Titre : Harry Potter et la Fille de Sirius Black

Auteur : Orlane Sayan

Disclaimer : Rien est à moi (ou presque): JKR a juste une générosité à l'aulne de son imagination!

Disclaimer : Je ne possède ni les univers de Charmed ni celui de Buffy contre les Vampires (je les ai revendus il y a quelques années et... Quoi? Comment ça vous ne me croyez pas?)

Résumé:

Nouvelle année à l'Ecole de Sorcellerie de Poudlard. Harry Potter la souhaitait pieusement tranquille mais il n'arrête pas de penser que ce ne sera pas encore pour cette fois-ci...

Entre le dangereux meurtrier qui s'est échappé d'Azkaban et la nouvelle arrivante parmi les troisièmes années, elle avait commencé de façon bien trop originale.


RAR :

Rose-Eliade :

Hey ! Merci beaucoup pour ta review ! Le dernier chapitre est là, j'espère que tu le trouveras lui aussi intéressant. Bonne lecture !

MAHA1959 :

Coucou !

Merci beaucoup pour ta review !

Oui, il est vraiment mieux que la première version celui-ci. Quand je dis que cette fic avait un sérieux besoin d'être réécrite ! Enfin bref ^^

J'espère que tu aimeras ce dernier chapitre, même s'il ne change pas beaucoup pas rapport à la première version ;)

Enjoy !


Note:

Aloâ la compagnie !

Comment allez-vous ?

De mon côté, c'est la très grande forme !

J'ai eu les résultats de mes examens, et j'ai validé mon année ! Dire que je suis contente est un euphémisme doux de cœur ! Bon, j'ai quelques matières à repasser mais rien de bien méchant.

On va dire que je suis donc en vacances à mi-temps. Et cela se traduit par un boom dans l'écriture. Merlin que ça fait du bien !

Enfin, le dernier chapitre donc. Sachez que je suis passée de 51,770 mots à 162,705. C'est pas mal, hein ?

Voili voilou

En tout cas, merci de m'avoir suivit à nouveau dans cette aventure. Vous pouvez désormais sur mes autres fics sans craintes (ou presque... Un jour, je les corrigerais aussi. Mais pas tout de suite). Et si le cœur vous en dit, la suite des aventures de Mélindra Black est toujours en cours. Le dernier opus se passe vingt ans après la fin de la guerre contre Voldemort. Et je vous jure solennellement que des surprises vous attendent !

Bonne lecture ?


Chapitre 27

Ils volaient tous les trois en direction de la Tour Noire. Mélindra avisa les épais nuages qui cachaient la lune et envoya un remerciement silencieux à sa bonne étoile. Ils avaient beaucoup de chance jusqu'ici et elle espérait que cela allait continuer ainsi.

Buck se posa sur le parapet en douceur et Hermione sauta au sol, imité par Harry. Mélindra resta sur le dos de l'hyppogriffe, ses yeux balayant avec attention les environs. Pour le moment, les Détraqueurs n'étaient pas en vue et si ses oreilles ne la trompaient pas, personne n'était resté dans les parages pour surveiller le prisonnier.

Une explosion la fit violemment sursauter.

Hermione avait fait sauté la serrure d'un simple coup de baguette.

- Et après, c'est moi qui manque de discrétion ! Siffla-t-elle à l'attention de sa meilleure-amie quand elle revint près d'elle, Sirius et Harry sur les talons.

- Il faut croire que tu as une très mauvaise influence sur moi. Pousse-toi un peu...

Mélindra grogna mais s'avança pour faire de la place à la jeune Granger et à son père. Sans un mot de plus, ils quittèrent les lieux.

Buck plana jusqu'au sol et se posa dans l'ombre du château, à quelques mètres des serres.

Hermione se laissa glisser à terre avec un soupir de soulagement.

- Tu ne descends pas ? Remarqua-t-elle en voyant que Mélindra n'avait pas esquisser le moindre geste.

- Hermione très chère, même une sorcière aussi brillante que toi n'arrivera pas à faire croire à Pomfresh que je me suis blessée durant son absence.

