DISCLAIMER : Les personnages appartiennent aux studios d'animation Disney/Pixar et Dreamworks. En revanche, l'histoire m'appartient. Merci de ne pas plagier.


Le sol était enfin sous ses pieds. Après avoir essuyé une violente tempête et plusieurs heures de traversée en mer, Harold était ravi de marcher sur quelque chose qui ne tanguait pas. Son estomac n'avait rien gardé du petit déjeuner copieux qu'il avait prit avant le départ, et même s'il était affamé, il se sentait encore barbouillé.

Lorsque son père revint avec des sandwiches au jambon ainsi qu'une grande bouteille de soda, le jeune homme ne put accepter et préféra profiter de cette petite pause dans leur trajet pour appeler sa petite amie. Depuis son arrivée sur le continent, son téléphone ne cessait pas de vibrer, recevant tous les messages, snaps et autres tweets qu'il avait manqué durant son mois d'absence sur Beurk.

Il les ignora pour le moment, et tapa le numéro qu'il connaissait maintenant par cœur :

« Harold ! Enfin ! J'ai bien cru que tu ne reviendrais jamais ! »

Harold sourit. Ses journées avaient beau avoir été très chargées, il n'avait cessé de penser à elle, à ses longs cheveux blonds qui le chatouillaient quand elle l'embrassait, et à son caractère de cochon. Entendre sa voix après ce long mois de séparation était un véritable soulagement :

« Tu m'as beaucoup manqué, toi aussi. Oui, je suis au port, on devrait repartir bientôt. Oh, je n'en sais rien, sans doute vers vingt-deux ou vingt-trois heures. Ne t'inquiète pas, je peux répondre à tes messages maintenant. Moi aussi je t'aime... bye ! »

Il envoya ensuite un message à Jack, Mérida, Elsa, Raiponce et Anna. Eux aussi lui manquaient terriblement. Lorsqu'il revint vers son père, celui-ci semblait exténué.

« Vivement que l'on soit à la maison, hein fils? Fit-il en lui assénant une tape sur l'épaule. C'étaient des vacances assez éprouvantes.

-Tu l'as dit. »

Harold n'avait pas osé en parler à son père. Il se voyait mal venir à table un beau matin et lui lancer : « tient au fait ! Maman est toujours en vie, elle nous a simplement abandonné il y a seize ans sans jamais redonner de nouvelles ! ». Assis sur le siège passager, il réfléchissait à cela, et se posait les mille mêmes questions qu'il se ressassait depuis qu'il avait découvert ceci. Alors qu'il discutait avec ses amis et Astrid par messages, il finit par s'endormir, la tête posée contre la vitre, et bercé par le ronflement du moteur.

Il se réveilla en dépassant le panneau de la ville, l'esprit encore embrumé de rêves. Son père lui sourit, le visage marqué par la fatigue également. Lorsqu'ils arrivèrent enfin chez eux, ce fut un soulagement que de voir leur maison se dresser dans le noir de la nuit.

Ils sortirent et posèrent leurs valises dans le salon avant de chacun monter se coucher, pour profiter d'un sommeil dûment mérité. Celui-ci ne fut pas aussi long que l'avait espéré Harold, néanmoins : vers huit heures du matin, un grand brouhaha résonna jusqu'à ses oreilles, provenant du jardin. Il se leva en alerte et ouvrit ses volets pour voir de quoi il s'agissait, et se mit à rire : son dragon était enfin rentré, lui aussi.

Harold descendit les marches quatre à quatre, talonné par son père qui baillait à s'en décrocher la mâchoire. Une fois dans le jardin, le jeune homme vit enfin quelles installations avaient été utilisées pour ce trajet : Krokmou se prélassait dans une gigantesque cage de métal, accrochée à l'aide d'épais câbles au traîneau le plus massif et le plus beau qu'Harold ait jamais vu. A l'avant se tenaient six rennes majestueux, visiblement épuisés par leur voyage.

« Vous... vous êtes venus en traîneau ? » Demanda-t-il avec un soupçon de méfiance dans la voix.

Monsieur Nord se mit à rire et lâcha les rennes pour saluer son élève, suivit de Bunnymund qui semblait avoir la nausée.

« Nord... je te préviens... je ne monte plus jamais dans ton engin de malheur !

-Voyons Jeannot ! S'exclama le gros bonhomme en l'attrapant par l'épaule. Je suis sûr qu'au fond tu adores balade en traîneau !

-Sans aucun... doute. » dit-il en réprimant un haut le cœur.

Harold préféra garder ses questions pour plus tard et se dépêcha de rejoindre Krokmou, qui semblait agacé par sa prison de métal. Son ami libéra les grandes barres de fer qui bloquaient la porte et laissa sortir la créature ailée, qui se jucha sur ses épaules en le faisant tomber.

« Krokmouuuu... je t'ai déjà dit que tu étais trop grand pour faire ça ! »

Il se releva en riant et fonça sur son dragon pour le serrer dans ses bras, heureux de le voir sain et sauf auprès de lui. Dans la cour, madame Poppins garait sa petite voiture noire et venait vers eux, munie de ses talons hauts et de son sac à main habituel.

