il remarquer avec remontrances.
Elle écarquilla les yeux, à la fois choquée et vexée qu'il ose évoquer son père dans un moment pareil. Sentant l'énervement lui monter, elle le repoussa en plaçant ses mains sur ses épaules.
« T'es vraiment un rabat-joie quand tu t'y mets ! » S'exclama-t-elle en se relevant, tandis qu'il la regardait surpris de sa réaction.
« Attends… » Tenta-t-il de s'expliquer.
« Non laisse-moi. » Râla-t-elle en enfilant un débardeur à la hâte. « Je vais prendre une douche, ça va me remettre les idées en place puisque Monsieur n'est pas capable de s'occuper de moi. »
Elle saisit des fringues au hasard dans sa penderie et quitta la pièce sans un regard pour lui, sous ses yeux incrédules. Lorsqu'elle pénétra dans la salle de bain, elle se colla contre la porte et ferma les yeux en soupirant de frustration. Elle détestait déjà se disputer avec Edward en temps normal. Mais alors quand en plus ça concernait leur vie sexuelle, c'était encore pire. Elle avait horreur d'être repoussée de la sorte, même si elle savait très bien que ça n'avait rien avoir avec elle, elle n'arrivait cependant pas à comprendre pourquoi il faisait autant de fixation sur des choses aussi insignifiantes. D'accord son père et son frère se trouvaient en bas, mais ils étaient adultes bon sang, en quoi est-ce que c'était si mal ? Emmett ne se souciait pas du tout de faire du bruit avec sa Rosalie, quant à Charlie… Il n'avait qu'à se boucher les oreilles et puis c'est tout.
Depuis qu'ils étaient revenus de New York, il y a de cela quelques jours, les choses avaient progressivement repris leur cours, mais Edward mettait un point d'honneur à ne faire l'amour avec elle que pendant la nuit, lorsqu'il était sûr que tout le monde dormait. Et cela avait tendance à l'énerver un peu car elle voudrait pouvoir profiter de lui tout le temps, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Elle avait envie de lui sans arrêt, et ce qu'elle aurait aimé, c'était de savoir qu'elle pouvait l'avoir quand bon lui semblait, qu'à aucun moment il ne la refuserait. Voilà pourquoi elle s'était vexée ce matin… quoi que la frustration jouait beaucoup aussi.
Soupirant une nouvelle fois pour se donner du courage, elle se déshabilla, posa ses vêtements dans un coin et s'engouffra dans la cabine de douche. Elle fit couler de l'eau chaude et resta immobile quelques secondes sans rien faire, laissant le jet d'eau couler sur sa peau et détendre son corps. Elle se fit un shampoing rapidement puis rinça ses cheveux prestement, avant de s'emparer de son gel douche et de se badigeonner le corps minutieusement.
Et tandis qu'elle se rinçait le corps entièrement, elle entendit la cabine de douche s'ouvrir et se refermer. En sentant le souffle de son petit ami derrière elle, un sourire se forma sur ses lèvres. Il posa ses mains sur le bas de ses épaules et colla son torse contre son dos. Bella ferma les yeux et sentit son entrejambe s'humidifier à nouveau. Il approcha sa bouche de son oreille.
« Je suis venu me faire pardonner. » Lui susurra-t-il d'une voix suave.
Le sourire de Bella s'élargit et elle passa ses bras derrière son cou, collant sa tête dans le creux de son épaule et humant sa flagrance. Edward fit descendre ses mains vers sa poitrine généreuse. Il empoigna ses mamelons durcis et les pinça fortement, lui arrachant un cri incontrôlé. Il s'attarda longuement sur ses seins, pendant que sa bouche descendait le long de son cou et effectuait un tracé humide, mordillant sa peau. Bella poussa un gémissement et une nouvelle vague de chaleur se répandit dans tous son être lorsqu'elle sentit sa puissante érection contre ses fesses.
Voulant se coller à lui plus encore, elle manqua de glisser et il eut juste le temps de la rattraper de justesse avant qu'elle ne dérape.
« Fais attention ! »
Elle l'entendit rire et elle eut besoin de se retourner pour le voir. Elle s'exécuta et eus le souffle coupé en se trouvant face à lui. Comme à chaque fois, elle était émerveillée devant autant de beauté et de sex-appeal, à croire que c'était la première fois qu'elle le voyait. Elle avait l'impression que c'était une chose qui ne changerait jamais, et que jamais elle ne parviendrait à s'habituer à sa perfection.
Il était complètement mouillé, ses cheveux étaient trempés et l'eau coulait sur son corps qui semblait avoir été sculpté dans le marbre. Voyant ses yeux verts qui s'étaient assombris par désir, elle se mordit la lèvre en lui lançant un regard plein de luxure. Il lui fit un sourire en coin, puis fondit sur ses lèvres avec empressement. Bella se délectait du mélange de ses lèvres plus l'eau combinée, c'était un délicieux régal pour ses sens. Il descendit sa main le long de son corps, caressant sa silhouette et sa taille, puis sa fesse qu'il saisit fermement. Bella mordit sa lèvre inférieure, forçant l'accès à sa bouche. Il ouvrit sa bouche sans se faire prier et leurs langues entrèrent en contact. L'eau chaude coulait toujours sur leur peau, ce qui rendait leur désir et leur excitation en effervescence.
Bella souleva sa jambe qu'il tenait et agrippa ses cheveux, gémissant lorsque sa poitrine se retrouva collée à son torse. Il soupira contre sa bouche, faisant descendre sa deuxième main pour empoigner sa deuxième fesse avant de la soulever soudainement. Elle enroula ses jambes autour de son bassin et recula la tête pour l'observer avec de grands yeux noircis par le désir. Leur respiration était bruyante et leurs cœurs battaient à l'unisson. Il la regarda avec insistance et interrogation, comme à chaque fois quand il voulait être sûr de son consentement.
Comme s'il en avait vraiment besoin… Ou qu'il en doutait…
Elle hocha la tête puis il l'embrassa fougueusement. Bella n'eut pas le temps de réagir que son dos heurta les parois de la cabine de douche avec violence. Son cri de surprise mourut dans sa gorge et elle redoubla d'ardeur dans son baiser, tandis qu'il couvrait son corps de caresses bonnes à augmenter son rythme cardiaque. L'une de ses mains s'approcha de ses lèvres intimes et effleura son duvet du bout des doigts. Bella accentua le contact de son intimité contre ses doigts tout en passant ses mains dans sa chevelure mouillée.
Souriant de satisfaction face à la réaction qu'il déclenchait chez elle, il retira rapidement sa main pour ne pas perdre de temps. Il plaça sa dureté près de son entrée et la pénétra subitement d'un seul coup de rein.
Ils poussèrent un cri à l'unisson, rompant leur baiser par la même occasion. L'intimité de Bella était déjà bien étroite et humide que cela accentua son sourire ainsi que son excitation. Cette dernière avait les yeux fermés et profitait de la simple sensation de l'avoir pleinement en elle. Elle avait l'impression d'être enfin entière. Que ses deux moitiés étaient complètement rattachées et qu'elle et Edward ne formaient plus qu'une seule personne. Il se mit à bouger en elle et elle ondula du bassin pour lui donner plus d'accès dans son antre. Leurs lèvres se soudèrent à nouveau pour un baiser passionné dans lequel ils échangeaient leurs haleines capiteuses et faisaient monter la fièvre qui naissait en eux. Ses mouvements à l'intérieur d'elle s'accentuèrent et Bella peinait à réprimer ses gémissements de plaisir. Il poussait en elle avec une frénésie intense, accélérant à chaque coup porté. Leur souffle était erratique et Bella profitait de cette étreinte pour caresser le corps mouillé de son compagnon, passant ses mains dans son dos, ses épaules, son torse dégoulinant…
Le corps d'Edward se contractait à chaque endroit qu'elle touchait, et cela le fit redoubler d'intensité dans ses poussées. Les parois de Bella commençaient à se resserrer doucement tandis que leur ébat ne cessait d'accroître en puissance et en tonicité. Il sortit d'elle l'espace d'une seconde, avant de buter en elle avec violence, faisant décoller son dos sans ménagement. Il gémit en la plaquant à nouveau contre la paroi de la cabine de douche et en se collant pleinement à elle, poussant à l'intérieur d'elle avec toujours plus de profondeur. Bella rompit leur baiser, incapable de respirer tant son plaisir la submergeait alors qu'il gémissait.
