Bonjour à tous!

Tout d'abord merci pour vos commentaires toujours aussi encourageant et qui me font toujours aussi plaisir.

J'ai un peu de retard pour poster ce nouveau chapitre. Toutes mes excuses, j'ai un peu de mal à écrire en ce moment et puis j'ai entièrement refait ce chapitre deux fois par ce que le résultat ne me convenait pas du tout. En tout cas j'espère que cela va vous plaire.

Bonne lecture!

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Les Ténèbres lui vont si bien.

Chapitre 28: Le leader de la lumière?

Albus serra les dents, les poings, les fesses et tous les autres muscles de son corps. La colère et la frustration se rependaient dans ses veines et il lui fallait tout son self control pour garder une apparence à peu près calme. Le coup qu'il venait de recevoir était dur à encaisser. Une fois de plus ses plans étaient remis en cause par son vieil ennemi. À croire que l'adage concernant Harry Potter était vrai, lorsque le garçon était dans les parages, les choses devenaient totalement imprévisibles.

Le brouhaha autour de lui était incessant lui donnant l'impression de se trouver au centre d'une ruche d'abeilles en colère. À la place d'abeilles il y avait les membres de l'Ordre du Phoenix mais la colère, elle, était bien là. L'indignation aussi. L'incompréhension. La trahison. La douleur.

Au nouveau QG de l'Ordre, ses principaux membres étaient réunis dans leur salle de réunion. Sur la table étaient étalés tous les journaux du pays et leurs titres aussi aguicheurs qu'apocalyptiques écrit en gras sur les premières pages.

Les effroyables fiançailles de Vous-Savez-Qui et du garçon qui a survécu!

Panique dans le pays: le Prince des Ténèbres est arrivé!

Le mystère du père de l'enfant de l'Elu est enfin dévoilé!

Harry Potter: traître ou victime?

Pendant la nuit, tous les journaux du pays avaient reçu la nouvelle des fiançailles du Seigneur des Ténèbres et d'Harry Potter par une missive signée de la main même du mage noir. Cela n'avait pas trainé après ça. Les salles de rédactions n'avaient pas eu besoin de se le faire redire une deuxième fois pour constater qu'il s'agissait là du scoop du siècle. Il y avait en effet de quoi écrire. Les gros titres étaient accompagnés de photos des deux concernés et de la fameuse lettre du mage noir. Après tout ça avait dû être un jeu d'enfant pour les journalistes pour polémiquer sur le pourquoi du comment de ses fiançailles. Si oui ou non Harry Potter était un traitre. Est-ce ou non la fin du monde? Et tout un autre tas d'idioties qui allaient tenir en haleine les lecteurs.

Une fois n'est pas coutume, la presse avait fait son travail à une vitesse fulgurante au point que deux heures après avoir reçus le courrier de Vous-Savez-Qui, les articles avaient été écrit, les journaux bouclés et mis en ventes. De ce fait, le ministère et l'Ordre du Phœnix avaient pu faire la désagréable découverte de la nouvelle de la même façon que le reste de la population sorcière d'Angleterre, en ouvrant le journal du matin.

Albus était pour le moins contrarié. Ce n'était pas tant par l'officialisation de l'aventure d'Harry avec Tom qui arrivait bien plus tôt que ce qu'il avait prévu que par le fait qu'il l'avait pas su avant que cela arrive dans la presse du matin. De toute évidence ses espions, incapables de s'éclipser quelques minutes de la petite sauterie d'hier soir, avaient jugé que faire la fête était plus important que de le prévenir de ce qui se passait. Résultat ils n'avaient donné la confirmation des fiançailles qu'une heure après la publication des journaux. Tout ça sans parler de tous ces journalistes dont pas un n'avait cru bon de tenir les autorités au courant de tout ceci.

Autant dire que contrarié était peut-être un peu faible pour décrire Albus Dumbledore en ce moment. Ulcéré conviendrait sûrement mieux.

