Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs ...

Je tiens a tous vous remerciez de me suivre et de lire ma fanfiction ... C'est pourquoi, exceptionnellement, je vous livre un chapitre plus looooong !

Et surtout pour Emichlo, AnthoniaVolturi, Cecile82 Ma petite Bella 22, Natty Witch, et Firefly...

Et toujours a ma petite Lyly que j'adore ! (j'espère que tu t'en remettra xD)


Bella22:

J'espère que ca ira mieux pour ton petit rhum ! Courage pour la fac ;)


Un message rompt mon moment de mélancolie:

Tu me manques déjà.

Charlie.

Voici quelques jours que Charlie est parti.

Quelques jours et très peu de nouvelles. De lui comme du reste de la troupe. Je soupire. Qu'est-ce que j'aimerais être avec eux, savoir ce qu'ils font, rire avec eux … Mais ma place est ici, dans mon village, près de mes parents.

La vie est parfois cruelle.

Je déprime. En profondeur, largeur, hauteur … Bref, une déprime totale.

Mon téléphone sonne … Aurélien!

- Hey Lys!

- Aurel!

- Comment ça va?

- Bof bof …

- Ca te dit de venir boire un verre? ça te changerait les idées.

- Pourquoi pas…

Nous sommes début juillet, le temps est agréable. Je m'habille alors d'une robe lavande, attache mes longs cheveux noirs et monte dans la Sirocco de Charlie. Je conduis prudemment pour arriver à La Baule.

Je me gare à côté du bar où j'ai rendez vous avec mon ami. Bien entendu, tout le monde me regarde. Quoi? Vous n'avez jamais vu une robe lavande ou quoi?

Je retrouve mon ami … Accompagné d'un blond.

- Bonjour …

- Salut Maylis! Disent en cœur les deux garçons.

Je regarde le blond …

- On s'est déjà rencontré quelque part? Demandé-je.

Le blond fixe alternativement mon meilleur ami et moi.

- Tu ne te souviens pas de moi ? Questionne-t-il tandis qu'Aurel tente de dissimuler son fou rire croissant.

Et merde … Je l'ai déjà rencontré … Bah si je me souviens pas de lui, c'est qu'il n'était pas marquant… Encore un figurant qui se croit important!

- Désolée mais pas du tout.

- On s'est vu à la soirée d'Aurélien!

- Mais oui Maylis! C'est dans le chapitre 8 de ta vie, le mec qui te sert de couverture humaine pendant ma fête!

- Ah ouais! Je m'en souviens!

Enfin je me souviens du passage, pas de la personnalité du mec … Quoique c'est normal, l'auteur ne lui en a pas donné … BREF.

- Alors quoi de neuf?

- Que du vieux, et toi?

Ca c'est de la conversation!

Aurélien enchaîne sur d'autres sujets … On passe une bonne après-midi tous les trois. On blague, on rit … Et cela m'évite de penser à mon homme qui est de l'autre coté de la mer.

A la fin de la soirée, Aurélien nous quitte pour retrouver Agnès (vous savez, son amoureuse!) et me laisse seule avec … Tony ouais, voilà.

- Quelle journée, lance le platine.

- Oui.

Je jette un coup d'œil à l'heure: 20h…

- Bon, je ne vais pas tarder à y aller…

- Attends!

Il me saisit le poignet.

- Ecoute …

- Oui?

- Je… Je….

- Tu bafouilles, oui, j'ai compris … Tu peux me lâcher maintenant?

Il ferme les yeux, inspire un bon coup et déclare:

- Tu me plais beaucoup, j'aimerais sortir avec toi.

J'évite d'éclater de rire tout de suite…

- Je sors déjà avec quelqu'un.

- Oui mais ce n'est pas une personne sure, qui te dit que cet acteur va te rester fidèle, un? Qui te dit qu'il n'est pas en train de se taper une autre star aussi belle que lui, un? Chacun a une place où il doit rester Maylis. Vous n'êtes pas du même monde.

Les mots qu'il vient de me dire entrent doucement dans ma tête. Comme une lente torture pour mon cœur. Il lâche mon poignet, m'embrasse sur la joue et dit avant de partir:

- Je te laisse réfléchir à tout ça. J'attends ta réponse.

Et il s'éloigne. Je m'assois sur le banc près de moi. Ce qu'il vient de me dire m'a secouée. Est-ce vrai? Je ne suis qu'un jeu.