« Bonjour, Harold. Noël, Jeannot ! Fit-elle à l'intention des deux professeurs. Et que vois-je, notre dragon préféré.

-Il se nomme Krokmou, précisa Harold en grattant la tête de son animal, qui semblait intrigué par la nouvelle arrivante.

-Il est merveilleux, souffla-t-elle dans un sourire. Nous allons le laisser seul quelques instants, pour que nous t'expliquions toutes les précautions à prendre. »

Harold hocha la tête et leur montra le chemin jusqu'à la cuisine, où Stoïck avait préparé des cafés pour tout le monde. Il se rappela soudain qu'il était encore en pyjama, vêtu d'un short de sport et d'un t-shirt 'Soldat de l'hiver', et se mit à rougir d'embarras. Être en pyjama devant ses professeurs n'était pas forcément dans ses objectifs du moment. Sur le chemin, lui ainsi que sa directrice remarquèrent les boitillements du professeur de sport :

« Vous êtes blessé, Jeannot ? Demanda Poppins, inquiète.

-Oh, ne vous en faites pas madame, ce n'est rien. On a simplement du essuyer plusieurs attaques de... enfin, vous savez qui. »

A ces mots, il souleva le bas de son pantalon pour y laisser voir un énorme hématome noir et mauve, identique à celui qu'Harold avait un mois auparavant après avoir été attaqué avec Jack.

Les ombres avaient encore frappées, et cette fois-ci, elles avaient voulues s'en prendre à Krokmou. Fort heureusement, ce dernier semblait sain et sauf. Harold proposa à Bunnymund l'aide de son amie Raiponce pour le soigner, mais il refusa poliment, indiquant qu'il avait déjà de quoi se soigner chez lui. Assis à table, Madame Poppins lui expliqua les précautions à prendre pour la sécurité de Krokmou, ce que le jeune homme écouta très attentivement :

« Bon... je me suis occupée de mettre des sorts de protection tout autour de votre maison et du jardin pour que personne ne puisse voir Krokmou ou s'en prendre à lui. Il faudrait lui construire un abri ainsi que de quoi s'en occuper cependant, mais je vous laisse le loisir de vous en occuper. Pour ce qui est des vols... il va falloir être prudent, je pense que tu en es conscient, ajouta-t-elle avec un regard entendu. C'est ton devoir de le protéger Harold, il a besoin de toi comme tu as besoin de lui. J'ai ajouté un brouilleur sur sa prothèse, pour qu'il puisse voler sans être vu des indésirables. Seuls les gens mis au courant de son existence pourront le voir en dehors de ta maison. Tu as des questions ? »

Des milliers, pensa-t-il. Des centaines de millions environ.

« Non, finit-il par répondre. Je voudrai encore vous remercier pour votre aide, c'était très... inattendu, mais merci.

-Nous ne faisons que protéger nos élèves, déclara madame Poppins en se relevant. J'espère avoir eu raison en te faisant confiance, Harold.

-Vous pouvez, madame. »

Il lui adressa un sourire et ses trois professeurs quittèrent la maison, madame Poppins dans sa voiture, et Nord et Bunnymund dans le fameux traîneau. Au loin, Harold entendait son professeur de sport se plaindre et insulter Nord tandis que celui-ci riait aux éclats, et qu'il criait à l'intention de ses rennes pour qu'ils prennent de l'élan. Arrivant au bord du jardin, Harold crut qu'ils allaient s'écraser, mais le traîneau prit alors son envol, les rennes galopant de leurs sabots puissants dans les airs.

«Waouh...

-Tu as... tu as une école bizarre, mon fils, finit par déclarer Stoïck, bouche bée devant la fenêtre. Je vais retourner me coucher. »

Harold savait, quant à lui, qu'il ne pourrait plus se rendormir. Il retourna auprès de Krokmou, qui s'était aussi rendormi en attendant, et se mit à réfléchir à la façon dont il allait construire son abri. Prenant une feuille et un stylo dans la cuisine, il se mit à dessiner quelques plans rapidement, son stylo grattant le papier à toute vitesse, avant d'être rappelé à l'ordre par son estomac : il n'avait toujours pas mangé depuis la veille, et la faim commençait à se faire ressentir.

Cependant, lorsqu'il entra dans la cuisine, il eut une surprise totalement inopinée :

« MERIDA ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?

-Moi aussi je suis contente de te voir, abruti ! »

Elle se dirigea vers lui et le serra dans ses bras, heureuse de retrouver son meilleur ami. Celui-ci, en revanche, n'était pas préparé à cette visite surprise. Elle, ainsi que tous les autres, étaient supposés arriver en début d'après-midi où il avait prévu de leur montrer Krokmou, ce qui changeait considérablement ses plans.

« Je t'ai ramené des pains au chocolat, le camion de la boulangerie est passé devant moi pendant que je venais.

-Tu gères, Mér, fit-il en lui souriant et en se servant. Merci !

-Alors, c'est quoi tous ces mystères dont tu nous as parlé ? Demanda-t-elle une fois assise, menton posé sur ses mains, toute ouïe de ce qu'il avait à raconter. On fait des suppositions foireuses depuis plus de deux semaines avec Jack et Raiponce, je te laisse deviner l'enfer ! Je suis venue plus tôt pour avoir tout en exclusivité.

