Pour répondre à Clem Ze Belge, qui a laissé une review anonyme mais à laquelle je voulais quand même répondre : si j'ai bien cerné ton pays, c'est normal, c'est aussi le mien ! Un spéculoos ?
Chapitre vingt-sept:
L'affaire sordide du rouleau à pâtisserie tueur avec des plantes carnivores, des nounours étouffants et le clone de Zorro, le tout mâtiné de meurtre, de littérature, et d'un mec qui ose tout enlever, sans parler de L'odyssée de l'extase de Stanley Lubrique et de la réincarnation de Bianca Castafiore et qui implique aussi de l'Agua de Valencia, un fouet et la canne-serpent de Lucius, ainsi qu'une secte de cosmétiques sorciers...et ça fait de la mayonnaise!
Partie A
Le tribunal du Magenmagot était silencieux et lugubre, et en cela, il surpassait le Manoir Malfoy. Le juge Morcol décida qu'il était temps de commencer:
—Faites entrer les accusés !
Aussitôt, les portes s'ouvrirent sur un étrange cortège. Vinrent se placer sur les bancs des accusés un jeune-homme blond en costard trempé jusqu'aux os, un rouquin vêtu en tout et pour tout d'un peignoir de bain, une geisha armée d'un shamisen, une vieille ménagère rousse au visage recouvert d'un substance douteuse qui semblait lui provoquer des boursouflures, un drôle de spécimen masqué portant un costume sombre, un jeune-homme noir taciturne, un homme aux cheveux châtains et aux yeux ambrés, une femme au cheveux roses tenant dans ses bras un bébé à la tignasse bleue, et une petite-fille asiatique habillée en pirate.
—Voici donc ceux qui ont causé tant de grabuge aujourd'hui, Poursuivit Morcol.
Il saisit le dossier devant lui et récita les accusations. Dans le public, Lucius et Hélium triomphaient. Narcissa ne savait où se placer, et les autres ouvraient grands les yeux, ne sachant que faire, à l'exception d'Emy qui sirotait un gobelet rempli de thé et Manu qui roulait une crotte de nez entre son pouce et son index.
—Résumons :
Accusé: Malfoy, Draco Lucius
Inculpé pour : Négligence parentale et maladie de Jobberknoll
…
Accusé: Weasley, Ronald Bilius
Inculpé pour : Négligence parentale et naturisme
…
Accusé: Mori, Cius Rinri
Inculpé pour : Travestissement, nuisance sonore et remplacement de lait de vache par du lait de soja dans mon café
…
Accusée: Prewett Weasley, Molly Moira
Inculpée pour : Détournement d'un ustensile de cuisine dans le but de violenter des représentants du Ministère et incendie criminel
…
Accusé: El Tigre(il a refusé de révéler son identité secrète)
Inculpé pour : Destruction de sanitaires et coups de griffes sur des représentants du Ministère
…
Accusé: Zabini, Blaise Pascal (1)
Inculpé pour : Plagiat littéraire
…
Accusés: Lupin, Remus John ; Tonks Lupin, Nymphadora Andromeda ; et Lupin, Ted Remus AKA «La mafia lupine»
Inculpés pour : Vol d'animaux en peluches
…
Accusée: Malfoy Weasley, Alita Hermione
Inculpée pour : Meurtre avec préméditation
...
Août touchait à sa fin, ainsi que le séjour de la petite famille au Manoir Malfoy. Petite famille qui était menacée d'être séparée. Certes, Lucius avait encore un plan de secours dans sa manche, mais Hélium était fier de son petit coup de maître (bien qu'un peu aidé par le hasard) : le mieux encore pour arranger la situation, c'était de prouver qu'un couple gay ne pouvait pas s'occuper d'un enfant.
—L'affaire qui nous concerne n'est pas banale, Continua le juge Morcol, Et elle semble très confuse, mais il nous paraît évident que nous allons devoir délibérer sur les cas des Misters Malfoy et Weasley: ces deux individus sont-ils capables d'élever un enfant ? Surtout une enfant comme celle-là : une dangereuse criminelle de sept ans très douée par l'assassinat. Nos enquêteurs n'ont toujours pas retrouvé le corps. Ajoutez à cela que leurs complices ont tout essayé pour nous embrouiller et entraver notre travail…
Comment en étaient-ils arrivés là? Comment faire comprendre au juge que toute cette histoire était un coup monté?
Heureusement, il y avait les témoins, certains parleraient peut-être en leur faveur… Moins heureusement, le premier d'entre eux fut l'atroce Psychomage aux cheveux poivre et sel. Qui présentait d'ailleurs d'étranges marques de lacérations sur sa chemise.
—Dr Hélium, vous accusez donc Ronald Weasley et Draco Malfoy d'être de mauvais parents ?
—Certainement, les pires qui soient ! Non seulement, ils sont déviants sexuels, ce qui les rend incapables de former correctement leur fille, qui n'aura jamais de repères correctes dans la vie ; mais en plus, même pris séparément, ils représentent un danger pour la jeune Alita…
—Même pas vrai ! Répliqua l'intéressée avant qu'on la fasse taire.
—Draco Malfoy est un enfant asocial et névrosé, incapable d'éprouver des sentiments positifs, et il souffre de la maladie de Joberknoll…
—…qui est imaginaire ! Cracha Ron.
—Pas du tout, cela signifie que Draco est incapable de prendre des décisions sérieuses par lui-même…
—Jobberknoll ? Interrogea le juge, Ce n'est pas un oiseau ?
—Ben si ! Répliqua le rouquin, Bien sûr que c'est un oiseau ! Allez, Draco, montre un peu que t'es un oiseau !
—Cui cui, Fit le blond d'une voix trop grave.
—Un oiseau avec une grosse paire de couilles…
—Ronald ! On ne dit pas des gros mots devant le Magenmagot !
—Oui, Maman…
—Quant à Ronald Weasley, Poursuivit Hélium, C'est une autre affaire— et comme on vient de l'entendre, sa mère comparaît dans le même procès, comme quoi, c'est peut-être génétique. Ronald est un contre-exemple pour la jeunesse, il est vulgaire et exhibitionniste, et tel un bouc en rut, il vit dans l'ordure, il pue la sueur et la luxure…
—Je ne pue pas ! C'est encore cette idée reçue sur les roux, hein ?
—Exact ! Renchérit Molly, Et je vous interdis d'insulter mon Ronnie-pitchounet-à moi !
—Taisez-vous ! Ordonna Morcol. Reprenez, docteur.
—Merci. Mesdames et Messieurs, pensez-vous qu'une pauvre enfant mérite d'être élevée par deux dégénérés dont l'un est atteint de maladie mentale et l'autre se plait à montrer ses organes génitaux en public ?
—Je l'ai pas fait exprès ! Gémit Ron.
—Surtout quand on voit le résultat : la jeune Alita a commis un meurtre avec préméditation et a caché le cadavre de sa victime qu'elle refuse de nous aider à localiser…
—C'était lui ou moi, Se défendit la petite.