Je regagne la Sirocco. Je la regarde, la caresse doucement. Puis je monte dedans et je roule rapidement jusqu'à chez moi.

Assise sur mon lit, mon premier réflexe est de surfer sur le net… J'apprends ainsi que mon cher amoureux a des milliers de pages Facebook et de blogs qui lui sont consacrés. Il a également un Twitter que je lis en long, en large et en travers … D'ailleurs qui est cette Linda dont il parle?

Bref je regarde tout ce qui le concerne … Bon sang, il y a même une tarée qui écrit une histoire avec mon homme en personnage principal! Genre elle peut le rencontrer comme ça dans une rue!

Les fans hystériques ont des idées de barges, j'ai l'impression.

Je lis son site officiel. Je vois avec satisfaction que son travail se passe bien et qu'il s'amuse bien.

Vers minuit, je m'endors avec des images plein la tête. Charlie souriant à des autres femmes, Charlie en plein tournage, Charlie avec ses amis … Charlie habillé avec un pull rouge à rayures blanches, un jean et un bonnet de la même couleur que son pull, se cachant de filles qui hurlent: OU EST CHARLIE?

La porte de ma chambre s'ouvre brusquement, je sursaute et je me sens parfaitement éveillée. Mon père allume la lumière. Il a l'air paniqué:

- Charlie a un problème.

(Musique tragique)

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LA SUITE DANS LE PROCHAIN EPISODE.

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Non je plaisanteeeeee! Je vous ai promis un long chapitre :P

- Charlie a un problème!

Je me lève d'un bond.

- Je t'emmène à l'aéroport.

Sans me poser plus de question, je m'habille d'un survêtement et cours dans la maison. Mon père prend son break familial et appuie sur le champignon. Je regarde l'heure: 2h du matin. A 2h30, j'arrive à l'aéroport de Nantes. Mon père me donne les billets et je file dans l'avion.

Je réfléchis à l'heure à laquelle j'arrive au Canada. Mon dieu, qu'est-ce qu'il lui est arrivé? J'ai essayé de les joindre, lui et Ash pendant le trajet en voiture. Mais rien. Mon cœur bat la chamade.

Vers 9h, heure française, je m'endors dans l'avion, épuisée par le stress et l'anxiété qui me rongent.

A 12h heure française, soit 6h, heure canadienne, l'avion se pose sur le sol de Toronto en Ontario.

Je sors, mon passeport en poche, prends le bus qui m'amène jusqu'à l'aéroport. On me parle anglais, je réponds par signe.

Des agents de sécurité me prennent à part. Quoi? Vous trouvez qu'avec une gueule blanche comme un cachet d'aspirine, un survêtement noir et des valises seulement sous les yeux, j'ai l'air d'une terroriste?

Ils me conduisent jusqu'à une petite salle où …

- Maylis!

- Kellan?

- Bienvenue à Toronto!

- Où est Charlie?

- Tu le verras plus tard, viens!

Il me prend par la main, tout en souriant. Moi, je suis à la limite de craquer. Je m'arrête, voulant connaitre les réponses à tout ce bordel.

- Comment va Charlie?

Kellan me regarde avec des yeux ronds.

- Quoi? Tu n'es pas au courant?

- Au courant de quoi? Dis-je excédée

- Bah qu'il …

Son téléphone le coupe, il s'excuse et répond. Il parle vite, reste surpris par les phrases de son interlocuteur et semble poser des questions. Au bout de 5 minutes, il raccroche.

- On n'a pas le temps, vite!

Il attrape mon bras une nouvelle fois et s'ensuit une course effrénée dans les couloirs de l'aéroport. Mon corps le suit comme il peut, mais ma tête reste fixée sur l'état de Charlie.

Kellan me pousse dans sa voiture, allume le moteur et file dans les rues à peine éclairées de Toronto.

Il quitte la ville et s'engage dans des chemins plus ou moins sinueux. Après 1h30 de voyage, j'ai une grosse envie de dormir et surtout, de vomir.

Nous arrivons près d'une grande villa blanche et fleurie.

Il est près de 8h et la chaleur commence déjà à s'installer. Des femmes viennent nous accueillir, et bien entendu, aucune ne parle français!

On me nourrit, me lave et on m'installe dans une chambre pour que je m'y repose.

Même si mon corps est lourd et ne demande qu'un peu de repos, mes yeux restent ouverts et mon cœur saigne.