-Et je suis sûr et certain qu'aucun de vous n'a trouvé la véritable raison de mon silence, crois-moi. »

Alors qu'il lui racontait son travail dans la forge et ses balades en forêt pour la garder occupée, il s'excusa auprès d'elle et sortit quelques instants pour prévenir Krokmou :

« Bon, mon grand. Aujourd'hui je vais te présenter plusieurs personnes, ce sont mes amis, d'accord ? Alors essaie d'être gentil, hein ? Je te fais confiance. MERIDA ! VIENS VOIR ! »

Alors qu'il grattait le haut de la tête de son dragon, il se retourna pour observer la réaction de sa meilleure amie, qui fut à mourir de rire.

« Tu veux pas qu'on reste dedans plutôt ? Il fait super froid deh... WAOUH ! »

Elle s'était reculée d'un seul bond, les yeux écarquillés, et la bouche grande ouverte. Krokmou, quant à lui, semblait intrigué par cette créature dotée d'une crinière rousse, et quitta Harold pour se rapprocher de la jeune fille. Celle-ci semblait apeurée, mais également admirative et totalement intriguée par cette apparition. Le dragon s'approcha encore et renifla la main qu'elle lui tendait, avant de poser sa tête contre la paume de la jeune fille, qui esquissa un frisson.

Des sentiments bien opposés se battaient en elle : peur, réticence, joie, adrénaline. Cette créature si étrange mais si magnifique l'impressionnait, lui donnait l'impression d'être toute petite. Elle avait également cette impression avec Jack et Harold, puisqu'ils la dépassaient de deux têtes, mais ici le sentiment était bien différent.

« Il est incroyable... comment tu... qu'est-ce qui... comment ? »

Krokmou, qui tournait autour de la jeune fille d'un air enthousiaste en sautillant sur ses grosses pattes, rejoignit Harold à l'entente de son nom et se mit à donner des coups de tête dans le torse de son ami, signe qu'il avait envie de jouer.

« C'est une assez longue histoire... je l'ai trouvé dans la forêt, alors que j'étais parti me promener. Au départ, j'ai bien cru qu'il allait me tuer, il m'a foutu une sacrée frousse, cet imbécile ! S'exclama Harold en riant et en caressant le museau de l'animal. Il est reparti, et j'ai réussi à le retrouver, mais il était blessé. Je l'ai aidé, j'ai réparé son aileron, juste là, et maintenant il peut de nouveau voler. On est devenus complices, au fur et à mesure qu'on se voyait, et un beau jour madame Poppins est arrivée pour me proposer son aide et le ramener ici.

-Madame Poppins, sans déconner !? S'exclama Mérida, étonnée. Ben dis donc... cette école est vraiment étrange. Sans rire, un dragon ! C'est vraiment incroyable ce qui t'arrive Harold !

-Et comment ! Il est merveilleux.

-J'ai l'impression d'être en plein délire...»

Krokmou, qui sentait que l'on parlait de lui, tenta de faire un sourire, chose qui était bien ridicule : ce dernier ayant rétracté ses dents, ce n'était qu'une vague ondulation de gencives, et Mérida ne put s'empêcher de rire en le voyant ainsi. Attiré par ce son , il se dirigea encore une fois vers cette nouvelle connaissance et commença à l'embêter, et à lui lécher le visage.

« Wow, wow wow ! On ne se connaît pas assez pour l'instant, petit dragon ! Fit-elle en reculant et en riant.

-Il s'appelle Krokmou. Et il a l'air de bien t'aimer, dis donc ! »

Mérida approuva avec un rire franc, frottant le crâne écailleux de l'animal comme elle le ferait avec son chaton. Sauf qu'ici, le chaton pesait plusieurs centaines de kilos, était muni de deux ailes gigantesques et de dents aussi acérées que des couteaux, lorsqu'il les sortait bien entendu. Mais actuellement, il n'était qu'un gentil dragon à la recherche d'affection. Harold sourit en voyant cette image : lui qui avait peur que cela se passe mal, il était ravi de voir son dragon et sa meilleure amie s'entendre à la perfection.

De son côté, Raiponce avait hâte de revoir Harold. Voilà plus d'un mois qu'il était parti, et il n'avait donné pour ainsi dire aucune nouvelle, mise à part une carte postale mystérieuse, et identique à celles que les autres avaient reçus également.

« Est-ce que cette jupe me grossit ? Demanda Anna, se jaugeant dans le miroir.

-Non, répondit Elsa, distraite, c'est le Nutella que tu as ingurgité ce matin qui te grossit.

-Rohh, tais-toi ! »

Elle récupéra un oreiller et le jeta sur sa sœur, qui lui adressa un sourire moqueur. Anna opta finalement pour un jean taille haute, une valeur sûre qui lui éviterait de devoir passer un coup de rasoir sur ses jambes.

« Bon, rappelez-moi les indications d'Harold ?

-Pas de hurlements, répéta Raiponce machinalement, on ne s'enfuit pas en courant et on attend qu'il ait terminé d'expliquer pour poser des questions.