—Nous allons écouter les autres témoins, Poursuivit le juge, Et après les avoir entendus, nous y verrons sans doute plus clair dans cette affaire, car à cette histoire de négligence parentale et de meurtre s'ajoute d'autres crimes…
Il marqua une pause, puis appela le second témoin, qui n'était autre que le héros national qui du braver une marée de fans pour joindre la tribune.
—Nous vous écoutons, Mr Potter.
Harry s'éclaircit la gorge et tâcha de ne pas avoir un regard trop exaspéré en dépit du fait qu'après Voldemort, il espérait que la justice ne l'ennuierait plus jamais.
—J'avoue mal connaître Draco Malfoy, mais en revanche, la description que le docteur fait de Ron est vraiment scandaleuse ! Ron est mon meilleur ami depuis que nous avons 11 ans, nous avons fait nos études ensemble, et même quand nous étions brouillés, notre amitié était assez forte pour qu'on revienne l'un vers l'autre. Il m'est aussi arrivé de mal le comprendre, mais je pense que je le connais assez bien pour affirmer que c'est un bon père et une bonne personne en général, avec ses faiblesses comme tout le monde, mais rien de nocif pour Alita. S'il s'est retrouvé aujourd'hui hum…dans une position délicate, cela ne peut être qu'un malheureux concours de circonstances…
—Pouvez-vous nous racontez ce qui s'est passé aujourd'hui, Mr Potter ?
—J'ai peur de ne pas avoir tout suivi, il y a beaucoup de choses que j'ai vues aujourd'hui que je ne peux pas expliquer…
—Racontez.
—A partir de quand ?
—Du début de la journée, et dites-nous en plus sur les différents accusés, je vous prie.
—D'accord.
~RECIT DE HARRY~
Ce matin, j'avais décidé d'aller chez les Lovegood. Luna, la fille de la maison, m'a accueilli et m'a proposé à boire. J'ai entendu de drôles de bruits venant de l'étage, comme si quelqu'un criait…
~oOo~
—Ça devait être Neis ! Quand elle chante, on dirait une grosse truie qu'on…
—Alita, n'interromps pas Tonton Harry !
~oOo~
…mais je n'ai pas eu le temps de savoir ce qui se passait. Blaise Zabini et mon amie Hermione Granger sont descendus avec un drôle d'air. Je ne suis pas dupe, je sais parfaitement pourquoi ils venaient là-bas, ces deux-ci : parce que la mère de Blaise n'apprécie pas qu'ils se fréquentent! Blaise est un type assez sympa, pas très causant mais sympa, et il semble adorer les bouquins pour les mômes, il en a écrit un, et contrairement à ce que prétend l'accusation contre lui, il ne l'a copié sur personne, et j'ai de bonnes raisons pour penser cela !
Hermione et Blaise m'ont salué et sont partis ensemble. Je ne les ai pas suivis, je suis monté à l'étage pour rejoindre les autres. Un fois arrivé en haut de l'escalier, je suis tombé sur Hal qui sortait d'une pièce que je n'avais pas remarquée chez les Lovegood.
Hal est sympa aussi, mais il est vraiment bizarre…
~oOo~
—Pour une fois, je suis d'accord avec le Balafré, il est pas normal cet Esping…
—Pôpa, n'interromps pas Tonton Super-Harry !
~oOo~
D'habitude, tout le monde fait attention à moi, parce que je suis Harry Potter, et ce sont mes amis qui subissent, parce qu'ils restent dans mon ombre. Ron en particulier, je sais que ça l'a beaucoup ennuyé il fut un temps. Mais avec Hal, c'est l'inverse, c'est moi qui suis dans l'ombre de Ron. D'un côté, c'est pas mal, parce que lui au moins, il ne passe pas son temps à me coller et à regarder ma cicatrice comme si j'étais une bête de foire, je respire un peu. Mais déjà, il est incapable de ne pas écorcher mon nom, et puis, il est vraiment obsédé par Ron, à chaque fois que je parle avec lui, il n'a qu'un seul sujet de conversation : Ron.
D'ailleurs, dès qu'il m'a vu, il était parti pour un tour, j'ai vu sa poitrine se soulever pour signaler qu'il prenait beaucoup d'air et puis :
—Bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla blabla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡ME GUSTA EL RON MUCHO MUCHO MUCHO JAJAJAJA! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡JA JA JA! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla blabla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡RON SIEMPRE MI AMOR! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡ME GUSTA EL RON MUCHO MUCHO MUCHO JAJAJAJA! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡RON SIEMPRE MI AMOR! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla blabla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla ¡JA JA JA! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla blabla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡ME GUSTA EL RON MUCHO MUCHO MUCHO JAJAJAJA! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡RON SIEMPRE MI AMOR! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla blabla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla RON MIO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡RON SIEMPRE MI AMOR! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla blabla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla ¡JA JA JA! bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla PELIRROJO bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla…
Et encore, là, je résume! Et apparemment, quand je me tiens les oreilles en gémissant, ça ne suffit pas à le décourager, je devais attendre qu'il ait les poumons vides…Heureusement, Luna est arrivée pour annoncer que le hibou de Draco venait de nous apporter une lettre de la part de Ron.
—Une lettre de Ron mío? Super !
J'ai ouvert l'enveloppe qu'elle me tendait et j'ai commencé à lire, mais Hal m'a quasi sauté dessus pour me l'arracher des mains, j'ai cependant réussi à la reprendre avant qu'il ne mette de la salive dessus. Et pis quoi encore, Ron, c'est mon meilleur ami !
« Salut vous tous,
Tout va presque pour le mieux pour moi (Draco m'aime !). Je dis presque parce que Lucius et ce satané toubib commencent à me les hacher menues !
Et puis, vous me manquez les gars ! Harry, mon vieux, et ma chère petite Hermignonne, Ginny ma sœurette adorée, Hal de mi corazón et… »
—Haaaaaa…Il m'a appelé "Hal de mi corazón"! Haaaaaaa lo amo lo amo lo amo…
« …Cius aussi, et puis Luna, et tous les autres.
C'est pourquoi j'aimerais tous vous inviter au Manoir. Oui, je sais, je ne suis pas censé décider de ce genre de choses, mais tant pis, Lucius m'énerve !
Si vous pouviez venir au plus vite, cela nous ferait extrêmement plaisir à tous les trois.
Je vous embrasse,
Alita vous embrasse,
Draco embrasse Emy, présente ses salutations à Cius, Rogue, Blaise, Théodore, son mépris profond et son écœurement au « Balafré », son pied au cul à « l'abruti d'Espingouin » et son indifférence aux autres (désolé, mais il m'a obligé à écrire ça).
Ron »
—Allons-y tout de suite ! S'écria Hal, alors qu'il ne savait même pas où c'était.
—On va quand même d'abord demander aux autres ce qu'ils en pensent, non ? Rétorquai-je.