« Bravo Tom. Cette fois c'est toi qui m'as pris de cours. Je pensais réellement avoir plus de temps avant que tu n'officialises ta liaison avec Harry. » Pensa Albus avec amertume.

Il jeta un regard aussi impassible que possible sur ses fidèles. Deux clans semblaient se distinguer ayant chacun leur théorie sur les évènements. Il y avait ceux qui clamaient haut et fort qu'Harry ne les avait pas trahit et qu'il était manipulé par Voldemort qui a empoisonné son esprit. D'un autre côté, il y avait ceux qui croyaient à la trahison de l'élu et voulaient le voir pourrir au fond d'une cellule à Azkaban.

Minerva MacGonagall asseyait tant bien que mal de tenir le rôle d'arbitre et de faire régner un minimum d'ordre dans ce capharnaüm. La directrice adjointe de Poudlard se tenait entre Remus Lupin et Maugrey FolOeil pour empêcher les deux hommes de s'entretuer. Remus défendait avec ferveur le fils de ses meilleurs amis défunt pendant que Maugrey clamait qu'après la façon si particulière avec laquelle Harry Potter avait été enlevé à Pré-au-lard, la trahison n'était pas vraiment une surprise.

Albus ne fit rien pour calmer les choses. Il avait besoin de réfléchir à la situation et analyser un peu les conséquences de l'annonce publique des fiançailles de Tom et Harry. Dans moins d'une heure une nuée de hiboux allait s'abattre sur lui de toutes parts, exigeant des explications qu'il ne voulait pas donner. Fudge allait surement le convoquer dans les prochaines minutes pour lui demander des comptes. Cet incompétent allait très certainement le tenir responsable de ce fiasco et le jeter en pâture à la presse pour sauver sa place comme il l'avait déjà fait quelques semaines plus tôt lors de 'l'enlèvement' d'Harry à Pré-au-lard.

D'un certain coté le vieil homme se sentait en effet responsable. Il avait sous-estimé son ennemi. Il avait pensé avoir encore quelques jours pour agir. Qui aurait cru que dès le lendemain de sa tentative d'enlèvement, Tom allait, sur un coup de tête, demander Harry Potter en mariage devant tous ses meilleurs mangemorts et dans la foulée prévenir tous les journaux.

« Mais par Merlin qu'est-ce qu'il lui a pris? Un mariage! Qu'est-ce qui lui est passé par la tête? Pourquoi vouloir s'enchainer à Harry comme cela? Officialiser le changement de camps du garçon aurait été amplement suffisant. Est-ce que leur relation aurait tellement évolué? Sont-ils devenus si proches que le mariage soit devenu une option envisageable? »

Il réfléchit quelques secondes avant de se dire que non.

« En deux semaines? Impossible! Cela semble un peu court pour créer un lien fort entre eux, surtout avec leur passé bien trop chargé. Peut-être pensent-ils être assez forts pour s'unir l'un à l'autre mais on n'efface pas six ans de haine aussi facilement. Si je récupère Harry assez vite il reste une chance de modifier sa mémoire et lui faire croire qu'il a été abusé par Tom. Je dois juste agir avant le mariage, avant que Tom ne lui prouve concrètement son engagement. »

Une ébauche de plan se forma dans son esprit. Concrètement ses plans initiaux ne changeraient pas tant que cela. Albus devait récupérer au plus vite Harry si possible avant qu'il ne soit considéré comme un mage noir par le ministère. Il lui faudrait juste trouver les mots pour convaincre Fudge qu'Harry est manipulé par Voldemort et qu'il ne soit pas déclarer être un traitre. Une fois l'élu à nouveau dans ses mains et l'enfant mort, les choses s'arrangeraient d'elles même et la guerre reprendrait le cours qu'elle n'aurait jamais dû perdre.

