Temps et Contretemps
Disclaimer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas et sont à sir ACD, et leurs versions modernes à Mark Gatiss et Steven Moffat. Quant à Harry et au monde magique, ils appartiennent à J.K.R.
Je ne touche aucun argent pour mes écrits.
Ceci est basé sur une phrase qui est dans le chapitre 5 de 5 fois où Sherlock refusa l'existence de la magie. Je préviens, attaque massive de fluff !
Et aussi, j'ai écris ça en juillet 2017, donc mon style a peut-être évolué.
Enjoy !
Contretemps 7 : Premiers
Croche 1 : Premier baiser
Sherlock et John se connaissent depuis 3 ans. ils adopteront Harry dans deux ans.
Sherlock s'accroupit du côté droit du corps, et John de l'autre côté. Il commença à chercher des indices, observant attentivement la main de la victime.
« Qu'est-ce que tu peux me dire ? lança-t-il à John.
- La victime a été éventrée, dit celui-ci d'un ton professionnel. Les reins ont été prélevés. Trafic d'organe ?
- C'est trop brouillon pour ça, réfuta Sherlock. Pas assez clinique. Et assez de personnes sont suffisamment désespérés pour vendre leur rein, ce n'est pas la peine de tuer quelqu'un au hasard pour ça, encore moins de l'éventrer vivant. Une balle dans la tête avant l'opération est beaucoup plus rapide.
- D'accord. Il y a des bleus sur ses bras et un ongle est cassé, la victime s'est défendue. Mais elle a été maîtrisée assez vite, par un poing américain à en juger par les marques sur sa tempe. Le tueur ne doit pas avoir l'habitude de faire ça, c'est vraiment brouillon, dit le médecin en fronçant le nez. Regarde-moi ce travail bâclé… Il a touché des vaisseaux sanguins importants en l'éventrant, la victime s'est vidée de son sang en quelques minutes. Et toi qu'est-ce que tu… Quoi ? » Demanda-t-il, confus, en se rendant compte du regard de Sherlock sur lui. Celui-ci semblait presque… admiratif ?
« Tu remarques de plus en plus de chose, le félicita le détective. Bon, tu es passé à côté de toutes les infos sur la victime elle-même, mais tu n'aurais jamais trouvé le poing américain avant ça.
- Merci, sourit John. Je dois avouer avoir du mal à me concentrer à cause de l'odeur. Ce parfum sent vraiment mauvais ! »
Curieux, Sherlock renifla l'odeur lui-aussi – il n'y avait pas fait attention jusqu'à présent. Soudain, il écarquilla les yeux et sa bouche forma un petit « o » de satisfaction.
« John, tu es génial ! » S'exclama-t-il, extatique.
Et suivant la pulsion de son corps – sûrement pour la première fois de sa vie – il s'élança vers John et écrasa ses lèvres contre les siennes.
La scène de crime devint brutalement silencieuse, tous les regards des policiers fixés sur eux. Mais c'était bien la dernière préoccupation de John. Il voulait ça depuis tellement longtemps ! Passé les premières secondes de stupeur, il répondit avec passion au baiser. Oublieux de tout, il leva la main et la passa dans les cheveux de Sherlock, les touchant enfin. Ils étaient encore plus doux que dans ses fantasmes. La bouche du brun était encore plus délicieuse que dans ses rêves.
Un raclement de gorges brisa soudain leur bulle, le faisant grogner. Il ne lâcha cependant pas les lèvres de son désormais petit-ami. Ils allaient malheureusement bientôt manquer d'air, ce qui était vraiment dommage.
« Hum… Pas que je ne sois pas content pour vous, mais vous êtes au-dessus d'un cadavre là, éventré qui plus est. » Dit Lestrade, très gêné.
Ils se séparèrent à contrecœur, tournant la tête vers lui.
« Nous sommes occupés là, dit Sherlock férocement.
- Au-dessus d'un cadavre ! Cria presque Lestrade, intensément frustré. Pourquoi vous ne pouvez pas faire tout ça normalement et échanger votre premier baiser après un rendez-vous ?
