Me revoilà avec extrêmement de retard je suis super désolé ! Je comprends que vous soyez tentés de lâcher cette fic parce qu'avec un chapitre tous les deux moins ben c'est chaud pour suivre l'action et même l'histoire, il faut vraiment avoir la foi alors je comprends et je suis désolé je suis lent !
Bon passons à quelque chose de plus joyeux ! Harry Potter et les reliques de la mort! Je l'ai tout simplement adoré, enfin un bon jeu d'acteur, des jolis scènes à couper le souffle, de l'action tout le long du film et pas juste à un moment précis genre la fin (hp 5) et puis voilà quoi Harry Potter c'est aussi lancer des sorts et c'est la première fois que les persos en jettent autant alors je suis content !
Voilà le nouveau chapitre de retour à Poudlard que j'attendais avec impatience parce-que c'est à partir de ce moment que je suis un peu plus libre. JK Rowling ne parle pas tellement de ce qu'il se passe à Poudlard vu qu'elle suit le trio qui cherche les horcruxes alors je peux faire un peu ma version. J'espère que vous allez aimer, je suis désolé du retard !
Hyden,les yeux rivés au sol, tira sa valise derrière lui, mais il se cogna contre un corps non-identifié et trébucha au sol.
« Excuse-moi ! Déclara une voix douce, perfide. »
Cette voix, Hyden ne la connaissait que trop bien, et c'était la dernière qu'il aurait voulu entendre en arrivant à Poudlard. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il les leva pour contempler la personne qui l'avait fait trébucher. C'était un homme d'une vingtaine d'années, son visage était lézardé par une grosse cicatrice blanche sous l'oeil gauche, cette cicatrice qui n'était pas là la dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés. L'homme esquissait un sourire amusé en voyant l'air du brun.
« Qu'y a-t-il,petit frère ? Tu n'es pas content de me voir ? Peut-être que c'est la cicatrice qui t'effraie ? »
Hyden ne répondit pas, incapable de parler, la bouche ouverte. Cole, son grand-frère qui était à présent sous l'aile de Bellatrix et qui lui avait promis six mois plus tôt de le tuer se tenait face à lui avec un sourire amusé. Cole...son grand-frère mangemort...était à Poudlard.
Ils se tuèrent mutuellement des yeux mais aucun des deux n'eut le temps de vraiment réagir face à la situation. Avant qu'ils ne puissent faire le moindre geste,John jeta un sortilège de bouclier entre eux et Isa tirait déjà Hyden en arrière tout en pointant sa baguette vers le frère de ce dernier. Tout le monde dans le groupe des adolescents avait déjà dégainé sa baguette, les yeux de Gabriel brillaient.
« Tu as des amis fidèles,murmura Cole d'une voix douce en posant sa main sur le bouclier qu'avait créé le blond. »
Immédiatement des gens du ministère accoururent sur le quai de Pré-au-Lard pour savoir ce qu'il s'était passé. Cole les rassura d'un signe de main, leur assurant qu'il s'occupait de ça. Puis il sortit sa baguette d'un bois aussi noir que ses yeux et désactiva l'enchantement du bouclier, puis il s'avança lentement sous les regards suspects des autres.
« Et en plus de cela ils sont très intéressants... »
Tout en ajoutant ce petit détail, il s'approcha d'Isa. Celle-ci frissonna brutalement et recula d'un pas, dégoutée par ce visage marqué par les ténèbres, Gabriel émit un grognement agressif prêt à bondir sur lui pour l'empêcher de toucher sa petite-amie.
« Ne t'approches pas de moi ! Cracha Isa.
- Ou bien ? Sourit le concerné
- Ou bien, tu vas recevoir six sortilèges dans la tête et crois-moi on ne verra plus ta cicatrice...tu seras juste défiguré connard, dit Kiril d'un ton parfaitement calme et maîtrisé. »
Tous se retournèrent vers Kiril,surpris qu'il défende Isa après tout ce qu'elle lui avait fait...ce geste leur montra qu'il faisait partie de leur groupe à présent...qu'ils étaient plus soudés que jamais face à ce monstre qui avait fait souffrir Hyden et qui était à présent le chien de Bellatrix.
« Tu as raison, gamin,sourit Cole,même si je peux vous tuer facilement si vous vous trouvez seul face à moi, contre vous six réunis il y a peu de chances que je vous tue tous...juste deux ou trois. Mais bon...je disais juste que cette jeune fille était très intéressante...et très forte d'après Bellatrix. Il y a peu de personnes qui ont réussi ne serait-ce qu'à l'écorcher...alors faire s'effondrer un plafond sur elle...bravo !
- Je vois que votre maître vous a tout raconté ! Fit Isabella. Elle a du souffrir lorsqu'elle est revenue voir Voldemort en lui déclarant qu'elle avait échoué à une mission si simple. »
Oui, elle vit que c'était la vérité, le frère d'Hyden venait de tressaillir...elle savait que sa baguette le démangeait...qu'il avait envie de lui jeter un sort puis de l'emmener à Bellatrix pour racheter ses erreurs et contenter Voldemort. Peut-être même qu'il était venu à Poudlard pour la retrouver elle et la ramener aux mangemorts. Comme s'il lisait dans ses pensées,John s'exclama:
« Pourquoi êtes-vous venus à Poudlard ? Pour chopper Isabella ou pour faire du mal à Hyden ? Ou peut-être les deux ! »
Un sourire malicieux fleurit sur les lèvres de Cole lorsqu'il se tourna vers John qui le fixait comme s'il pouvait le tuer de cette manière. Il comprit immédiatement en le voyant qui était John et pourquoi il était le premier à avoir agi pour protéger Hyden...son sourire s'élargit un peu plus.
« Ho...blond...un visage aux traits féminins...une attitude de pédé...je sais qui tu es. »
Le poing du blond se serra plus étroitement autour de sa baguette, ses traits se tendirent, il était sur le point d'éclater, de réduire ce salaud en miettes. Gabriel fit un bond, atterrit à côté de lui et lui serra le bras pour l'empêcher de faire une bêtise. S'ils se battaient contre le frère d'Hyden...ils seraient immédiatement virés de Poudlard. Autour d'eux, il n'y avait plus personne, tous les élèves avaient déjà rejoint le château en montant dans les calèches.
« REPONDEZ A MA QUESTION ! Hurla le blond.
- Je ne sais pas...peut-être que je suis venu pour faire un peu des deux ! Alors surveillez bien la jeune fille et mon frère...et puis...prends bien soin de toi John Etan...les choses vont changer à Poudlard. Les personnes assez stupides pour laissez les tafioles en liberté ont subitement disparu. Tu as peut-être pu laver le cerveau de mon frère mais cette année sera différente.
- C'est bien maintenant vous avez votre petit discours effrayant et dramatique,vous pouvez aller jouer ailleurs on a tous peur maintenant ça se voit pas, déclara Lena ironiquement. »
Sans se départir de son sourire vicieux, Cole disparut dans un « pop » retentissant, laissant derrière lui un silence glaçant. Hyden n'avait pas bougé depuis la rencontre avec son frère, il était toujours couché au sol, incapable de bouger ou de parler tout simplement.
Ils se baissèrent tous près de lui pour le relever, John prit les choses en mains et ouvrit les bras pour accueillir son amant et le réconforter. Il s'attendait à voir son amant s'effondrer comme il le faisait dès que le sujet approchait sa famille d'un peu trop près...alors voir son frère, ce ne devait pas être la joie.(1)
Who made up all the rules
We follow them like fools
Believe them to be true
Don't care to think them trough
Cependant, John s'était trompé. Hyden se mit sur ses pieds et secoua la tête comme s'il voulait effacer les derniers évènements de sa tête. Puis il ne se jeta pas dans les bras de son chéri comme tout le monde attendait...mais il osa un petit sourire timide.
« Je suis désolé...j'avais pas prévu que cet abruti soit là ! Apparemment on va avoir pas mal de problèmes cette année, je suis désolé.
- C'est pas grave..., répondirent tous les autres en choeur tout en le regardant comme s'il allait soudainement se mettre à pleurer comme il l'aurait fait quelques mois plus tôt.