Ses coups se firent plus rapides et plus denses, il était sur le point de venir et elle aussi. Ils n'allaient pas tenir longtemps. Encore quelques poussées et ils atteindraient leur paroxysme. Bella accentuait ses coups de bassin vers lui avec plus de force, comme s'il n'était pas déjà suffisamment ancré en elle. Il la pénétra plus durement et violemment, sur le point de se déverser.
Au moment d'effectuer un énième coup de rein pour la faire venir, il sentit plusieurs gouttes d'eau gelée perler sur ses épaules, ainsi que ses épaules. Il n'eut pas le temps d'analyser ce qui était en train d'arriver qu'ils se faisaient déjà asperger d'eau glaciale et que Bella poussait un hurlement strident.
« Putain de merde ! » Jura-t-il.
Il s'extirpa d'elle avant d'avoir eu le temps de se déverser et elle s'écarta de lui en dénouant ses jambes avec précipitation, puis il s'empressa de la remettre sur ses pieds, tandis que l'eau froide coulait à flot et avait remplacé l'eau chaude auquel ils avaient été habitués. Il les fit sortir de la douche avec rapidité après qu'elle eut stoppé le jet d'eau de la douche. Aussitôt il s'empara de deux serviettes et lui en tendit une sans attendre en la voyant grelotter.
« Tiens. »
Elle la prit sans hésiter et se sécha à la hâte pendant qu'il faisait de même.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » S'écria-t-elle affolée.
« J'en sais rien. On doit être à cours d'eau chaude. » Répondit-il frustré.
« Où alors ce sont encore tes parents qui sont passés par là ! » Soupçonna-t-elle la voix remplie de haine.
Elle regretta aussitôt ses paroles quand elle vit le visage fermé d'Edward. Aucun doute qu'il culpabilisait… encore. Elle se tut et enroula ses cheveux dans sa serviette avant de s'habiller avec les fringues qu'elle avait sélectionnés précédemment. Lorsqu'elle jeta un coup d'œil à Edward, elle se rendit compte que son problème était toujours visible et en voyant ses traits déformés, elle comprit que ça lui était également douloureux.
« Euh… est-ce que tu veux que je t'aide à… »
« Non ! » La coupa-t-il embarrassé en tentant de contrôler son énervement dû à sa frustration. « J'aimerais juste que tu t'en ailles, j'ai besoin d'être seul un moment. » Parvint-il à formuler comme si ça lui écorchait la bouche.
Bella le regarda peinée, se maudissant pour lui rendre la vie difficile. Si seulement elle était issue d'une famille plus bourgeoise… Jamais ils n'auraient connu un tel problème et il aurait pu éjaculer normalement. Malgré le fait qu'elle soit aussi frustrée que lui et qu'elle avait envie d'hurler sa colère à la planète entière, contrairement à lui elle n'avait pas mal. Il semblait souffrir le martyr et le pire dans l'histoire, c'était qu'il était bien trop fier et orgueilleux pour accepter son aide.
« Tu es sûr ? » S'enquit-elle tristement.
« S'il te plait Bella… » Dit-il en la suppliant des yeux.
Elle soupira de déception, puis consentit à s'en aller de la salle de bain. Elle voulut se retourner vers lui pour lui dire à quel point elle était désolée, mais elle se doutait qu'il allait s'énerver et la prier de dégager, alors elle sortit et referma la porte, le laissant seul avec son… problème.
Elle descendit rapidement les escaliers, la serviette toujours enroulée autour de la tête et trouva tout le monde assis dans la cuisine qui se tournait vers elle avec inquiétude.
« On a entendu crier. » Apprit Charlie les sourcils froncés. Bella les regarda gênée.
« Euh… je crois qu'on a plus d'eau chaude. » Dit-elle avec un profond malaise.
« Quoi ? » S'exclama Alice horrifiée.
« Tu es sûre que ce n'est pas toi et Edward qui avez usé tout le ballon ? » Provoqua Emmett en haussant un sourcil suggestif.
Bella lui lança un regard noir sans équivoque.
« La ferme Emmett, je t'assure que ce n'est pas drôle ! »
« Parce que tu crois peut être qu'on vous a pas entendu ? »
« J'ai dit la ferme ! »
« Silence ! » Intervint Charlie qui ne souhaitait pas du tout entendre ce genre de choses. « Est-ce qu'on pourrait arrêter de parler de ça ? S'il vous plait ! »
« Pardon Papa. » S'excusa Emmett pas du tout désolé qui regardait sa sœur avec un sourire amusé, ce à quoi elle répondit en le foudroyant du regard, sans toutefois s'empêcher de rougir.
« Quand tu dis qu'il n'y a plus d'eau chaude… » Commença Alice paniquée. « Qu'est-ce que ça veut dire au juste ? »
« Plus rien ! » M'exclamai-je avec impatience tant j'étais énervée. « Je vous le jure ! Essayez le robinet si vous me croyez pas. »
Jasper qui était debout près de l'évier actionna le robinet de la cuisine et attendit quelque secondes l'apparition d'un quelconque changement de température. Puis il soupira, avant de secouer la tête.
« Non, elle a raison y a plus rien. »
« Et merde… » Marmonna Rosalie mécontente.
« Qu'est-ce qu'on va faire ? Charlie, sans eau chaude on est fini ! » Fit Alice terrifiée.
« Je vais essayer de trouver une solution. » Répondit le concerné. « En attendant vous allez devoir vous passer d'eau chaude pour le moment. »
« Mais on est en hiver ! » S'écria Emmett.
« Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? Je suis pas un super héros ! Démerdez-vous nom d'un chien ! »
Personne ne pipa mot, et chacun mangea son petit déjeuner dans le silence le plus total. Bella avait dénoué sa serviette et l'avait mise dans la machine à laver, décidant qu'elle se démêlerait les cheveux plus tard.
Edward finit par redescendre après plusieurs minutes et le cœur de Bella manqua un battement quand elle vit ses cheveux toujours mouillés. Il avait revêtu un jean, un teeshirt ainsi qu'une chemise par-dessus. Elle croisa son regard et sentit le rouge lui monter aux joues. Il n'avait pas l'air de lui en vouloir, mais il semblait toujours aussi embarrassé puisqu'il ne s'approcha même pas d'elle. En temps normal elle en aurait été offusquée mais elle le comprenait un peu. Ça ne devait pas être une situation très confortable pour lui. Heureusement il ne laissa rien paraitre devant les autres et fit comme si de rien n'était. Il rigolait même avec Emmett, ce qui laissait Bella rêveuse. Ces deux là avaient enfin fini par se réconcilier à leur retour de New York. Emmett avait probablement dû se faire remonter les bretelles pendant leur absence, mais quoi qu'il en soit plus aucune animosité ne régnait dans la maison et la vie avait semblé reprendre un cours normal. Et en les voyant à nouveau soudés comme ils l'avaient toujours été, Bella ne pouvait en être que plus heureuse.
Lorsqu'Edward se dirigea vers la porte pour partir, Bella le suivit, ne voulant pas qu'ils se quittent de cette façon.
« Edward attends ! » Dit-elle en se précipitant vers lui.