Apaisé par cette pensée encourageante, le tumulte ambiant autour de lui le toucha enfin. Apparemment, pendant ses délibérations intérieures, la tension était montée d'un cran parmi les membres de l'Ordre. Remus, plus enragé que jamais, avait sorti sa baguette et seule Minerva, qui le retenait par le bras, l'empêchait de se jeter sur Maugrey pour lui faire la peau. Ce dernier semblait d'ailleurs n'attendre qu'un geste du loup-garou pour attaquer. Une pagaille infernale régnait, si bien qu'Albus avait plus l'impression d'assister à une bagarre entre adolescents plutôt qu'à une réunion de la résistance contre les forces du mal.

- Silence!

Sa voix grave et puissante résonna dans toute la pièce, réduisant tous ses occupants au silence. Pour un peu il se serait cru dans la grande salle de Poudlard, obligé de jouer de la voix pour avoir l'attention de ses élèves indisciplinés.

- Je comprends votre colère et votre douleur mais l'heure n'est pas à nous laisser emporter par nos émotions. Pendant que nous nous déchirons pour savoir si oui ou non Harry nous a trahit, Voldemort continu d'étendre son influence et prend peu à peu le contrôle du ministère de la magie et du pays.

- Mais Albus, nous ne pouvons pas croire que le jeune Potter ait pu rejoindre les forces du mal!

- Et pourquoi pas! Coupa Maugrey d'un ton venimeux. Il porte bien son enfant.

- Issu d'un viol! Intervint Remus les larmes aux yeux.

- Ça c'est vous qui le dites!

- Maugrey! Vous dépassez les bornes!

- Assez!

Cette deuxième intervention d'Albus ramena à nouveau le calme et chacun se rassit à sa place en s'envoyant des regards lourds de sens. La plupart des membres de l'Ordre étaient assez indécis sur la conduite à tenir mais d'autres comme Maugrey et Remus avaient des idées bien arrêtées sur les évènements. L'ancien auror prenait à la lettre sa célèbre injonction 'Vigilance constante' et n'accordait donc aucun crédit à l'éventuelle innocence d'Harry. Quant à Remus l'idée même d'une trahison d'Harry lui était insupportable. Le loup-garou, déjà hanté par la culpabilité depuis l'enlèvement d'Harry et son viol pendant l'été, était plus qu'accablé par ce nouveau coup porté à l'honneur du fils de son meilleur ami. Pour lui il était tout simplement impossible qu'Harry ait pu accepter d'épouser Voldemort sans avoir été au préalable menacé et drogué.

- Il est vrai que la situation dans laquelle se trouve Harry prête en effet à confusion.

- Mais… Intervint Remus.

- Je sais Remus, je comprends votre peine. Mais étant aux mains de Voldemort depuis plusieurs jours et sa grossesse aidant, l'esprit d'Harry a pu être embrouillé au point de se rallier volontairement à son ennemi.

Il laissa passer un silence un peu théâtral pour laisser son auditoire encaisser la nouvelle. Albus savait ce qu'il avait à faire. Ses fidèles ne devaient surtout pas croire à la trahison d'Harry.

- Je comprends que cette annonce dans les journaux puisse jeter le trouble sur nos esprits. Néanmoins, nous ne pouvons exclure le fait que nous ne possédons pour l'heure que de la version de Voldemort. À l'heure où nous parlons peut-être qu'Harry est en train de croupir au fond d'un cachot, ignorant tout de ce qu'il se passe à l'extérieur. Nous ne savons après tout pas si Harry a réellement consentit à ces fiançailles.

- Des espions ayant assisté à ce moment-là nous ont pourtant confirmés que Potter était présent à la cérémonie et qu'il semblait parfaitement conscient de ce qu'il faisait.

- Je comprends Kingsley mais dois-je vous rappeler dans quel état de faiblesse Harry doit se trouver actuellement? Enceint de son ennemie et affaibli par deux semaine d'emprisonnement, il est peu probable qu'Harry ait été en mesure de combattre un sort d'Imperium. L'enfant qu'il porte est aussi un moyen de pression que peut utiliser Voldemort pour le contrôler. Personne ici n'ignore le désir d'Harry d'avoir une famille. Harry pourrait être prêt à sacrifier sa liberté et devenir un pariât aux yeux du monde pour garder son enfant en vie.