- Ne me regardez pas comme ça ! Soupira l'ex-Serpentard. Mon frère est ici ? Et après...vous aussi vous êtes là et ça me suffit. Tant qu'on est tous ensemble et que je peux protéger tous ceux que j'aime, je m'en fous. Je n'ai pas peur pour moi...j'ai peur pour vous. »
I'm sorry, so sorry, I'm sorry...it's like this
I'm sorry so sorry I'm sorry...we do this
Un sourire naquit sur les lèvres de tout le monde lorsqu'ils se rendirent vraiment compte qu'Hyden n'était plus le même. Ce n'était plus un garçon paumé hésitant entre sa famille et ses amis...il avait fait son choix et en était fier. Il avait choisi de protéger ses amis et plus particulièrement John...il avait promis. Tout le monde fut rassuré sauf John...ce dernier ne pouvait s'empêcher de douter mais il préférait remettre le sujet sur le tapis plus tard, quand ils seraient tous les deux seuls.
« Allons-y ! S'exclama Isa joyeusement. »
And It's ironic too
Cause what we tend to do
Is act on what they say
And then it is the way
Hyden et Gabriel avaient appris à transplaner et les menèrent tout droit devant le portail du château sans passer par les calèches, Isabella et John avaient encore du mal à transplaner pour se retrouver en un seul morceau autre part. Ils arrivèrent juste à temps pour le dîner et pour écouter le discours du nouveau directeur...Severus Rogue.
Un an plus tôt,Rogue les avait aidé à détourner les plans d'Ombrage et de la mère d'Hyden. Les trois amis avaient cru que l'apparence froide de Rogue n'était qu'une façade. Pourtant...une rumeur effrayante circulait selon laquelle c'était lui qui avait tué Dumbledore, qu'il était du côté de Voldemort.
« Bonjour à tous, s'exclama Severus en s'avançant vers l'autel en forme de hiboux lui permettant de faire face à toutes les tables. »
I'm sorry, so sorry, I'm sorry...it's like this
I'm sorry so sorry I'm sorry...we do this
La tablée de Serpentard se leva et applaudit bruyamment en criant des encouragements, toutes les autres restèrent silencieuses. Les Serdaigles,Gryffondors et Poufsouffle se lancèrent le même regard qui témoignait de leur appréhension.
Le discours fut neutre, rien ne transparaissait à travers les mots de Rogue, aucun doute aucun secret. Toutes les questions, il les évita habilement, toutes les zones d'ombres étaient abordés en surface sans approfondir le sujet pour garder un voile protecteur. Puis vint dernière phrase concluant le discours.
« A Poudlard rien ne changera...les élèves seront toujours protégés. »
Who are they...where are they...
and how do they know all of this
Un sourire amer naquit sur les lèvres, ils seraient protégés...pas contre les mangemorts en tout cas. Il n'y avait qu'à lever les yeux pour comprendre que ces derniers avaient déjà infiltré l'école, déguisés en professeurs ou en salariés du ministère, avec leur faux-sourire collectif ou leur petite barbichette ridicules.
« J'avais toujours pensé que Mc Gonagall prendrait le poste de directeur après Dumbledore, fit Lena.
Surtout pas, répliqua John, Rogue est plus utile pour Voldemort en tant qu'espion, grâce à lui, il peut contrôler Poudlard et surveiller une quelconque révolte des élèves. Et puis ça lui permet de recruter des mangemorts. Si nous détestons Voldemort...c'est parce-que Dumbledore nous l'a appris. Maintenant qu'il n'est plus là, les mangemorts vont nous apprendre à détester les moldus et les nés moldus. Ils ont la main-mise sur les jeunes et peuvent en faire ce qu'ils veulent. Il suffit de tomber sur des jeunes paumés pour leur laver le cerveau et les recruter. »
Who are they...where are they...
how can they possibly know all of this
Tout en disant cela, John jeta un coup d'oeil aux nouveaux venus, ces petits garçons de 11 ans qui venaient de découvrir le monde de la magie avec une parfaite innocence. Ils étaient avides de connaissances mais ils étaient aussi tellement manipulables...s'ils tombaient entre de mauvaises mains tout était perdu.
« Il n'y a pas que ça, ajouta Isabella en plantant sa cuillère dans un gros gâteau, Voldemort a aussi prit possession du ministère. Depuis la mort mystérieuse deScrimgeour, l'ancien ministre, le nouveau ministre est un mangemort. C'est ma mère qui me l'a dit...la prochaine étape c'est les réformes contre les moldus et les nés-moldus,il paraît même que les détraqueurs ont eut l'autorisation d'entrer au ministère pour aider aux interrogatoires. Pour l'instant les mangemorts ont la main-mise sur Poudlard et sur le ministère, ils ont presque déjà obtenu la victoire.
Notre seul espoir est Harry Potter, déclara Hyden pour finir, c'est la seule personne qui peut tuer Voldemort et soulever tout le monde pour se révolter. »
Do you see what I see
Why do we live like this
It is because it's true
That ignorance is bliss
La situation venait d'être résumée et malheureusement elle n'était pas en leur faveur. La guerre venait de commencer emmenant avec elle son lot d'horreurs et de manipulations. Ils remontèrent tous dans leur salle commune avec un malaise dans le coeur, plus rien n'était pareil...il n'y avait plus de magie en revoyant le château qui les avait accueilli pendant des années. Plus de sentiment de sécurité...plus rien.
Who are they...where are they...
And how can they know all of this
I'm sorry, so sorry, I'm sorry...it's like this
I'm sorry so sorry I'm sorry...we do this
La salle commune de Serdaigle était plongée dans le silence. Les quelques élèves qui n'étaient pas montés immédiatement dans leur dortoir leur lancèrent un regard morne, peu accueillant. Hyden et John s'assirent quelques minutes puis suivirent les retardataires pour aller se coucher, souhaitant bonne nuit à Isabella et Gabriel ceux-ci admiraient le feu qui crépitait dans l'âtre.
« Il faut que je te soigne ! Lâcha soudain Isa en collant sa tête contre l'épaule de son chéri.
- Pourquoi tu ne me l'as pas demandé quand les autres étaient là ? Demanda le Poufsouffle.
- Car je sais que tu n'aimes pas du tout montrer ton corps.
- Alors tu sais aussi que je ne te le montrerai pas à toi...en plus je n'ai rien.
- Tu n'as rien en apparence, je sais très bien que tu as été blessé. On dirait que tu marches sur des oeufs, comme si tu avais peur de souffrir un peu plus en marchant trop vite. »
Elle l'avait bien surveillé. Elle savait depuis longtemps qu'il n'aimait pas montrer son corps, Gabriel dormait toujours avec un tee-shirt cachant son torse et il ne l'avait même autorisée à le toucher. En demandant à John elle avait appris qu'il n'avait jamais autorisé qui que ce soit à toucher son torse.
« Qu'est-ce que tu caches sous ton tee-shirt ?
- Tu ne veux pas me soigner tu veux juste satisfaire ta curiosité.
- S'il-te-plaît, tu n'es pas obligé de me montrer ton torse, où se trouve ta blessure.
- …
- Tes blessures ? »
Un grognement affirmatif répondit à la jeune fille.
« A la hanche et vers l'épaule...comment tu comptes me soigner ?
- Je connais quelques sortilèges de guérison. »
Soigneusement, elle lui enleva sa robe puis souleva son tee-shirt de dos. Sur un de ses omoplates, la plaie était couverte de bouts de tissus maculés de sang. La Serdaigle le débarrassa des bouts de tissus puis fit mine de ne pas être dégoutée par la plaie qui semblait déjà infectée.
« Je sais que tu es dégoûtée, tu n'es pas obligée de le cacher.
- Je ne te laisserai plus partir si c'est pour que tu reviennes dans cet état. »
C'était la phrase à ne pas dire pour rassurer Gabriel. Isabella regretta presque immédiatement sa remarque car cela voulait dire qu'elle lui retirait sa liberté de partir, ils appréciaient tous les deux leur liberté. La jeune fille retira immédiatement sa phrase, précisant simplement en souriant que la prochaine fois elle viendrait avec lui pour le protéger.
Durant les quelques minutes qui suivirent,l a jeune fille s'appliqua à soigner son petit-ami en prononçant des sortilèges incompréhensibles qui désinfectaient puis résorbaient la plaie petit à petit. Pour la plaie à la hanche, le Poufsouffle montra juste la zone touchée en cachant ce qu'il y avait au dessus.
Finalement les soins se transformèrent en massage, Gabriel s'endormit au bout d'une dizaine de minutes entre les mains de sa petite-amie qui passait ses mains sur ses épaules avec une douceur languissante. Le jeune homme n'avait jamais été massé, même dans son dos il n'avait jamais autorisé personne à l'approcher d'aussi prêt. Finalement il s'abandonna bercé par Isa.