Il se retourna et lui offrit un maigre sourire. Elle le regarda silencieusement avant de passer ses bras autour de son cou et d'enfouir sa tête dans son épaule. Elle l'entendit soupirer et sentit ses bras se refermer autour d'elle. Elle ferma les yeux et savoura cet instant de plénitude où ils étaient enlacés sans rien dire. Ce qu'elle appréciait avec lui, c'était ces moments de silences où aucune parole n'avait besoin d'être échangée.
Au bout d'un long moment à rester dans cette position, il s'écarta légèrement pour la regarder intensément, puis colla son front au sien en humant son odeur. Elle ouvrit la bouche pour lui dire ce qu'elle ressentait, qu'elle l'aimait profondément, mais il l'arrêta en parlant à sa place.
« Je sais. »
Elle sourit et déposa un baiser chaste sur ses lèvres avant de lui rendre sa liberté. Il se défit de son emprise, caressa sa joue durant quelques secondes, puis finit par s'en aller en la laissant seule sur le perron.
…
Plus tard, après que Bella se soit démêlée les cheveux et que Charlie soit parti à son tour, Alice frappa à la porte de la chambre de sa meilleure amie.
« Entre ! » Lui dit Bella derrière la porte.
Alice ne se fit pas prier et entra en refermant la porte. Bella était allongée sur son lit, le regard tourné vers le plafond, l'air en pleine réflexion.
« Alors ? » Interrogea-t-elle en allant s'allonger à coté de Bella sur le lit.
« Alors quoi ? » Demanda cette dernière déroutée.
« Et bien on a pas eu l'occasion de parler toutes les deux depuis votre retour de New York. » Expliqua Alice, qui crevait d'envie de tout savoir depuis qu'ils étaient rentrés. « Raconte, comment c'était ? »
Bella sourit rêveusement.
« Trop court. » Répondit-elle en cachant sa déception.
Alice regarda son amie avec amusement et secoua la tête pour s'empêcher de rire.
« Quoi ? » Demanda Bella en fronçant les sourcils.
« Rien. » Sourit-elle. « Je suis contente que tu te sois amusée. » Dit-elle sincèrement.
« C'était génial Alice. » Développa-t-elle enjouée. « J'avais l'impression d'être sur une autre planète… New York est tellement différent que tout ce à quoi je suis habituée… et puis il faut absolument que t'ailles sur la Cinquième Avenue. Je te jure que tu vas adorer. »
« Petite chanceuse va. » Soupira-t-elle. Bella sourit.
« Tu m'as manquée pendant que j'étais là bas tu sais. » Avoua-t-elle. Alice roula des yeux.
« Arrête de mentir Swan ! Comme si t'avais vraiment pensé à moi pendant ton séjour. » Répliqua-t-elle en haussant un sourcil suggestif.
Bella émit un rire amusé, quelques rougeurs prirent place sur ses jours.
« Bon d'accord… mais j'ai quand même pensé à toi à un moment. » Dit-elle honnêtement.
Alice la regarda touchée.
« C'est vrai ? »
Bella hocha la tête avant de baisser les yeux avec gêne.
« Je suis allée dans cette école à Harlem. » Déclara-t-elle faiblement. Alice se redressa légèrement et la regarda avec inquiétude.
« C'était dur ? » S'enquit-elle sérieusement.
« Un peu… » Répondit Bella sans la regarder. « Quand on est arrivé là bas, j'arrivais pas à placer un mot, j'étais incapable de parler et… heureusement qu'Edward était là sinon je ne crois pas que j'aurais pu le faire. »
« Tu l'as vue ? » Demanda-t-elle soucieuse.
« Non mais on est tombé sur la directrice de l'école. » Apprit Bella « Elle nous a dit que ma mère avait déménagé en Floride l'année dernière. » Alice entrouvrit la bouche d'étonnement.
« La Floride hein ? Pas la porte d'à coté… »
« Non en effet… » Soupira Bella avec défection.
Alice la regarda tristement. Elle posa une main sur son bras en guise de réconfort. Bella releva la tête et lui fit un maigre sourire auquel elle ne crut pas du tout. Elle lui fit un geste de la tête pour l'inciter à se rapprocher et Bella s'exécuta. Quelques secondes plus tard, elle se retrouva dans les bras d'Alice qui lui frottait le bras, la tête posée contre sa poitrine.
Elles restèrent dans cette position durant un long moment, aucune des deux ne parlaient.
« Elle est mariée. » Murmura Bella au bout de plusieurs minutes de silence. Alice fronça les sourcils.
« Ah bon… »
« Elle s'appelle Renée Dwyer maintenant. » Marmonna-t-elle avec amertume, la voix légèrement sarcastique.
« Swan était plus joli. » Dit Alice pour détendre l'atmosphère. « Et je suis sûre que Charlie est beaucoup plus séduisant. »
Bella sourit faiblement.
« Fais attention, c'est de mon père dont tu parles. » Rappela-t-elle faussement gênée.
« Et alors ? J'ai jamais caché que je trouvais que ton père avait du charme. » Fit-elle remarquer. « D'ailleurs je m'étonne qu'il soit toujours célibataire… Peut être que s'il se décidait enfin à raser sa moustache il ferait craquer toute la gente féminine. » Songea-t-elle.
« Charlie a consacré tout son temps à son travail et ses enfants. » Répondit Bella avec lassitude. « Il n'a jamais eu le temps de chercher une nouvelle femme dans sa vie. »
« C'est bien dommage. » Marmonna Alice. « Ton père est encore jeune, et puis toi et Emmett êtes des adultes maintenant, il serait peut être temps qu'il pense enfin à lui. »
« Tu as raison. » Avoua-t-elle tristement.
Un silence prit place dans la pièce tandis que chacune méditait.
« Est-ce qu'elle a des enfants ? » Demanda Alice finalement avec hésitations.
« J'en sais rien… Tu te rends compte si c'est le cas ? Ça voudrait dire qu'Emmett et moi avons un frère ou une sœur quelque part dans le monde et qu'on ne le savait même pas ! »
« Bella… même si c'est le cas, ça ne fait pas de vous une seule et même famille. » Rassura Alice. « Si Renée a refait sa vie tant mieux pour elle, mais n'oublie pas que toi aussi tu as la tienne et que c'est de sa faute si aujourd'hui elle n'en fait pas partie. »
« Je ne suis pas sûre que ça lui fasse vraiment quelque chose. » Marmonna Bella défaitiste.
« Tu sais, je suis certaine que Renée s'en veut. Elle vous a gardé pendant neuf mois dans son ventre, c'est obligé qu'elle se pose des questions tous les jours, comme par exemple ce que vous êtes devenus, ou ce que vous faites… si ça se trouve elle a même entendu parler de vous à la télé ! »
Bella se figea et un frisson la parcourut à l'idée de passer à la télévision.
« Alice on n'est jamais passé à la télévision ! » S'exclama-t-elle choquée.
« Pas encore mais on passera, le jour du procès… Et puis je te rappelle qu'ils se renseignent sur les Cullen et donc sur Edward. »
« Oui et bah les journalistes sont des imbéciles. » Marmonna-t-elle sèchement, énervée à l'idée d'attirer l'attention.
« Ils font seulement leur boulot. » Défendit Alice désolée. « Mais pour en revenir au sujet principal, sache que René a pris la pire décision de toute sa vie en vous abandonnant, et que c'est à elle de se sentir mal aujourd'hui, pas à toi. »
La brune soupira et fixa un point devant elle avec mélancolie.
« Tu crois qu'elle nous a aimé ? » Finit-elle par demander d'une petite voix après un silence.
Alice baissa la tête pour la regarder avec désolation. Elle lui fit un sourire triste en haussant les épaules.
« Dans tous les cas elle ne vous mérite pas. » Conclut-elle avec assurance et détermination.
Bella esquissa un sourire.