-Voilà, c'est ça. Vous pensez que c'est quoi, sa méga surprise ? Demanda Anna pensive, autant pour les filles que pour elle-même. Si ça se trouve, il a la totalité du visage qui a brûlé et il a peur qu'on s'enfuit en le voyant. »

Elle continua à lancer quelques théories au hasard jusqu'à ce que la voiture de Barbara Frost ne se gare devant la maison, prête à les emmener à la maison des Haddock.

Jack fit bonjour à tout le monde, avec un grand sourire, mais Elsa sentit qu'il se tendait à son approche : leur altercation de l'autre jour les avait rendus distants, à son grand déplaisir.

Ils arrivèrent en même temps qu'un gros 4x4 blanc, qui se révéla être la voiture d'Astrid.

« Tient, ça faisait longtemps ! Fit-elle en descendant du siège passager pour leur dire bonjour. Vous allez bien ? »

Jack allait sonner à la porte mais Harold le devança, arrivant par le côté gauche de la maison.

« Astrid ! »

Le visage de la jeune fille s'était illuminé lorsque son petit ami s'était pointé, et elle lui sauta dans les bras avant de l'embrasser longuement, sous les regards gênés des filles et le regard amusé de Jack.

« Eho, moi aussi je ne t'ai pas vu depuis plus d'un mois, à mon tour !

-Je te préviens, je refuse de t'embrasser ! » Déclara Harold en riant.

Il prit son meilleur ami dans ses bras et se donnèrent des grandes claques dans le dos, content d'être enfin réunis. Il dit ensuite bonjour aux trois autres filles en les serrant dans ses bras : elles lui avaient également beaucoup manqué.

«Venez, je dois vous montrer ce dont je vous parlais. Restez calmes, ok ? »

Ils hochèrent tous la tête et le suivirent jusqu'au jardin, mais le petit groupe s'arrêta brusquement en voyant Mérida juchée sur le dos d'un gigantesque dragon noir.

« Youhou ! Vous allez bien ? Cria-t-elle depuis son perchoir. Il s'appelle Krokmou, et il est vraiment adorable ! »

Raiponce était bouche bée. De toutes leurs théories, jamais elle n'aurait imaginé quelque chose de pareil. Jack, quant à lui, déglutit plusieurs fois en voyant la masse de muscles et d'écaille qui se dressait devant lui : il ne manquait pas de courage, habituellement, mais cette créature lui filait les jetons. Anna était impressionnée, Elsa totalement sous le charme, tandis qu'Astrid avait eu un mouvement de recul, et se sentait morte de peur.

« Harold... qu'est-ce que ? »

Le jeune homme reprit son histoire une seconde fois, comptant sur Mérida pour garder Krokmou occupé en attendant. Tous étaient ébahis par cette histoire, et les beuglements du dragon qui ponctuaient son discours donnait toute sa réalité à ceci.

« C'est absolument incroyable... souffla Jack en observant le fameux dragon. Désolé Elsa, mais la vraie mère des dragons dorénavant, c'est Harold. »

Celui-ci se mit à rire en entendant cela, tandis qu'Elsa lâcha un sourire visiblement forcé. Harold l'interrogea du regard, mais celle-ci secoua la tête, lui indiquant qu'ils en discuteraient plus tard.

« On peut l'approcher ? Demanda Raiponce.

-Bien sûr ! KROKMOU ! Vient par là, mon grand. »

Mérida, qui ne s'était pas attendu à ce que le dragon reparte comme une flèche, fut désarçonnée de sa monture et s'étala par terre, ce qui provoqua l'hilarité de tous les autres.

« Je vous déteste, TOUS AUTANT QUE VOUS ETES ! »

Anna finit par courir vers sa meilleure amie pour l'aider à se relever, encore secouée par les rires. De leur côté, Elsa, Raiponce, Jack et Astrid faisaient face au fameux Krokmou, qui jaugeait les nouveaux arrivants de ses grands yeux verts. Jack fut le premier à s'avancer, malgré la boule au ventre, et tendit sa main devant lui :

« Salut toi ! T'es celui qui me remplace auprès d'Harold, hein ? Petit mesquin ! »

Krokmou sentit la main avec un regard intrigué, et comme il l'avait fait avec Mérida, posa son crâne contre la paume grande ouverte. Ce rituel recommença avec chacun d'entre eux, puisqu'Harold voulait que Krokmou les connaisse et les accepte comme étant ses amis également. Quand vint le tour d'Astrid, cependant, celle-ci semblait apeurée, ce qui ne lui ressemblait vraiment pas.

Krokmou semblait plus méfiant vis-à-vis d'elle, comme s'il sentait qu'Harold et elle avaient une relation particulière. Peut-être était-ce de la jalousie qui transparaissait sous l'attitude du dragon. Harold arriva entre sa petite amie et son dragon et facilita le contact en prenant la main de la blonde et en appelant Krokmou :

« Allez, mon gros ! Fais pas ton timide ! »

Le dragon faisait les gros yeux, et ne voulait visiblement pas avancer, mais finit par le faire en voyant le regard insistant de son ami à deux pattes. Il se détourna ensuite rapidement et repartit à l'arrière du jardin en planant, ce qui provoqua un souffle violent lors de son passage.