Cette dernière essayait de tout ses forces de résister à cette envie qui lui tiraillait presque les entrailles. Elle voulait voir ce que cachait Gabriel à tout prix et d'autant plus maintenant qu'elle en avait l'occasion, il lui suffisait simplement de soulever son tee-shirt pour tout voir, pour assouvir enfin sa démangeaison.
Lentement, la jeune fille fit descendre ses mains jusqu'au bas du dos sous le tee-shirt. Puis elle souleva ce dernier lentement, prenant garde qu'il ne se réveille pas malgré son impatience de découvrir son secret. Avec l'innocence d'une petite fille faisant une bêtise sans vraiment pouvoir s'en empêcher, Isa continua son ascension remontant le tee-shirt jusqu'aux omoplates.
Enfin, elle promena ses mains sur toute la longueur du dos avant de passer sur les hanches. Gabriel était couché sur le ventre ce qui l'empêchait de voir son torse mais elle n'avait pas besoin de voir, toucher pouvait suffire, ses doigts glissèrent lentement vers ce torse tant convoité qu'elle devinait musclé.
En effet, les muscles se contractaient à chaque inspiration sous ses doigts. Mais sur le moment,l a Serdaigle n'y pensa pas du tout, trop occupée à passer et repasser ses doigts inlassablement sur ce qui semblaient être des cicatrices vieilles de quelques années ayant laissé leur marqua sur le corps du Poufsouffle. Il devait bien y avoir une dizaine de cicatrices sur la poitrine et sur l'abdomen, la taille des cicatrices était époustouflante comme si des griffes de 15 centimètres s'étaient violemment planté dans la chair.
Alors qu'elle allait mettre ses mains sur sa bouche pour masquer son étonnement, Isabella remarqua deux flammes ambrées qui venaient d'apparaître dans les yeux de son petit-ami. Ce dernier venait d'ouvrir les yeux, son seul réflexe défensif fut d'empoigner brutalement la jeune fille pour l'envoyer se fracasser deux mètres plus loin contre une étagère qui déversa sur elle une vingtaine de pavés mais aussi un pichet d'eau qui explosa au sol en des milliers de bouts de verres.
Comme s'il se remettait d'une transe,Gabriel secoua la tête pour se réveiller réellement et prendre conscience qu'il venait d'envoyer valser sa petite-amie à l'autre bout de la pièce à cause d'un réflexe idiot de défense qu'il n'avait pu contrôler. Avec horreur,il vit qu'Isa ne relevait toujours pas la tête,il se précipita près d'elle. Au même moment, la porte du dortoir claqua, des bruits de pas précipités se firent entendre dans les escaliers. Le vacarme de la chute avait du réveiller ceux qui avaient un sommeil léger et John en faisait partie. Baguette à la main, il était descendu en éclaireur pour faire face à la source du vacarme, des premières années restaient cachés derrière son dos, trop effrayés pour passer devant.
« Ce n'est que moi ! S'exclama Gabriel avant que John ne puisse lui lancer un quelconque maléfice.
- Purée mais qu'est-ce qu'il se passe ? »
Le Gryffondor apparut au bas des escaliers, il écarquilla les yeux en voyant son amie affalée contre le mur, au milieu de débris de verre et de pavés trempés. Gabriel se répandit abondamment en excuse tout en essayant de faire reprendre connaissance à sa petite-amie.
« C'est toi qui as fait ça ! S'exclama le Gryffondor à l'adresse de Gabriel.
- Oui...je suis désolé c'était un réflexe je n'ai pas senti ma force.
- VOUS REMONTEZ DANS VOS CHAMBRES ! »
Les premières années, curieux mais pas assez fous pour se frotter au blond qui s'était subitement mis à crier sur eux partirent pour le laisser parler en privé avec le Poufsouffle qui semblait littéralement désorienté.
« Putain mais qu'est-ce que t'as foutu !
- Ce n'est pas sa faute, balbutia Isa qui ouvrait à peine les yeux la bouche ouverte.
- Si c'est ma faute ! S'accusa Gabriel. Isabella m'a fait peur, je m'étais endormi et j'ai senti des mains sur mon torse, j'ai pris peur et mon instinct a pris le dessus. Je suis désolé. »
Un silence inconfortable s'installa entre les trois jeunes gens, John avait gardé sa baguette à la main et fixait le jeune homme coupable avec férocité.
« Ce n'est rien, John tu peux ranger ta baguette, soupira la Serdaigle.
- Si il se passe quoique ce soit tu m'appelles et je le pulvérise, d'accord ?
- D'accord.
- Je suis désolé ! Se lamenta Gabriel. »
John les laissa finalement pour aller se recoucher. La Serdaigle cependant lança un regard interrogatif à son petit-ami,celui-ci n'osait même pas la regarder dans les yeux. Ne pouvant supporter sa propre culpabilité, il partit en courant de la salle commune, laissant la jeune fille totalement perdue derrière lui.
« Gabriel ! Attends ! Putain... »
Sentant qu'il ne valait mieux pas chercher à le suivre, Isa attendit devant la fenêtre pour voir si Gabriel allait sortir du château pour dormir dehors ce qui était très probable. En effet, cinq minutes plus tard elle vit une ombre à la lumière de la lune qui traversait le parc pour se diriger vers la forêt interdite.
Au final, elle avait tout gâché en découvrant les cicatrices qui parsemaient sa poitrine, en plus de s'être faite éjecter contre une étagère elle avait réussi à se brouiller avec lui. En plus de cela, cerise sur le gâteau, elle ne savait toujours pas d'où provenait les cicatrices.
« Isa... »
La concernée se retourna vivement pour tomber sur John qui n'était pas vraiment parti mais attendait plutôt que le Poufsouffle parte. Il prit ses mains et l'emmena sur le canapé où il posa sa tête sur ses genoux.
« Ils sont chiants ces mecs, soupira Isabella.
- C'est clair ! Tu m'as piqué les mots de la bouche.
- Ça existe cette expression ?
- Je sais pas mais les mecs sont chiants quand même ! »
Les deux jeunes gens passèrent un peu de temps à parler, miraculeusement ils retrouvèrent deux chocogrenouilles qu'ils mangèrent avec bonheur comme au bon vieux temps. John parla de ses inquiétudes vis-à-vis d'Hyden et de son frère. Isa parla de ses inquiétudes vis-à-vis de Gabriel et de ses cicatrices.
« Putain mais pourquoi tous nos mecs ont des cicatrices bizarres et pourquoi ils sont tous tarés ou ont des familles de tarés ? Se lamenta John.
- Parce-qu'on les attire ! Répondit Isa. On est pareils qu'eux moi j'ai une famille de tarés, toi tu es taré.
- Ah oui merde j'avais oublié. »
Il finirent par s'endormir paisiblement, ayant déblatéré toutes leurs inquiétudes et vidé leur sac histoire de se plaindre un peu pour reprendre sur le bon pied. Toutefois, le lendemain matin, lorsqu'ils se réveillèrent et se rendirent compte qu'ils n'avaient dormi qu'une paire d'heures, repartir sur le bon pied se révéla plus difficile que prévu.
« Tu n'as pas dormi avec moi ? Demanda Hyden en apparaissant frais comme un gardon dans la salle commune.
- Mmh non, répondit le blond dans sa barbe. On a parlé avec Isa.
- Alors tu n'auras pas ton bisou du matin ! »
Cette simple phrase suffit à réveiller l'autre instantanément, ses yeux s'ouvrirent de la taille d'une balle de golfe lorsqu'il sauta sur son amant pour lui quémander un bisou urgent...le bisou du matin. Ce bisou avait le pouvoir de lui faire passer une journée féerique, s'il ne l'obtenait pas, une journée merdique se profilait à l'horizon.
« Allez je veux mon bisouuuuuuu du matin, Hyden ! TEUPLAIT !
- On dirait Aaron, fit remarquer le concerné. Bon sur ce, bonne journée moi je descends. »
Avec un soupir de la mort qui tue, John fixa son amant qui sortait rapidement de la salle commune. Isabella le pinça pour lui dire de se bouger un peu, d'aller s'habiller convenablement par exemple. Car rester en pyjama parsemé de petits nounours bleus devant tous les Serdaigles n'était pas très...normal il fallait dire.
