Disclaimer: Si KHR m'appartenait, ce serait visible. Déjà, l'apprentissage entre Dino et Hibari aurait été sensiblement différent. Ou plutôt, certaines scènes auraient été ajoutées. Puis on saurait exactement ce qu'il s'est passé pendant que Mukuro le « battait » si vous voyez ce que je veux dire... je n'en doute pas.
Avertissement: Attention. Cette histoire traite de relations homosexuelles entre deux hommes. On parle de slash, de yaoi. Merci de ne pas juger cette histoire selon ce seul critère s'il ne vous convient pas. Enfin, ici ne lisez pas. Je ne pense pas avoir un scénario assez intéressant à côté pour contre-balancer.
Merci également à Tyu-chan, pour la rapidité de sa correction, ses remarques, ses critiques et tout simplement, m'avoir fait poster cette histoire ici.
Chapitre 27
Voir Hibari dans sa cuisine avait quelque chose de terriblement irréaliste pour Mukuro. De la même façon, le gardien du Nuage ne se sentait vraiment pas à sa place. Dans son propre appartement, il avait appris à s'habituer à la présence de l'autre homme ou encore à son regard, pesant, posé sur lui. Mais ici, sorti de ses repères, il se sentait dévisagé, mis à nu sur un territoire à la fois inconnu et ennemi. Et il détestait cette impression, pourtant complètement humaine, qui l'envahissait. Retenant un mouvement rageur, Hibari ouvrit un nouveau tiroir, toujours à la recherche de celui contenant les couverts.
Dans son dos, Mukuro touillait son thé avec l'objet recherché en le regardant, le sourire aux lèvres. Il sortit la cuillère de sa tasse et la lécha, se demandant si le gardien laisserait éclater sa colère quand il découvrirait que toutes ses cuillères étaient aujourd'hui, par le plus grand des hasards, dans le lave-vaisselle. En attendant, il restait encore au gardien du Nuage trois tiroirs à fouiller.
Mukuro se passa rapidement une serviette autour des reins en entendant sonner à la porte. Il était à peine huit heures et il ne connaissait qu'une personne capable de s'inviter chez lui à cette heure-ci. Et effectivement, Hibari se tenait sur le palier, les sourcils froncés.
« Tu as mis du temps. »
« Oh, il a fallu que j'aide ma maîtresse à passer par la fenêtre. Mais comme tu insistais, je ne sais toujours pas si l'atterrissage a été ou non assassin. », répliqua en souriant l'illusionniste avant de laisser son fiancé entrer.
Mukuro referma la porte derrière le japonais et disparut sans un mot dans la salle de bain finir de se préparer. Quand il en sortit, dix minutes plus tard, la table était mise et Hibari l'attendait. Le gardien du Nuage rangea ses dossiers pendant qu'il approchait et ne releva pas la tête, se servant directement. Mukuro s'assit en face de lui et comprit soudain ce qui lui donnait un sentiment étrange, plus étrange encore que de voir Hibari dans un environnement très différent du sien. Imperceptiblement, la table avait été déplacée. Son sourire s'agrandit quand il vit Hibari jeter un coup d'œil à la fenêtre, un mur en béton dans son dos et avec, de sa place, vue sur la porte d'entrée. Le gardien du Nuage ne le fusilla même pas du regard quand il se mit à rire doucement, se contentant de garder les yeux sur l'extérieur.
Mukuro haussa ostensiblement un sourcil quand un sachet de chocolats traversa la table pour atterrir devant lui.
« Chocolat ? »
« Tu aimes, non ? », répliqua Hibari, sur la défensive.
Mukuro prit le sachet en main et commença à jongler avec, s'amusant à froisser à chaque réception l'emballage entre ses doigts, sachant combien ce genre de bruits pouvait agacer son fiancé. Le chef de la Fondation n'avait pas le monopole des informations. « Je ne savais pas que tu prêtais autant attention à ces détails. »
Hibari retroussa le nez, affichant une adorable moue boudeuse. « J'ai dû envoyer Kusakabe acheter des tablettes de chocolat à Tokyo il y a un mois, après que la ville ait été dévalisée en pâte à tartiner. »
« J'aime bien le chocolat. », répondit Mukuro. Il sourit en relançant le paquet en l'air. « Mais ça n'explique pas pourquoi tu m'en offres. »
« Ils sont à la liqueur. »
Hibari se couvrit la bouche pour bâiller. Il se frotta les yeux avant qu'une nouvelle envie de prendre une profonde inspiration ne revienne. Mukuro sourit, assis à ses côtés, et leva la main pour lui caresser les cheveux. Il laissa ses doigts se refermer sur le tissu de son pantalon, sans toucher le japonais.