« Merci. » Gratifia-t-elle sincèrement.
« De rien. Tu sais je suis contente que t'y sois allée. Je pense que t'en avais besoin. » Souleva-t-elle.
« Oui mais j'aurais aimé que tu sois avec moi. » Avoua Bella chagrinée.
Elle émit un bref rire.
« T'étais avec Edward, c'est pas si mal. » Fit-elle remarquer avec amusement.
Bella releva la tête et la regarda sérieusement.
« C'est vrai mais tu es ma meilleure amie oublie pas. Et c'est pas Edward qui va changer ça. » Déclara-t-elle d'une voix solennelle.
Alice lui fit un sourire franc.
« Je sais. » Dit-elle d'une voix assurée. « Mais t'aurais détesté passer ce weekend à New York avec moi. »
« Pourquoi tu dis ça ? » Interrogea Bella en fronçant les sourcils.
« Et bah… tout d'abord parce que je t'aurais trainé tout le weekend dans les boutiques à faire du shopping. » Énuméra-t-elle, faisant rire Bella.
« Oui ça c'est pas faux… » Accorda-t-elle, révulsée rien qu'à l'idée d'imaginer Alice dans les rues de New York déambuler de magasins en magasins.
« Et puis je pense que les soirées dans la chambre d'hôtel auraient été beaucoup moins passionnantes. » Souleva-t-elle faussement songeuse.
Bella se mit à rougir légèrement, un sourire automate prenant place sur ses lèvres.
« C'est vrai… Et puis si tu étais venue avec moi, je n'aurais pas pu m'envoyer en l'air deux fois dans les toilettes d'un avion. » Renchérit-elle avec une voix pleine de sous entendus.
Alice s'écarta d'elle subitement et la regarda la bouche grande ouverte, incrédule.
« Isabella Swan, je suis choquée ! » S'exclama-t-elle outrée. « Je ne vous pensais pas aussi débauchée ! »
« Débauchée carrément ? » Fit-elle mine d'être vexée.
« Parfaitement ! » Renchérit-elle. « Un avion… non mais je rêve, y avait des gens autour ! »
« Et alors ? » Répliqua-t-elle innocemment. « Si personne ne nous a vu je ne vois pas où est le problème. D'ailleurs je te le recommande vivement, crois-moi ça vaut le détour. » Dit-elle avec un clin d'œil suggestif.
Alice éclata de rire.
« J'aurais jamais cru dire ça un jour, mais je suis jalouse de ta vie sexuelle, Swan. » Murmura-t-elle avec une moue attristée.
« Tu peux. » Répondit-elle rêveuse.
Son amie roula des yeux et soupira.
« Bah c'est malin, je veux les détails maintenant ! » Fit-elle enthousiaste.
Bella se redressa et la regarda amusée.
« Il faut aussi que je te raconte le passage du restaurant, tu vas pas en croire tes oreilles. » Ajouta-t-elle enjouée.
« Commence par le début d'abord, c'est-à-dire l'avion ! »
…
Prenant une inspiration, Edward frappa à la porte du bureau de Charlie. Il appréhendait un peu cette discussion car il voulait lui parler de quelque chose de vraiment sérieux et il espérait que le paternel se montrerait conciliant car c'était vraiment important pour lui.
« Entre ! » Clama la voix de Charlie derrière la porte.
Edward entra avec un air déterminé, dans le bureau de son beau père.
« J'arrive pas à le croire. Vous êtes viré et vous avez toujours le droit à un beau bureau. » Commenta-t-il. Charlie sourit amusé.
« Que veux-tu, trente ans d'ancienneté ça donne des privilèges ! » Répondit le patriarche.
Le jeune inspecteur sourit et se passa une main dans les cheveux avec embarras.
« Il y a un truc que j'aimerais vous donner. » Balbutia-t-il gêné.
Charlie fronça les sourcils avec interrogation.
« Quoi donc ? »
Edward s'avança vers lui et farfouilla dans la poche intérieure de sa veste. Il en ressortit une enveloppe marron qu'il lui tendit. Charlie s'empara de l'enveloppe et l'ouvrit avec un œil curieux. Lorsqu'il vit ce que contenait l'enveloppe il releva le regard vers Edward avec incrédulité.
« Est-ce que c'est pour… »
« Oui. » Répondit rapidement Edward mal à l'aise.
Charlie ouvrit la bouche d'étonnement, n'arrivant pas à croire ce que son gendre venait de lui proposer.
« Edward, c'est vraiment beaucoup… est-ce que tu es vraiment sûr de toi ? » S'enquit-il.
« J'en suis sûr, j'y tiens vraiment Charlie. » Répondit Edward avec aplomb.
Charlie soupira et se passa une main au visage.
« Tu sais que c'est très sérieux, et connaissant ma fille je ne suis pas du tout certain qu'elle… »
« Euh n'en parlez pas à Bella. » Coupa-t-il soudainement avec anxiété. « S'il vous plait… » Pria-t-il avec des yeux suppliants.
Charlie le sonda incertain et Edward s'empressa de préciser.
« C'est juste que je sais comment elle va réagir et je préfère lui parler de ça lorsque tout sera fini et qu'on aura repris un semblant de tranquillité. »
« Dans tous les cas elle sera pas contente, tu le sais ? » Fit remarquer Charlie avec amusement.
« Je sais. » Dit-il avec un sourire au coin des lèvres. « Mais je ne lui donne pas le choix. »
« Et bien dans ce cas bonne chance mon garçon, parce que tu vas vraiment en avoir besoin. » Rit-il.
Edward se gratta l'arrière de la tête.
« Merci… mais je tiens à avoir votre accord pour ça. » Annonça-t-il embarrassé.
« Mon accord ? » Fit Charlie surpris. « Pourquoi ? »
« Et bien… vous êtes son père et ça c'est quelque chose d'important et je pense que vous avez aussi votre mot à dire. » Se justifia-t-il.
Charlie leva les yeux au ciel devant autant de formalité. Il savait que son gendre avait été élevé avec un sens des convenances qui étaient bien supérieures à celles du XXIème siècle. Mais même si cela était un peu exagéré, il appréciait d'avoir un gendre comme ça. Il trouvait ça beaucoup mieux que tous ces couillons mal-élevés qui courent les rues. Edward au moins était respectueux et Charlie savait qu'il traiterait sa fille avec autant de respect.
Il sourit en secouant la tête, puis lui tendit son enveloppe avec un faible hochement de tête.
« Mon consentement tu l'as. Mais c'est Bella que tu vas devoir réussir à convaincre et crois-moi, c'est pas du tout gagné. » Déclara-t-il.
Edward sourit en reprenant l'enveloppe et en la rangeant dans la poche intérieure de sa veste.
« Comme je vous l'ai dit, je ne lui donne pas le choix. » Répliqua-t-il sûr de lui.
Un silence s'encourut durant lequel Charlie se demandait comment Bella réagir lorsqu'elle apprendrait ses intentions. Une chose était certaine, il ne voudrait pas être là pour assister à ça.
« Je dois vous laisser, j'ai quelqu'un à aller voir. » Annonça Edward, ayant repris un visage beaucoup plus sérieux.
Ils échangèrent une poignée de main ferme et Charlie prit la parole.
« Fais attention Edward. » Lui conseilla-t-il en sachant très bien où il se rendait. « Bien que je comprenne que l'envie t'en démange, ne fais rien d'imprudent. »
« Vous en faites pas Charlie. » Le rassura-t-il. « Je ne suis pas aussi fou et téméraire. »
« J'espère bien. »
« Pas un mot de tout ça à Bella. » Répéta-t-il une nouvelle fois en faisant allusion à l'enveloppe.
« Tu as ma parole. » Assura le paternel en hochant la tête.