Ils descendirent tous les deux la mort dans l'âme jusqu'à la Grande Salle qui n'était plus aussi bondée que l'année précédente. Les tables n'étaient plus aussi garnies d'élèves, les places manquantes étaient facilement repérables, comme les places d'Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley qui pour l'instant restaient introuvables.
D'autres élèves avaient décidé de fuir l'Angleterre mais la seule table littéralement pleine était celle de Serpentard. Cependant quelques personnes semblaient tenir leur poste à Poudlard comme Ginny Weasley qui foudroyait Draco Malefoy du regard. Neville Longdubat buvait son chocolat calmement, comme si l'atmosphère qui régnait dans le château ne le touchait pas. Il semblait dégager une aura de détermination et de charisme qui surprenait tout ceux qui l'avaient connu quelques années auparavant.
Soudain, alors que les hiboux déposaient la gazette du sorcier devant les élèves, des exclamations étonnées s'élevèrent de toutes parts. Ne comprenant pas pourquoi tout le monde s'étonnait, John ouvrit sa gazette du sorcier. L'exclamation qui s'échappa d'entre ses lèvres se répercuta chez les autres tables. La première page affichait une photo de Harry Potter en dessous de lui, en grosses lettres s'étalaient quelques lignes.
« Indésirable n°1 Harry Potter 10000 gallions si remis vivant au ministère de la magie. »
Les regards convergèrent de tous les côtés, les Serdaigles et les Gryffondors se lancèrent le même regard blasé. Cette fois la preuve irréfutable que le ministère était contrôlé par Voldemort s'étalait devant leurs yeux. Mais pire encore, en regardant les pages suivantes, Isa et John remarquèrent que les lois du ministère avaient radicalement changées.
Une dizaines de lois s'étalaient sur presque une vingtaine de pages. C'étaient des lois rédigées contre les nés-moldus précisant que tous les nés-moldus seraient convoqués au ministère pour subir un interrogatoire et laisser les juges décider s'ils méritaient d'aller à Azkaban ou non.
Des publicités de propagande stipulaient que les moldus n'étaient pas des gens fréquentables, que les nés-moldus étaient des traîtres qui avaient volé les baguettes de vrais-sorciers et méritaient d'être punis. Des affiches féeriques avaient aussi été crées pour essayer de sauver les apparences, pour faire croire que tout allait bien. Pour ne pas inquiéter les populations mais plutôt pour que tous les sorciers se retournent contre les nés-moldus et les moldus.
« C'est quoi ces conneries ! S'exclama John.
Ce sont les nouveaux décrets et lois du ministère, dit Isabella, maman m'a dit que tout ça allait arriver. Ils évaluent tous le personnel du ministère et peuvent décider de lancer une équipe de surveillance sur les personnes qu'ils soupçonne de combattre les forces de Voldemort. Ils ont lancé une équipe de surveillance sur ma mère. Elle est super énervée, si ça continue elle va tous les tuer et disparaître dans la nature. Mais bon ils ne marqueront plus rien dans la gazette sur les victimes de Voldemort puisqu'apparemment tout va bien ! »
Neville Longdubat qui avait tout entendu étant juste derrière eux à la table de Gryffondor les prit à part en sortant de la Grande Salle. Il leur dit bonjour d'une manière très chaleureuse qui contrasta avec le petit-déjeuner peu joyeux qu'ils venaient de prendre.
« Salut ! J'ai entendu ce que vous disiez et on voit bien que vous comprenez tout ce qu'il se passe. Alors voilà petite astuce si vous voulez vraiment savoir les nouvelles sur le monde sorcier, il ne faut pas lire ce torchon qu'on appelle la gazette. Il faut lire le chicaneur, c'est un journal de Xenophilius Lovegood.
- C'est mon père, s'immisça Luna Lovegood en s'approchant de sa démarche aérienne, il parle aussi des Ronflaks cornus vous allez adorer !
- HOOOOOO ! S'exclama Isabella en souriant de toutes ses dents, j'adore les Ronflaks cornus j'en ai approché un quand j'étais petite c'était génial. Il m'a souri et il m'a parlé !
- HOOO SUPER ! Répliqua Luna se sentant moins seule. On ira à leur rechercher un de ces jours ! »
John et Neville soupirèrent mutuellement devant la folie de leurs amies respectives. Ils durent chacun soulever en soulever une pour la tirer de la discussion et pouvoir enfin aller en cours. John déposa son amie au bout d'une dizaine de mètres, littéralement blasée de l'avoir entendu d'animaux magiques complètement imaginaires.
« Tu sais très bien que les Ronflaks cornus n'existent pas ! C'est une invention du père de Luna et d'elle même ! Tout le monde sait qu'ils sont tarés !
- C'est faux ! S'indigna Isabella. J'ai vu un Ronflak cornu quand j'étais petite ! Même qu'il a traversé la rue pour m'embêter !
- Non c'était juste un voisin qui avait une tête de Ronflak cornu, c'en était pas un !
- Ah oui peut-être tu as semé le doute dans mes pensées. »
Malheureusement leur petite chamaillerie se coupa net lorsqu'ils tombèrent nez à nez avec Amycus Carrow qui tapait du pied devant la salle de défense contre les forces du mal. Amycus était le nouveau professeur de DCFM, mais plus que cela, il était un mangemort qui...d'après les rumeurs...avait participé au meurtre d'Albus Dumbledore.
« Vous êtes en retard ! On dirait bien que je vais devoir vous jeter un sortilège Doloris pour vous apprendre à ne plus arriver en retard.
- Pardon ? Répliqua Isabella, ce sortilège est interdit, il est impardonnable.
- Plus maintenant miss Smith ! Il fallait bien lire les nouvelles lois du ministère, le sortilège Doloris ne fait plus partie des sortilèges impardonnables et peut être utilisé contre les élèves. »
John enfonça son poing dans sa poche pour serrer sa baguette fort entre ses doigts. Isabella posa une main sur son bras pour l'empêcher de faire une bêtise et ils entrèrent dans la salle de cours sans rien répondre au mangemort qui se réjouissait déjà de son nouveau pouvoir. Les tables avaient disparu, ce qui signifiait que les cours seraient pratiques et non théoriques.
John remarqua la présence de Draco Malefoy, son demi-frère qui...deux mois plus tôt, avait essayé de le tuer. Il le foudroya du regard royalement mais l'autre ne le vit pas, trop occupé à regarder ses pieds, comme s'il ne voulait pas le regarder en face.
« D'accord maintenant que nous sommes tous réunis nous pouvons à présent commencer mon nouveau programme. Je demande à tous les Serpentards de me rejoindre de ce côté de la classe. »
Un mouvement de foule eut lieu, la plupart des élèves se révélèrent être des Serpentards, ils n'étaient plus que huit face au double de Serpentards. Ginny Weasley était présente avec Luna Lovegood et Neville Longdubat qui lança un clin d'oeil à John.
« Bien maintenant, nous pouvons commencer le cours, ce cours consiste pour vous, Gryffondors et autres Serdaigles, à apprendre à supporter le sortilège Doloris. Tous les Serpentards, ici présents vont vous envoyer le sortilège Doloris à tour de rôle et vous devrez apprendre à maîtriser votre douleur. De cette manière, les élèves apprendront à simplement réaliser ce sortilège et d'autres apprendront à y résister. »
Les huit jeunes gens qui allait subir le sortilèges Doloris dont Isa et John se lancèrent le même regard et dégainèrent leurs baguettes à la vitesse de l'éclair. Les Serpentards furent pour la majorité plus lents, mis à part Draco Malefoy et Blaise Zabini qui semblaient prêts à se battre.
Tout commença si vite que personne ne comprit vraiment ce qu'il se passait, les Serpentards entonnèrent tous le sortilège Endoloris tandis que ceux d'en face répondaient par un charme de protection. Isabella parvint à faire rebondir le sortilège impardonnable contre son bouclier jusqu'à qu'il atteigne un des Serpentard, ce dernier s'effondra.
Des ondes de choc successives faisaient trembler la pièce qui résonnait des cris et des charmes de protection qui retentissaient. Le parquet au sol semblait craquer sous la force des maléfices et ce qui ne devait être qu'un cours normal se transforma en champ de bataille confrontant Serpentard face à toutes les autres maisons.