- Mélindra, on doit retourner à l'infirmerie !

- Relax... Tu n'auras qu'à lui dire que les sœurs Halliwell sont venues me chercher... De toute façon, il faut que je vois Léo.
- Que... Commença Sirius, de plus en plus perdu au fil de la discussion.

— - Il faut partir, maintenant, Sirius. Vite ! Coupa Harry en tirant Hermione en arrière. Ils vont s'apercevoir de votre départ d'un moment à l'autre.

D'une patte, Buck frappait le sol et secouait la tête comme pour exprimer son impatience.

— Qu'est-ce qui est arrivé à l'autre garçon ? Ron ? demanda précipitamment Sirius.

— Il va guérir. Il n'a pas encore repris connaissance, mais Madame Pomfresh dit qu'elle parviendra à le remettre sur pied. Vite, allez-y !

Mais Black continuait de fixer Harry.

- Comment pourrai-je jamais te remercier ?...

- En vous mettant à l'abri ! Allez-y !

— - Nous nous reverrons un jour, dit Black. Tu es... Tu es le digne fils de ton père, Harry...

Il serra les flancs de l'hippogriffe entre ses talons. A nouveau, les ailes immenses se mirent en mouvement. Buck s'éleva dans les airs, emportant ses cavaliers... Harry les regarda s'éloigner. Bientôt, leur silhouette ne fut plus qu'un point minuscule dans le ciel.

- Harry, il nous reste à peine dix minutes pour nous rendre à l'infirmerie.

Harry échangea un regard amusé avec Hermione et tous deux se mirent à courir aussi vite qu'ils pouvaient. Ils s'arrêtèrent dans un long dérapage devant les portes de l'infirmerie au moment même où Dumbledore en sortait.

- Alors ? Murmura le Directeur.

- On a réussi, Sirius s'est enfuit sur le dos de Buck, répondit le jeune Potter après avoir repris son souffle.

- Où est Miss Black ?

- On a rencontré un petit problème durant notre escapade, elle était blessée et elle a préféré se rendre au Manoir Halliwell, elle reviendra demain ou après-demain…

- Bien, murmura Dumbldore alors qu'il posait son oreille sur le battant en bois. Je crois que vous êtes partis, dit-il avec un clin d'oeil.

Les deux Gryffondors acquiescèrent de la tête et entrèrent dans l'infirmerie. Pomfresh ne tarda pas à sortir de son bureau. Rarement Harry l'avait vue de si mauvaise humeur.

- Où est Miss Black ? Interrogea t-elle en s'apercevant de l'absence de la jeune fille.

- Elle est partie aider les sœurs Halliwell. Dumbledore a évoqué un Démon assez puissant qui nécessitait son aide.

L'infirmière ouvrit la bouche, comme pour lancer une malédiction à Dumbledore, avant de se raviser.

- Très bien. Si tout le monde est d'accord pour qu'elle risque sa vie, je ne vois pas où est le problème.

Harry échangea un regard avec Hermione et tous deux commencèrent à manger le chocolat qu'elle leur avait donné. Les yeux du jeune Potter se perdirent dans le ciel où les étoiles semblaient briller plus fort que jamais.

...

Sirius et Mélindra volaient en direction des montagnes qui entouraient Poudlard. La jeune fille avait fermé les yeux, essayant d'oublier la douleur que les secousses de Buck ne manquaient pas de déclencher. Ce Duivel allait lui payer ses côtés cassées. Et très cher.

- Je préférais ma moto, souffla son père en écho à ses pensées.

Mélindra laissa échappé un petit rire et elle sentit le sourire de son père.

- Que t'est-il arrivé ?

Elle eut une grimace en entendant l'inquiétude dans sa voix.

- Hum... Des démons s'en prennent parfois à moi pour atteindre les sœurs Halliwell. Ce sont les sorcières Acathlantes qui m'ont appris à maîtriser mes pouvoirs. Elles ont pas mal d'ennemis dans les Enfers. Cette nuit, ils ont retrouvé ma trace.

- Et ?