Pourquoi on ne me dit rien? Pourquoi personne ne veut me parler de Charlie?

Une femme entre, me donne un verre et repart en silence. Je bois le breuvage et attends. Attends qu'on puisse enfin me renseigner.

Tic, Toc, Tic, Toc, Tic, Toc.

Je me réveille en sueur. J'ai toujours cette migraine qui me tiraille la tête. Je me sens totalement déboussolée.

Mon regard se porte sur l'heure. 6h. Je me lève, ouvre le rideau et vois le soleil se lever. J'ai dormi 24 heures? Est-ce vraiment possible?

Mon corps se manifeste. Envie d'aller aux toilettes, d'une douche et d'un purée de bon repas. J'ouvre doucement la porte et tombe sur une femme.

Je dis juste: WC et elle me guide à travers les couloirs.

Après avoir pu me soulager et me laver, la femme me donne une robe et m'accompagne jusqu'à la cuisine où elle me prépare un petit déjeuner canadien.

Je mords ardemment dans les pancakes quand j'entends une petite voix:

- Bonjour Maylis.

Je me retourne et vois Alizée.

Je me lève pour la saluer, la lumière peu à peu entre dans la pièce et me permets de mieux la voir.

Les yeux rouges, un teint blafard, des cheveux ébouriffés, je remarque immédiatement que mon amie ne va pas bien.

Je me précipite alors pour la prendre dans mes bras.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Rien, rien.

Je la regarde avec un air blasé.

- J'ai du mal à te croire.

Elle sanglote.

- Ecoute, je sais qu'il y a quelque chose. Si tu veux, on en parle, on essaye de trouver une solution.

Elle ferme les yeux douloureusement et renifle.

- Ca risque d'être difficile de trouver une solution, dit-elle avec des tremolos dans la voix.

Soudain, la porte d'entrée s'ouvre brusquement. Des femmes entrent avec des cartons, des fleurs, des tissus…

- C'est l'heure, murmure doucement mon amie.

Je n'ai pas le temps de lui demander plus de précision. Les femmes m'attrapent et m'emmènent dans une pièce pleine de miroirs. On me donne des sous-vêtements, on me passe des tissus sur le corps, on tire sur mes cheveux, on me vernit les ongles.

Après deux heures de patience, je sors de la pièce habillée d'une robe rose pâle avec de petites bretelles, se terminant au genoux, légèrement maquillée et coiffée comme une princesse. Je retrouve Alizée dans la même tenue que moi, avec quelques nuances de mauves dans sa robe. Le maquillage a effacé les sillons de larmes, mais je les devine encore.

Son regard sans vie me perce le cœur. Je lui tiens la main. Elle me sourit faiblement. Quelques instants plus tard: une voiture nous attend et nous embarquons.

Je regarde le paysage défiler sans savoir où nous allons. Le regard d'Alizée se fait de plus en plus sombre et je comprends vite qu'elle retient ses larmes.

Vers 11h, nous arrivons dans un immense jardin décoré de fleurs roses et mauves. Il y a beaucoup de gens qui discutent et rient (en anglais bien sûr).

Une faible musique se fait entendre. Près de la fontaine, on peut retrouver de longues tables habillées de blanc avec des chemins de table lavandes.

Je marche avec mon amie sur le chemin en bois qui mène vers le groupe de personnes. Je reconnais quelques têtes de gens célèbres. Je vois également de loin Kellan et Ashley en pleine discussion avec Jazz et …

Je m'arrête, souris et attrape la main d'Alizée.

Nous arrivons rapidement vers le groupe. Ceux-ci arrêtent leurs conversations et nous sourient. Je lâche la main d'Alizée pour sauter dans les bras de …

- Anne Sophie! Crié-je.

- Maylis!

Je la serre fort dans mes bras, heureuse de retrouver ma meilleure amie. Je salue alors le reste du groupe et laisse Alizée aux petits soins d'Ashley.

- Bon sang, je n'arrive pas à croire que tu sois là! Crépité-je sur place.

- Jazz m'a invitée, rit-elle.

- Invitée?

- C'est le mariage de Nikki et Peter, ma cocotte!

NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN?

Je reste secouée par la nouvelle. Je suis au before du mariage de Nikki et Peter. Mais … Mais c'est dingue!

Jazz et Anne Sophie éclatent de rire en voyant ma tête déconfite.