- Alors vous croyez qu'Harry est obligé de faire ce qu'il fait, Albus? Vous croyez qu'il reste un espoir qu'Harry nous revienne?

- Oui Minerva. N'oubliez pas la prophétie. Harry Potter est l'élu. Lui seul peut vaincre Voldemort. Quelles que soient les intentions de Voldemort, elles ne sont sûrement pas en faveur d'Harry.

- Pourquoi ne pas avoir tué le garçon alors. Il est entre ses mains et il ne fait pourtant rien. Si Harry est aussi faible que vous le dite il n'aurait eu aucun mal à le tuer. La prophétie serait alors accomplie et Voldemort pratiquement invincible.

- L'enfant.

- Vous - vous croyez qu'il veut un héritier?

- C'est une possibilité.

- De mieux en mieux. Cracha Maugrey. Comme si un mage noir ne suffisait pas, voilà que la relève est déjà en route.

Cette fois personne ne répliqua. La perspective d'un héritier de Voldemort ne plaisait à personne. D'autant plus que cet enfant était le fruit de Voldemort lui-même et de l'élu.

Les membres de l'Ordre avaient l'impression d'être dans une impasse. En effet, comment récupérer Harry Potter prisonnier du château réputé impénétrable de Voldemort? Comment accomplir la prophétie si l'enfant de l'élu reste entre les mains de Voldemort?

- Quoi qu'il en soit tant que nous ne verrons pas Harry de nos yeux et ne pourrons pas l'examiner de près, nous ne pourrons statuer sur son éventuelle trahison et son état psychologique.

- Alors que faisons-nous pour l'instant?

- Je vais commencer par me rendre au ministère pour essayer de calmer Fudge. Il va très probablement me rendre responsable de tout ceci mais c'est quelque chose qui ne pourra être évité. Je vais tout de même essayer de faire éviter qu'Harry ne soit inscrit sur la liste des mages noirs recherchés. Le jeter en pâture s'il nous est toujours fidèle serait désastreux, surtout que Voldemort ne doit attendre que cela pour raffermir son emprise sur lui. Quant au sort d'Harry, je crains que nous n'ayons d'autre choix que d'attendre qu'une opportunité se présente pour le secourir. En attendant je vous demande à tous de continuer vos missions comme avant. Nous devons continuer à surveiller les mangemorts et le ministère pour enrailler les actions de Voldemort. La situation critique que nous vivons actuellement ne saurait nous autoriser à manquer à nos devoirs envers la population de ce pays.

Quelque peu encouragés par les paroles de leur chef, les membres de l'Ordre se levèrent un à un et quittèrent le QG. Remus voulu rester pour parler au vieux sorcier mais les mots moururent dans sa gorge. Comprenant sa détresse Albus lui renvoya un regard compatissant avant que Nymphadora Tonks ne prenne doucement le loup-garou par le bras pour le guider vers la sorite. Bientôt Albus Dumbledore se retrouva seul avec les époux Weasley.

- Que puis-je faire pour vous? Demanda gentiment le vieux directeur sachant pertinemment de quoi voulaient lui parler Moly et Artur Weasley.

- Albus, avez-vous des nouvelle de notre fils et d'Hermione?

Il était bien tombé juste. De quoi d'autre aurait voulu lui parler les deux sorciers si ce n'est la disparition inquiétante de leur cher fils et de sa meilleure amie. C'était une épreuve de plus pour eux après le rapt d'Harry qui les avait déjà bien ébranlé. Albus pris un air désolé de circonstance avant de répondre.

- Je crains bien que non. Comme je vous l'ai déjà expliqué, Mr Weasley et Miss Granger ont décidé de leur propre chef de quitter Poudlard pour trouver un moyen de secourir Harry. Je n'ai depuis aucunes nouvelles d'eux.

- Comment ont-ils pu partir comme cela? Souffla Moly en larmes. Ce n'est que folie.

- Je le sais bien. La tâche que ces deux enfants se sont donnés est des plus périlleuses. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su les convaincre d'abandonner leur projet.