Il apparut assez vite que seul Théodore Nott (le compagnon de Luna) voulait venir avec nous, Hermione et Blaise venaient juste de partir pour le Chemin de Traverse (Blaise voulait montrer son manuscrit chez Fleury et Botts pour avoir un premier avis de la part d'un professionnel avant de contacter un éditeur). Les autres s'en foutaient, Mr Lovegood était occupé et Cius (celui qui est habillé en geisha) et Emy (l'écrivaine) s'étaient enfermés dans la salle de bain pour…je veux pas le savoir ! Je me suis donc retrouvé avec Luna, Théo et Hal.
—Je propose qu'on y aille sans tarder ! Ils seront contents de nous voir !
—Oui, ça fait trop longtemps que je n'ai plus vu Ron mío, et ça me brise le moral !
—Tu es amoureux de lui ?
—Quoi ? Mais non, c'est pas vrai, je suis hétéro !
—C'est ça, allez, transplanons au Manoir Malfoy…
—Euh…je sais pas où c'est, et en plus, j'ai pas mon permis…
—Ah bon ?
—Oui, j'ai essayé huit fois, puis j'ai abandonné…
—Ow…et bien prends ma main, je vais te prendre avec moi.
Et c'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous quatre dans l'Antichambre de l'Enf…chez les Malfoy. Aussitôt, Hal s'est mis à courir vers la porte en jappant de joie comme un chien allant à la rencontre de son maître.
Porte qui refusa de s'ouvrir.
—Mais euh…Monsieur Lucius, laissez-moi voir mon Pelirrojo ! Rho, tel père tel fils : Draco aussi il aime m'enfermer dehors !
—Te fatigue pas, je crois tout simplement qu'il n'y a personne, Dit doucement Théo.
—Mais il vient de nous envoyer un hibou…
—C'est trop calme, Dit Luna, On dirait que…il y a quelque chose de pas normal.
Si même pour Luna ce n'était pas normal, il y avait de quoi s'inquiéter. Et je dois dire que j'étais plutôt d'accord avec elle. J'ai jeté un œil par la fenêtre et j'ai vu que le mobilier était renversé et qu'il y avait comme une pagaille là-dedans…Les trois autres se sont pressés autour de moi pour voir aussi.
—Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une bagarre ?
—J'espère que la petite n'a pas été blessée, Gémit Théo.
—De plus en plus bizarre…il faut qu'on aille voir ça de plus près !
—C'est fermé !
—Et alors ? Alohomora tu connais p…
Mais avant que j'aie fini ma phrase, j'ai du me baisser pour éviter un sort lancé par Hal dans le but de casser la vitre. Je me suis épousseté de tous les débris de verre, et puis je l'ai vu sauter par-dessus l'appui de fenêtre pour aller de l'autre côté.
—Il est malade ? S'indigna Théo, avant que nous le suivions tous les trois.
L'intérieur de la pièce était entièrement dévasté, mais le reste du manoir était intact. Cela devait vraiment être une bagarre, mais on ne savait toujours pas ce qui s'était passé ni où se trouvaient les habitants de la maison.
Nous commençâmes à les chercher en criant leurs noms, mais c'était vraiment désert.
—Ron ! Ron ! Où es-tu ? Alita ! Ron ! Malfoy !
Rien n'y fit. Au cours de mon exploration, j'ai trouvé une pièce qui se révéla être la chambre de Ron et d'Alita…Evidemment, j'imagine que Lucius ne les laisserait jamais dormir avec Draco. Quoi que, le lit de Ron était parfaitement fait, ce qui n'avait rien de normal, mais je préfère éviter de poursuivre mon raisonnement par rapport à ça.
Je n'ai rien trouvé d'intéressant dans cette chambre à part une poupée incroyablement laide, alors, je suis parti voir ailleurs. Le Manoir était garni avec des peintures représentant les Malfoy depuis l'an quarante, et d'après la couleur de leur peau, ils devaient déjà être morts quand on les a peints tellement ils ressemblent à des cadavres…
J'ai fini par me retrouver dans la chambre de Draco où j'eus le plaisir de découvrir Hal couché à plat ventre sur le lit, le visage enfoui dans l'oreiller…
—Ron a dormi dans ce lit…y'a son odeur ! Enfin, dormir, peut-être pas…
—J'ai pas envie de savoir !
—Je crois d'ailleurs qu'il s'est bien amusé avec son blondinet dans ce lit, mon petit Pelirrojo…
— J'ai pas envie de savoir !
—Hier, ils ont fait un soixante-neuf…et snif snif…la position du dragon aux ailes déployées…et attends…
— J'ai pas envie de savoir !
—Snif…le nécromancien sur un arbre perché, snif…
— J'ai pas envie de savoir !
Quand il eut fini de réciter le Kâma-Sûtra gay en reniflant, il se releva et entra dans la salle de bain pour jouer avec des grosses boules orange, sans doute des cosmétiques de bain.
—Les balistiques « Soleil » ? Snif ! Ça sent comme chez moi : orange, safran, odeur de sud…Tiens, la Panoplie du Sorcier Erotique que j'ai offerte à Draco !
Une fois de plus, Luna me sauva en arrivant avec Théo :
—Ah, vous voilà, on a du nouveau !
Elle me tendit un morceau de parchemin.
—On a trouvé ça sur la table de chevet de Mrs Malfoy.
« Maman, je suis parti sur le Chemin de Traverse avec Ron et Alita pour faire du shopping. Et si Père et Hélium veulent encore nous souler avec leurs conneries, il y a un orifice où ils peuvent se les rouler ! Draco. »
—Il n'a pas l'air de bien s'entendre avec son père…
—Le Dr Hélium est donc bien de retour…Je m'en doutais ! Commenta Théodore.
—Voilà qui explique où ils sont partis : Ron, Draco et Alita sont allés sur le Chemin de Traverse, Narcissa a vu le mot, en a parlé Lucius, et ils sont allés les rejoindre…
—Ça n'explique pas l'état du salon…
—Ron est en danger ? S'inquiéta Hal.
—Peut-être, Répondis-je.
Ses yeux se mirent à briller.
—Mais…il faut qu'on vole à leur secours !
Pour une fois, j'étais d'accord, mais avant que je ne fasse quoi que ce soit, il avait ouvert la garde-robe de Draco et la fouillait sans ménagement.
—Je ne vois pas en quoi ça va les aider, que tu foutes le bordel ici…
Il n'a rien répondu, a pris deux-trois vêtements de Draco avec lui, et est allé s'enfermé dans la salle de bain.
—Mais qu'est-ce qu'il fout, ce con ?
—Il veut peut-être juste faire pipi ? Dit naïvement Luna.
—Peu importe ! Coupai-je, Je vais aller au Chemin de Traverse pour sauver Ron ! Vous venez avec moi ?
—Tu es sûr qu'il a besoin d'être sauvé ? Dit Théo.
—Ben oui !
—Rien ne l'indique clairement…
—Eh ben, dans le doute, je suggère qu'on y aille !
—Hermione dit que tu es un peu trop fonceur…
—Et c'est vrai, Ajouta Luna, T'es un peu une tête de mule, toi !
—Mais…enfin, imaginez un peu que Lucius soit entrain de torturer Ron, Draco et Alita ?