- Je vais voir s'ils ont besoin d'aide, dit Jazz en embrassant doucement la joue de mon amie.

Il s'éloigne et …

-Hum, tu me dois des explications, non? Dis-je en croisant les bras.

- Ok Ok. Bon, je suis désolée de ne pas t'en avoir parlé. Jazz et moi sommes restés en contact après Vancouver. Mais il aimait profondément Ashley. Lorsqu'il a appris qu'Ash aimait Kellan, ça l'a anéanti. Il est parti 2 jours dans le nord avant de me téléphoner. Je l'ai accueilli chez moi en lui offrant toute l'affection que j'avais pour lui … Et une chose en entraînant une autre, nous avons passé la nuit ensemble.

Je lui souris avec un air coquin, auquel elle me répond avec un clin d'œil.

- Je lui ai dit que pour moi, c'était sérieux, et il a répondu qu'il ne savait pas encore, qu'il avait besoin de temps et qu'il voulait encore me connaître avant de vraiment s'engager. Il ne voulait pas non plus perdre la face devant Ash et Kellan, donc il m'a demandé de l'accompagner ici.

- Et bien entendu tu as accepté.

- Sinon je ne serais pas ici! Rit-elle.

Nous discutons de choses et d'autres, heureuses de partager ce moment entre françaises. Nous nous mettons alors à commenter les tenues des uns et des autres.

- Oh regarde la blonde là-bas! Je te rappelle que le thème est rose/argent!

Je me retourne pour voir la dite blonde, habillée d'une robe rouge que je caractériserais comme robe de fille de trottoir. A son bras, je vois un homme vêtu d'un costume gris et d'une cravate rose. Ses cheveux châtains sont tendrement ébouriffé par la poufias… la blonde.

Je déglutis doucement et reporte mon attention vers ma meilleure amie.

Ah …

Je ferme les yeux et ne veux plus rien entendre.

Je me retourne une seconde fois. L'homme croise mon regard et me sourit, la femme blonde toujours à son bras.

Qu'est ce que ça veut dire? Qu'il me défie? Qu'il veut me voir souffrir en le voyant avec une autre?

Je pars d'un pas décidé vers … le sens opposé. Je marche vite, presque à la limite de courir. Difficile avec ces escarpins. Je retrouve Alizée et Ashley dans un coin reculé.

Je vois qu'Alizée est de plus en plus blanche.

- Je vais chercher de quoi la remaquiller. Tu restes avec elle?

- D'accord.

Ashley s'éclipse et je m'assois près d'Alizée en silence. Quelques minutes plus tard, elle entrouvre ses lèvres et m'explique.

- Il y a 5 ans, alors que j'avais à peine 15 ans, je suivais mon père sur tous les plateaux de cinéma.

J'apprends alors que le père d'Alizée, Mr Rockwood, était un très grand cinéaste et que sa mère était une grande musicienne.

- Mon père m'a appris toutes les ficelles du métier, et m'a aussi toujours répété qu'il fallait parler plusieurs langues pour avoir les meilleurs acteurs interplanétaires. Un jour, alors que je mettais un peu perdue sur un plateau, je suis tombée sur Peter. Il était d'assez mauvaise humeur et m'avait sermonnée d'être là.

Elle renifle et se mouche. Puis, sans que je dise quoi que ce soit, elle reprend son récit.

- Après ça, je lui ai fait tous les coups vaches possibles et imaginables. Tout le monde l'adorait, moi je le détestais.

Elle sourit faiblement en repensant au passé. Je prends sa main et la serre doucement.

- Un jour, on devait tourner une scène sur une plage. Les différents acteurs devaient plonger d'une petite falaise. Durant la nuit, je faisais un petit tour. Je devais avoir 18 ans. Des acteurs avaient un peu trop bu et m'ont obligée à venir nager avec eux. Ce que je n'osais pas leur avouer c'est que je ne savais pas nager. On est arrivé près de la falaise et ils m'ont poussée en riant. Moi, j'étais pétrifiée. J'ai vu les eaux m'engloutir et m'ensevelir. J'avais l'impression que dès que je remuais pour me débattre et survivre, je m'enfonçais de plus en plus. Rapidement, je suis tombée à court d'oxygène.

Elle reprend sa respiration et lève les yeux vers le ciel bleu.

- La dernière chose que je me souviens dans l'eau, c'est de voir la main de Peter m'attraper. Après, je me rappelle avoir vomi de l'eau salé et senti Peter me prendre dans ses bras. Il m'a sauvé la vie.