- Ce n'est pas votre faute Albus. Harry a toujours été un frère pour eux. C'était à nous d'anticiper leurs actions.

- Comment aurions-nous pu prédire cette quête folle? Il nous reste juste à espérer qu'ils abandonnent leur dessein lorsqu'ils auront connaissance des fiançailles d'Harry dans les journaux ou du moins qu'ils nous donnent des nouvelles pour que l'on sache qu'ils vont bien.

- Oui, nous ne pouvons qu'espérer. Merci pour votre soutien Albus.

- Je vous en prie, c'est le moins que je puisse faire pour vous.

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Une quinte de toux se fit entendre, se répercutant avec force sur les murs froids et humides. Le corps secoué de spasmes violent tenta de se redresser légèrement pour prendre une position plus confortable mais finit par retomber au sol d'épuisement.

- Ron? Appela une voix inquiète. Est-ce que ça va?

Un grognement fatigué lui répondit. Malgré la douleur de ses membres, Hermione se releva lentement en s'appuyant contre le mur le plus proche et s'approcha en titubant de la grille en fer qui la séparait de Ron. Arrivée à cette barrière de métal froid, elle se laissa doucement retomber sur les genoux, les yeux fixés sur son ami allongé à deux mètres d'elle mais pourtant inaccessible.

- Ron?

Le roux tourna lentement la tête vers elle et lui fit une pâle copie de sourire pour tenter de la rassurer.

- Je crois que cette fois nous avons de très gros problèmes.

Cette tentative d'humour péniblement articulée par le jeune homme ne fit qu'amener les larmes aux yeux de son amie.

- Est-ce que ça va? Demanda-t-elle.

- Oui, ne t'inquiète pas.

- Tu tousses.

- Ça va passer.

Hermione ne le cru pas. Ron ne se cru pas lui-même. Ça n'allait pas du tout et ils en étaient tous deux conscients. Tout avait dégénéré si vite qu'ils n'avaient rien vu venir. Maintenant ils payaient cher leur négligence.

Ils ne savaient plus exactement quand le professeur MacGonagall était venue les chercher pour qu'ils aillent voir le professeur Dumbledore. Les deux jeunes s'étaient exécutés non sans une pointe d'angoisse et avaient rejoint le bureau directorial sans attendre.

Au départ leur directeur s'était montré des plus prévenants, s'inquiétant de leur bien-être et de leur moral suite à l'enlèvement d'Harry. Les deux amis avaient joué le jeu du mieux qu'ils le pouvaient. Puis petit à petit Albus Dumbledore leur avait demandé s'ils ne se souvenaient pas de quelque chose d'important sur Harry qui pourrait permettre à l'Ordre de retrouver le jeune homme et le secourir. Ron et Hermione avaient essayé de tenir bon mais le temps de se rendre compte des soupçons que leur portait le Pr Dumbledore il était trop tard.

Leur directeur n'avait pas été dupe et, dépourvu de la présence de quelconques témoins indésirables, ne s'était cette fois pas laissé mener tranquillement en bateau. À un moment les deux jeunes étaient assis devant un tasse de thé et l'instant d'après ils gisaient au sol frappés de plein fouet par deux sorts bien placés.

Depuis ils s'étaient réveillés dans un lieu inconnu, Hermione se doutant bien qu'il ne s'agissait sûrement pas de Poudlard. Les deux Griffondors avaient eu la désagréable surprise de reprendre conscience dans deux cellules humides et sombres. Le confort y était au strict minimum, à savoir une sorte de banquette en bois contre le mur suintant au fond de leur geôle, un seau à moitié rouillé trainant dans un coin et puis basta. Les autres murs de leur cellule n'étaient autre que des barreaux, barrière assez inefficace contre les courent d'air qui les gelaient jusqu'aux os.