« Ne t'en fais pas, rassura Harold, il doit simplement être fatigué par la route et par toutes ces nouvelles têtes.

-Oui, peut-être. » admit Astrid, dépitée.

Elle avait bien remarqué comment le fameux dragon agissait avec Mérida : il venait la voir de son plein gré, quémandait caresses et courait autour d'elle, alors qu'il grognait et se montrait méfiant avec elle-même.

Au fond d'elle, cela l'énervait plus qu'elle ne voulait l'admettre. Harold avait beau affirmer que Mérida était simplement sa meilleure amie et qu'il l'aimait comme une sœur, Astrid avait un peu de mal à l'accepter.

Harold retourna auprès de Krokmou et lui commanda de rester sage, avant de se diriger vers le salon avec tout le monde.

« Ton père n'est pas là ? Demanda Anna en regardant autour d'elle.

-Non, il est reparti ce matin pour aller travailler. L'entreprise avait besoin de lui ! Tu penses bien. D'ailleurs, il faut que je vous parle d'autre chose. D'aussi important que Krokmou.»

Il leur proposa à boire et ils s'assirent autour du comptoir de la cuisine, sirotant leur boisson en attendant avec impatience qu'Harold raconte ce qu'il avait à dire.

Il s'était longtemps posé la question de comment aborder le sujet, mais décida de commencer de but en blanc :

« J'ai retrouvé ma mère. »

A sa gauche, Jack cracha son coca tandis qu'Astrid lui jetait les gros yeux, totalement abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre : Valka Haddock était morte alors qu'Harold n'avait qu'un an, et mis à part s'il avait appris à parler aux morts, il était tout à fait impossible qu'il l'ait retrouvée.

« Attend... ta mère, Harold ? Répéta Anna, aussi interloquée que les autres.

-Oui, ma mère. Qui était censée être morte il y a quinze ans. »

Il raconta l'histoire depuis son début : comment il avait trouvé cette île avec Krokmou, et les quatre ados qu'il y avait rencontré. Comment il avait appris que sa mère était vivante, qu'elle n'avait pas été tuée par des dragons mais qu'elle les élevait sur une île cachée, se faisant appeler le 'Dragonnier'.

A la fin de son récit, il sentit les larmes revenir sous ses paupières, et frotta sa manche contre ses yeux pour ne pas craquer devant eux. Jack posa une main réconfortante sur l'épaule de son ami, tandis qu'Astrid lui serrait la main pour lui montrer qu'elle était là pour lui.

« Qu'est-ce que tu comptes faire ? Demanda Raiponce d'une petite voix, émue par cette révélation. Et ton père, il le sait ?

-Je ne lui ai rien dit... je n'ai pas osé. Je suis complètement paumé... Krokmou m'a permis de trouver ce pour quoi j'étais vraiment fait, et voilà que quelques jours plus tard, tout est de nouveau chamboulé. »

Ses amis ne savaient que dire. Ils connaissaient Harold depuis des années, et savaient qu'il avait toujours regretté de ne pas avoir connu sa mère. Cette nouvelle devait sûrement l'affecter bien plus qu'ils ne pouvaient l'imaginer.

« Il faudrait essayer d'aller la voir, pour lui demander des explications, fit Mérida, réfléchissant les bras croisés.

-Je n'en sais rien... je ne sais pas si j'ai envie de la voir, au fond.

-C'est ta mère, Harold ! Même si elle donne l'impression de vous avoir abandonné... peut-être qu'elle n'avait pas eu d'autre choix ? » Supposa Anna.

Harold leva les yeux vers elle, ne sachant quoi répondre. Tout s'emmêlait dans son esprit, l'empêchant de réfléchir correctement. L'atmosphère étant devenue pesante, il se leva précipitamment et claqua dans ses mains, faisant face à tout le monde :

« Qui est chaud pour un Just Dance ? »

Le reste de l'après-midi passa rapidement, alors qu'ils s'affrontaient sur le fameux jeu, dansant du mieux qu'ils le pouvaient devant la télé. Mérida eut la brillante idée de rajouter un gage à la personne qui faisait le plus mauvais score, et qui se révéla souvent être Anna ou Jack. L'ambiance était redevenue comme avant, plutôt joyeuse, et Harold était soulagé d'avoir retrouvé sa bande.

Leurs ventres criaient famines quand Astrid décida de commander les pizzas, et partit vers le camion de la grand place avec Raiponce et Anna. Mérida et Jack s'occupaient de mettre la table et de préparer les boissons, tandis qu'Harold et Elsa installaient les matelas dans le salon :

« Alors, qu'est-ce qui se passe entre Jack et toi ? Lui demanda Harold après avoir vérifié que son meilleur ami n'était pas dans le coin.

-Comment ça ?

-J'ai bien vu que c'était tendu entre vous deux. Vous vous êtes disputés ? »

Elsa soupira et s'assit sur le coin de la table basse. Pourquoi fallait-il qu'il les connaisse aussi bien ?