Elle se tourne vers moi et j'aperçois son regard rayonner de bonheur.

- Au début, je pensais qu'il l'avait fait pour mon père. Alors j'ai arrêté de lui parler. Au bout d'une semaine, il est arrivé, énervé, en me hurlant: «C'est comme ça que tu me remercies? En jouant l'imbécile?». Nous nous sommes expliqués… Et on s'est pardonné nos erreurs de jugement. Il m'a appris à nager, à voyager, à aimer ce que je faisais … Il m'a donné le goût à la vie en quelque sorte. Et je me suis rendue compte que …

Elle pince ses lèvres entre elles. Ferme les yeux et attend quelques instants. Doucement, je souffle un:

- Que tu l'aimes?

- Oui.

Je comprends alors pourquoi mon amie est dans cet état.

- Lui as-tu dit?

Elle hoche la tête négativement, puis gémit douloureusement.

- Lorsque j'ai appris par les journaux peoples qu'il allait se marier, j'ai cru mourir. Quelques jours plus tard, il m'a amené le faire-part en me précisant que c'était prévu depuis 6 ou 7ans.

C'est à ce moment là qu'Ashley revient pour refaire le maquillage qui a coulé avec les larmes de mon amie.

- Tu étais là? Demande une voix rauque.

Je croise alors le regard de Charlie.

- Je t'ai cherché partout! Me réprimande-t-il. Regarde, tu as même réussi à tacher ta robe, rajoute-il en me montrant une tache verte sur le bas de la robe, dû sûrement au fait que je me sois assise près de mon amie.

Je me lève, pose mes mains sur mes hanches et essaye de garder mon calme pour commencer ce que j'avais à lui dire.

- Comment oses-tu me dire ça? Mon père m'a réveillée hier en me hurlant que tu avais un problème. J'ai traversé l'Atlantique en pensant que tu avais un eu accident et que tu étais peut-être en train de mourir ou quoique ce soit d'autre. J'étais terriblement inquiète et tu n'as répondu à aucun de mes messages. J'arrive ici pour découvrir que je suis au mariage de Peter et je te vois au bras d'une blonde, heureux comme un roi. Excuse-moi d'avoir été inquiète à ton sujet alors que tu profitais juste d'une charmante compagnie. Excuse moi aussi d'être inquiète pour une amie qui n'est pas au top de sa forme. Tu es satisfait là?

J'avais commencé doucement et j'ai terminé en hurlant. Mes deux amies et mon (futur ex ?) homme me regardent les yeux ronds. Ca fait du bien de vider son sac de temps en temps.

Charlie s'approche de moi. Je reste statique, si ca se trouve, il n'a pas apprécié mon petit discours, trois petits points(1). Il me prend dans ses bras et me susurre un:

«Désolé».

Mes larmes s'échappent et je le serre à mon tour contre moi. Après quelques instants, on se sépare. Ashley vérifie mon maquillage et on se dirige vers la table pour déjeuner. J'apprends par les filles que c'est la répétition du mariage. L'avant mariage dirons-nous. Histoire de voir si tout est bien préparé.

Les filles prennent un peu d'avance, nous laissant un peu seuls.

Charlie s'arrête et me regarde droit dans les yeux.

- Tu parlais de charmante compagnie tout à l'heure.

Je rougis et dis:

- Désolée, c'était dû à la colère… Et un peu de jalousie, avoué-je.

- Donc tu le penses vraiment? Tu ne me fais pas confiance.

- Si, je te fais confiance … Mais aux autres femmes …

Charlie soupire un instant et ferme les yeux. Il les réouvre et me caresse la joue avec délicatesse.

- Tu ne me fais pas confiance. Affirme-t-il. Dois-je te prouver à quel point tu es importante pour moi?

Je reste coite, ne sachant quoi dire.

- Et quand les mots ne peuvent pas s'exprimer, seul le corps peut le faire.

Je veux répliquer quelque chose, mais il profite de ma lenteur pour s'emparer de mes lèvres.

- Hey les amoureux! On vous attend! Crie Jazz au loin!

- On arrive! Hurle Charlie en retour.

Il me saisit la main et nous partons rejoindre le groupe.


(1) : Trois Petits Points : Hommage a FireFly.

Pensée du jour : La review sera-t-elle aussi généreuse que ce chapitre ?