Edward se détourna vivement et sortit du bureau rapidement. D'un coté il était rassuré que Charlie ait accepté sa demande, car il connaissait les principes de cette famille et il avait peur que le père soit comme sa fille. Le tout maintenant était de réussir à convaincre Bella, et ça il allait falloir patienter. Déjà il était hors de question qu'il ne lui en parle maintenant car ce n'était pas du tout le moment de songer au futur, et puis il fallait avouer qu'il voulait retarder l'échéance le plus longtemps possible.
Il prit une profonde inspiration et se donna du courage car il savait que ce qui allait suivre n'allait pas du tout être une partie de plaisir.
Il sortit du poste de police et se dirigea vers sa voiture avec appréhension. Une fois dans sa Volvo, il démarra en direction de la dernière destination qu'il aurait imaginée. Chez ses parents.
Edward n'appréciait pas du tout l'idée de se rentre chez eux pour la simple et bonne raison qu'il les détestait, qu'il avait la ferme intention de gagner ce procès et qu'il savait qu'il était susceptible de perdre ses moyens face à son père. Mais il devait le faire, il devait lui parler une toute dernière fois et mettre les choses au clair. De plus il n'avait toujours pas digéré le fait que Carlisle s'en soit pris physiquement à Bella. Même si son désir le plus cher était de lui arranger le portrait, il allait devoir se contenir et rester tranquille, au moins jusqu'au procès.
Néanmoins une petite mise au point ne ferait pas de mal.
Et c'est ainsi qu'il se retrouva devant le portail de la propriété des Cullen.
Edward fut étonné de voir deux hommes en tenue d'officiers qui montaient la garde devant le grillage. Apparemment Carlisle et Esmé bénéficiaient d'une protection. Il secoua la tête déploré et allait sonner à l'interphone au moment où le portail s'ouvrit de lui-même et donna accès à Edward à la propriété. Il soupira de lassitude et entrait en voiture, contournant la fontaine et se garant devant la porte d'entrée, sachant que ses parents détestaient ça.
Il coupa le moteur et s'extirpa de la voiture avec crainte. Il alla vers la porte d'entrée et sonna. La porte d'ouvrit sur Riley le majordome, qui le dévisagea de haut en bas avant de lui lancer un regard dédaigneux qu'Edward ne comprit pas.
« Monsieur Cullen… » Salua-t-il avec un drôle d'air. « Votre père est… »
« Dans son bureau je sais. » Interrompit-il sèchement en entrant sans qu'on lui en ait donné la permission.
Il ne savait pas du tout pourquoi le majordome avait une dent contre lui mais il s'en fichait éperdument. Riley soupira discrètement en refermant la porte avant de se tourner vers Edward.
« Si vous voulez bien me suivre… » Dit-il en lui emboitant le pas.
« Inutile, je connais le chemin. » Refusa-t-il avec un signe de la main.
Il se dirigea tout seul vers le bureau de son père, laissant le majordome planté comme un idiot. Edward arriva devant la porte du bureau et frappa, avant d'entrer sans attendre de réponse. Carlisle releva la tête vers son fils et joignit ses mains en dessous son menton d'un air impassible.
« Edward. » Salua-t-il formellement. « Que me vaut l'honneur de ta visite ? »
Edward referma la porte avec discrétion et se tourna vers Carlisle, le regardant sans la moindre émotion.
« Comment tu vas ? » Demanda-t-il pour la forme.
Carlisle écarquilla les yeux, puis éclata de rire.
« Mon fils qui vient me rendre visite et qui en plus me demande comment je vais, cette journée n'est pas normale. » Sourit-il énigmatique.
Il rit brièvement en secouant la tête de dérision.
« Faut croire que c'est mon jour de générosité. » Répondit-il avec ironie.
Carlisle soupira, puis se leva de son fauteuil et fit le contour de son bureau, gardant tout de même une distance entre son fils et lui.
« Et bien pour répondre à ta question, honnêtement je suis triste Edward. » Dit-il avec une moue attristée, tellement qu'on aurait pu croire qu'il était sincère.
« Je suis triste parce que mon fils s'est lancé dans une lubie des plus insensées et qu'il va se ridiculiser en beauté devant tout le pays. »
Edward eut un sourire ironique sur le visage.
« Si tu parles du procès, alors je crois que tu fais erreur. » Contredit-il avec certitudes. « Je ne pense pas que je serai ridicule lorsque je te passerai les menottes aux poignets. »
Carlisle se passa une main sur le visage puis regarda Edward avec gravité.
« Écoute-moi Edward. » Commença-t-il d'une voix sérieuse. « Tu n'as strictement aucune idée de ce dans quoi tu t'embarques, tu es en train de commettre une grossière erreur alors un bon conseil, retire-toi pendant qu'il est encore temps. »
Il secoua la tête.
« Ça te ferait trop plaisir. » Déclara-t-il sèchement. « De plus, c'est trop tard maintenant, la prochaine fois qu'on se verra ce sera au tribunal, que tu le veuilles au non. »
« Dans ce cas pourquoi es-tu venu ? » Agressa Carlisle. « Viens-en droit au but qu'on en finisse, parce que là je ne vois pas du tout l'utilité de ta présence dans ma maison ! »
« J'étais venu pour que tu dises à ta femme de ne plus tourner autour de ma petite amie. » Annonça-t-il d'une voix haineuse. « Je ne veux plus qu'elle l'approche de près ou de loin, ni qu'elle ne lui adresse ne serait-ce qu'un bonjour, parce que contrairement à Bella, moi j'hésite pas à riposter. » Avertit-il avec des yeux presque menaçants.
« C'est de ta mère dont tu parles là, alors un peu de respect. » Rappela Carlisle énervé.
« Non ! » S'exclama Edward qui commençait à bouillonner. « Ne commence pas sur ce terrain là Carlisle, j'ai pas du tout envie de perdre mon temps ! »
« Très bien alors dans ce cas ne me fais pas perdre le mien ! » Contra son père avec sévérité. « Si tu as des reproches à faire envers Esmée, je te prie de t'adresser à elle parce que comme tu peux le voir, je n'ai pas du tout l'allure d'un messager. » Conclut-il implacable.
« Si tu veux tout savoir je ne sais pas comment je réagirais si je me trouvais devant cette face de vipère alors je préfère que ce soit toi qui lui fasses la commission. » Répliqua-t-il avec une voix pleine de venin.
Carlisle le regarda patiemment, pas du tout impressionné par les menaces de son fils. Si la situation n'était pas aussi grave, il aurait même été amusé.
« C'est tout ce que tu voulais me dire ? » Demanda-t-il avec impatience.
« Non j'ai une dernière chose. » Déclara Edward en s'approchant de lui.
Il le darda d'un regard des plus noirs et foudroyants et Carlisle soutint son regard avec provocation.
« On va vous plumer. » Finit-il par dire d'un ton solennel. « Toi et Aro allez perdre ce procès et je peux t'assurer qu'à ce moment là je ne raterai pas une seule miette de ta réaction lorsqu'on t'annoncera que tu n'as plus un seul sou. »
Carlisle se mit à rire avec cynisme.
« Mon pauvre fils, tu es décidément trop aveuglé pour voir les choses en face. » Répondit-il amusé.
« Ne m'appelle pas comme ça. » Susurra-t-il méchamment.
« Tu veux que je te dise ? Tu ne gagneras pas ce procès. » Décréta Carlisle avec assurance. « Et tu sais pourquoi ? » Demanda-t-il rhétorique. « Parce que nous n'avons absolument rien à cacher. »
Edward fronça les sourcils, ne s'attendant pas à cette réponse. Carlisle poursuivit.