« Longue nuit ? A qui dois-je cette mine fatiguée ? »
« Tsunayoshi Sawada. »
L'illusionniste s'était étranglé et toussota discrètement pour reprendre son souffle et dégager l'image mentale qui lui avait traversé l'esprit. « Oh, je ne m'y attendais pas. »
« Moi non plus. », répondit Hibari avant de soupirer et prendre un air rêveur.
Mukuro tourna rapidement sa tête en direction de Hibari qui, épuisé, bâillait à nouveau. « Par pure curiosité, pourrais-tu expliciter ? »
« Il a parlé. Pendant trois heures. »
« Une information que tu n'es pas sensé révéler ? »
« Des choses que tu ne veux pas savoir. »
Hibari allait prendre sa tasse quand la main de Mukuro le retint. Ce dernier le regardait en souriant et dit, « Je suis certain que si. »
Le gardien du Nuage regardait les doigts qui restaient tout contre les siens en répondant, « Il a parlé de son absence de vie sentimentale, de parade amoureuse et de relation entre herbivores. »
« Et pourquoi te parlerait-il de ça ? »
« Parce que Tsunayoshi Sawada est un dangereux malade schizophrène atteint d'un trouble de la personnalité et ne possédant aucun instinct de survie. »
Mukuro relâcha sa main et répondit un, « Ça se tient. » avant de repartir dans ses pensées. « Au fait, il faudrait que tu viennes dîner ce soir. »
« Tu passes me prendre à quelle heure ? »
« Hum, disons dix-neuf heures. Nous allons chez quelqu'un, à l'extérieur de la ville. »
« Pour quelle raison ? »
« Ton absence a été remarquée. Et comme tu es un argument, on aurait un avantage si tu étais présent. »
« Un argument ? », demanda Hibari les sourcils froncés.
Mukuro sourit, un peu trop gentiment sûrement. « Tu es un très bon combattant. », répondit-il. Il se demandait parfois à quel point Hibari comprenait la subtilité du monde dans lequel il évoluait. Mais ce qui était étrange était qu'il ait compris les propositions de Mukuro là où il ne saisissait pas celles des autres. L'illusionniste refoula rapidement cette idée et retourna dans ses pensées, prêt à utiliser comme il le fallait son argument nocturne.
Hibari se tenait adossé à un pilier, caché par les ombres. Il avait bien fait de mettre son costume noir, il se fondait plus facilement dans le décor. Il perçut un bruit à ses côtés et tourna vivement la tête. On leur avait fait mettre des masques à l'entrée et il ne s'habituait pas à la restriction de son champ de vision. Il était sans cesse gêné par le déguisement dans lequel ses cils s'accrochaient, brouillant son regard. Il soupira en voyant l'homme qui parlait à côté de lui depuis près d'une heure le chercher des yeux et le gardien Vongola s'éloigna un peu plus, pour s'installer confortablement et pouvoir surveiller la scène.
Ils étaient arrivés avec Mukuro plusieurs heures auparavant. L'illusionniste était venu le chercher en voiture et Hibari lui avait une nouvelle fois passé un paquet de chocolats. Il ne lui expliquerait jamais la raison pour laquelle il en avait autant et le chef du gang Kokuyo commençait à s'y faire, ne posant plus l'irritante question. Hibari se voyait mal lui expliquer que les esprits embrumés des personnes du service d'hôtel imaginaient qu'ils s'étaient disputés et lui laissaient, pour compatir à son chagrin, des tonnes de chocolat sur le lit refait tous les jours. A moins que ce ne soit pour lui souhaiter bonne chance dans ses fugues matinales amoureuses, Kusakabe, le frère de Hibari envoyé par son père mafieux, les ayant retrouvés. L'aîné fermait les yeux sur leur passion et leur laissait la possibilité de passer de tendres matins ensemble, en couvrant les deux amants et leur relation clandestine. Dans ces moments-là, Hibari se demandait s'il rentabilisait réellement son matériel audio en surveillant complètement l'hôtel.