- Bof... Je suis encore en vie donc tout va bien. Deux d'entre eux ne peuvent pas en dire autant.

Sirius soupira, réalisant avec peine que sa fille était loin d'être autant en sécurité que ce qu'il avait espéré. D'un geste, il indiqua à l'Hypogriffe de commencer à descendre. Ils étaient assez loin de Poudlard maintenant pour qu'il se permette un petit arrêt. Et il devrait laisser sa fille derrière lui.

Une fois de plus.

Sirius serra un long moment Mélindra dans ses bras, déchiré à l'idée de ne pas avoir pu passer plus de temps avec elle. Douze années les séparaient désormais et il savait que l'adolescente ne serrait jamais plus la fillette d'alors.

Jamais les regrets de sa vie gâchée n'avaient été si lourds à porter.

Finalement, elle se dégagea en douceur et Sirius la vit essuyer maladroitement ses joues humides.

- Tu dois partir, souffla-t-elle, la voix tremblante. Les Détraqueurs vont te retrouver sinon... Tu dois partir.

Il soupira, dévisagea une dernière fois la jeune fille, comme pour graver ses traits dans sa mémoire. Mélindra lui sourit faiblement avant de faire glisser le petit sac noir de ses épaules.

- C'est pour toi. Ce n'est pas grand chose mais c'est mieux que rien.

- Merci... J'ai quelque chose pour toi, moi aussi.

Il fouilla dans sa robe de sorcier et en sortie une enveloppe jaunie et abîmée.

Ta mère avait laissé ça pour toi, au cas où il lui arriverait quelque chose. Je ne l'ai jamais ouverte... Elle m'avait demandé de te la donner quand tu aurais onze ans. Quoi que ce soit, je sais que c'était très important.

Mélindra se saisit délicatement de l'enveloppe, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Elle ne pu que hocher la tête.

Son père releva son visage vers lui et Mélindra eut tout le mal du monde à soutenir son regard. Tout se bousculait dans sa tête, elle avait du mal à savoir où elle en était, mais elle était sûre d'une seule chose : elle ne voulait pas que son père parte.

Tout en sachant parfaitement qu'il ne pouvait rester.

- Tu ressembles énormément à ta mère…

- Ce n'est pas ce que tout le monde dit…

Son père leva un sourcil.

- Ils disent que je suis le portrait craché de mon père.

Il se mit à rire et la serra dans ses bras :

- Tu as intérêt de faire attention à toi où je te jure que… Marmonna Mélindra.

- Toi aussi Mélindra fait attention à toi... Les Potter ont le dont de s'attirer des ennuis plus gros qu'eux et si tu me ressembles autant que tout le monde le dit alors tu dois être aussi tête brûlée que je l'étais à Poudlard...

La jeune fille aurait aimé profiter un peu plus de l'étreinte mais elle doutait d'être capable de dire au revoir si elle se laissait aller.

Il lui fallut toute sa volonté pour se reculer.

- - Léo, ange de mon cœur ! Cria-t-elle. Viens chercher ta protégée préférée !

Sirius secoua la tête d'un air navré.

- C'est Hermione qui disait que tu n'étais pas discrète ? Et bien, je pense qu'elle avait raison…

Sa fille lui tira la langue.

- Et c'est Lunard qui disait que je ressemblais à mon père ?

Il sourit, la prit une dernière fois dans ses bras pour lui déposer un baiser sur la tempe et enfourcha Buck.

- On se reverra, Princesse... Je te le promets !

Mélindra hocha la tête, les lèvres serrées pour retenir ses larmes et observa son père talonner vivement sa monture et disparaître dans la nuit.

Une lumière bleutée ne tarda pas à apparaître à ses côtés et Mélindra se détourna à regret.

Son père était parti et seules les étoiles savaient quand elle serait amenée à le revoir.

- Phoebe ? S'étonna Mélindra en reconnaissant sa grande sœur de cœur au moment où elle se matérialisait. Qu'est-ce que tu fais ici ? Et où est Léo ?