« Nous n'avons rien à nous reprocher Edward. C&V a toujours été clean, toutes les accusations contre nous ne sont que balivernes. »
« Clean ? ! » S'étrangla Edward. « Non mais tu te fous de moi ? Vous blanchissez de l'argent à votre propre compte, vous vous enrichissez de cette façon en transférant le tout sur un faux compte en Suisse depuis le début ! »
« Foutaises ! » Protesta le paternel. « Je suis bien des choses Edward. Tu peux me traiter de tout ce que tu veux si ça te chante, mais j'ai toujours été un homme intègre. » Contredit-il sûr de lui.
Edward cligna des yeux, un rire amer s'échappa de ses lèvres tandis qu'il regardait son père presque amusé par ses propos.
« Intègre… Parce que pour toi, renvoyer un honnête homme de la police, couper les vivres d'une famille innocente et les faire croupir sous des dettes, c'est de l'intégrité ? » Grinça-t-il déploré.
« Je te parle aux yeux de la loi imbécile ! » S'emporta Carlisle. « Crois-le ou non, mais jamais de ma vie je n'ai enfreint la loi. » Avoua-t-il sincèrement. « Voilà pourquoi vous allez vous rétamer au procès. Parce que toutes les affirmations que vous faites contre nous sont complètement fausses et infondées. Ce procès n'est qu'une calomnie Edward. Tu vas vite le regretter. » Finit-il avec conviction.
Edward fronça les sourcils dérouté. Durant un moment, son père avait réussi à le déstabiliser. Pour la première fois depuis longtemps, Carlisle avait vraiment l'air de dire la vérité et c'est ce qui le perturbait. Il était persuadé que C&V était une entourloupe, il savait qu'il était dans le vrai. Mais alors pourquoi Carlisle affirmait-t-il être innocent ? Et pire que tout : Pourquoi avait-il vraiment l'air d'être sincère ?
Refusant de se laisser démonter aussi facilement, Edward secoua la tête et toisa Carlisle sans broncher.
« Nous verrons. » Trancha-t-il durement.
Il s'éloigna de son père après un long moment d'échange de regards. Il commença à se détourner, puis semblant oublier une chose, se ravisa et se tourna à nouveau vers Carlisle qui n'avait pas bougé.
« Et pendant que j'y suis. » Reprit-il soudainement avec des yeux noirs de colère. « La seule raison qui fait que je ne t'aie pas encore cassé la figure est parce que je sais que ça se retournerait contre moi et que tu serais bien trop heureux de me piéger de cette façon. Mais si jamais tu oses toucher Bella encore une fois, ce ne sera pas seulement d'une garde rapprochée dont tu auras besoin, mais de toute une armée. » Menaça-t-il d'une voix ferme et sans appel.
Il se dirigea vers la porte, sans laisser le temps à Carlisle de répliquer ni de réagir.
« Rendez-vous au tribunal. » Salua-t-il froidement en ouvrant la porte du bureau.
Il referma la porte sur son passage, quittant son père sans regret. Finalement cette entrevue s'était déroulée plus facilement que prévue. Il aurait pensé que son géniteur aurait été bien plus dur et monstrueux comme il en avait l'habitude. Mais quelque chose avait changé chez lui. S'il était toujours le même salaud qu'Edward connaissait, il était apparemment complètement dépassé. C'était la première fois que Carlisle n'avait pas le contrôle de la situation, d'habitude il avait toujours un temps d'avance sur tout le monde, ce qui lui permettait de faire ce qu'il voulait et de manipuler les gens à sa guise.
Mais là, ça n'avait pas l'air d'être le cas. Carlisle semblait totalement débordé et cela redonna un semblant d'espoir à Edward. Si son père n'était plus sûr de lui comme il pouvait l'être, alors il avait peut être une chance de gagner ce procès. Il avait peut être un moyen de prendre de l'avance à son tour. Et à ce moment là Edward se promit d'y parvenir. Il allait les traquer et ne leur laisser aucune chance de répit, jusqu'à ce qu'enfin justice soit rendue.
Il se dirigea vers la sortie de la villa, ignorant Riley au passage qui le regardait d'un air mauvais et sortant de cette maison qui puait le fric. Il aurait voulu parler de la coupure d'eau chaude à Carlisle, mais il savait que même si c'était lui le responsable, jamais il n'accepterait de leur faire la moindre fleur, alors à quoi bon lui en parler…
Il alla vers sa voiture quand au moment de déverrouiller la portière, son portable vibra dans sa poche.
Il le sortit et sourit en voyant le nom et la photo qui s'affichait sur son Iphone. Il décrocha et colla son portable à son oreille.
« Bella ? »
« Edward t'es où ? » Demanda-t-elle abruptement. « J'ai appelé Charlie tout à l'heure et lorsque j'ai demandé à te parler, il m'a dit que t'avais dû t'absenter, j'espère que ce n'est pas trop grave… »
« Euh ouais j'avais un truc à régler, mais ne t'en fais pas c'est rien. » Expliqua-t-il.
« Est-ce que tout va bien ? » S'enquit-elle.
Edward pouvait sentir l'inquiétude dans sa voix à travers le combiné, ce qui élargit son sourire.
« Tout va pour le mieux. » Assura-t-il avec certitudes.
Il l'entendit soupirer dans le combiné.
« Tu reviens quand ? » Questionna-t-elle. « Non parce que tu ne devineras jamais. Jasper a battu Emmett à la Wii, du coup ce dernier est dans un état complètement lamentable, il a pété un plomb il a carrément voulu essayer de cuisiner ! Je sais pas si c'était pour se prouver quelque chose mais toujours est-il qu'il a presque mis le feu à la cuisine ! Heureusement que Rosalie était là pour réparer les dégâts, parce qu'un peu plus et on se serait retrouvé avec un incendie sur les bras et je suis pas sûre qu'on ait encore une assurance. Du coup Alice n'arrête pas de lui hurler dessus et pendant ce temps Garrett est mort de rire. Tu verrais Jasper le pauvre il arrête pas de se confondre en excuse et de dire à quel point il est désolé d'avoir gagné. C'est tordant faut que tu vois ça ! »
Edward se mit à rire devant la vitalité dont Bella faisait preuve au téléphone. Il n'était plus habitué à l'entendre déblatérer autant et il devait reconnaitre que ça lui avait pas mal manqué. Il était en train de retrouver la fille qui avait su le séduire sur cette autoroute et cette constatation ne pouvait lui faire plus plaisir.
« D'accord écoute, je dois d'abord passer au poste pour régler un ou deux détails et après je rentre. » Promit-il.
« Ok… mais Edward ? » Appela-t-elle comme si elle avait peur qu'il ait raccroché.
« Oui ? »
« Fais vite. » Insista-t-elle d'une petite voix.
Il eut un sourire au coin des lèvres.
« Tu me manques aussi Bella. » Avoua-t-il avant de raccrocher.
Il s'apprêta à ranger son téléphone lorsque celui-ci vibra à nouveau. Pensant qu'il s'agissait de Bella qui avait oublié de lui dire quelque chose, il le prit avec amusement.
Mais lorsqu'il vit le nom qui s'affichait et qui n'était clairement pas celui de Bella, il fronça les sourcils.
« Allô ? »
…
« Quel con, mais quel con ! » Incendiait Alice dans la cuisine pendant que Bella raccrochait avec un sourire niais.
« Alors qu'est-ce qu'il a dit ? » Demanda Rosalie à Bella en tâchant d'ignorer la dispute qui se déroulait derrière elles.
« Qu'il doit passer au poste régler des détails. » Répondit-elle.
Rosalie regardait Bella avec amusement, avant de lui poser la question qui lui brulait les lèvres.
« Dis-moi… tu ne l'aurais pas appelé juste pour entendre sa voix par hasard ? » Hasarda-t-elle en haussant un sourcil inquisiteur.
Bella se mit à rougir jusqu'à la racine des cheveux et elle détourna la tête.
« Pas du tout pourquoi tu dis ça ? » Nia-t-elle innocemment.
