Bonjour ! Un grand merci pour toutes vos reviews ! La coupure à été apprécié de tout le monde. Mais Carlisle revient en force dans ce chapitre… Il ne ferra pas de mal à Edward, mais à quelqu'un d'autre. Vous etes prévenue…

Aussidagility : Oui, ils se sont déjà dit je t'aime en cours, mais ils n'étaient pas ensemble à l'époque, donc ça compte pas vraiment…Ils vont quand même avoir un plan, ils ne vont pas se jeter tête baissé dans la gueule du loup. Bisous, merci pour ta review ^^

camryn48re : Tu vas voir dans ce chapitre ! Merci pour ta review ^^ PS. Tu m'as laissé deux reviews vides.


Edward POV

J'eus un petit étourdissement, ce qui inquiéta Alice et Emmett. Heureusement, ma sœur sut ce qu'il fallait faire. Elle se leva vers moi et me gifla, ce qui eut pour effet de me remettre les idées en place. Emmett m'apporta un verre d'eau, que je bus à toute vitesse, pour me donner du courage avant de parler.

- Qui vous a mis au courant ? Ils se regardèrent. Qui vous a donné ça ?

- Ne te mets pas en colère, d'accord ? Murmura Alice.

- Vous avez fouillé mon appartement ? J'étais à deux doigts de crier. Vous espériez trouver quoi ? Du pognon ? Cette réplique eut le don de faire entrer mon frère dans une colère noire. Il attrapa le col de ma chemise et me plaqua contre le premier mur qu'il trouva.

- Tu nous traites de voleur ! Alors qu'on essaye de te sortir de la merde ? C'est ta copine qui nous a mis au courant ! Elle s'est pointée chez Rose vendredi. Morte de peur. Elle au moins, c'est une personne responsable. Tu devrais lui dire merci !

- Bella ? Dis-je, un peu bêtement.

- Non, le pape !

- Ne lui en veux pas Edward, c'est tout ce qu'on te demande. Elle cherche à te protéger. Une phrase qu'elle avait dit hier soir me revint en mémoire : 'Tu auras bientôt cette vie-là. Je te le promets' quand je lui avais dit que je voulais être un ado comme tout le monde. Je n'avais pas compris le double-sens de la phrase.

- Maintenant, Emmett, tu vas lâcher Edward, toi, tu t'excuses de nous avoir traité de voleur, et, ensuite, on cherche une solution intelligente pour te sortir de ce bourbier. Les mains d'Emmett desserrèrent lentement le col de ma chemise.

- Excuse-moi. Excusez-moi. C'est… ça qui me rend maboule ! J'ai l'impression que je suis épié, qu'il y a quelqu'un caché sous le canapé, sous mon lit… C'est pour ça que je vis avec les rideaux fermés. Les prises de vues viennent du conservatoire en face. Mais on ne sait pas de quelle fenêtre.

- Evite de tourner à la paranoïa. Il n'y a plus personne à l'école. Tu peux rester zen. Alice, toujours calme.

- Une femme de ménage… Un élève qui vient répéter. N'importe qui peut me voir.

- Tu peux venir squatter chez moi un jour ou deux. Si ça peut te rassurer, proposa Emmett.

- J'veux pas vous mettre en danger. Vous ne devriez pas être là. Ni en possession de ces photos. Papa va devenir dingue s'il sait ça. Il peut faire pression sur moi, et je ne sais pas de quelle manière. Il peut très bien s'en prendre à vous, ou à maman.

- Emmett fait le double de son poids. Il n'est pas suffisamment con pour le frapper. Et Jasper peut me défendre.

- Et s'il s'en prend à toi pendant que tu te balades dans la rue ? S'il arrive quelque chose à l'un d'entre vous, je ne m'en remettrais pas. C'est mon affaire. C'est à moi de gérer.

- Tu gères bien la situation ! Tu as failli le frapper quand il est venu te voir jeudi à l'école. Cette histoire tourne dans la salle des profs. La seule solution, c'est qu'on aille porter plainte chez les flics pour harcèlement. Et si toi tu ne fais rien, c'est moi qui irais. On a les preuves. Il n'a aucun droit.