Le gardien du Nuage interpella un serveur et se servit sur le plateau d'argent. L'homme repartit sans se départir de son sourire de joker, en accord avec sa tenue. Ils étaient facilement repérables dans la salle et les carreaux noirs et blancs masquaient leurs armes. Mais Hibari parvenait tout de même à les remarquer et s'amusait à deviner les modèles utilisé bagues qu'ils portaient aux doigts brillaient anormalement. Ils s'étaient attendus à cette expansion brutale des anneaux et seul Tsuna en ferait un ulcère mais il n'en restait pas moins étonnant d'en trouver autant dans une réception mondaine, où le milieu de la mafia ne se devinait qu'à peine. Les représentants de familles étaient peu nombreux et pourtant, les bagues redevenues à la mode ornaient un grand nombre de doigts. Lui-même avait pu expérimenter les anneaux, et ceux-ci n'atteignaient sûrement que péniblement un rang D selon le classement qu'il établissait. Les plus récentes étaient plus proches du rang B que du rang C. En continuant, le producteur se dirigeait immanquablement vers la production de son chef-d'œuvre, une bague de rang S. Mais il risquait de ne jamais y parvenir s'il ne se dépêchait pas. Après tout, le producteur serait mort avant la fin de la semaine.
Le gardien du Nuage chercha Mukuro du regard. Il s'ennuyait maintenant et désespérait de trouver un verre contenant autre chose que de l'alcool. Il allait finir par mourir de soif. Il repéra alors l'illusionniste qui était en compagnie d'un homme en costume blanc, le propriétaire sûrement. C'était assez étrange de voir comment agissait Mukuro. Il parlait avec ses mains, réajustant sans cesse une mèche de cheveux. Il riait doucement, se rapprochait un peu de l'autre homme et attrapait soudainement un verre, ou appelait une personne passant à côté pour la faire rentrer dans la conversation. L'homme en blanc le regardait, captivé. Hibari étudia les attitudes physiques des deux hommes, plus intéressé par ce dialogue corporel que par la discussion qui se déroulait en apparence. Il trempa ses lèvres dans le verre qu'un serveur lui avait mis entre les mains, le jus d'orange le désaltérant. Soudain, au détour d'une gorgée, Hibari se demanda si ces signaux basiques d'herbivore en pleine séance de séduction étaient vraiment aussi simples d'utilisation.
« J'imagine que tu ne vas ni m'expliquer ni t'excuser. »
« Je n'ai pas à m'excuser. », bougonna Hibari en se calant dans le siège de la voiture.
Mukuro démarra, agacé. « Je peux savoir ce qu'il s'est passé au fait ? Je n'ai pas pu voir comme il y avait une émeute autour de toi. »
Chose exceptionnelle, Hibari sentit son visage chauffer. Il avait déjà chaud depuis plusieurs heures mais là, il parvint à distinguer qu'il s'agissait d'un rougissement. Il détourna la tête et souffla un « Rien. » qui aurait pu convaincre l'autre s'il n'avait pas vu un serveur assommer un invité avec un plateau en argent.
« Rien ? », demanda-t-il, un rire dans sa voix. « Je demandais seulement parce qu'au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, ta chemise ne possède plus de boutons. »
« J'avais chaud. »
« Oui. C'est évident. »
Le reste du retour se poursuivit en silence. Quand Hibari ouvrit la portière pour sortir, Mukuro le retint pour lui dire en souriant, « Tu devrais éviter de mentir. Tu es tout de même le fiancé du plus grand illusionniste qui soit. »
« Alors ne me pose pas des questions auxquelles je ne répondrai pas. »
« C'est par pure politesse. »
Hibari chercha à se dégager mais la prise sur son poignet se resserra. Il soupira, agacé et fatigué, un « Quoi ? » qu'il espérait rhétorique.
« Tu es sûr de ne pas vouloir essayer les chocolats à la liqueur ? Je suis sûr que l'effet serait dévastateur. », répondit Mukuro, son dernier mot suintant le stupre et la luxure. Il sourit en déserrant sa prise et en disparaissant à la vue du japonais, ne laissant derrière lui que l'odeur de l'essence.