« Et ben… je sais pas si tu te rends compte, mais tu l'as quand même appelé pour rien là. » Fit-elle remarquer.
« Oui bah ça a pas eu l'air de le déranger. » Répliqua-t-elle vexée et énervée d'être prise en flag.
Rosalie ne put se retenir de rire, ce qui agaça Bella.
« Alice puisque je te dis que je l'ai pas fait exprès ! » S'écriait Emmett révolté de la cuisine, les interrompant.
« Pas fait exprès ? ! » S'exclama Alice outrée. « Mais regarde-moi ce chambard ! Y a des spaghettis collés partout sur la plaque ! En plus qu'est-ce qui t'a pris de vouloir les aplatir avec une passoire ? ! C'est pas comme ça qu'on fait cuir des pates nom d'un chien ! Et pour l'amour du ciel pense à éteindre le feu quand t'as fini ! Regarde ça pue le brûlé maintenant ! »
« Ça va calme-toi ! Y a pas mort d'homme à ce que je sache ! »
« Tu parles ! T'as inondé toute la cuisine en voulant les égoutter ! Mais qu'est-ce qui t'a pris de vouloir jouer aux cuistots ? Tu sais que t'es un vrai nul pour ça ! » Cria-t-elle.
« D'accord, je suis désolé ! Ça te va ? » S'impatienta-t-il. « Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai été troublé quand Jasper m'a battu à la Wii, je croyais être imbattable, tu comprends ? » S'excusa-t-il déboussolé. « En plus ce gosse de riches y avait jamais joué ! »
« Mais arrête d'insulter Jasper, bon Dieu ! » Fit-elle révoltée. « Et puis si tu voulais vraiment prouver que t'es pas qu'un pauvre crétin, t'avais qu'à lui proposer une partie de bras de fer, au moins ça c'était sans danger. »
« Euh… je parierais pas là-dessus. » Bafouilla Jasper apeuré à l'idée d'un bras de fer avec ce colosse.
« Jasper a raison. » Répondit Emmett. « T'imagines s'il avait fallu l'emmener à l'hôpital parce ce que je lui ai broyé la main ? »
« D'accord mais en attendant on a plus rien à manger ! » Rappela Alice en colère. « C'était nos dernières pates Emmett, et à cause de toi on a plus rien parce qu'elles sont dégueulasses ! Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? »
« On a qu'à commander des pizzas. » Proposa Bella qui s'était rapprochée. « Après tout c'est ce qu'on fait tout le temps… »
« Ah ouais et avec quel argent ? » Riposta Alice.
« Je dois avoir vingt dollars dans mon portefeuille. » Intervint Jasper. Emmett fronça les sourcils.
« Comment ça se fait que t'as du fric et que tu pionces chez nous ? » Fit-il remarquer.
« Emmett ! » Fustigea Alice.
« Euh au cas où tu saurais pas, vingt dollars ça suffit pas pour payer un loyer. » Apprit Jasper avec crainte.
Le visage d'Emmett se décomposa.
« Non mais en plus tu me prends pour un demeuré ? ! » S'écria-t-il atterré. « Alice laisse-moi le frapper s'il te plait… » Implora-t-il avec une moue suppliante.
Alice le foudroya du regard.
« Dégage Emmett ! »
« Viens mec, on va prendre l'air. » Proposa Garrett qui avait assisté à la scène avec délectation.
« Avec plaisir. » Accepta-t-il enthousiaste.
« C'est hors de question ! » Intervint Alice. « Tu me nettoies la cuisines d'abord ! »
« Je peux le faire moi si tu veux. » Déclara Jasper avec gêne. « Après tout c'est ma faute, j'aurais pas dû le battre aux jeux vidéos… »
Alice se tourna vers lui avec étonnement.
« Tu ferais ça ? » S'enquit-elle avec des yeux émerveillés.
Ce dernier entrouvrit la bouche et se grata la tête avec embarras.
« Euh bien sûr. » Dit-il d'une voix gênée.
Elle le regarda attendrie et touchée puis le gratifia d'un sourire.
« Merci Jasper. » Dit-elle en sortant de la cuisine d'un pas guilleret, sous le regard incrédule de Bella et celui troublé de Jasper.
« Bon bah moi je me tire. Salut les gars ! » Annonça Emmett jovial en suivant Garrett.
Une fois que ces deux là eurent quitté la maison, Bella laissa Jasper seul dans la cuisine et se précipita sur sa meilleure amie qui était assise sur le canapé.
« C'était quoi ça ? » Chuchota-t-elle en prenant place à coté d'elle.
Alice la regarda perdue.
« De quoi tu parles ? »
« Jasper. » Précisa Bella. « Tu t'es servie de lui pour qu'il nettoie la cuisine à ta place. »
« Techniquement c'est Emmett qui aurait dû nettoyer la cuisine. » Rappela Alice innocemment.
« Oui mais tu sais très bien qu'Emmett ne l'aurait jamais fait et que par conséquent c'est toi qui l'aurais fait. » Rappela Bella en arquant un sourcil.
« Et bah j'y peux rien si Jasper s'est gentiment porté volontaire. » Se rebiffa-t-elle. Bella réprima un rire.
« Tu l'utilises ! » S'exclama-t-elle faussement choquée. « Il est toujours aux petits soins pour toi et du coup t'en profites. »
Alice détourna la tête avec gêne.
« Tu me trouves horrible ? » Murmura-t-elle tristement.
Bella sourit et secoua la tête.
« Non mais tu devrais faire attention à ne pas jouer avec lui. »
« Je ne joue pas ! » Se défendit-elle horrifiée. « C'est juste que… je… je l'aime bien et… »
Elle laissa sa phrase en suspend, se sentant cruellement mal à l'aise et embarrassé. Quelques rougeurs s'étaient formées au creux de ses joues, ce qui alerta Bella qui commençait à comprendre.
« Ma parole tu craques pour Jasper ! » S'écria-t-elle incrédule.
« Chut ! » Fustigea Alice avec des yeux réprimandant et le visage rouge pivoine.
« Alors c'est vrai ? » Murmura Bella enthousiaste.
Alice détourna les yeux et soupira en baissant la tête.
« Bah il est gentil… et puis il est mignon… » Bredouilla-t-elle décontenancée.
« Et puis il en pince carrément pour toi. » Termina Rosalie qui avait écouté la conversation.
Alice et Bella se tournèrent vers elle étonnées.
« Tu crois ? » Demanda Alice avec anxiété et appréhension. Rosalie sourit en secouant la tête d'amusement.
« Tu veux rire ? Ce mec a accepté de laver une cuisine pour toi, si ça c'est pas une preuve d'amour… »
« Tente ta chance on sait jamais. » Proposa Bella joyeusement.
« En plus comme ça Emmett arrêtera de râler à cause du fait que Jasper dorme sur le canapé. » Renchérit Rosalie.
Alice les regarda tour à tour avec hésitations. Elle s'était beaucoup rapprochée de Jasper ces temps ci, et elle avait bien vu qu'il était toujours là pour lui rendre des services et faire tout ce qu'elle demandait. Elle savait que c'était mal d'en profiter, mais elle n'y pouvait rien elle prenait ça comme une petite revanche personnelle.
Mais Bella avait raison, elle avait un faible pour lui, et pas qu'un petit. Seulement est-ce qu'elle pouvait vraiment s'engager dans quelque chose avec lui sans risquer de souffrir ? Il l'avait quand même fait pleurer dans le passé, l'avait dénigré et traité comme une moins que rien, sans parler du fait qu'il ne se souvenait jamais de son prénom… Alice l'avait vraiment détesté à cette époque là, d'autant plus qu'à cause de lui Emmett et Charlie avaient fini en prison arrêtés par le F.B.I. D'ailleurs comment réagiraient ces deux là si elle le faisait entrer dans sa vie ? Elle se doutait bien qu'Emmett le prendrait très mal, il ne lui pardonnerait sans doute pas. Mais ce qui l'importait était l'avis de Charlie. C'était lui qui était vraiment important car il avait tout fait pour elle depuis qu'elle était enfant. Il était comme un deuxième père pour elle, et en aucun cas elle ne voulait le décevoir.