Ron et Hermione s'étaient donc réveillés en milieu hostile, désarmés et séparés dans deux cellules différentes. Il ne leur avait pas fallu longtemps pour comprendre qui les avait mis là et pourquoi. Le responsable n'avait pas tardé à faire son apparition. Albus Dumbledore tel qu'ils ne l'avaient jamais vu, froid, dangereux et calculateur. Le vieil homme leur avait tranquillement expliqué qu'ils avaient aux yeux de tous quittés Poudlard pour partir à la recherche d'Harry. Ron et Hermione avaient bien entendu argué que personne ne le croirait, que quelqu'un partirait à leur recherche. Cela n'avait fait qu'amuser leur geôlier qui leur signala au passage que ce n'étaient pas un couple de moldus et la famille Weasley, qui lui mangeait dans la main, qui allaient se mettre en travers de son chemin. Et au fond d'eux les deux amis savaient qu'il avait raison. Qui mettrait en doute la parole d'un des plus puissant et respecté sorcier de ce pays?

En voyant leur expression défaite et assombrie, Albus n'avait que sourit d'avantage. Les deux jeunes étaient à sa merci et il voulait des réponses. L'interrogatoire avait commencé, très certainement digne de ceux que pouvaient infliger des mangemorts. Ron et Hermione avaient eu mal, très mal, mais ils n'avaient rien lâché si ce n'est ce que leur bourreau ne savait déjà.

Finalement, après ce qui leur avait semblé des heures, Albus Dumbledore avait reçu un message, apparemment une très mauvaise nouvelle au vue du cri de rage qu'il avait poussé avant de quitter les lieux en vitesse. Les deux prisonniers s'étaient alors laissé retomber au sol sans plus bougé avec pour seul but, combattre la douleur et récupérer des forces.

Voilà où ils en étaient à présent. Le Pr Dumbledore ne s'était pas remontré pour le moment à leur plus grand soulagement. Hermione, le front toujours appuyé contre les barreaux de sa cellule regardait impuissante Ron cloué au sol. Ce dernier avait été plus durement touché qu'elle par la fureur de l'homme. Soucieux de protégé son amie, le roux avait tenté de provoquer au maximum leur bourreau pour qu'il s'en prenne à lui plutôt qu'à la jeune fille. Et cela avait marché au plus grand désespoir d'Hermione qui ne pouvait que constater l'état lamentable dans lequel se trouvait le jeune homme maintenant.

Ils avaient faim, soif, étaient blessés et congelés. Plus affaibli qu'elle, Ron commençait à vue d'œil à tomber malade, son teint pâle et ses quintes de toux de plus en plus fortes n'étant que des signes inquiétant toujours plus Hermione. Ron avait beau jouer au dur et tenter de faire bonne figure pour ne pas qu'elle s'inquiète, Hermione savait que s'ils ne sortaient pas rapidement de là, la santé de son ami allait devenir un problème grave.

Mais personne ne s'inquiétait pour eux. Leurs parents allaient sûrement écouter les paroles de Dumbledore comme si elles venaient de Merlin lui-même. Leurs amis se poseraient peut être des questions sur leur 'départ' précipité mais n'iraient pas chercher plus loin. Il n'y avait qu'Harry qui se serait vraiment inquiété de leur étrange disparition mais il était loin, Merlin seul savait ce qu'il faisait avec Voldemort, et probablement qu'il ne voulait pas être tenu au courant des moindre fait et geste ayant lieu à Poudlard après avoir été forcé de fuir cette école qu'il aimait tant.

Le fameux trio infernal de Griffondor s'était séparé plusieurs jours auparavant. Peu importai à présent que Ron et Hermione le regrettent, ils étaient seuls dans cette galère.

À suivre…

.oooO°Oooo.

Voilà, voilà. J'espère que ce chapitre vous a plu ^^

Comme vous le voyez je n'ai pas oublié Ron et Hermione, je me demandais juste de quelle façon j'allais les faire souffrir ^^

En tout cas j'espère que vous n'êtes pas trop déçu qu'il n'y ait pas de scènes entre Harry et Tom dans ce chapitre, ça sera pour la prochaine fois !

J'attends comme toujours vos commentaires et réactions avec impatience ^^

A bientôt!