« Isa protège-moi ! Cria John tandis qu'il visait un des Serpentards qui était sur le point d'envoyer un sortilège d'explosion. STUPEFIX ! »
Un rayon rouge passa au milieu des élèves pour frapper un sixième année qui s'effondra lamentablement au sol. Amycus avait depuis longtemps perdu le contrôle de sa classe, il prit le parti de Draco Malefoy et ensemble ils immobilisèrent deux Poufsouffles. En jetant un coup d'oeil à sa droite, John remarqua que Neville, Ginny et Luna se battaient comme des lions et étaient d'un timing parfait, ils ne laissaient pratiquement aucune ouverture à leurs ennemis.
« Expelliarmus ! S'exclama Neville en repérant une ouverture dans la défense d'Amycus Carrow. »
La baguette du professeur de DCFM s'envola pour briser un carreau de la fenêtre et tomber dans les airs. Immédiatement, le mangemort sauta à plat ventre derrière son bureau et ne bougea plus de sa cachette sauf pour donner des conseils à Draco qui avait déjà immobilisé la moitié de ses ennemis.
Malheureusement, la force du nombre était trop pour eux. Au bout de plusieurs minutes de combat, Neville, John et les autres se retrouvèrent à terre maitrisés par leurs adversaires trop nombreux pour eux. Amycus sortit de sa cachette.
« J'AVAIS DIT QUE VOUS DEVIEZ SUBIR LE SORTILEGE DOLORIS SANS VOUS DEFENDRE! Hurla-t-il, JE RETIRE CINQUANTE POINTS A TOUTES LES MAISONS SAUF CELLE DE SERPENTARD ! J'AJOUTE 50 POINTS A SERPENTARD !
- Vous croyiez vraiment qu'on allait se faire massacrer par des futurs mangemorts ! Répliqua Neville enserré par une corde magique.
- TOI ! »
Le professeur avait bien vu qui l'avait désarmé pendant le combat, c'était le fils des Longdubat, Neville, cet empoté de Gryffondor. Il se dirigea vers lui à grand pas et lui lança un coup de poing de toutes ses forces. Le nez du jeune homme émit un craquement sinistre, le sang commença à couler à flot de ses narines.
« Je connais bien tes parents, sale cracmol ! Tu vas savoir ce qu'ils ont ressenti lorsque Bellatrix les a torturé jusqu'à la folie. Tu vas prendre pour tous les autres ! Jetez lui tous un sortilège Doloris pour lui apprendre un peu à y résister.
- NON ! S'exclama Ginny qui était tenue par Zabini.
- Tais toi Weasley ! »
Malefoy jeta un sortilège de silence à la rouquine qui ouvrit la bouche pour hurler, mais aucun son n'en sortit. Isa avait déjà fermé les yeux et attendait d'entendre les cris de douleur de Neville, John qui était encore maître de son corps avança pour se battre avec les poings contre Amycus et Draco. Mais Isabella le retint et le serra fort contre elle.
« ENDOLORIS ! S'exclamèrent tous les Serpentards en choeur. »
Le cri qui retentit, les craquement, les déchirements, leur glacèrent le sang. Les souvenirs remontèrent à la surface de la Serdaigle, les rires de Bellatrix réapparurent dans sa tête en écho avec les cris horribles de Neville qui souffrait le martyre. John se débattait, ses traits défigurés par l'impuissance et la haine il voulait l'aider.
« Arrêtez ! Hurlait Luna, s'il-vous-plaît arrêtez ! »
Pendant plus de dix interminables minutes, la douleur emplit la pièce, Neville se tortillait au sol comme un petit animal pris au piège. Personne ne pouvait rien faire, personne ne pouvait rester insensible à ce spectacle, pas même quelques élèves qui au bout d'un moment se montrèrent réticents à jeter le sortilège impardonnable.
La sonnerie retentit finalement, tout le monde put reprendre sa baguette, Ginny et Luna aidèrent Neville à marcher, John et Isa sortirent rapidement de la salle. Ils se rendirent ensuite en métamorphose où Mc Gonagall les attendait. Cette dernière se rendit vite compte que personne n'écoutait, tout le monde était trop choqué pour écouter et le nez de Neville ne passait pas inaperçu même si Luna l'avait soigné.
« Que se passe-t-il ici ? S'exclama-t-elle finalement. Et puis où sont les Serpentards ?
- Ils ne viendront plus en métamorphose, répondit Isabella, à partir de maintenant ils ont le choix de leur matière, ce sont les nouveaux règlements de l'école.
- Tant mieux! Maintenant expliquez-moi ce qu'il se passe ? »
Tous les Serdaigles, Gryffondors et Poufsouffles se regardèrent, Neville prit la parole en premier car il était celui qui avait tout pris pour les autres simplement parce-qu'il avait réussi à désarmer Amycus Carrow.
« Le mangemort qui nous sert de nouveau professeur de DCFM a demandé aux Serpentards de nous torturer, nous nous sommes défendus, ça l'a énervé alors il m'a mis un coup de poing et leur a ordonné de me torturer moi. »
Mc Gonagall se mit la main devant la bouche, ses yeux s'écarquillèrent. Elle ne sut quoi dire, comment expliquer à des enfants (car ils n'étaient que des enfants) que ce qu'il venait de vivre n'était que le début, que c'était ça la guerre. Et pire encore, elle ne savait pas comment leur donner une solution, il n'y en avait pas. Ils étaient livrés à eux-même.
« Je...je...il est temps de commencer le programme de métamorphose cette année. Alors je vais vous demander à chacun de vous lever et de transformer votre chaise en l'animal le plus gros que vous pouvez pour commencer. Si cet animal est moins gros qu'un caniche, vous sortirez immédiatement de mon cours."
Se cacher derrière son indifférence et son autorité lui permettait de passer outre et de reprendre le dessus sur ses émotions. Le cours se passa sans problème malgré l'ambiance étrange qui régnait, tous les élèves commençaient à regretter d'être revenus à Poudlard.
A la fin du cours, Mc Gonagall appela Neville, Ginny et Luna. John et Isabella firent semblant d'être un peu à la traîne pour ranger leurs affaires, en profitant pour écouter leur conversation. John fit mine d'avoir malencontreusement fait tomber sa trousse et Isa d'avoir tâché son bureau avec de l'encre.
« Je suis désolé Mr Longdubat, chuchota Mc Gonagall, je n'avais pas prévu que Poudlard deviendrait comme ça dès le premier jour. Vous trois vous étiez des membres actifs de l'armée de Dumbledore il y a deux ans lorsqu'Ombrage était ici.
- Oui, répondirent les trois autres en choeur.
- Potter et Dumbledore ne sont plus ici...mais je pense que nous pouvons reformer AD. Je vous donnerai des cours de combat s'il le faut mais il faut apprendre aux élèves à se défendre par eux-même. Ils en auront besoin. Nous devons reformer l'AD et recruter des élèves, c'est le seul moyen. Je compte sur vous Neville. »
Le concerné acquiesça, il plongea sa main dans sa poche et en sortit le gallion qui leur permettait de communiquer autrefois entre membres de l'AD. Puis il sortit accompagné par Ginny et Neville. John le prit à part dans les couloirs, lui sautant pratiquement dessus.
« Je veux faire partie de l'Armée de Dumbledore ! Je veux vous rejoindre ! S'il-vous-plaît !
- Heu...
Nous savons tous les deux ce que ça engendre, les risques et tout ça, renchérit Isabella, mais nous savons surtout que Voldemort gagnera facilement si on s'améliore pas. On peut faire quelque chose même si c'est à cette petite échelle. On sait très bien le mal que peut faire Voldemort, nous sommes prêts, croyez nous ! »
A la fin de la journée qui se révéla être particulièrement longue, John et Isa retournèrent à la salle commune de Serdaigle la mort dans l'âme. Malgré leur entrée dans l'AD dont la première séance aurait lieu prochainement, ils avaient assisté à une séance de torture. Celle-ci ne semblait être que le début d'une longue série d'injustices qui allaient sévir à Poudlard.
« Putain quelle journée pourrie ! Soupirèrent-ils en même temps avant de s'affaler sur le canapé bleu.
- C'est clair ! Je veux mon Hyden, c'est à cause de lui que j'ai eu cette journée pourrie, j'ai pas eu mon bisou du matin.
- Le voilà ! S'exclama le concerné qui venait d'entrer dans la salle commune lui aussi passablement épuisé. »
Ils s'enlacèrent et se donnèrent le baiser le plus horriblement torride et mignon sur terre. Comme si en s'embrassant ils pouvaient rattraper le bisou magique du matin et effacer les souvenirs de cette journée pourrie qu'ils avaient tous passé.