« On ne s'est pas vraiment... disputés, au contraire il essaie de m'aider, mais... »

Harold s'agenouilla auprès de son amie, la regardant attentivement :

« Mais ?

-J'ai peur Harold. Je ne peux pas le perdre, ni lui ni aucun d'entre vous. »

Dans sa main, celle d'Elsa devenait glacée, comme à chaque fois qu'elle ne se sentait pas dans son assiette. Elle voulut retirer sa main mais Harold la garda dans la sienne, pour la rassurer.

« Ça n'arrivera pas. Et puis, ajouta-t-il, Jack est une andouille, ça c'est vrai, mais il sait dans quoi il s'engage en essayant de t'aider. Ne t'en fais pas pour lui, il semble être assez résistant au froid, maintenant. »

Elsa sourit en entendant cela, mais n'était pas vraiment rassurée pour autant. Elle aurait toujours cette peur enfouie en elle, malgré tous les efforts dont elle ferait preuve, et malgré toute l'aide qu'on lui accorderait. Ils se relevèrent tous les deux pour continuer d'installer matelas et oreillers, avant de brancher le vidéo-projecteur pour diffuser le dernier épisode de Game Of Thrones, qui devrait arriver à trois heures du matin. Ils avaient prévus de le voir ensemble depuis des semaines, et Harold était content de pouvoir en profiter avec ses amis et sa petite amie : quoi de mieux que des batailles sanglantes et que quelques dragons pour une soirée réussie ?


Le silence de l'extérieur était flagrant, en cette nuit d'été. A l'intérieur, le groupe de jeunes s'amusait, ils mangeaient quelques pizzas et rigolaient en faisant les imbéciles, comme à chaque fois qu'ils étaient ensemble. Il était bien placé pour le savoir, il les avait longuement observés. Mais celui qui l'intéressait le plus semblait pensif, ce soir.

D'habitude, c'est lui qui mettait l'ambiance, qui sautait partout et qui racontait des blagues à tout bout de champ. Aujourd'hui, il semblait différent. Il souriait et riait en écoutant les autres, bien sûr, mais restait assis sur le canapé, calmement, les yeux rivés sur la jolie blonde qui était munie des mêmes pouvoirs que lui.

« Voyons, Jack... tu ne vas tout de même pas te laisser abattre par cette fille ! Dit-il à lui-même, perché dans l'ombre des arbres de la propriété. C'est moi qui vais t'achever, pas elle. »

Il attendit patiemment, les nuages passant dans le ciel, cachant de temps à autre la pleine lune et les étoiles. Il avait l'habitude d'attendre, désormais. Cela faisait des mois qu'il le faisait, il commençait à s'y faire.

Le moment opportun se présenta vers cinq heures du matin, alors que la lueur de l'aube se présentait à l'horizon. Les lumières étaient éteintes depuis environ une heure, et il priait pour que sa cible sorte à un moment ou à un autre. A son grand soulagement, la baie vitrée du jardin venait de s'ouvrir, laissant son passage à Jack qui se frottait les yeux, totalement exténué.

Il eut un sourire satisfait,et descendit de l'arbre avec précaution, se dirigeant vers le jeune homme. Seulement, il fut repoussé par une force étrange, comme si un bouclier s'étendait tout autour de la propriété.

« Poppins... qu'est-ce que tu tentes de me cacher, par ici ? »

Il n'avait pas le temps de mener l'enquête, cependant : voyant que Jack était sur le point de faire demi-tour, il fit la chose la plus simple qui soit pour qu'il vienne vers lui :

« Jack Frost. Enfin, j'ai l'immense honneur de te rencontrer. »

Le jeune homme avait sursauté et s'était redressé brusquement, prêt à attaquer quoi qui puisse lui faire du mal.

« Qui est là ? Dit-il avec force.

-Oh, ne t'énerve pas. Je ne te veux aucun mal.

-Qui est là ? Répéta-t-il, agacé.

-Bien, tu sembles un peu bouché... soit, je m'appelle Pitch Black, enchanté également.

-Sortez de chez mon ami, vous n'êtes pas le bienvenu ici. »

Pitch Black fit un pas en avant mais fut stoppé par un jet de glace, qui lui toucha le mollet. Il releva la tête, à la fois agacé mais également impressionné : c'était donc bien lui.

« Pas de ça avec moi, je t'en prie, commença-t-il de sa voix douceâtre. Ce serait stupide de m'attaquer, puisque je suis là pour t'aider, et pour te proposer quelque chose.

-M'aider? répéta Jack, la voix remplie de défiance. Quel genre de proposition ?

-Une proposition qui ne se refuse pas. Je suis comme toi, Jack, tu sais ? Moi aussi, je suis fatigué de me battre en vain, je suis fatigué de ne pas être apprécié à ma juste valeur. Je crois que toi et moi, nous pourrions accomplir de grandes choses, si nous mettions nos pouvoirs en commun. »

Le jeune homme avait peur, même s'il tentait de ne rien laisser paraître : cet homme, avec son visage fourbe et drapé de noir, ne lui inspirait aucune confiance. D'autant plus qu'une poussière fine s'élevait de sa cape, la même poussière qui formait cette ombre qui l'avait déjà attaqué. Pourtant, il écouta en entier ce qu'il avait à dire, avant de rétorquer :

« Je ne me bats pas en vain, et je suis loin d'être comme vous.