« Je dois demander l'autorisation à Charlie d'abord. » Consentit-elle à répondre au bout d'un moment.
Les deux filles écarquillèrent les yeux, effarées par une telle réponse.
« Mais enfin pourquoi as-tu besoin de son autorisation ? » S'enquit Bella déroutée.
Alice haussa les épaules avec un pauvre sourire.
« Je ne veux pas avoir une relation qu'il n'approuverait pas. Tu sais après l'épisode James, je me suis promis de ne plus tomber amoureuse des mauvais garçons. Et donc pour savoir si Jasper est quelqu'un de bien, il faut que je demande à Charlie. » Avoua-t-elle piteusement.
« Faut juste espérer qu'il ait pardonné cette histoire de plainte. » Fit remarquer Bella avec crainte.
« Charlie n'a jamais été rancunier, je ne m'en fais pas pour ça. » Assura-t-elle en souriant timidement.
…
Elles laissèrent le sujet Jasper en suspend et décidèrent de parler de tout autre chose de plus futile. La fin de l'après midi passa sans trop de problèmes, bien que Bella se languissait de son amoureux. Elle avait perdu l'habitude de se retrouver séparée de lui depuis leur voyage et par conséquent cette absence lui était encore plus douloureuse qu'avant. Charlie rentra seul et à ce moment là, Bella s'inquiéta. Il avait dit qu'il devait juste passer au poste régler un ou deux détails… Alors dans ce cas pourquoi est-ce qu'il n'était pas déjà là ?
Bella savait qu'elle se faisait du mouron pour rien et qu'elle était ridicule. Mais qu'y pouvait-elle ? Elle était amoureuse, toute sa vie ne tournait plus qu'autour de lui au point qu'elle ne pensait plus qu'à lui constamment.
Pathétique…
Lorsqu'enfin Edward passa la porte de la maison, Bella se leva du canapé et le regarda avec inquiétude, tandis que lui affichait un sourire mystérieux.
« T'en as mis du temps… Il est arrivé quelque chose ? » S'enquit-elle, désarçonnée par le sourire qu'il affichait.
Il avança vers elle et passa un bras autour de ses épaules puis lui embrassa la tempe.
« On a eu du nouveau sur l'attaque des ours dans la forêt. » Annonça-t-il doucement comme si ce n'était pas quelque chose d'important.
Bella releva la tête vers lui avec effarement et se dégagea de sa prise pour lui faire face.
« T'es sérieux ? » Fit-elle étonnée.
« On a retrouvé un avis de disparition concernant une certaine Heidi Meyer. Et d'après le portrait elle correspond au profil de notre inconnue. » Apprit-il avec une pointe de soulagement dans la voix.
Charlie qui apparut dans le salon à ce moment là se tourna vers son gendre avec incrédulité alors que Bella le regardait en souriant d'engouement.
« C'est génial ! » S'exclama-t-elle sans se départir de son sourire. « Depuis le temps que tu désespérais d'avoir un nouvel élément… »
« Oui et d'ailleurs je me demande bien comment se fait-il que cet avis de recherche n'apparaisse que maintenant. » Fit remarquer Charlie avec scepticisme. Edward haussa les épaules.
« Apparemment l'avis de recherche a été abandonné au bout de seulement quelque jours. C'est son fiancé qui a déclaré sa disparition, peut être que quelque chose l'a fait se rétracter… » Songea-t-il dubitatif.
« Ou quelqu'un. » Répondit le paternel.
Edward sourit.
« A ce que je vois on pense la même chose. »
« Donc cette fille avait un fiancé ? » S'enquit Alice attristée. « La pauvre… »
« Tu veux plutôt dire le pauvre. » Contredit Emmett en arquant un sourcil. « C'est lui qui a perdu sa gonzesse dans l'histoire. »
« Ce que tu peux être grossier des fois ! » Râla-t-elle exaspérée. « Aie un peu plus de respect pour les morts Emmett. »
« Oh ça va, de toute façon elle m'entend pas. » Rétorqua-t-il en levant les yeux au ciel.
Alice soupira mais préféra ne pas relever.
« Bon alors tu connais l'identité de son fiancé ? » Interrogea Bella avec curiosité. Il hocha la tête.
« Oui il habite à Seattle. » Sourit-il. « Et vous ne devinerez jamais son nom. »
« Justin Bieber ? » Proposa Emmett.
Tout le monde se tourna vers lui avec effarement et un silence de mort régna dans la pièce tandis qu'il se grattait l'arrière de la tête embarrassé.
« Désolé… c'est juste que j'arrête pas d'entendre ce nom à la télévision alors euh… »
« C'est qui Justin Bieber ? » Demanda Charlie paumé.
« Alors là aucune idée. » Répondit Alice avec les sourcils froncés. Emmett la regarda choqué.
« Quoi tu connais pas Justin ? » S'écria-t-il outré. « Que Charlie connaisse pas ça passe encore, mais toi… »
« Euh sans vouloir t'offenser Emmett, moi non plus je sais pas du tout qui c'est. » Interrompit Bella désolée.
« Non mais je rêve ! Mais dans quel monde vous vivez ? » S'exclama-t-il. « Edward dis-moi que toi tu connais. » Pria-t-il en se tournant vers ce dernier.
Edward lui lança un regard penaud.
« Je devrais ? »
Emmett se tapa le front de façon théâtrale. Mais dans quel monde vivait-il pour que personne ne connaisse le nom de Justin Bieber ? Une autre dimension, ça devait être ça…
« Mais enfin ! Justin Bieber, le chanteur dont tout le monde parle ! Ne me dites pas que vous avez jamais entendu parler de lui ! » Insista-t-il avec conviction.
« Apparemment Emmett y a que toi qui en parles et qui connais. » Fit remarquer Alice perplexe.
« C'est parce que vous avez aucune culture ! » Se défendit-il atterré. « Faudrait sérieusement vous mettre à la page les gars ! »
« Et toi il faudrait penser à t'interdire la télé un de ces jours. » Songea Charlie. « Tu commences vraiment à me faire peur. »
« Et si on en revenait à cette histoire de meurtre ? » Rappela Rosalie à l'ordre.
« Merci Rosalie. » Gratifia Edward amusé.
« Alors est-ce qu'on le connait ? » S'enquit Bella, faisant référence au fiancé de la défunte.
« Je ne pense pas, mais je pense que son nom va vous dire quelque chose. » Répondit-il avec aplomb.
Bella fronça les sourcils.
« C'est qui ? » Pressa-t-elle indiscrète.
Il sourit faiblement avant de lever la tête et de sonder la pièce du regard.
« Demetri Volturi. » Lâcha-t-il finalement.
Et ouais, enfin du nouveau concernant l'affaire de meurtres dans la forêt ! Beaucoup d'entre vous ont toujours pensé que l'affaire des deux meurtres et celle de C&V étaient reliées, peut être que vous aviez finalement raison... ^^
La question du jour : Qu'est-ce que contient l'enveloppe qu'Edward a donné à Charlie pour Bella et dans quel but ?
Je vous laisse réfléchir avec ça et me dire ce que vous pensez en reviews, en attendant moi je vous retrouve dans deux semaines avec un nouveau chapitre ! J'espère que celui là vous a plu et que vous ne m'en voulez pas trop pour le lemon interrompu, vous en faites pas mes copines m'ont beaucoup criée dessus quand elles ont vu ça ;)
Je vous souhaite à tous une bonne rentrée et à dans deux semaines !
Votre Dévouée Popolove