Hibari grogna en entendant des coups frappés à la porte. Il sortit du lit dont le côté droit était toujours aussi impeccablement fait que la veille. Il tira le drap et s'enroula dedans avant de se diriger vers l'entrée. Il bâilla en sortant ses tonfas. Il n'avait pas pris de nouvelles habitudes depuis qu'il évoluait dans la mafia mais avait développé certains de ses réflexes. Il ouvrit la porte et décocha un coup qui ne rencontra que du vide. Mukuro apparut alors face à lui.
« Qu'est-ce qu'il y a ? », demanda le gardien du Nuage en le faisant entrer, bâillant toujours comme il s'installait sur le canapé.
Mukuro le rejoignit et déposa sur la table du salon de quoi déjeuner. « Tu étais en retard. »
Hibari fronça les sourcils et prit son temps pour répondre, les mots sortant difficilement. « Nous n'avions pas rendez-vous. »
« Tu viens depuis une semaine tous les matins à la même heure. »
Le japonais haussa les épaules et répondit « Je dormais. », avant d'essayer de saisir la tasse de thé déposée devant lui. Il sourcilla en la voyant sortir de son champ de vision. Il tourna la tête et croisa le regard moqueur de Mukuro. « Quoi ? »
« Je me demandais ce qu'il s'est passé hier. », répondit l'illusionniste en passant la tasse d'une main à l'autre, faisant courir son doigt sur le rebord.
« Hier ? »
« Pendant que je parlais avec le propriétaire. »
Hibari se rapprocha, tentant de saisir la tasse qu'il voyait danser devant ses yeux, lentement, de façon complètement hypnotique. « Analyse du comportement. »
« Il va falloir que tu développes. », répondit Mukuro en éloignant encore la tasse, sursautant en sentant la main de Hibari se poser sur sa cuisse. Il sourit à l'air fatigué du gardien, plus amusé que compatissant.
« Travail sur le langage corporel. J'ai étudié les réactions des herbivores face à des signaux pré-établis et connus. »
Hibari soupira de soulagement quand la tasse atterrit entre ses mains. Ce matin, exceptionnellement, il éprouvait le besoin vital de boire la sacro-sainte boisson du matin. Il allait tremper ses lèvres dedans quand un rire lui fit lever la tête. Mukuro se tenait sur le palier, prêt à partir.
« Une dernière, d'où viennent tous ces chocolats ? »
« Service de chambre. »
« Oh. Tu devrais plutôt retourner te coucher. Il est possible que je t'ai réveillé un peu trop tôt aujourd'hui. »
Hibari tourna la tête vers l'horloge qui indiquait très précisément cinq heures moins huit minutes. Il regarda ses mains, soudainement vides, tout comme la table. Il jeta la lampe en direction de l'illusionniste qui rit en l'évitant.
« Tu ne me demandes pas pourquoi ? »
« Je m'en fiche. », répondit Hibari en bâillant pour rejoindre sa chambre. Il se laissa tomber sur le lit, enroulé dans la couette. Il sentit le matelas bouger. L'illusionniste était à ses côtés, le sourire ne quittant plus ses lèvres.
« C'était par simple curiosité. », dit-il avant de disparaître à son tour.
« Hibari, nous avons un problème. »
« De quel ordre ? »
« S. »
« Dans quel état est l'appartement ? »
« Je suis désolé Kyoya. J'ai retrouvé Amaterasu et elle n'est plus... utilisable. »
« Je vais tous les tuer. »
« Mais Kyoya, Athéna va bien elle, elle est toujours à Namimori avec les sauvegardes de tes jeux! »
« Autre chose ? »
« Les attaques étaient ciblées mais ils ont dû nous découvrir il y a peu, je dirai que l'information aura circulé à la fin de la journée. Pour le moment, le secret est encore gardé. J'ai pu retarder la troupe d'assaut et leurs moyens de communication sont brouillés. L'équipe est en train d'essayer de retracer le signal pour trouver leur centre. Ils sont liés à monsieur Glicco, celui de la grande propriété. Ça pourrait être une première piste. »
Hibari resta quelques temps silencieux, son portable à l'oreille. Il finit par souffler doucement à Kusakabe, « Envoie Amaterasu à Spanner. S'il ne peut rien faire, on rappelle Irie. », avant de raccrocher. Les yeux fixés à la route, il déclara froidement à Mukuro, « Nous sommes repérés. Je peux les retrouver dans quelques heures. Si tu as quelque chose, c'est maintenant. »
L'illusionniste sourit en sortant d'une de ses poches une carte signée. « J'ai une autre adresse, on pourrait commencer par s'y rendre. »
« Très bien. »
« Au fait Kyoya, Amaterasu ? »
« Ma DS de voyage. »
« Je ne te savais pas adepte du shintoïsme. »
« Concentre-toi sur la route au lieu de raconter des imbécilités. Amaterasu est ma Nintendo DS. »
Hibari ouvrit la vitre et dégaina un uzi, tirant sur les hommes armés qui s'approchaient. Il bondit hors de la voiture et frappa chaque personne qui cherchait à l'approcher, poursuivant les larves qui s'enfuyaient. Quand Mukuro sortit de sa voiture, Hibari recoiffait ses cheveux et gagnait la porte. Il donna un coup de tonfa dedans et bondit en arrière, souriant en évitant les copeaux de bois provoqués par l'explosion. Il sourit en voyant les hommes qui attendaient de l'autre côté de la porte et qui bondirent sur eux, tentant de les encercler. Les deux hommes s'éloignaient l'un de l'autre pour se battre, utilisant le terrain et étaient à nouveau proches, contrôlant les mouvements des assassins. Le combat n'allait pas durer, les bagues expérimentales ne tenant pas face à celles que portaient les deux gardiens.