Sa dernière question était plus un reproche et il s'adressait directement au jeune homme qui accompagnait Phoebe. Grand, brun, les yeux d'un bleu céleste... Elle était certaine de ne jamais l'avoir rencontré... Même s'il lui rappelait vaguement quelqu'un.

- Peu importe ! Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Pourquoi n'es-tu pas à Pou... Tu es blessée ?

- C'est une possibilité, en effet, répliqua l'adolescente en croisant ses bras sur sa poitrine, un air résolument buté sur le visage.

Phoebe plissa les yeux dans une menace silencieuse alors que sa protégée la fixait avec cette insolence des grands jours.

- Pas de ça Black !

- Où est Léo ?

- C'est une longue histoire. On te soigne, tu prends du repos, et je t'explique.

- Rêve. Je veux savoir où est mon Être de Lumière.

- Merry, ne soit pas ridicule... Tu...

- Je préfère avoir mal que de laisser le premier venu me toucher.

- Léo est devenu Fondateur Merry... Et tu le sais très bien.

Mélindra serra les dents avant de fusiller le ciel du regard.

- Je sais que tu m'entends, Wyatt ! Prends-en bonne note, tu vas regretté de nous avoir laissé tomber ! Cria-t-elle avant de se tourner vers Phoebe. La prochaine fois que je le croise, je lui botte le derrière !

- Je te donnerais volontiers un coup de main, répondit l'inconnu.

- Méfie-toi, je peux aussi te botter le tiens.

- Je vois ce que tu voulais dire, Phoebe.

- Soit gentille avec Chris, Merry.

- Très bien...

L'Être de Lumière ne se le fit pas dire deux fois et posa ses mains sur les épaules de l'adolescente. Immédiatement, la magie opéra et Mélindra sentit chacune de ses blessures disparaître. Bientôt, il ne resta de ses douleurs qu'une vague gène qui ne serrait plus qu'un lointain souvenir après une bonne nuit de sommeil.

- Tu as fais du rodéo pour être dans cet état ?

- Non, j'ai juste croisé un triplet d'imbéciles notoires.

- Des vampires ? S'inquiéta Phoebe.

- Non. Messire Duivel et feu ses deux gardes du corps. Tu auras le droit à la version complète de l'histoire quand tu m'auras raconté en détail tout ce que tu as omis de mentionner dans tes lettres.

Phoebe savait qu'il ne servait à rien de discuter dans ce genre de situation. Elle tendit sa main à Chris, imitée par Mélindra, et ils disparurent tous les trois.

Ils réapparurent dans le salon du manoir et Mélindra inspira profondément. Elle avait toujours adoré cet endroit et l'accueil de Paige, Phoebe et Piper, quatre ans plus tôt, la façon dont elles s'étaient occupées d'elle durant plus de trois ans, les épreuves qu'elle avait traversées à San Francisco... Tout cela participait au fait qu'elle se sentait ici chez elle et que les sœurs Halliwell étaient ses sœurs.

Elle avisa le soleil encore haut qui inondait les pièces de lumière.

- Où sont les filles ? Demanda-t-elle en se laissant tomber sur le canapé.

- Paige n'est pas encore rentrée et Piper est au P3, répondit Phoebe.

- C'est bien ma veine... Grogna-t-elle.

- Elles seront là quand tu te réveilleras, remarqua Chris.

- Qui parle de dormir ? Je suis en pleine forme et je compte bien les attendre.

Les deux adultes eurent la même expression sceptique.

Exactement la même expression.

Mélindra fronça les sourcils et les dévisagea à tour de rôle.

- D'où as-tu dit que tu sortais, Chris ?

- Je ne l'ai pas dit.

- Et ?

- Je ne te le dirais pas, Black.

- Très bien. Mais je finirais par le savoir.

- Sans aucun doute. Je vous laisse entre filles, j'ai à faire.

L'Être de Lumière disparut en un millier de petites lumières bleutées et Mélindra se tourna vers Phoebe.

- Quelle parfaite occasion. Tu me racontes ?

- Tu vas te reposer d'abord, jeune fille. Et ça, ce n'est pas négociable. Je ne tiens pas à ce que ta mère me tombe dessus, j'ai assez des démons qui menacent ma vie. Au lit !