—Tu crois qu'à eux trois, ils ne sont pas capables de le maîtriser ?
—Ben euh…
—C'est pas parce qu'ils n'ont pas tué Voldemort qu'ils sont des petits êtres sans défenses, hein…
—Je n'ai jamais dit ça…je m'inquiète pour mon meilleur ami, c'est tout !
—C'est peut-être tout simplement un malentendu, Dit Luna, Et ils vont bien…Quoi que…
—Quoi ?
—Ben, imaginez : et si ce n'est pas Draco qui avait écrit le mot mais Lucius, dans le but de nous tromper ?
—Ouais…Admit Théodore, Mais cela signifierait qu'il savait que nous viendrons ici…
—Parce qu'il aurait vu Ron nous envoyer cette lettre…
—A moins qu'il ne l'ait écrite lui-même…
—Oui, et en fait, ils sont tous les trois morts depuis longtemps !
—Oh, j'imagine : Lucius tue Draco, Ron et Alita, et après, il nous attire ici…
—Pour nous tuer à notre tour, mais pourquoi ?
—Pour utiliser nos cadavres pour faire des expériences, comme par exemple, le développement de maladies des gencives !
—Mais alors, la Conspiration de Rancecroc est derrière tout ça !
C'est à ce moment-là que j'en ai eu marre et que j'ai décidé de mettre fin à leurs théories :
—Ça suffit, on y va et point barre !
—Attends ! On ne va pas partir sans Hal !
—Ça fait un moment qu'il est dans la salle de bain…
—Il en met du temps pour faire ses besoins…
—A moins qu'il ne fasse autre chose, Suggréa Théo, Genre, il pense à Ron et il se…il se...vous voyez?
—Non...
—Si on voit! Je m'en occupe, Dis-je.
Je me suis mis à frapper à la porte de la salle de bain.
—Hal, on y va, t'as fini ?
Pas de réponse.
—Bon, c'est fini la branlette espagnole ?
Toujours pas de réponse. J'ai pris ma baguette et j'ai ouvert la porte avec un sort. La salle de bain était vide et la fenêtre grande ouverte.
—Il s'est barré ?
—Ben oui…oh, Draco ne va pas apprécier ce qu'il a fait à ses fringues…
Luna tendit alors les vêtements de Draco qu'Hal devait avoir massacrés à l'aide de sortilèges de découpe, il n'en restait plus grand-chose…
—On dirait qu'il a fait de la couture, Dit Théo, Oh, une panoplie érotique, je ne savais pas que Draco en avait une ! Il paraît qu'il y a un fouet en cuir de dragon dedans…oh, zut, on dirait que quelqu'un l'a pris…Draco et Ron l'auraient déjà testé ?
—Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Luna.
—Ben, on n'a pas trop le choix, on part sans lui, allez !
—Mais s'ils n'ont pas besoin d'être sauvés…que c'est juste une machination pour…
—Oh, non, ça ne va pas recommencer !
Je dus faire preuve d'un peu d'autorité, et quelques minutes plus tard, nous étions tous les trois sur le Chemin de Traverse. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était déjà le bordel : une foule s'était amassée devant Fleury et Botts et j'ai reconnu Rita Skeeter, vous savez, cette enquiquineuse notoire qui cherche des poux à tout le monde. Je ne sais pas qui était sa victime du jour, mais je le ou la plaignais d'office.
Une que je ne plaignais pas en revanche, c'est Pansy Parkinson, une des mes ex-camarades de Poudlard avec qui je n'étais pas du tout ami. Celle-ci était dans la foule autour de Skeeter, et elle hurlait comme un dindon à l'approche de Thanksgiving. Malheureusement, elle nous a vus.
—Et, le petit pote Potter, Loufoca et…Théo ? Mais tu fais quoi avec ces deux loosers ?
—Mais enfin, Pansy, tu sais bien que Luna est ma…
—Oui, oui, je sais, je trouve juste ça tellement abominable que j'essaie d'oublier que les trois plus beaux garçons de Serpentard ont perdu la boule et se son acoquinés avec une belette puante, une sale Sang-de-Bourbe et une grosse mala…
Je ne lui ai pas laissé le temps de finir, mon sang avait commencé à bouillir à peu près au moment du mot « belette ». Ma baguette était sortie et coincée sous la gorge de Pansy qui commençait à trembler.
—Harry, tu réagis vraiment au quart de tour…
—Ne t'avise plus jamais d'insulter Ron, Hermione et Luna, Parkinson !
—Lâche-moi Potter !
—Je suis flatté que tu me trouves beau, Pansy, Dit Théo, Mais tu devrais revoir ton jugement sur les gens que tu insultes…
—C'est drôle, Dit Luna, le regard rêveur, Tout le monde dit que tu ressembles à un pékinois, mais moi je trouve pas …
—Ah bon ?
—Oui, tu as plutôt l'air d'un chow-chow…
—Sale petite...
—Tu te calmes ! Hurlai-je. Et maintenant, tu nous expliques : c'est quoi ce rassemblement autour de Rita Skeeter ? Et toi, qu'est-ce qui t'a poussée à ramener ta cellulite ici ?
—Dis donc, Potty, tu arrêtes de me manquer de respect !
Elle a repoussé ma baguette et s'est dégagée de moi.
—Si vous y tenez, c'est Blaise et Granger qui ont provoqué tout ça.
—Comment ça ?
—Une supercherie littéraire à ce qu'il paraît…Blaise aurait tenté de commettre un plagiat, mais il s'est fait démasquer…Moi, je m'en fous, au fond, tout ce qui compte, c'est que c'est Granger qui a du le foutre dans cette merde et que je veux qu'elle paye ! Et peu m'importe si Rita invente n'importe quoi !
—Charogne de scroutt !
—Qu'est-ce que je t'ai dit à propos du respect, Potter ?
—Tu la fermes, Ok ? Sinon, ce que je vais te faire te feras tellement trembler qu'on pensera que tu as attrapé la maladie qui porte ton nom, Parkinson !
—Ce qu'c'est moche, un Gryffondor en colère ! Me nargua-t-elle.
Elle nous tourna le dos et repartit dans la foule.
—Pauvre Hermione et pauvre Blaise, Gémit Luna, Il faut faire quelque chose !
—Mais quoi ?
Sans prévenir, notre amie fila comme une flèche près de l'entrée de la librairie, jouant des coudes pour se frayer un chemin, et se heurta à quelques employés du Ministère, des Aurores de seconde ligne, il me semble.
—Halte-là, petite demoiselle ! On ne passe pas !
—Mais…pourquoi vous intervenez pour ça ?
—Cette émeute devient ingérable ! Nous devons nous en occuper.
—Laissez-moi passer ! Hermione !
—Dégagez, miss !
—Mais…
J'ai vu alors le type sortir sa baguette et la pointer sur Luna.
—Ça va pas ? M'écriai-je, Vous en prendre à une…euh…une civile !
Je voyais bien une analogie avec les flics chez les Moldus. Le type a lancé un sort à Luna qui a été projetée en arrière et est tombée dans la foule qui ne se souciait pas d'elle et manquait de la piétiner.