Mukuro venait écraser le visage de l'homme entre le bitume et sa chaussure, tirant une profonde satisfaction du sang gouttant sur le pavé. Il sourit en plantant son trident entre les doigts écartés de sa proie qui ne retint pas un gémissement de peur. Il sourit en entendant les coups qui s'échangeaient autour de lui, ne prêtant qu'à peine attention au combat qui s'y déroulait.
« Tu ne sais toujours pas où s'enfuit ton boss ? »
Il rit en voyant l'autre homme essayer de saisir une arme dans sa veste et lui enfonça son pied dans l'abdomen, le laissant reprendre sa respiration et cracher son lot de sang. Il ne s'écarta pas comme Hibari s'approchait d'eux, fouettant l'air avec ses tonfas pour en retirer tout ce qu'ils avaient ramassé.
« Tu devrais parler maintenant, plus personne n'est là pour te traiter de lâche. Après tout, il y aura bien quelqu'un qui se chargera d'ouvrir la bouche. Et celui-ci sera le seul qui pourra encore articuler demain. »
La mission avait tourné au désastre mais tout n'était pas encore perdu. Il semblerait effectivement qu'ils aient frappé à la bonne porte. Mukuro avait gagné le toit afin de bloquer toute fuite aérienne pendant que le gardien du Nuage était descendu dans les sous-sols à la recherche d'une salle misérablement réduite que garderaient deux grands imbéciles qu'il pourrait cogner à répétition avant de voir s'effondrer. Effectivement, il parvint à trouver ce qu'il voulait et quand il entra, il tomba sur le confectionneur de bagues qui, en larmes, vint supplier pour avoir la vie sauve. Dans ces moments-là, tous les hommes du monde avaient une femme atteinte d'un cancer qui ne rêvait que de revoir son mari, de quatorze enfants dont trois leucémiques, un tuberculeux et une adolescente qui avait été enlevée et allait mourir s'il ne créait pas des bagues, sans compter l'éternel lien familial qui unissait l'homme à son patron, son frère qu'il ne voulait pas trahir. Mais Hibari n'était pas compréhensif. Il frappa les murs de la pièce, jusqu'à trouver celui qui sonnait creux. Il l'éclata et entra dans la chambre luxueuse, emmenant avec lui les bagues qu'il trouvait. Il mit feu aux deux salles et ressortit, abandonnant les corps sans vie derrière lui.
Hibari finit par croiser Mukuro au détour d'un couloir. Il lui jeta une bague et ils avancèrent côte à côte, l'illusionniste faisant jouer l'objet entre ses doigts. Il sourit avant de dire, un rire dans la voix, « Ton attention me touche. »
Ils continuèrent d'éliminer ceux qui croisaient leur route, se partageant les troupes dans les étroits couloirs. Ils finirent par trouver l'homme qu'ils voulaient. Ce dernier leur réserva la surprise de se débattre, longtemps, avant de finalement se faire acculer et être maîtrisé.