- Quoi ? Tu ne t'en tireras pas comme ça ! Et je n'ai pas sommeil !

Phoebe leva les yeux au ciel et se saisit de sa protégée. En moins de temps qu'il fallait pour le dire, Mélindra se retrouva sous de chaudes couvertures. Phoebe prit place sur la chaise devant le petit bureau de l'adolescente et les bras croisés sur sa poitrine, attendit résolument que Mélindra s'endorme.

Lorsque Mélindra rouvrit les yeux le lendemain, elle mit un certain temps à se rappeler où elle était. Et pourquoi elle y était. Puis ses pensées remontèrent lentement le temps et elle ne pu retenir un petit soupir. Elle était heureuse -et ce mot était bien faible- d'avoir retrouvé son père. Connaître la vérité lui avait ôté un poids des épaules et, en levant un voile de plus sur son passé, son père lui avait permis d'envisager son avenir un peu plus sereinement.

Son père...

Même si elle avait passé si peu de temps avec lui, la veille, une certitude avait pourtant fait son chemin dans son cœur et dans son âme : personne ne pourrait jamais le remplacer. Sirius Black était son père, et les liens qui l'unissaient à lui étaient plus forts que tout.

Il lui manquait déjà...

Elle inspira profondément et s'obligea à se lever. Il était hors de question qu'elle gaspille le peu d'heures qu'elle pourrait passer en compagnie des sœurs !

- Tiens donc ! On dirait bien que la Belle aux Bois Dormants de San Francisco est de retour parmi nous! On commençait à s'inquiéter !

Mélindra se retourna vivement et se précipita dans les bras de la femme brune qui venait d'entrer dans la cuisine du Manoir.

- Piper !

La plus âgée des trois sœurs Halliwell entraîna sa jeune protégée dans une étreinte dangereuse qui fit rire Mélindra. Piper était, et serait toujours, une deuxième maman pour elle. Et en la retrouvant aujourd'hui, après presque un an de séparation, elle avait soudain hâte de revoir ses parents adoptifs.

Que serait-elle donc sans toutes ses personnes ?

- Tu as bien dormis, j'espère ? Dit Piper en la relâchant.

- Évidemment ! Pourquoi cette question ?

- Il n'est pas loin de quinze heures Mélindra. Heureusement que tu n'étais pas fatiguée hier.

L'adolescente lui offrit une grimace, qui ne manqua pas de rappeler Phoebe à Piper, avant d'ouvrir un placard et de sortir une boîte de céréales.

- Range donc ça ! Il n'est pas dit que tu mangeras ces cochonneries hydrogénées après ce que tu as traversé hier ! Je vais te préparer un vrai petit-déjeuner.
- Piper, je t'adore !

- Ton estomac m'adore. Pour ce qui est du reste de ta personne, j'ai parfois des doutes.

- Je suppose qu'il vaut mieux entendre cela qu'être sourde... Où est Wyatt ?

- Il fait une sieste. Bon, crêpes ou gaufres ?

Mélindra sourit : plus aucun doute n'était permis, elle était de retour au paradis !

...

Après avoir avalé son petit déjeuné-quatre-heures, Mélindra regagna sa chambre et fouilla de longues minutes dans son armoire avant de trouver des vêtements propres encore à sa taille.

Peine perdue.

Tout ce qu'elle comptait d'affaire (et après avoir passé plusieurs années sous le même toit que Paige et Phoebe, elle avait un sacré trésor de guerre) était en ce moment même à Poudlard. Elle aurait dû laisser quelque chose ici finalement...

A moins que...

La jeune Black quitta la pièce pour la chambre de Phoebe. Sa grande sœur de cœur ne la dépassait plus que d'une dizaine de centimètres et elle ne dirait rien si elle lui empruntait quelques vêtements. A condition qu'elle remarque qu'une de ses tenues avait disparu...

...

- Aïe aïe aïe Wyatt ! Tu m'avais promis de m'attendre pour grandir !

Le petit garçon la fixa d'un air curieux avant de sourire largement, comme s'il la reconnaissait.