« Je vous laisse tout les deux en couple mais bon évitez de traumatiser tout le monde en vous embrassant dans la salle commune alors que dehors c'est la fin du monde. Je vais retrouver mon homme, mon Gabriel à moi qui a disparu parce-qu'il croit qu'il m'a fait du mal. »
Après avoir lâché sa tirade, Isa disparut, les deux amants montèrent au dortoir et se lancèrent un regard coquin, le genre de regard qui voulait tout dire et qui montrait à quel point ils avaient tout les deux besoin de...décompresser après une journée difficile.
Quelques minutes plus tard (beaucoup plus en réalité), ils regardaient le plafond bleu du dortoir de Serdaigle tout en transpirant abondamment et en haletant comme des boeufs. Les ombres de ce début d'année difficile avaient disparu pendant quelques instants, les laissant savourer leur amour. Mais soudain, la spécialité de John refit surface, il réussit une fois de plus à casser l'ambiance en mettant les pieds dans le plat.
« Tu n'as pas vu ton frère aujourd'hui ? Je ne veux pas que tu le voies sans moi ! Ce mec est dangereux il pourrait te tuer. Et puis ça t'inquiète pas qu'il traîne dans Poudlard alors qu'il a juré de te tuer ? »
Hyden esquissa un sourire un peu agacé, qui inquiéta encore plus son amant. En réalité il attendait cette avalanche de questions et de doutes de la part du Gryffondor depuis la veille. John ne pouvait contenir ses sentiments et ses inquiétudes plus longtemps qu'une journée, c'était son défaut mais aussi ce qui le rendait tellement mignon.
« Je l'attendais celle-là ! Répondit le brun. J'étais certain que tu ne m'avais pas cru la dernière fois quand j'ai dit que tout allait bien. Tu ne me fais pas confiance pour te dire comment je me sens parce-que tu t'es habitué à ce que je te mente et ça je peux le comprendre, après tout ce que j'ai fais.
- Mais ça n'a rien à voir avec ça ! Je parle de ton frère !
- Tu sais très bien qu'il y a un rapport avec toi qui ne me fais pas confiance. S'il-te-plaît écoute moi. Je ne suis pas inquiet, je t'ai toi, j'ai tout ce dont j'ai besoin. »
Oui, auparavant Hyden n'avait jamais osé avouer à son amant quand il se sentait mal ou quand quelque chose le tracassait. La communication n'était pas leur fort dans leur couple, malgré l'amélioration qui avait eu lieu depuis quelques mois les doutes persistaient.
Un petit quelque-chose retenait John, un petit doute, un brin de prudence qui l'empêchait de croire en son amant comme un aveugle. Il avait été trahi tellement de fois, tellement de personnes lui avait menti que son doute était comme un second instinct qui lui dictait de ne plus croire à n'importe quoi.
« Il ne me fait plus peur ! Lui assura l'ex-Serpentard dans une dernière tentative pour le rassurer.
- Mais..., tenta le blond.
- Arrête de stresser. Je n'ai pas peur, en quelle langue il faut que je te le dise. Ce n'est pas moi qui ait peur de Cole c'est toi qui a peur de lui. »
Le Gryffondor écarquilla les yeux devant la vérité que venait de lui envoyer son amant à la figure. Il balbutia pendant quelques secondes avant de pouvoir s'exprimer férocement:
« Je n'ai pas peur de lui, je le ferai péter à la première occasion. J'ai juste peur de ce qu'il pourrait te faire, il t'en veut et il t'en voudra tout le temps. Si il est têtu comme toi alors il n'abandonnera pas avant d'avoir eu ce qu'il voulait. Et ça m'effraie de voir que tu t'en fous des menaces de ton frère, que tu ne fais que l'ignorer, ce n'est pas juste une dispute comme ça c'est une envie de meurtre et ça ne t'inquiètes pas.
- Non ! S'écria Hyden. J'ai eu peur de lui dès que j'ai su pour mon orientation sexuelle, comme quand j'avais peur d'être qui j'étais. Il était comme le signe qu'il ne fallait pas aimer un homme, il était celui qui m'empêchait de faire ce que je voulais. J'ai réussi à assumer que j'étais pédé et j'ai réussi à me débarrasser de ma peur pour Cole. »
Un long silence s'installa, les deux garçons se turent comme si le poids des évènements passés venait sceller leurs lèvres une dernière fois. Puis le brun reprit la parole.
« Je n'ai plus le droit d'avoir peur de lui, je peux pas avoir peur de lui. Parce-que si j'ai peur de lui, c'est comme si j'avais peur de qui je suis, c'est comme si je retournais un an en arrière et que tout ce pour quoi je me suis battu avait disparu alors non...désolé mais je peux plus avoir peur de lui. Je ne le laisserai jamais me faire culpabiliser ni me faire peur.
- Aie peur ! Répliqua John entre deux souffles. »
Hyden crut ne pas avoir vraiment entendu ce que son amant venait de dire. Il se retourna pour le regarder en face et murmura:
« Quoi ?
- Aie peur ! Je te demande d'avoir peur de lui pour me faire plaisir...pour me rassurer un peu. S'il-te-plaît ! Aie-peur de Cole ! Inquiète-toi et fuis-le ! Arrête de simplement l'ignorer ou pire de le provoquer, dès que tu le vois je veux que tu l'évites. Je veux que tu aies peur de lui juste pour moi. »
Les yeux de John brillaient, ses sourcils se fronçaient, le brun eut vraiment l'impression de voir un enfant devant lui. Un enfant ayant un caprice, mais un vrai caprice. Pendant un instant il s'imagina ne plus revoir cet enfant...cet amant dans son lit, son coeur se serra et avec un sourire qu'il voulut rassurant chuchota: (2)
« D'accord, si ça peut te rassurer.
- ...merci.
- Que s'est-il passé aujourd'hui pour que tu sois dans cet état ? Demanda Hyden.
- Rien, juste une séance de torture sur Neville Longdubat, d'ailleurs il va recréer l'armée de Dumbledore et je lui ai demandé si on pouvait le rejoindre. »
This is the start, this is your heart
This is the day you were born
Ils passèrent quelques minutes à parler de l'AD, le Gryffondor lui expliqua en détail comment s'était déroulée sa journée et vice et versa. Les seuls points positifs avait été les cours où les professeurs n'étaient pas des mangemorts comme Chourave et Flitwick. Mais soudain des cris se firent entendre dans la salle commune.
This is the sun, these are your lungs
This is the day you were born
Les deux amants se rhabillèrent en toute vitesse, empoignèrent leurs baguettes et entreprirent d'ouvrir la porte du dortoir, prêt à se battre contre tout ennemi. Hyden passa en premier, il sortit à pas de loups et descendit les escaliers suivi par John.
And It is always, always, always yours !
But I am always, always, always yours !
Mais la scène qui s'étala devant leurs yeux lorsqu'ils entrèrent dans la salle commune dépassa toutes leurs appréhensions...ou espérances. Une dizaine de Serdaigles écoutaient une chanson et s'enthousiasmaient bruyamment car ils la trouvaient géniale. Ils étaient tous agglutinés devant la radio. Hyden et John rangèrent leurs baguettes et entreprirent de remonter au dortoir mais les paroles de la chanson résonnèrent soudainement entre les cris.
«Once an angel thought he needed love
He saw that everything around him was beautiful» (3)
These are the scars deep in your heart
This is the place you were born
Les deux amants se lancèrent le même regard, leurs yeux s'illuminèrent simultanément. John frissonna de bonheur, de gratitude et de pleins d'autres choses indicibles qu'il ne put comprendre, littéralement paralysé par la surprise. Instinctivement ses mains cherchèrent celles de l'ex-Serpentard, ce dernier les attrapa pour le tirer entre ses bras et le serrer aussi fort qu'il le pouvait.
And this is the hole where most of your soul comes ripping out
From the places you've been torn
C'étaient leurs chansons ! Leurs chansons que d'autres élèves écoutaient et adoraient ! C'étaient leurs chansons qui étaient passées à la radio Potterveille puis à toutes les radios. C'étaient leurs chansons ! Les deux garçons n'en revenaient tout simplement pas, surtout John pour qui tout cela voulait dire tant de choses.
« Je me demande qui chante cette chanson ? Fit un garçon de septième année.
- Personne ne sait ! Répondit une jeune fille. On sait juste qu'ils étaient trois et que c'était leur premier concert. Pour un premier concert c'est plutôt pas mal.
- C'est génial tu veux dire ! Corrigèrent tous les autres en choeur. »
And It is always, always, always yours !