-Ah oui, tu ne te bats pas en vain, pour ta très chère Elsa ? Demanda le fameux Pitch, un sourire mesquin aux lèvres.

-Ne parlez pas d'elle. Ne lui faites rien, ou je vous...

-Ou quoi, tu viendras me combattre ? Le coupa-t-il, peu convaincu. Comment ferais-tu, alors que tu ne sais même pas utiliser tous tes pouvoirs ? Moi, je pourrais t'apprendre. Ensemble, nous pourrions créer quelque chose de merveilleux, entre la glace et l'ombre ! Nos pouvoirs sont faits pour s'entendre, Jack. Tes amis ne te serviront jamais à rien, mis à part à te rabaisser et à t'empêcher de développer tout ton potentiel. »

Le début de son discours aurait presque pu le convaincre : il est vrai qu'il sentait qu'une force plus grande l'habitait, et qu'il aimerait pouvoir développer ses pouvoirs, comme le lui avait promis madame Poppins. Mais il ne pourrait se retourner contre ses amis : ça, jamais.

« Je n'ai aucunement besoin de votre aide, et je ne vous laisserai pas vous en prendre à mes amis. Ils sont bien trop forts pour vous. »

Pitch Black était déçu, et courroucé par l'audace de ce garçon : il n'arriverait à rien s'il lui répondait ainsi.

« Soit, alors je saurais te persuader autrement. Tes amis sont tous aussi faibles que toi, même si tu refuses de le voir pour le moment. Anna, et son manque de confiance en elle, qui meurt d'envie de devenir aussi géniale que sa sœur ou que sa cousine, Raiponce et sa gentillesse bien trop grande, qui finira par lui faire défaut, Mérida qui fait la forte devant tous mais qui n'est qu'une petite chose brisée qui finira par exploser, Harold, ton meilleur ami qui n'a confiance en lui qu'à cause de sa jolie blonde, mais qui finira bien par être brisé lui aussi. Oh, et bien sûr, le meilleur pour la fin ! La belle, belle Elsa, qui sera consumée par ses pouvoirs avant même que je n'intervienne ! Mais tu as raison, Jack Frost, oppose toi à moi ! Si tu te fiches d'être blessé, attends-toi à ce que tes amis en payent le prix. »

A cet instant, la colère de Jack explosa : il se mit à hurler contre cet homme en noir, cet homme qui le menaçait impunément, et lui jeta toute sa haine sous forme de glace, l'assaillant de toute part. Pitch Black rétorqua avec sa propre magie, riant de ce jeune garçon. Jamais Jack n'avait autant utilisé sa magie, et lorsque l'homme disparut dans un nuage de poussière noire et dans un grand rire menaçant, il s'effondra à genoux, à bout de force.

Derrière lui, Raiponce et Harold accouraient, bientôt suivis par tous les autres :

« On t'a entendu crier, est-ce que ça va ? S'exclama Raiponce en s'agenouillant près de lui, totalement paniquée.

-Les ombres... c'était lui... il m'a... il m'a proposé de l'aider et il vous a... on est en danger. »

Personne ne comprenait rien à son charabia, et ils lui laissèrent le temps de reprendre son souffle et ses esprits avant de leur expliquer. Il raconta ensuite cette rencontre, cet homme en noir avec un sourire dément, et ce qu'il lui avait proposé, sans pour autant évoquer la totalité de la conversation : il n'avait pas envie de saper le moral à ses amis en indiquant ce que Pitch Black avait dit d'eux, et surtout d'Elsa.

Celle-ci avait sa main sur son épaule, frottant son pouce contre sa peau dans un geste rassurant. En un sens, cela lui fit du bien. Il n'aimait pas qu'elle se soit éloignée de lui. Mais maintenant, elle était en danger. Il sentait que cet ennemi allait s'en prendre à elle encore plus qu'aux autres.

« En tout cas, ajouta Jack à l'adresse d'Harold, il n'a pas vu Krokmou, c'est déjà ça. Je pense que les sorts de madame Poppins sont plutôt efficaces. »

Harold hocha la tête, reconnaissant envers Jack et envers sa directrice. Il sentait que son meilleur ami était bouleversé, et l'emmena à l'intérieur pour lui préparer quelque chose de chaud.

Les choses commençaient vraiment à se gâter.


Le lycée était désert, comme toujours depuis maintenant presque deux mois. La rentrée devait avoir lieu dans quelques jours, et madame Poppins était venue mettre en ordre les papiers d'inscription d'une nouvelle élève, qui arrivait tout droit de Polynésie. Un silence de plomb sonnait aux oreilles de la directrice, qui sursautait au moindre bruit, tel que le craquement du vieux parquet ou qu'un moteur de voiture dans la rue qui serpentait en bas du bâtiment.

Seulement, un bruit plus suspect que les autres se faisait entendre, quelque chose qui se trouvait entre le souffle du vent et le sifflement strident de la craie contre le tableau noir. Son stylo resta suspendu au-dessus de la feuille alors qu'elle tendait l'oreille, guettant la cause de ce bruit aussi délicat que désagréable. Elle retira ses lunettes de travail et les glissa dans sa poche, avant de croiser les mains sous son menton :

« Pitch Black.