- Qu'est-ce que tu as changé bonhomme ! Dit Mélindra en se penchant pour prendre le fils de Piper et Léo dans ses bras.

Wyatt n'avait pas six mois la dernière fois qu'elle l'avait vue. C'était désormais un petit homme de plus d'un an qui n'avait plus rien à voir avec le bébé d'alors : des cheveux blonds légèrement bouclés, les yeux marrons de Piper et une frimousse de petit ange. Il était adorable.

Le regard de Mélindra se posa sur le ventre bien rond de Piper et son sourire s'élargit.

Tu es content d'être bientôt grand frère ? Demanda-t-elle à Wyatt.

A sa grande surprise, le sourire du petit garçon s'effaça subitement et il fit non de la tête. Mélindra eut une grimace.

- Il plaisante ?

Piper, à qui la réaction de son fils n'avait pas échappé, eut une moue à la fois triste et inquiète.

- - Disons que l'idée ne l'emballe pas vraiment, répondit-elle. Ça lui passera sûrement en grandissant.

Mélindra allait répondre mais Wyatt commença à gigoter dans ses bras et la jeune fille le posa doucement au sol, au beau milieu de ses jouets, avant de s'asseoir à côté de Piper.

Sa grande sœur de cœur l'attira contre elle avant de lui ébouriffer les cheveux, faisant crier Mélindra d'outrage.

- Tu m'as manquée, petite teigne, ria Piper alors que l'adolescente se dégageait de ses bras.

- Tu as une drôle de façon de me le montrer ! As-tu idée du temps qu'il me faut pour faire cette maudite natte ?

- Le temps d'un coup de baguette.

Mélindra ouvrit la bouche pour répliquer avant de la refermer : ce n'était pas tout à fait faux.

La porte s'ouvrit dans l'entrée et la nouvelle arrivée ne manqua pas de les rejoindre.

- Paige !

...

Mélindra resta en tout deux jours au Manoir. Quelques heures avant de repartir pour Poudlard, elle ouvrit l'enveloppe que lui avait donné son père :

Ma petite chérie…

Si tu lis cette lettre c'est que le pire est arrivé et que Peter nous a trahis…

A l'heure où je l'écris, tu es avec ton père dans le salon : tu as à peine un an et tu le mènes déjà en bateau.

Tu dois être une belle jeune fille aujourd'hui. Je regrette de ne pas avoir pu te voir grandir…

Mais il est de mon devoir de te révéler certaines choses sur ta famille Mélindra … Je suis la dernière descendante des « Potter Italiens » comme disait ma mère. Tu ne le sais peut-être pas mais la grande famille des Potter a été divisée au court des siècles… Harry est lui aussi un des descendants de cette branche mais moins directement que toi. Tout cela pour te dire que notre famille est bien plus ancienne que tu ne peux l'imaginer... J'aimerais pouvoir t'en dire plus à travers cette lettre mais le risque qu'elle tombe entre de mauvaises mains existe et je ne peux pas me permette que certaines vérités soient révélées à n'importe qui...

Sache seulement qu'il est essentiel que tu te rendes sur le mont Olympe, une nuit de pleine Lune.

Profite de la vie qui s'offre à toi ma toute petite… Ne laisse jamais les autres décider à ta place : ta liberté est ton bien le plus précieux. Et surtout n'oublie jamais cet adage que ton père ne cesse de répéter : « Impossible n'est pas Black ! »

Bâts-toi jusqu'à la fin pour ce qu'il te paraît juste et n'hésite surtout pas à clamer haut et fort tes idées. Quelques soient tes choix, mes pensée t'accompagneront toujours.

Je te laisse ma petite princesse.

Mélindra, ma fille, mon enfant… Je t'aime plus que tu ne peux l'imaginer et je t'aimerais encore, même bien après ma mort.

N'oublie pas, le mont Olympe.

Maman.

Mélindra essuya les quelques larmes qui avaient coulé pendant sa lecture : sa mère… Maman, rien que ce mot. La seule et unique lettre de sa mère. Tout ce qui concernait sa famille fût relayé inconsciemment au second plan : sa mère l'aimait et où qu'elle soit, elle veillait sur elle…

...