- C'est pas vraiment leur genre.» fit remarquer Donovan, une grimace dégoûté sur le visage. « Tiens, ils sont repartis. Vraiment taré ces deux-là… » Sur ces mots, elle se détourna de la vision de John et Sherlock s'embrassant avidement – toujours au-dessus du cadavre bien sûr.
Lestrade se pinça l'arête du nez, exténué.
Il allait finir par faire une dépression nerveuse avec ces deux idiots.
oOo
Croche 2 : « Je t'aime »
Sherlock et John sortent ensemble depuis 7 mois.
Un grand nombre de vies dépendait d'eux, comme d'habitude. Les chiffres défilaient inexorablement, la machine bipant de manière régulière, augmentant la tension dans la pièce à chaque nouveau bip.
Sherlock s'affairait autour de la bombe, observant les fils, inspectant les différents éléments. John était derrière lui, silencieux. Il savait qu'il ne pouvait rien faire dans cette situation, et qu'il gênerait Sherlock plus qu'autre chose s'il essayait de l'aider. Mais il ne pouvait s'empêcher de faire bouger sa jambe convulsivement.
Ils ne pouvaient pas fuir, bien sûr. Ce n'était pas une petite bombe qui ne soufflerait que quelques immeubles, non, c'était une bombe terroriste posé sous le 10 Downing Street, dans une cave oubliée qui avait été murée il y a longtemps, assez forte pour faire exploser le quartier entier. Ils n'avaient pas le temps d'aller assez loin pour échapper à l'explosion, et la police n'aurait pas le temps de faire évacuer tout le monde à la surface.
Bref, ils étaient mal.
(C'était aussi la troisième bombe de ce genre qu'ils avaient à désamorcer. Les terroristes devraient penser à se renouveler un peu…)
N'en pouvant plus, John se rapprocha de Sherlock et s'accroupit à côté de lui. Ils étaient juste épaules contre épaules, un léger contact qui ne gênerait pas le détective. Une manière pour le médecin de se rassurer. John croyait en Sherlock, mais peut-être que cette fois, il n'y arriverait pas. Au moins, ils mourraient ensemble. Ça allait très bien à John, c'était même la meilleure manière de mourir selon lui.
Sherlock lui lança un coup d'œil, semblant savoir exactement ce qui lui passait par la tête. Le détective se rapprocha encore un peu.
John jeta un coup d'œil au minuteur : 1:05.
« La dernière fois, tu l'avais désamorcé avant d'arriver à une minute, murmura-t-il sans pouvoir s'en empêcher.
- Je t'aime. » Répondit Sherlock brusquement.
John vacilla, déstabilisé. C'était la première fois que le brun disait ces mots. C'était bien son genre, de les dire à un moment pareil ! Comme il ne répondait rien, le détective reprit en reprenant son travail sur l'engin explosif :
« C'est le moment où tu me le dis aussi, je te ferai savoir, l'informa-t-il d'un ton pincé. On doit même se faire des adieux super larmoyants juste avant que je désarme la bombe de manière héroïque quelques secondes avant explosion. »
John le regarda d'un air effaré.
« Ok, alors plus de comédie romantique avec Molly et Irène pour toi, ça te met vraiment le cerveau à l'envers !
- Pitié oui, souffla le détective.
- Pourrait-on directement sauter au moment où tu désarmes l'engin ? Rajouta John.
- J'y suis presque… Et voilà ! » Dit Sherlock d'un ton satisfait alors que le minuteur se figeait sur 0:15.
Les épaules de John se relâchèrent, et il souffla de soulagement.
« Je n'ai pas le droit à des félicitations ? Dit le détective, extrêmement soulagé lui aussi.
- Viens ici, idiot. » souffla John en riant un peu.
Il l'attira contre lui, le serrant de toutes ses forces. Juste avant de sceller leurs lèvres, il souffla :
« Moi aussi je t'aime. »
oOo
Croche 3 : « Veux-tu m'épouser ? »
Sherlock et John se connaissent depuis 8 ans, et sortent ensemble depuis 5 ans. Harry va bientôt avoir 8 ans (l'action se situe début juillet.)
Ils courraient côte à côte, filant dans les ruelles à la poursuite du suspect. Celui-ci fit tomber une poubelle pour essayer de les ralentir. Sherlock sauta par-dessus gracieusement. John l'imita tant bien que mal. Heureusement qu'il avait de l'endurance ! Il rattrapa vite Sherlock, le dépassant même un peu. Soudain, le suspect fit un virage dans une rue perpendiculaire, perdant quelques précieux centimètres sur ses poursuivants.