—Luna ! Criait Théodore, mais ni lui ni moi ne savions que faire, séparés de Luna par une dizaine de personnes braillantes.
C'est alors que quelque chose d'assez…disons…particulier eut lieu : un claquement de fouet retentit et quelques étincelles nous éblouirent. Un type en costume de super-héros sombre se tenait sur une table de Florian Fortarôme. Je savais qui c'était, mais j'allais découvrir que personne n'allait me croire. Il fit claquer son fouet une seconde fois et des flammes apparurent, la foule recula, les "sous-Aurores" également.
—Un fouet qui fait du feu ? Demanda Théo.
Je me posais la même question, sans doute était-ce un sortilège qui avait été posé dessus. Je connais un mec qui a fait un truc un peu comme ça avec son couteau de combat. Le type en costume toisait tout le monde d'un air assez sûr de lui, et il a sauté auprès de Luna, en atterrissant sur les pieds et les mains, un peu comme un chat, pour le coup, je reconnais qu'il est souple et agile, le gars. Il a aidé Luna à se relever et l'a prise dans ses bras, ensuite il a encore sauté pour regagner sa place d'origine chez le glacier, tenant toujours Luna dans ses bras, et là, il fait un truc assez ridicule, il s'est mis à réciter, comme s'il se croyait dans une bande dessinée de Marvel Comics :
Yé souis dé rétour
Pour vous youer oun mauvais tour !
Yé souis arrivé sans mé presser
Mais ça va saigner !
Yé vole les gobelins pour donner aux Elfes
Yé bondis, tel oun félin, preste et leste !
Yé saupoudre dé Tabasco
Lé caleçons des toreros
Les Nargols, yé les combats
Yé sauve la vie des señoritas
El Tigre, lé latino masqué, pour vous servir
Au nom dé la Luna, yé vais té pounir !
—Wouah, un justicier masqué ! Dit Skeeter, prête à nuire sans doute.
—Mais c'est qui, cette andouille? Gronda un des sous-Aurores.
Le mec sauta auprès de nous, cette fois, pour poser Luna délicatement. Il lui a fait un baise-main et puis il s'est jeté sur les gars du Ministère.
—Yé souis El Tigre et yé né tolère pas qu'on s'en prenne aux yolies filles ! Vous allez souffrir !
—Putain, ce Hal est un vrai dingue, Murmurai-je.
—Quoi ? Tu crois que c'est Hal ?
—Ben, oui, ça se voit quand même !
—Mais enfin, Harry, Hal n'a pas d'accent quand il parle anglais !
—Il fait semblant ! Voilà tout. Ce fouet, là…Je sais pas ce qu'il a fait pour que ça fasse du feu, mais c'est surement le fameux fouet qu'il y avait dans la panoplie de cul de Ron et Draco. Et ce costume à la con, vous reconnaissez pas les fringues de Draco avec quelques petits sorts de coupe-coupe et de couture ? C'est gros comme un camion !
—Mais non ! Réfléchis : si c'est Hal, comment il a fait pour arriver ici aussi vite ? Rappelle-toi qu'il ne sait pas transplaner, il a passé huit fois son permis et l'a raté !
—Il est venu en Magicobus, alors.
—Euh, t'imagines un super-héros dans les transports en commun, toi ?
—Mais vous êtes bouchés, ou quoi, je vous dis que c'est Hal, même s'il a un masque noir, je reconnais sa voix, sa corpulence, ses cheveux et tout le reste !
—Harry, tu ne peux pas prouver ce que tu dis !
—Vous êtes vraiment des timbrés !
—Regardez, c'est rigolo, y'a El Tigre qui fait ses griffes sur les gens du Ministère !
—Il les déchiquette bien !
—C'est copié sur Wolverine, ces espèces de fausses griffes, là !
—Qui ?
—J'avais oublié que vous ne lisiez pas de bédés moldues…
—Pourquoi ils ne réagissent pas ?
—Je crois qu'ils sont trop sous l'effet de surprise pour percuter qu'ils doivent riposter…
Tout cela était complètement ridicule. Mais hélas, c'était pas encore fini. Hal/El Tigre/Zorro/Ou-je-sais-pas-quoi s'est amusé avec les mecs du Ministère en leurs lacérant les vêtements avec des tiges en métal rétractables fichées dans des mitaines, et puis, quand ça ne l'amusait plus, il a vu qu'Hermione et Blaise avaient profité de cet interlude pour se faire la malle, et il nous a suivis alors qu'on essayait de disparaître nous aussi.
Quand on s'est retrouvés seuls avec lui, j'ai essayé de lui faire cracher la vérité alors qu'on se planquait dans un magasin d'articles de Quidditch.
—Yé né connais pas cé Hal dont vous parlez…
—Mais c'est toi, arrête de faire l'idiot !
—Harry, ça suffit, s'il te dit qu'il est pas Hal, c'est qu'il est pas Hal !
—Oh, Mr El Tigre, je vous suis si reconnaissant d'avoir sauvé ma chère Luna !
—De nada, amigo. Yé n'ai fait qué mon dévoir !
Je me suis mis à soupirer. J'en avais marre, puis, je me suis rappelé qu'il fallait que je sauve Ron.
—Bon, tu fais chier, et si tu veux nous suivre, avoue au moins que tu es Hal !
—Lé seul Hal qué yé connais est oun ordinateur dans 2001, l'Odyssée de l'Extase, de Stanley Lubrique, mais pas dé muchacho s'appelant commé ça !
—C'est l'odyssée de l'ESPACE, de Stanley KUBRICK ! Tu ne sais même pas dire correctement le titre et le réalisateur du film dont ton prénom est tiré !
—Harry…
—Pffft.
Je tournai la tête, afin d'au moins profiter du magasin et voir autre chose.
Et là, j'ai vu mon meilleur ami Ron Weasley, à poil au milieu du jeu de quilles.
—Hé hé…Salut, Harry ! Dit-il, gêné.
Les trois autres détournèrent les yeux. Moi, je guettai la réaction de Don Qui-se-shoote, qui allait sûrement le trahir. Il se trouve qu'il a pris la tangente le plus vite possible.
—Lé dévoir m'appelle !
—Ron…Qu'est-ce que tu fous à poil ?
—C'est pas ma faute ! On m'a piqué mes fringues ! J'étais dans la boutique de vêtements pour sorciers branchés, puis j'ai perdu Alita, puis j'ai perdu Draco, puis on m'a obligé à entrer dans une cabine d'essayage pour me faire mettre un truc vraiment trop moche, et puis, on m'a volé toutes mes fringues et je me suis retrouvé ici je ne sais pas trop comment !
—Hein ?
—J'y comprends rien non plus…
—Tu pourrais pas cacher hum…ceci ?
—Euh…Ouais, Dit-il en mettant ses mains devant ce que j'avais du mal à voir, Au fait, c'est qui le mec qui s'est barré en me voyant?
—Ben, c'est ton cher Hal !
—Mais non, c'est El Tigre, le latino masqué ! Exulta Luna.