- Je suis pour la solution d'Emmett. Tu ne dois pas le laisser gagner. Il t'a suffisamment pourri la vie comme ça.

- Laissez-moi du temps. Jusqu'à la fin de semaine. Si vendredi prochain je n'ai pas d'autre idée, j'irais au commissariat. Mais il faudrait que vous surveilliez maman, si vous allez à Forks. Elle ne va pas bien.

- Si tu veux.

- Je vais nous faire à manger, proposa Alice. Notre petite maman.


POV …

Le salopard ! Il a fermé ses rideaux ! Impossible de voir s'il est seul, avec sa copine ou avec un ami. Il fallait que je prévienne le chef. Il décrocha avant que je ne bascule sur répondeur.

- QUOI ? Hurla-t-il dans le combiné.

- Ton fils est devenu parano. Il tire ses rideaux. Impossible d'avoir une prise de vue correcte. C'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Il ne voulait jamais m'avouer les étapes de son plan. C'était au compte-goutte avec lui.

- Très bonne nouvelle. Je retrouvais sa voix mielleuse qui m'avait fait craquer quand je l'avais rencontré, à l'hôpital. Je vais abattre ma carte finale. Mais pas tout de suite. Là, j'ai un plus gros problème sur les bras.

- Qu'est-ce qui t'arrive bébé ?

- Ma femme a disparu. Elle a laissé un mot sur la table. J'ai besoin d'espace. Ça veut dire quoi, pour une femme ? Que je vais bientôt recevoir les papiers du divorce ?

- Pas toujours. Elle est peut-être allée chez une amie pour quelques jours. Ou chez une sœur, un frère.

- Tu sais que je t'aime toi ! Tu viens de me donner une super bonne idée !

- De rien, et qu'est-ce que je fais ? Je continue la surveillance ?

- Abandonne. On lui a suffisamment mis la frousse.

- C'est toi le chef. Tu reviens bientôt me voir ?

- Le jeudi de la reprise des cours.

- Ok. A bientôt alors. Il ne prit pas la peine de me répondre.


Bella POV

- Papa, tu es injuste ! Je viens de te dire qu'on avait des preuves, bordel ! Et tu refuses toujours d'aller voir ce qui se passe chez eux. Il y a un truc pas net. J'le sens. Et j'ai toujours une bonne intuition.

Bon, c'est vrai que j'y allais un peu fort avec mon père. J'avais attendu son retour et je l'avais entraîné dans la vieille cabane au fond du jardin, pour avoir une discussion avec lui, à l'abri des oreilles de ma mère. Trop de gens sont au courant de l'affaire. Si ça arrive à celles de ma mère, Forks et Port Angeles connaitront toute l'histoire.

- Isabella ! Ne me parle pas sur ce ton !

- Arrête de m'appeler Isabella ! Il se serra l'arête du nez.

- Papa je t'en prie. Je ne te demande pas d'ouvrir officiellement une enquête. Juste d'aller jeter un œil à la villa, de temps en temps.

- Tu es vraiment sûre qu'il y a vraiment affaire à fouiner ?

- Je ne te préviendrais pas si ce n'était pas aussi grave. Tu n'as pas idée de ce qui se passe chez les Cullen.

- Mets-moi au parfum.

- Je ne peux pas. C'est trop compliqué à expliquer. Edward le fera si ça devient trop grave.

- Tu ne peux pas me révéler uniquement une partie des informations ! Dis-moi tout ce que tu sais. Exécution !

- Lundi. Edward t'expliquera tout lundi. Mais, en attendant, va jeter un œil chez eux. C'est tout ce que je demande. Il souffla fortement et les extrémités de sa moustache frémirent.

- Tu me mènes vraiment par le bout du nez ! J'irais voir quand j'aurais un moment. Je l'embrassais sur sa joue. Il en rougit.

- Je te ferais ton gâteau au chocolat préféré.

- Avec le glaçage à la framboise ?

- Avec le glaçage à la framboise.