Chris la ramena à Poudlard sans prononcer une parole et disparut aussitôt après. La jeune Black ne pu qu'être interloquée par son comportement et elle se promit de discuter avec Phoebe à la prochaine occasion. Peut-être se faisait-elle des idées mais il lui semblait que le jeune homme avait une attitude des plus étranges.

Comme s'il cachait quelque chose.

Elle haussa les épaules et prit le chemin du château et, plus précisément, celui du bureau directorial.

...

- Miss Black ! Comment allez-vous ?

Mélindra prit le temps de s'installer sur une chaise en face de Dumbledore avant de répondre.

- Bien mieux qu'en quittant Poudlard.

- Monsieur Potter et Miss Granger n'ont pas voulu me dire ce qu'il s'était passé durant votre... aventure.

- Peut-être parce que cela ne vous regarde pas.

Il soupira.

- Miss Black, combien de temps allez-vous m'en vouloir pour toute cette histoire concernant l'identité de votre père ?

- Je ne sais pas encore.

Dumbledore la dévisagea par dessus ses lunettes en demi-lune et, même si elle eut l'impression de passer au rayon X, Mélindra ne se laissa pas impressionnée. Il avait, et de beaucoup, trahi sa confiance.

Et elle devait être au moins aussi rancunière que têtue.

Finalement, une lueur de renoncement s'alluma au fond des yeux bleus de Dumbledore et il choisit de changer d'angle d'attaque.

- S'il s'avérait que des démons airent autour de Poudlard, vous imaginez bien que cela me concerne tout de même.

- La Forêt Interdite accueille les ballades des démons depuis des siècles. Je ne doute pas qu'un tel fait vous ait échappé.

Devant le comportement parfaitement fermé de l'adolescente, Albus Dumbledore choisit d'abandonner pour cette fois-ci.

- - Très bien... Maintenant que je me suis assurée de votre parfaite santé, vous pouvez rejoindre vos amis.

Elle se leva, salua le Directeur du bout des lèvres et se dépêcha de rallier la salle commune des Gryffondors.

...

En arrivant près du bureau de son professeur de Défense Contre les Forces du Mal, elle aperçut Harry à l'autre bout du couloir :

- Mélindra ! S'écria-t-il en lui faisant un grand signe la main.

Ils se rejoignirent au milieu du couloir et Mélindra fût la première surprise quand Harry l'étreignit chaleureusement.

- Je suis content de voir que tu vas bien.

- On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement, Potter. Qu'est-ce que tu fais ici ?

Le sourire du jeune homme disparut et il lui montra la porte du bureau de Lupin.

- Quoi ?

Il ne répondit pas et leva la main pour frapper quand la porte s'ouvrit toute seule.

Je vous ai vu arriver, tous les deux, dit loup-garou avant même que Harry ait pu ouvrir la bouche.

Lupin désigna le vieux parchemin étalé sur son bureau : la carte du Maraudeur.

- Je viens de croiser Hagrid... Il m'a dit que vous aviez démissionné... C'est vrai ?

- QUOI ? S'exclama Mélindra. Vous n'avez tout de même pas démissionné ?

- J'en ai bien peur, Miss Black.

- Mais pour… pourquoi ? Demanda Harry.

- Le professeur Rogue a accidentellement révélé la nature de ma… heu… condition. Bientôt, les hiboux des parents d'élèves vont arriver : il ne voudront pas qu'un… Enfin que quelqu'un comme moi fasse cour à leurs enfants.

Le professeur Rogue a quoi ? Rugit Mélindra. Je vais lui faire avaler sa baguette à cet imbécile !

- Miss Black...

- Quoi ? Je ne veux pas passer pour quelqu'un de paranoïaque mais j'ai la légère impression que l'unique but de son existence est de me pourrir la vie !

- Je pense qu'il est simplement très rancunier.

- Comment ça ? Intervint Harry.