—C'était Hal avec un costume idiot, je vous dis !
—Pas possible, dans ce cas, je l'aurais reconnu, Dit Ron, Ce n'est pas lui…
—Mais vous êtes tous débiles ou quoi ?
—Pelirrojo ! Appela une voix.
Devinez qui s'est ramené après s'être changé ? Oui, exact, Hal ! Ron tourna la tête et son regard s'éclaira quand il le vit. Je me suis alors rappelé que ça faisait presque deux mois qu'ils ne s'étaient plus vus. Hal s'est approché de Ron, l'a serré très fort dans ses bras et lui a collé un baiser sur la joue. Heureusement que Draco n'était pas là.
— Hal of my corazón, ¡mi little gazpacho!
— ¡My pequeño Rrron Whisky mine!
—Hé hé, ils parlent en spanglish! Rit Luna.
Ridicule.
—Mais…tu es à poil!
—Ah euh tiens, oui, c'est vrai…
Vraiment ridicule.
—Ça tombe bien, car j'ai, comme par hasard, un peignoir pour toi!
Ben voyons.
Ron a enfilé le peignoir et cela lui a donné encore plus l'air d'un pervers. Ben ouais.
—Vraiment, je ne sais pas quoi faire…
—Pourquoi c'était le bordel dans le salon de Malfoy ?
—Vous y êtes allés ?
—Oui, après avoir reçu ta lettre, on est venus tous les quatre, mais vous n'y étiez plus…
—C'est bien toi qui l'a écrite, cette lettre ? Interrompit Luna.
—Oui.
—Oh, zut, j'étais sûre que la Conspiration de Rancecroc était liée à ça !
—Hein ?
—Rien, laisse béton, Je répliquai.
—En fait, c'était pas une bagarre, c'était…
—Eh, regarde, Pelirrojo, y'a Remus, Tonks et Teddy !
Mon meilleur ami n'eut pas le temps de me répondre que « la mafia lupine » s'avançait déjà vers nous, les bras chargés d'ours en peluches.
—Euh…Harry, Me murmura Ron, Tu te rappelles la lettre de Tonks dans laquelle elle disait qu'elle avait perdu Remus dans une avalanche de nounours ?
—Oui, et on la soupçonnait tous d'avoir menti…
—Mais là, tu ne crois pas qu'elle avait peut-être dit la vérité ?
—Euh…
—Ah, Harry, Ron ! Vous êtes là !
—Remus, qu'est-ce qui se passe ?
—On est attaqués par les nounours ! Hurla Tonks.
—Quoi ?
—Oui, nous étions dans la boutique de jouets pour enfants sorciers, mais apparemment, les sortilèges posés sur ces peluches sont ratés, et ils refusent de se décoller de nous ! Expliqua Remus.
—Et depuis, les vendeurs nous poursuivent parce qu'ils pensent qu'on veut les voler ! Renchérit la métamorphmage.
—Mais alors, pourquoi vous n'êtes pas restés dans le magasin jusqu'à qu'ils vous les enlèvent ? C'est leur problème après tout !
—On voulait, mais Sirius était avec nous, et tout à coup, il s'est barré en courant, sans se rendre compte que lui aussi avait un minuscule nounours collé sur l'arrière-train, et ça a déclenché les sortilèges d'anti-vol, et on n'a pas eu le choix, on l'a suivi !
—D'accord, je vois…
—A mon avis, Dit Hal, La solution, c'est d'enlever vos vêtements, comme les nounours sont dessus... Par exemple, Nymphadora…
—Tonks !
—Je déboutonne ton chemisier et…Aïe ! Mais pourquoi tu m'as tapé ?
—Pervers !
—Hal, on n'aurait pas mis des substances aphrodisiaques dans tes biberons quand t'étais petit ?
—Oh, ma mère fait plein de trucs quand elle est bourrée, va savoir !
—…
—Et vous avez-vu là au bout de la rue !
—C'est Blaise !
—Où est Hermione ?
—Je ne sais pas, mais par contre, il y a les parents de Draco…
—Lucius et Narcissa ? Et le type avec eux, c'est qui ?
—C'est Hélium, si je ne m'abuse, Souffla Théodore.
—Ah oui, c'est lui ? Mais qu'est-ce qu'ils font à Blaise ?
—Rita Skeeter est là aussi, et elle prend des notes…
—Ça ne me dit rien qui vaille, cette histoire, qu'est-ce qu'ils lui veulent à Blaise, encore cette histoire de bouquin ?
Tout à coup, le dernier représentant de la famille Malfoy apparut, complètement trempé pour une raison obscure, et apparemment très mécontent. Draco se plaça entre Blaise et le médecin. Je n'entendais pas ce qu'il disait, mais ça criait. Lucius a empoigné son fils par le poignet et Hélium tentait de l'immobiliser.
—On ferait mieux d'intervenir, Dit Ron, Mais…où est Remus ?
Je tournai la tête et constatai que la mafia lupine s'était escamotée. Un type qui avait l'air d'être un vendeur de jouets scrutait les alentours d'un air furieux. L'autre Ibérique aussi s'était barré, mais là, je devinais pourquoi. Quelques instants plus tard, une explosion retentit à quelques mètres, dans un café avec terrasse. El Tigre en jaillit en s'excusant d'avoir fait péter les toilettes. Ça, c'est ce qui arrive quand on utilise des sorts pour se changer en un dixième de seconde et qu'on est trop près d'une source d'eau. C'est pour ça que les autres super-héros font ça dans les cabines téléphoniques !
El Tigre a bondi et s'est campé près de Lucius pour réciter son petit discours de présentation. Ensuite, il a fait claqué son fouet, et les flammes ont cette fois rencontré une matière inflammable : les cheveux de Rita. J'étais mort de rire, j'avoue, quand elle s'est mise à courir dans tous les sens en hurlant, la tête en feu. Blaise en a profité pour filer à la française (2)
Mais Draco était toujours enquiquiné par son père et le médecin, alors le super-justicier leur a donné des coups de griffes à tous les deux, a fait un baise-main à Narcissa, puis est parti avec Draco dans ses bras comme il avait fait avec Luna un peu plus tôt.
C'est ainsi qu'il nous l'a ramené sain et sauf.
—Draco ! Tu vas bien ? S'écria Ron, Oh, merci El Tigre !
—C'est Hal !
—Ta gueule, Harry !
—Mais…
—Je vous remercie, El Tigre, Dit Draco, tout sourire.
—Mais Malfoy, je croyais que tu ne pouvais pas saquer « l'affreux Espingouin » ?
—Exact. S'il était là, tu peux être sûr que je serais entrain de l'insulter, mais comme ce n'est pas le cas…
—Je rêve…
—Mon devoir est accompli, adios amigos ! Déclara l'autre attardé avant de disparaître une fois de plus.
—J'aime bien ce mec, Dit Ron.
—Ouais, il a la classe ! Dit Draco, Et son fouet, ça m'excite !
—Qu'est-ce qu'il voulait à Blaise, le toubib ?