But I am always, always, always yours !
John rougit brutalement, cachant son visage mais aussi son sourire entre les bras de son amant. C'était trop beau pour être vrai, c'était déjà un miracle. Les mauvais souvenirs de cette journée éclatèrent remplacés par une bulle brillante de bonheur qu'il avait peur de faire exploser en ouvrant les yeux ou en se réveillant pour se rendre compte que tout ça n'était qu'un rêve.
« Hey les amoureux ! S'exclama un garçon dans le groupe en appelant John et Hyden. Venez écoutez, ce groupe est trop bien ! Même si on sait pas qui c'est.
- Oui mais heureusement qu'on ne sait pas encore qui ils sont ! Fit remarquer un petit garçon à lunettes en première année.
- Pourquoi ? Demandèrent les autres en choeur. »
Hallelujah, I'm caving in
Hallelujah I'm in love again !
Tout le monde s'était retourné vers le petit garçon qui semblait réfléchir, les deux amants se demandaient aussi de quoi il parlait, ils tendirent l'oreille en quête de réponse. Le garçon reprit son explication.
« Certaines chansons parlent du mal que fait Vous-Savez-Qui ! Le groupe lui déclare la guerre et essaie d'attirer les foules pour qu'elles se révoltent. Si les chansons parviennent aux oreilles des mangemorts, ils chercheront le groupe et le feront taire de la manière la plus facile qu'il soit. Ils vont les tuer.
- Ce sont juste des chansons ! S'exclama une fille.
- Non, c'est un affront ! Les mangemorts essaient de véhiculer leur propagande depuis quelques temps maintenant et encore ce n'est que le début. Si des chansons comme ça deviennent connues ça ne va pas leur plaire car ça détruit leur plan de propagande. Ils feront taire la résistance. Alors heureusement que le groupe n'a pas donné de nom sinon la tâche aurait été plus facile pour les retrouver ou les tuer. »
Hallelujah I'm a wretched man
Hallelujah, every breathe is a second chance
John fit des yeux de hiboux, il n'avait pas envisagé les choses sous cet angle. Ce petit garçon était plus intelligent que lui et avait pensé à cette éventualité mais pas lui ! Le fait qu'ils n'avaient pas donné leurs noms était juste un coup de chance.
« En tout cas, ajouta le garçon pour conclure, j'espère que ce groupe aura la possibilité de continuer à chanter parce-qu'on en a besoin pour garder les yeux ouverts et ne pas se laisser contrôler par les mangemorts. »
And It is always, always, always yours !
But I am always, always, always yours !
A la radio, la voix grave de l'animateur résonna à la fin de la chanson.
« Plusieurs producteurs sorciers ont demandé à voir ce groupe anonyme pour leur offrir des salles de concert et peut-être un album. Alors si ces trois jeunes gens m'entendent qu'ils donnent un signe de vie avant de laisser passer leur chance. Ce n'est que le début d'une grande carrière à mon humble avis. »
Always, always, I'm always your, I'm yours !
Le Gryffondor, dans sa bulle de bonheur ferma les yeux et les rouvrit pour voir si elle n'avait pas éclaté elle aussi mais non. Elle était toujours là, tout ça était réel. La main de Hyden qui lui caressait le visage l'était aussi. Complètement à l'ouest, il se laissa emporter jusqu'au dortoir et s'endormit presque immédiatement après avoir mangé un morceau de chocolat.
Always, always, I am always yours !
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Isabella avait réussi à passer entre les sois-disant employés du ministère chargés d'empêcher les élèves de sortir dans le parc, elle avait utilisé son sortilège de Désillusion qui était devenu un de ses sortilèges le plus réussi. Son sortilège s'annula seulement lorsqu'elle fut caché sous le couvert des arbres de la forêt interdite.
La jeune fille savait pertinemment que si Gabriel ne voulait pas être trouvé, elle n'avait vraiment aucun moyen pour le trouver car il avait la capacité de se cacher comme un animal en chasse. Il pouvait même se cacher dans les arbres à quelques mètres d'elle en train de l'observer au moment où elle pensait cela.
Le soleil chutait lentement dans le ciel, laissant bientôt la place à la lune, mais cela ne changeait rien pour Isabella, dans la forêt interdite, qu'il fasse nuit ou pas, rien ne changeait, c'était toujours aussi sombre. La recherche dura un peu plus d'un quart d'heure durant lequel elle l'appela continuellement. Mais au bout d'un moment il sauta d'un arbre pour atterrir avec grâce juste derrière elle.
« Que veux-tu ? Demanda Gabriel agressivement.
- Pourquoi t'es agressif ? Je te rappelle que c'est toi qui m'a envoyé valser !
- Tais-toi ! J'ai été surpris !
- Mais..., tenta de répondre la Serdaigle. »
Les yeux du Poufsouffle brillaient d'un éclat étrange comme la dernière fois, il marchait avec souplesse autour d'elle, en se tenant la tête, sa respiration était silencieuse, presque inaudible. Le silence étouffant de la forêt était presque aussi angoissant que sa colère sourde.
« Tu ne voulais pas me faire de massage !
- Si !
- Non ! Cracha-t-il, tu cherchais juste à savoir ce que je cachais. Tu as juste assouvi ta curiosité.
- Gabriel !
- Même maintenant je suis sûr que tu es venu pour savoir d'où viennent ces cicatrices, tu n'es pas venue pour te réconcilier avec moi. Tu veux assouvir ta curiosité jusqu'au bout ! »
Le manège dura quelques minutes durant lesquels Isa accepta les critiques de son petit-ami sans broncher. Estimant qu'il avait en partie raison, elle ne répondit pas à sa colère au début car elle savait qu'il avait juste eu peur lorsqu'elle avait soulevé son tee-shirt. Mais au bout d'un moment c'était assez, elle n'avait tué personne !
« HEY TU VAS LA FERMER TA GUEULE A LA FIN ! S'écria-t-elle finalement, un peu j'accepte mais c'est bon ! OUI JE SUIS VENU ASSOUVIR MA CURIOSITE ET TE DEMANDER CE QU'IL S'EST PASSE ! Mais je suis aussi venue parce-que je voulais me réconcilier alors arrête de te plaindre un peu ! C'est bon j'avoue tu veux que je fasse quoi que je reparte ? »
La jeune fille n'attendit pas la réponse et fit demi-tour en brandissant sa baguette pour éclairer les alentours. Mais d'un bond le Poufsouffle sauta devant elle et lui lança un sourire malicieux, avant de la prendre dans ses bras.
« C'est tout ce dont j'avais besoin ! Merci Isa.
- Je t'aime sale cabot !
- Je suis pas un chien je suis à moitié loup !
- M'en fous ! Lâcha la Serdaigle. T'es un putain de sale cabot de... »
Mais le dernier mot fut coupé par des lèvres indécentes qui vinrent se coller aux siennes et une langue mutine qui s'immisça langoureusement pour rejoindre sa soeur jumelle. Leur dispute avait comme attisé leur désir, ils redoublaient de fougue. Ils se lâchèrent à contre-coeur.
« Mon père m'a fait ces cicatrices ! Lâcha soudainement Gabriel en soulevant son tee-shirt pour dévoiler la marque de griffes longues.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Je t'ai expliqué qu'il était un loup-garou. Mon père a passé sa vie à me protéger des autres à me préserver de tous les maux. Il m'aime plus que tout et moi aussi je l'aime. Il a tellement prié pour que je sois un bon garçon et que j'arrive à être un sorcier normal.
- Mais... »
Isa approcha lentement ses doigts pour ne brusquer son petit-ami. Lorsqu'elle les posa sur les cicatrices il frissonna mais aucune plainte ne s'échappa d'entre ses lèvres. Autour d'eux, une brume légère mais persistante commençait à flotter dans l'air. Empêchant la jeune fille de voir à plus de deux mètres.
« Un jour, je suis allé le voir, après ma séparation avec John. J'en avais marre de cacher mon homosexualité parce-que ça avait détruit ma relation avec l'homme que j'aimais. Alors je l'ai dit à mon père. Il...il ne s'est pas contrôlé, il était tellement déçu, qu'il n'a pas maîtrisé sa transformation. Il s'est transformé en loup-garou et m'a fait ça. Mais il s'en ait voulu pendant une année entière et je lui ai pardonné même s'il m'a vraiment fait peur..."
Soudain il s'arrêta de parler et scruta les alentours avec les lèvres pincés, comme si quelque chose l'inquiétait sans qu'il ne puisse dire ce que c'était.