Hibari sortit une photographie d'une de ses poches et la montra à l'homme. Il la rapprocha des yeux gonflés et hagards. « Tu connais cet homme ? »
« Qu'est-ce que ça change ? », la voix pâteuse sonnait difficilement. « Vous êtes des Vongola non ? Vous ne me tuerez pas. »
Hibari rangea le cliché en souriant doucement. « Je ne me souviens pas avoir rejoint cette famille. »
L'homme eut une expression surprise, autant que son visage déformé le laissait deviner.
« Et moi, je n'ai pas beaucoup d'affection pour les mafieux. », reprit Mukuro en souriant également. Il se tourna vers Hibari et lui demanda, sa voix caressante, « Ça t'ennuierait de me laisser discuter avec notre hôte ? »
Hibari haussa les épaules et sortit de la pièce, refermant la porte derrière lui. Quand Mukuro en ressortit, il était aussi impeccable que s'il revenait d'une autre soirée mondaine. Hibari sourcilla en voyant à travers les illusions le sang qui fleurissait sur ses vêtements. Il le suivit en silence dans les couloirs et ils montèrent dans la voiture, abandonnant derrière eux la demeure d'où s'échappait déjà de la fumée.
« Ah, je crois que j'ai oublié d'effacer les vidéos de surveillance. »
« Kusakabe s'en est occupé. »
« A cette distance ? Kufufu! Ton armée est vraiment impressionnante. »
« Mukuro! Ça c'est bien passé ? »
« Kufufu! Quelle question. », répondit le susnommé en entrant dans son appartement. Il gardait le sourire aux lèvres malgré l'atmosphère lourde qui venait de tomber. « Nous avons un invité pour la nuit donc je vous demanderai de l'accueillir cordialement. Nous rentrerons demain à Namimori. »
Chrome fut la plus rapide à se remettre de sa surprise. Elle tira inconsciemment le bas de sa jupe, elle n'avait pas oublié la fois où le gardien avait voulu la corriger pour avoir une tenue non-conforme aux règles, le tissu frôlant d'après lui l'indécence. « Bonsoir Hibari. », souffla-t-elle doucement tout en se demandant qui lancerait le début des hostilités.
« Chrome. », la salua le gardien en se tournant vers elle.
« Qu'est-ce que tu fous là sale piaf ? Tu te crois chez toi partout ? Squatteur, utilise l'argent dégueulasse de ta putain de famille au lieu de- »
La voix de Mukuro s'éleva, coupant court aux insultes. « Merci beaucoup Ken d'accepter de lui prêter ta chambre. Chikusa, tu emmèneras notre invité après que Ken ait débarrassé la chambre, tu veux bien ? »
« Mais Mukuro- », commença le blond avant de s'interrompre sous le regard noir qu'il recevait. Il décrocha un coup de pied dans le meuble à côté duquel il se trouvait et se dirigea vers la sortie. Alors qu'il passait à côté de Hibari, il entendit distinctement un « Ouaf. ». Il claqua la porte derrière lui et disparut.
La nuit était bien entamée. La chambre était éclairée par les lumières de la ville qui traversaient les volets. Sous les draps, une main caressait le corps offert. La bouche rougie par le désir laissait échapper une respiration haletante. Les lèvres furent mordues comme les doigts venaient enserrer un sexe tendu par l'envie. L'excitation des combats ne retombait plus depuis qu'ils ne se touchaient plus. Et le rythme appliqué à son membre était la seule chose qui lui permettait un instant de faire retomber la pression, de se laisser aller. C'était bon. Trop, pas assez, il n'y faisait plus attention. Il ressentait juste, et il oubliait.
Sa bouche s'entrouvrit sur un cri muet qui ne s'échappa jamais comme son sperme se répandait sur son torse et sa main. La respiration devint calme jusqu'à ce que, finalement, il s'endorme.
Note de fin d'auteur : Athéna est vraiment le nom de ma DS, parce que j'ai un humour pourri et que je le vis bien. Si j'étais assez riche, j'aurai également une DS de transport mais comme je n'en ai pas, elle reste tranquillement à la maison à m'attendre. Et oui, toutes mes consoles ont un nom. Vous pouvez donc constater que deux semaines ne se sont pas écoulées comme prévu. Effectivement, ma superbe bêta-lectrice m'a corrigé en une soirée ce chapitre afin que je puisse vous l'offrir. Encore un énorme merci à elle. Merci également à tous les lecteurs. Vous avez été si nombreux que j'ai frôlé la crise d'angoisse. J'espère que ce chapitre vous plaira à tous et toutes et que vous n'hésiterez pas à revenir laisser un message ici.