—Il le faisait chier avec une histoire de plagiat…Mais pourquoi t'es en peignoir ?
—Une longue histoire…
Ils se sont embrassés. Eurk. Et puis, devinez un peu qui s'est ramené avec un air innocent ?
Oui, exactement.
—Pelirrojo ! Oh, blondinet, t'es là aussi ?
—Dégage, espèce de chorizo ambulant ! Cracha "blondinet".
—Ben voyons, Dis-je, Et comment vous expliquez son absence pendant qu'El Tigre était là ?
—J'ai été acheté des glaces pour tout le monde ! Dit Hal, les bras chargés de pots et de cornets.
—Tu vois Harry, il était juste allé nous chercher des glaces, tout s'explique ! Dit Luna en riant.
—Mais il est presque midi ? Objecta Draco, On va pas manger du sucré maintenant ?
—Boh, c'est pas grave, Dit Ron, Et puis, il nous faut des forces pour retrouver Alita…
On s'est tous assis sur un rebord de trottoir pas trop sale, et on a commencé à manger nos glaces. Comme j'étais à côté de Draco, j'en ai profité pour lui dire:
—Je ne comprends pas comment toi aussi tu peux marcher dans cette histoire d'El Tigre !
—De quoi tu parles, Potter ?
—Personne à part moi ne semble s'être rendu compte que c'est Hal ! Soit vous êtes tous des abrutis, soit vous faites tous semblant parce que ça vous fait marrer ou que vous voulez le ménager…Ce que je comprendrais de la part de Ron, Luna et Théodore, mais toi, tu es beaucoup trop...euh...
—Intelligent ?
—Non, cynique et méchant!
—Qu'est-ce qu'il y a ? Questionna Hal.
—On parle de toi et de ton alter-ego !
—Hein ? Quel alter-ego ?
—C'est ça, fait l'innocent !
Mais il ne m'écoutait déjà plus. C'est dingue, il souffre de déficit de l'attention, ce mec, en plus ! Cette fois, il s'agissait d'une fille en kimono qui est passée devant nous et a filé vers la Rue des Tartempions.
—Snif, elle a une odeur bizarre, pour une fille, Dit Hal. Il faut que j'aie voir ça de plus près !
—C'est encore une idée de pervers ? Répliqua Draco.
—Nani wo kakusou, señorita ? (3) A-t-il murmuré avant de nous planter là pour la suivre.
—C'est moi où il a parlé japonais ?
—Cius lui aura appris…
—Luna, tantôt, tu as parlé de spanglish, et quand on mélange du japonais avec de l'espagnol, tu appelles ça comment ?
—Japoñol. Mais c'est géographiquement impossible, alors que le spanglish, c'est parlé par les Mexicains qui vont aux Etats-unis…
—Ou quand Pelirrojo rencontre El Tigre…
—Harry !
On a fini nos glaces et on a ensuite pensé partir tranquillement à la recherche d'Alita, mais c'est là que le Ministère nous a coincés. Ils ont embarqué Ron et Draco.
—Messieurs Malfoy et Weasley, vous êtes en état d'arrestation pour avoir perturbé l'ordre public…entre autres.
—Ça veut dire quoi «entre autres» ?
La présence d'Hélium, plein de coups de griffes, nous éclairait légèrement là-dessus.
~O~
—Voilà, c'est tout ce que j'ai vu et entendu aujourd'hui, Conclut Harry, J'ai donné tous les détails, même les plus insignifiants, comme vous l'avez demandé.
—C'est bien, Mr Potter, vous pouvez reprendre votre place.
Harry ne se le fit pas dire deux fois, la justice était un monde qui avait tendance à l'énerver. Il n'oubliait pas comment le Ministère les avait un jour traités, lui et Dumbledore, ni comment ils s'étaient tous laissés manipuler par les Mangemorts pendant la guerre.
Morcol se gratta le menton.
—Hum…Ça n'explique pas encore la nudité de Mr Weasley, ni le crime commis par sa fille, ni l'incendie Rue des Tartempions…Par contre, j'y vois un peu plus clair sur les intentions de la mafia lupine à présent…ils auraient donc un complice ? Sirius, c'est ça ? Sirius Black ? Celui qui s'est évadé d'Azkaban après douze ans de rétention ?
—De détention votre Honneur, la rétention, c'est quand on a un problème aux reins !
—Ça va, je sais !
—Et Black est innocent, cela a été prouvé !
—Oui oui...Ajoutez Mr Black à la liste des témoins à compar…à paraître ! Ça lui apprendra à voler des jouets avec son derrière.
Dans le public, Sirius ouvrit grand les yeux alors que son filleul reprenait sa place à côté de lui. Severus hocha la tête d'un air désolé.
—Témoin suivant, je vous prie : Mr Weasley…Arthur Weasley!
L'interpelé se leva et déambula jusqu'à la tribune en se pavanant.
Il fallait dire que les cheveux d'Arthur lui tombaient à présent sur les épaules et brillaient de vitalité. Il adressa un regard crâneur à Lucius qui ouvrit et ferma la bouche à la manière d'un poisson en voyant le phénomène.
—Mais comment…
—Mr Weasley, dit le juge Morcol, Votre femme, votre fils, votre gendre et votre petite-fille sont tous accusés de divers crimes. Pouvez-vous nous racontez votre journée ?
—Oui, votre Honneur.
~RECIT D'ARTHUR~
J'étais dans mon bain ce matin, et je jouais avec le savon de manière distraite. Puis le savon est tombé dans l'eau, et il a subi une force verticale dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de liquide déplacé. Je me suis dit : « Eurêka ! », parce que, même si ça n'avait rien à voir, j'avais enfin compris comment faire fonctionner de l'ékleticité dans la salle de bain.
Laissez-moi vous parler de l'éklekticité, cette invention moldue fabuleuse inventée par une type avec un cerf-volant : c'est comme la foudre et les éclairs, sauf que ça voyage dans des fils élkektiques et ça sert à faire fonctionner toutes sortes d'appareils rigolos et…
Mais je vois que vous voulez que j'abrège, alors disons juste que j'ai voulu tester ma nouvelle expérience tout de suite, en allumant mon super-sèche-cheveux eklektique que j'ai inventé moi-même ! Mais j'aurais pas du l'utiliser dans mon bain, parce qu'il est tombé dans l'eau, ça a fait « bzziiiit », puis moi j'ai fait « pschiiit », et je suis tombé dans les choux pendant un certain temps.
A mon réveil, j'étais étendu sur le carrelage tout nu, avec ma femme Molly qui me donnait des baffes en criant « Abruti, abruti ! ». J'ai ouvert les yeux et j'ai vu plein de produits et de soins magiques, apparemment, elle était entrain de me réanimer…
—Arthur, je t'interdis de recommencer un truc pareil ! Dit-elle une fois que je fus totalement conscient.
Elle s'effondra en larmes alors que je me relevai. Je me regardai dans le miroir et là, c'est moi qui ai eu envie de pleurer :
Je n'avais plus un seul cheveu sur la tête, la décharge les avait tous fait tomber…
—Mes cheveux ! Mes magnifiques cheveux ! C'est pas possible, noooooonnn !