Grave erreur.
Avec la force de l'habitude – pourquoi les suspects s'échinaient-ils à penser qu'ils pourraient s'enfuir ? – John prit son élan et sauta, s'écrasant contre l'homme. Ils roulèrent au sol, s'échangeant des coups. John finit par avoir le dessus, et plaqua le criminel au sol. A califourchon sur son dos, il lui maintenait tant bien que mal les bras contre le dos.
« Sherlock, tes menottes ! » Cria-t-il à son compagnon, qui s'était arrêté à côté de lui.
Mais rien ne vint. Surpris, John tourna la tête vers le détective. Celui-ci se tenait immobile, le regardant d'un air indéchiffrable.
« Sherlock, c'est urgent ! »
Sherlock finit, après de longues secondes, par ouvrir la bouche. Les mots qui suivirent résonnèrent longuement dans l'allée déserte.
« John, tu veux bien m'épouser ? »
Silence absolu. John affichait un air de surprise le plus total, air qui se retrouvait sur les traits de Sherlock. Apparemment, ce n'était pas ce qu'il avait prévu de dire.
« Quoi !? S'étrangla presque John.
- Aller à l'autel, avec moi. Et il y aura un prêtre. Je suppose, rajouta Sherlock en fronçant les sourcils.
- Heu… Je… » Balbutia John très intelligemment, toujours dans le flou le plus complet et essayant désespérément de donner un sens à cette situation surréaliste.
« Et bien, c'est très romantique tout ça. Peut-être que je devrais vous laisser entre vous ? » Tenta le criminel sur lequel John pesait toujours de tout son poids.
John lui balança son poing dans le visage, l'envoyant dans les vapes. Il avait déjà assez de chose à penser pour ne pas en rajouter d'autres.
Des menottes apparurent dans son champ de vision, tendues par Sherlock. Il le remercia, passant les bracelets aux poignets de l'homme. Mais son esprit, lui, était à mille lieux de ça, en train de carburer à toute vitesse.
« Désolé pour l'absence de bague, dit alors Sherlock. Je l'ai laissé au 221B, comme je prévoyais de te le demander dans deux jours chez Angelo…
- Pour notre anniversaire… » chuchota presque John, n'arrivant pas à croire que Sherlock s'en souvienne – ce n'était pourtant pas un jour qu'ils fêtaient.
Sherlock hocha la tête. Avant que John ait pu lui répondre – et sa réponse serait « oui », bien sûr que ce serait oui ! – Lestrade et toute sa brigade débarqua dans la rue. John souffla d'exaspération. Au moins, cette capacité à intervenir toujours au plus mauvais moment lui permettait de confier le suspect aux bons soins de la police.
Quand il fut enfin relevé, il entraîna Sherlock plus loin dans la ruelle. Sans lui laisser le temps d'en placer une, il l'embrassa passionnément en le plaquant contre le mur, comme il le voulait depuis que Sherlock avait fait sa demande spontanée. Sherlock lui répondit avec enthousiasme, posant ses mains aux creux des reins du médecin, le rapprochant encore plus.
« Je suppose que c'est un oui ? demanda Sherlock quand ils se séparèrent, haletant.
- Mille fois oui, Sherlock. Bien sûr que c'est oui. Répondit John en souriant follement. Je t'aime tellement, rajouta-t-il en l'embrassant encore.
- je t'aime aussi, déclara Sherlock entre deux baisers. Désolé pour cette demande, elle était beaucoup moins bien que celle prévue.
- Non, c'était parfait. » assura John.
C'était vraiment parfait.
(Ils se marieront deux mois plus tard, le sept septembre :) )
C'est vraiment trop bizarre de lire quelque chose que j'ai écris il y a longtemps. Même si j'aime encore beaucoup ce chapitre, il est clair que je ne l'aurais pas écris comme ça aujourd'hui ! J'espère que ça ne détonne pas trop avec les derniers chapitres...
Et j'espère vous revoir bientôt pour la suite de la deuxième année d'Harry :)