Merci beaucoup à Koko-chan pour sa présence très régulière. Pour ce qui est des rêves, ça arrive, le plus important est de réussir à en rire! Merci pour ta longue review.
Merci à undertaker (je le savais pour le pseudo, je le savais!). Je connais également Yoneda Kou et elle est la seule et unique responsable de mes réguliers coups de cœur pour le 8018. Coupable! J'aime énormément ce qu'elle fait. Mais, le 6918 a mon cœur, je trouve qu'il se glisse très bien dans Reborn!, plus encore que les autres. Mais ce n'est qu'un avis. C'est amusant que tu parles de Gintama, je viens de regarder l'épisode 118 (autre couple que j'aime dans Reborn! mais ceci est une parenthèse inutile). Cette anime me fait rire, avec ses personnages tous plus fous les uns que les autres, non-conventionnels au possible. J'espère que tu aimeras ce chapitre qui est effectivement arrivé plus tôt que prévu. Pour le prochain en revanche, je ne peux pas encore connaître sa date de publication mais j'y travaille. Bises et n'hésites pas à repasser.
Merci à Katou pour être revenu! Les lecteurs sont globalement assez partagés sur les sentiments qu'éprouvent les deux protagonistes. Et l'auteur continue sa lutte pour faire avancer toute cette histoire. Je ne peux dire qu'une chose, Hibari et Mukuro se reconnaissent. Hum, je ne me mouille vraiment pas mais au final, c'est bien la seule chose à retenir.
Merci aux revieweurs dont le nom n'est pas apparu. J'ai donc un doute sur votre identité et si vous vous reconnaissez, n'hésitez pas à signer. Enfin, normalement, mes réponses vous sont déjà parvenues. Si ce n'est pas le cas, laissez au moins un nom que je puisse diriger ma réponse.
Et voici maintenant, la tant attendue Bande-Annonce!
Dans le chapitre suivant, vous retrouverez une histoire d'amour idyllique! "Tsuna avait passé la nuit au téléphone, littéralement parlant."
Des déclarations révélatrices! « Kufufu. Heureux de ne pas baisser dans ton estime. »
Un bonheur inattendu! "Hibari avait passé une excellente semaine."
Et enfin, et surtout, des sentiments (ou presque!) ! « Je... Je t'aime. »
Hibari prenait son temps. Il avait caressé le sexe entre ses mains, sentant l'érection durcir. Il l'avait sucé, sa bouche l'emprisonnant dans sa chaleur moite. Il soupira de plaisir en frottant le membre dur contre son orifice et s'empala doucement dessus. Il ne ressentait que les ondes de plaisir qui le traversaient. Menotté au lit, Xanxus le fusillait des yeux et l'insultait quand Hibari arrêtait un instant de bouger sur lui.
Le Vongola vint lécher l'oreille du Varia et y souffla, partagé entre le rire et le sourire, « C'est toi l'ordure, déchet. »
bloodtaki2, voici donc une des choses qui a dû se dérouler la nuit précédent la scène de HIFL. Au final, c'était plus physique que comique donc n'hésites pas pour les réclamations, tu connais le principe! C'était amusant d'écrire un Hibari aussi désinhibé et... ouvert ? Oui. Et puis bon, les menottes, ah, les menottes.
Hibari ne retenait pas ses coups. Il frappait sans s'interrompre, parvenant pourtant à peine à se concentrer sur son combat. Il ne regardait pas son opposant, plus intéressé par l'affrontement qui se déroulait juste à côté, plus intéressé par cet Emma que Tsunayoshi Sawada s'était approprié contre sa volonté. Il aurait pu savourer son combat, profiter de chaque instant. Mais il ne ressentait que la frustration de ne pas avoir le moins faible. Elle était enfin morte. Négligemment, Hibari enjamba le cadavre de Suzuki. Cette fois-ci, ce serait lui qui interromprait le match du Dixième Vongola.
Voilà ma Tyu. Comme tu peux le voir, Hibari ne lui prête pas du tout attention. Vraiment pas. Reste zen, contrôle, tout ira bien. Tu sais comment ça marche, si tu veux autre chose, le service après vente est là pour toi.