« Purée mais c'est quoi cette brume, je n'entends plus rien, même avec mes yeux de loup je ne vois rien.
- Je connais ce sort, quelqu'un est ici et l'a lancé ! Chuchota Isa. Comme ça on saura pas d'où viendra la première attaque ni les suivantes d'ailleurs. On est pris au piège ! »
En effet, ils ne voyaient plus rien ni n'entendaient. Ils étaient littéralement bloqués au milieu de cette brume qui les enveloppait dans son linceul angoissant. Quelqu'un avait du suivre Isa. Ils avaient deux options soit les deux jeunes gens couraient au hasard pour s'échapper de la brume mais en risquant de se faire toucher, soit ils restaient bloqués mais avait la possibilité de se défendre.
« Hominum revelio !Murmura le Poufsouffle pour savoir combien d'ennemis ils avaient, ils sont trois !
- On fait quoi ? Pourquoi ils attaquent pas ! S'inquiéta Isabella.
- Attends réfléchis ! On est assez loin de Poudlard pour transplaner ou pas ?
- Oui...mais il y a Scar, si on s'échappe par le ciel ils seront trop surpris pour réagir, le trucs c'est qu'il faut les retenir en attendant. »
C'était la seule solution à peu près correcte pour ne pas se faire avoir par les employés du ministère, ils devaient s'échapper grâce au sombral Scar. Même si cela pouvait sembler farfelu c'était l'unique solution, la seule échappatoire.
« Je vais lancer un sortilège en l'air pour faire venir Scar, chuchota Gabriel. Les employés du ministère vont décider d'attaquer, à ce moment là ! Isa tu devras lancer des maléfices d'attaque puissants là où tu peux autour de toi, en priant pour toucher quelqu'un, moi je te défendrai en déployant des charmes de bouclier autour de nous.
- D'accord ! Putain, fais chier ! »
Gabriel pointa sa baguette vers le ciel, lança un regard furtif à sa petite-amie qui lui donna son accord, des étincelles rouges fusèrent vers le ciel et explosèrent brisant le silence. Presque immédiatement, tout s'accéléra. Les évènements s'enchaînèrent à une vitesse folle.
« Stupéfix ! Hurlèrent trois voix en choeur entre les arbres.
- Protego Maxima ! Lança le Poufsouffle. »
Un bouclier sphérique se forma instantanément, les trois maléfices rebondirent et disparurent dans la brume. Isabella ayant perçu l'endroit d'où venait un des stupéfix s'écria :
« CONFRINGO ! »
Un rayon violet frappa le sol, l'onde de choc fit exploser le tronc d'un des arbres qui s'effondra en un craquement sinistre. Malheureusement, aucun cri ne lui signala qu'elle avait touché sa cible. Des sortilèges frappèrent à nouveau contre le bouclier et le brisèrent mais Gabriel les bloqua en envoyant un simple protego.
Le manège dura plus d'une minute durant lesquels les deux amants tournaient en cercle pour lancer des sortilège de défense ou d'attaque de tous les côtés. Les maléfices ne parvenaient pas à passer la barrière des boucliers de Gabriel mais ce dernier commençait à s'essouffler. Il ne serait plus capable de tenir très longtemps contre trois adversaires.
Isabella pour sa part essayait de répliquait avec toute son ardeur et sa connaissance des sortilèges puissants mais même les tempêtes de feu et les salves d'éclairs n'étaient pas efficaces. Aucun de ses sortilèges ne semblait atteindre leurs cibles, alors que les maléfices envoyés par les autres étaient d'une précision absolue.
Soudain une ombre au dessus des deux jeunes gens vint cacher la lumière de la lune. Scar replia ses ailes en hennissant avant de se poser lourdement sur le sol. Isabella fut la plus rapide à réagir, elle remua sa baguette en l'air, une lumière aveuglante s'en échappa qui obligea tout le monde à fermer les yeux.
Profitant de cet instant de répit elle se jeta sur le dos du sombral et tendit la main à Gabriel. Ce dernier attrapa la main de sa petite-amie mais au même moment un nouveau maléfice traversa la brume et le frappa de plein fouet. Le jeune homme perdit connaissance, Isa eut le réflexe d'agripper sa main de toutes ses forces alors que Scar prenait son envol déployant ses ailes.
« Scar sors nous de là ! Hurla la Serdaigle en tenant son petit-ami péniblement. »
Des maléfices fusaient de tous les côtés derrière elle, elle comprit que la course poursuite n'était pas terminée mais elle s'en foutait. La seule chose qui l'importait était le corps inerte de Gabriel qui pendait dans les airs au dessus des arbres et risquait de tomber à tout moment. Il ne tenait que grâce à sa force qui faiblissait rapidement.
« Ils sont à moi ! Hurla une voix derrière que la jeune fille reconnut comme celle de Cole. »
Une fumée noire qui flottait gracieusement dans les airs s'approcha du sombral qui filait à tout vitesse. C'était Cole qui avait appris la manière des mangemorts pour voler. La moitié de son corps jaillit de la fumée alors qu'il arrivait au niveau d'Isa, celle-ci se débattait pour retenir Gabriel.
En relevant les yeux elle le vit, qui se détachait de la fumée noire, un sourire pervers s'étalait sur son visage, il lui suffisait de pointer sa baguette sur elle pour que Gabriel tombe d'une vingtaine de mètres. Isabella ne pouvait rien faire pour se défendre, ses mains étaient occupées, Scar hennissait bruyamment en essayant vainement d'accélérer. C'était fini...
Voilà j'avais envie d'un peu de suspens, j'espère que vous avez aimé moi je vous aime en tout cas naaaa ! Allez bisous je promets d'écrire le prochain plus rapidement que celui là !
1)Jem-They chanson légère mais un peu angoissante je trouve. Je l'ai trouvé bien pour appuyer le fait que les élèves de Poudlard ne sont que des marionettes manipulables maintenant que Voldemort à le pouvoir. Les élèves ne comprennent pas ce qui se passe qui les commande ils suivent le courant et c'est tout. Comme dans la chanson alors voilà j'espère que ça passera bien avec le passage même si ça aurait aussi pu aller au passage avec la lecture des nouvelles lois contre les nés-moldus.
Qui a inventé toutes les lois
Nous les suivons à la lettre comme des idiots
En croyant sincèrement qu'ils sont vrais
Sans prendre la peine de nous interroger
Et je suis désolée, tellement désolée
Je suis désolée que ce soit ainsi
Je suis désolée, tellement désolée
Je suis désolée que nous agissions ainsi
Et c'est ironique aussi
Car ce que nous avons tendance à faire
Est d'agir selon leurs commandements
Et c'est comme ça
Qui sont-ils
Et où sont-ils
Et comment peuvent-ils
Savoir tout cela
Qui sont-ils
Et où sont-ils
Et comment peuvent-ils
Savoir tout cela
Voyez-vous ce que je vois
Pourquoi vivons-nous ainsi
Est-ce parce qu'il est vrai
Que moins on en sait, plus on est heureux
Qui sont-ils
Et où sont-ils
Et comment peuvent-ils
Savoir tout cela
Et je suis désolée, tellement désolée
Je suis désolée que ce soit ainsi
Voyez-vous ce que je vois
Pourquoi vivons-nous ainsi
Est-ce parce qu'il est vrai
Que moins on en sait, plus on est heureux
Qui sont-ils
Et où sont-ils
Et comment peuvent-ils
Savoir tout cela
Et je suis désolée, tellement désolée
Je suis désolée que ce soit ainsi
2)Always switchfoot j'aime cette chanson, elle donne envie de danser, d'embrasser son chéri de sourire.
C'est le départ, c'est ton coeur,
C'est le jour où tu es née.
C'est le soleil, ce sont tes poumons,
C'est le jour où tu es née.
Je suis toujours à toi.
Ce sont les cicatrices profondes en ton coeur,
C'est l'endroit où tu es née.
C'est le trou où ton âme est arrachée,
De là où tu es née.
Et c'est toujours à toi,
Mais je suis toujours à toi.
Hallelujah, je m'effondre,
Hallelujah, je suis de nouveau amoureux,
Hallelujah, je suis un homme misérable,
Hallelujah, chaque inspiration est une seconde chance.
Et c'est toujours à toi,
Et je suis toujours à toi
3)Toujours la même chanson que Narue m'a écrit qui commence à se faire connaître dans le monde sorcier.