- Dumbledore a réussi à convaincre Fudge que je vous avais sauvé la vie… Après l'évasion de Sirius, Rogue était déjà très énervé mais je crois que ça a été le comble pour lui… Surtout qu'avec tout cela, l'Ordre de Merlin lui est passée sous le nez.

Ses deux élèves échangèrent un regard amusé.

- Il y a une justice en ce bas monde, commenta Harry.

- Absolument.

- En parlant de tout cela, Miss Black… Je vous savais brillante, mais pas au point d'avoir deux formes Animagus !

La jeune fille s'empourpra légèrement…

- Vous m'avez reconnue ? Je suis désolée mais il fallait que je sauve mon père… Circé n'aurait jamais pu tenir en respect un loup-garou…

- J'espère que cela restera ma seule rencontre avec une Panthère…

- Et moi donc... Vous avez pas idée à quel point vous puez sous cette forme.

Lupin la fixa quelques secondes avant d'éclater de rire.

- Cela ne fait décidément plus aucun doute, Sirius est votre père. Et Harry, ne faites pas cette tête. Mon départ ne signe pas le début de la fin du monde.

- Mais vous êtes le meilleur professeur de Défense Contre les Forces du Mal qu'on ait jamais eu !

- Hélas Harry, je n'ai pas le choix… Mais s'il y a une chose dont je suis fier, c'est des progrès que vous avez fait. Parlez-moi un peu de votre Patronus.

Après qu'Harry ait relaté les faits, le professeur Lupin déclara, nostalgique :

- Vous avez parfaitement deviné Harry, votre père se transformait bel et bien en cerf. Ce qui lui a valu son surnom : Cornedrue.

Le professeur Lupin farfouilla dans son tiroir et tendit la cape d'invisibilité à Harry.

- Je l'ai ramenée de la Cabane Hurlante hier soir.

Puis en jetant un coup d'œil à la carte du Maraudeur, il la lui tendit également. Il regarda longuement Mélindra, soupira et rouvrit sa valise dont il sortit un album photo :

- Tenez, Miss Black… Je l'ai trouvé dans les ruines de la maison de James et Lily… Sarah tenait cet album pour vous. C'est un miracle qu'il n'ait pas brûlé mais la magie est quelque fois mystérieuse… Enfin, il vous revient de droit. Il ne vous reste plus qu'à le compléter. Tout ce que je sais, c'est que la dernière photo remonte au 30 octobre 1981…

Mélindra remercia son professeur d'un regard qui en disait long et ouvrit l'album à la dernière page : les dernières photos de sa mère en vie, les toutes dernières… Sur la page, il y avait deux photos : l'une où l'on pouvait voir James, Lily, Harry, Remus, Sirius, Sarah et Mélindra, tous les huit réunis près d'une immense cheminée devant laquelle trônait un tas respectable de bonbons en tous genres. Et sur la deuxième juste son père qui tenait sa mère et elle, sa fille dans ses bras.

Une larme roula sur sa joue, une larme de regret face à ce qu'elle avait manqué à cause de Pettigrow… Une larme qui scella une promesse muette : la vengeance !


Alors ? Ce verdict ?

N'hésitez pas à me laisser une petite review, je réponds toujours. Demandez à Perlhuitre : même les reviews piquantes ne me font pas peur.

En parlant de reviews : je profite pour passer une info. Fanfic compte faire du ménage sur le site, et il se pourrait qu'une bonne partie des fics de rating M soient supprimées, ainsi que les song fics et Merlin seul sait quoi encore.

Une pétition est lancée, elle n'attend que votre bon cœur. Si vous écrivez, vous savez ce que représente une fic pour un auteur. Si vous lisez et que vous aimez les fics, vous ne voulez certainement pas que de petits bijoux disparaissent.

Dans google, copier et coller ça : : STOP the destruction of !

Et surtout, faites passer le message à votre tour.

Voili voilou.

Pour cette fic, c'est fini. Merci de m'avoir lu. Je passe en statu Complete à nouveau.

Mission accomplie ?

A bientôt, peut-être.

Orlane, Scribouilleusement vôtre.

Mis en ligne le 10/06/2012