-Ça alors ! Tu m'attendais, Mary ? »

La voix semblait venir de partout et de nulle part à la fois. Une étrange sensation de peur et de froid envahit la pièce, tandis que le grand homme vêtu de noir apparaissait dans l'encadrement de la porte, un grand sourire aux lèvres. Il avait un long visage angulaire, et des petites dents pointues qui lui donnait un air carnassier. Sa peau était aussi blanche que la pleine lune, ce qui tranchait de façon excessive avec ses vêtements noirs, fait d'une matière tout à fait extraordinaire, entre le tissu et l'ombre poudreuse. La même ombre qui attaquait ses élèves depuis quelques temps.

« Que fais-tu ici ?

-Oh, voyons, ne prend pas ce ton dédaigneux avec moi. Je suis simplement venu... discuter.

-Je ne discuterai pas avec toi, Pitch, cracha Mary Poppins en se levant, le fixant d'un œil mauvais. Retourne d'où tu viens, et ne t'avise plus de t'en prendre à mes élèves.

-M'en prendre à tes élèves ? Répéta-t-il en feignant d'être choqué. Jamais je n'oserai faire cela, voyons ! Non, ils sont bien trop précieux pour être attaqués. Je comptais plutôt les enrôler dans mon armée, après tout, c'est bien ce que toi tu fais également ? »

Assise au fond de son siège, Poppins fulminait. Ses poings se serraient avec force tandis qu'elle cherchait un moyen de le faire repartir, réfléchissant à toute vitesse.

« Ne. T'en. Approche. Pas.

-Je crains malheureusement que ce ne soit trop tard... s'ils ne me rejoignent pas, ils se déchireront de l'intérieur, je m'en assurerai personnellement ! Et toutes ces années que tu auras durement gâché de la sueur de tes jolies mains... eh bien, seront détruites ! Termina-t-il d'un ton dramatique, son sourire mauvais au coin des lèvres.

-Sors de mon école immédiatement, lâcha-t-elle haineusement, s'étant redressée sans s'en rendre compte.

-Très bien, je m'en vais, si c'est là ce que tu souhaites. Mais avant... j'aimerai te montrer une de mes dernières inventions. »

Il tourna sa main au-dessus du sol, cette poussière noire et brillante s'enroulant autour de ses doigts dans un ballet de magie noire, formant ainsi un cheval squelettique tout à fait effrayant, les yeux remplis de cauchemar et de haine.

«Comme tu peux le voir, mes cauchemars sont prêts. Mais la vraie question est... est-ce que tes élèves le sont ? »

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Tremblante de haine, Mary Poppins tendit sa main et concentra sa magie, avant de jeter un champ de force vers Pitch Black, qui s'évapora en un nuage de poussière noire, son rire sadique retentissant tout autour de la pièce.

Une fois sûre et certaine que son ennemi juré était bien parti, elle se rassit à son bureau et tapa sur son ordinateur à toute vitesse, envoyant un mail à tous les enseignants de Walt Works.

Les choses semblaient s'accélérer, bien plus qu'elle ne s'y était attendu, et lorsque Pitch Black attaquerait, ils devaient être prêts.

Walt Works devait se préparer.


Mesdames, mesdemoiselles, messieurs.

Voici la fin ! Eh oui, je sais, c'est triste. Est-ce que ce chapitre vous a plu ? J'ai adoré l'écrire, encore une fois, et j'ai très hâte de recevoir vos réactions !

Encore désolée pour cette journée de retard, mais mon ordinateur a subitement décidé de rendre l'âme, ce qui est assez problématique pour écrire, je ne vous le cache pas.

Si vous avez bien suivi, il s'agit là du dernier chapitre de cette première saison de Walt Works. Oh, ne vous en faites pas, c'est bien loin d'être fini ! Il me faut simplement un peu de temps pour réfléchir à la suite, et pour m'avancer un peu. Le retour des cours risque de freiner mon rythme de publication, et je ne veux pas vous décevoir.

Ainsi, Walt Works reviendra pour une saison 2 le dimanche 10 septembre.

Je publierai un rappel ici pour que vous receviez la notification par mail, mais la saison 2 sera publiée ailleurs, pour bien séparer les différentes saisons (j'espère que ce que je dis est clair, j'ai un peu de mal à expliquer). Bref, pour résumer, rendez-vous sur mon profil le 10 septembre.

Comme toujours, je voudrais remercier les gens qui m'ont laissé des commentaires sur le dernier chapitre, c'est à dire Meekolibri, KingOfMetal666, Night Bloody, Miss Homme Enceinte 2, pricisalies, Valda1, mais aussi chaque personne qui a lu cette première saison de Walt Works. Votre soutien me permet de continuer à écrire, et c'est tout ce que je demande !

Je vous souhaite une bonne fin de vacances et une bonne semaine à tous les courageux qui travaillent, et vous dis à très bientôt pour les aventures des Super Six.

Gros bisous,

-Delenya