Edward POV

Le diner concocté par Alice était un vrai régal. Nous rigolions autour de ma table, Emmett balançant des vannes stupides, comme toujours. Pour quelques heures encore, j'oubliais toute cette histoire. Normalement, j'aurais dû ressentir de la colère envers Bella, car elle avait trahi la promesse que je lui avais faite. Mais rien. Pourquoi ? Parce que je ne veux plus qu'elle soit mêlée à tout ça. Je veux qu'elle ait une vie normale (enfin, aussi normale que possible) avec moi. Mais je vais lui en toucher un mot. J'attendis qu'Em et Alice rentrent chez eux pour l'appeler.

- Allo, murmura sa voix endormie.

- Bébé, j'te réveille ? Excuse-moi.

- Non c'est pas grave. Je lisais et j'ai dû m'assoupir. Quoi de neuf ?

- Tu ne serais pas allée, par hasard, chez Rosalie hier matin ? Je l'entendis déglutir à travers le combiné.

- M'en veux pas bébé. Je suis inquiète pour toi. Les photos sont la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Tu ne peux pas faire céder ton père tout seul. Je t'ai fait une phrase à double sens hier pour que tu comprennes ce que j'allais faire : 'Je suis ta petite amie, je dois t'épauler. Te protéger, si besoin'. Tu t'en souviens ? J'ai parlé à Charlie. Il va aller à la villa.

- Merci. Merci d'avoir fait ce que je n'ai pas osé faire.

- C'est vrai, tu m'en veux pas ?

- Tu veux vraiment qu'on s'engueule ?

- J'ai cru que tu m'en voudrais. Mais j'aurais supporté que tu me fasses la tête car je t'aurais protégé coûte que coûte.

- Respire un bon coup. Je t'aime, tu le sais bien. Je vais pas faire la gueule parce que tu as eu envie de m'aider. Mais ne me refais pas ça la prochaine fois.

- Je ne veux pas de prochaine fois. Je veux juste toi heureux.

- Je vais faire de mon mieux. Je vais te laisser. A très vite mon ange, je t'aime.

- Moi aussi je t'aime mon amour. Promets-moi que tu m'appelleras tous les soirs.

- Juré.


POV Charlie.

Je m'approchais à allure lente de la villa Cullen à 8 heures du matin. J'aurais pas dû accepter de faire ça. J'aurais dû refuser. Je surveille mon meilleur ami ! Pour me consoler, j'attrapais une autre part de gâteau au chocolat avec glaçage fait par ma fille. Je m'étais dit que j'attendrais une heure, planqué derrière leur haie.

Au bout d'une demi-heure, je faillis renoncer. C'est à ce moment-là que ça a bougé. Le pick-up du médecin apparut au bout de la rue. Sans me poser de question, je passai la marche arrière, et allai un peu plus loin. Il ne m'avait pas remarqué. Tant mieux.

Il appuya sur une télécommande et ouvrit son portail. A bord, Esmée et lui. Je compris pourquoi Edward se faisait du souci. On aurait dit un cadavre. Je sortis de ma voiture de fonction et m'approchai de leur haie. Je surveillais de loin leur activité avec une paire de jumelles.

Carlisle descendit de la voiture. Pas Esmée. Elle restait assise, stoïque. Il fit le tour de la voiture et lui ouvrit la portière. Elle refusa toujours de descendre. Même de retirer sa ceinture. Carlisle le fit pour elle. Mais elle restait sans bouger. Et je sentis que quelque chose allait se dérouler.

Il lui attrapa violemment le bras. J'entendis Esmée crier depuis la route. Elle tomba sur le gravier.

- Pourquoi tu es partie ? Pourquoi tu m'as fait ça ? Nous sommes heureux tous les deux. Il la releva de force.

- Lâche-moi ! Je t'en prie Carlisle, lâche-moi ! Je t'ai dit que j'avais besoin de voir Carmen pour un chantier !

Je décidais d'intervenir, même si j'étais hors de mes fonctions. Je ne pouvais pas laisser Esmée dans cette situation. Je devais reconnaitre une chose : Le Carlisle que j'avais connu à l'école n'était pas le même Carlisle que j'avais en face de moi.


Je vais calmer Carlisle, ne vous en faites pas. Dans ce chapitre, il a vraiment franchi une ligne… La suite la semaine prochaine !