—Mais au moins, tu n'es pas mort…Oh, Arthur, j'ai eu si peur…
—Je ressemble à un nœuœuf, c'est terriiiiiible !
—En même temps, il ne t'en restait plus beaucoup, des cheveux, il faut être honnête…
—Molly, fais quelque chose, fais-les revenir !
—Mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse, moi ? Je ne suis pas une faiseuse de miracles…sauf pour accommoder les restes de repas de la veille, mais ça, c'est mon secret !
—Molly, j'ai pas envie que les gens m'appellent « Crâne d'Œuf » !
—Tu sais, à ton âge, cela n'a rien d'anormal d'être chauve, ça peut même faire assez viril !
—Mais moi, j'aime pas ! Oh, qu'est-ce que je peux faire ?
—T'habiller, peut-être ? C'est pas parce que tu n'as plus un poil sur le caillou que tu dois exhiber ceux qui te restent ailleurs !
Ma femme a toujours raison, alors je l'ai écoutée. Mais je tenais vraiment à retrouver mes cheveux. Et comme vous pouvez le constater, j'y suis arrivé. Même si pour cela j'ai du argumenter une bonne demi-heure avec ma douce moitié, et pour finir, elle a accepté que nous allions sur le Chemin de Traverse pour acheter une lotion qui me rendrait ma chevelure.
On a laissé Ginny, notre grande fille, toute seule, parce que de toute façon, elle sait se débrouiller, et nous nous sommes donc rendus à Londres par poudre de cheminette. Une fois arrivés sur le Chemin de Traverse, nous avons gagné la boutique de cosmétiques et produits d'hygiène magiques Aubin & Marie.
Molly devint rapidement folle des nouveautés proposées par la vendeuse, une pimbêche à la manucure improbable et qui sentait la vanille des Galapagos.
—Madame, permettez-moi de vous présentez notre nouvelle gamme de produits ultra-sophistiqués pour bain de pieds, telle que ce baume divin au miel de mandragore qui vous donnera l'impression de marcher sur des joues de bébé tellement il est doux…
—Ooooh ! Fit ma femme.
—Et pour mes cheveux ? Glissai-je.
—Nous avons aussi des balistiques pour le bain qui font fureur, Continua la pimbêche, Ce sont des boules effervescentes qui pétillent dans le bain et créent des ambiances relaxantes et exotiques…celle-ci, par exemple, qui s'appelle « Soleil » est fabriquée en Espagne…
—Ooooh !
—Et pour mes cheveux ?
—Vous pouvez aussi tester cet échantillon gratuit de larmes de fée des bois qui fera pousser des fraises dans vos cheveux , vous pourrez les déguster en cas de petit creux et un agréable parfum vous suivra partout…
—Oooooh !
—Molly, nous n'avons pas assez d'argent pour tous ces produits de luxe, et puis, et mes cheveux ?
—Et aussi, ce fil dentaire ensorcelé : après utilisation, vous cracherez des pétales de rose…
—Ooooh !
—Molly !
Mais elle semblait m'avoir oublié. En moins de temps qu'il ne m'en faut pour le dire, elle était invitée à une séance de démo gratuite avec deux autres ménagères désespérées. On les asseyait sur des chaises, on leur enlevait leurs chaussures pour mettre leurs pieds dans des bassines de liquide fluo, et une armada de pimbêches semblables à la première leur administrait des soins en tous genres : manucure, maquillage, masque facial, shampooing, application de crèmes en tous genres.
—Et mes cheveux ? Hurlai-je, énervé.
—Quels cheveux ? Répliqua une des pimbêches, Vous êtes chauve !
—Ben, justement, je veux qu'ils repoussent !
—C'est pas la peine de vous énerver, essayez la Nouvelle Lotion Miracle du Dr Tiffou™ , c'est à base de poudre de plume de phénix et d'extrait de citron arctique…
Je testai aussitôt la fiole qu'elle me tendit. Immédiatement, je sentis une démangeaison dans mon crâne, et puis, ce fut comme si on me perçait la peau d'une centaine d'épingles par centimètre carré. Mais mes cheveux repoussèrent, longs et soyeux, comme ceux d'un Adonis.
Mais il y avait un petit problème : ils étaient d'un lumineux vert émeraude.
—Mais…une minute, je suis supposé être roux, moi madame !
—Nous déplorons ce léger problème, monsieur, Dit l'autre pimbêche avec sa bouche en cœur, Mais ils ont repoussé, c'est ce qui compte, non ?
—Vous vous fichez de moi ?
Avant qu'elle ne puisse répondre, quelqu'un d'autre était entré dans le magasin : une jeune Japonaise en costume traditionnel, portant un instrument de son pays.
—Arrêtez ça tout de suite ! Dit-elle d'une voix nasale et pas très féminine, et à mieux la regarder, elle me rappelait quelqu'un, Ce magasin est une honte : les produits sont testés sur des animaux !
Le silence se fit, des regards médusés fusèrent de toutes parts.
—C'est qui ce travello ?
—Je n'en sais rien les filles, mais si c'est un garçon, faisons-lui la peau !
Les pimbêches se mirent alors toutes à chanter et à danser de manière langoureuse, et c'est là que je compris : bien qu'elles se soient toutes coloré les cheveux dans des teintes trompeuses, leur couleur naturelle à toutes était l'or blanc, car il ne s'agissait de rien de moins que d'un groupe de Vélanes. Néanmoins, la geisha ne réagit pas. Moi si. Je me sentis envoûté, amoureux, rien ne comptait plus que de vénérer ces déesses enrobées de beurre de karité.
—J'ai mis des bouchons dans mes oreilles ! Dit fièrement la geisha, alors, c'est pas la peine !
Aussitôt, les donzelles cessèrent leur mascarade et je retrouvai mes esprits.
—Tant pis pour toi, Dit alors la Vélane qui semblait être la chef, Tu vas mourir !
Et prenant leur forme d'oiseaux terrifiants, elles se jetèrent cruellement sur elle…euh lui. Il se défendit comme il put, leur donnant des coups avec son instrument, mais elles étaient trop nombreuses.
—J'avoue qu'un peu d'aide serait la bienvenue, Admit-il.
Comme pour répondre à son souhait, deux individus firent leur apparition dans le magasin. Je reconnus ma petite-fille Alita, déguisée en corsaire et chevauchant un énorme chien noir que j'identifiai comme Sirius Black sous sa forme d'animagus. L'autre personne, en revanche, ne me disait rien.
Yé souis dé rétour
Pour vous youer oun mauvais tour !
Yé souis arrivé sans mé presser
Mais ça va saigner !
Yé vole les gobelins pour donner aux Elfes
Yé bondis, tel oun félin, preste et leste !
Yé saupoudre dé Tabasco
Lé caleçons des toreros
Les Nargols, yé les combats
Yé sauve la vie des señoritas
El Tigre, lé latino masqué, pour vous servir
Au nom dé la Luna, yé vais vous pounir !
—Et moi, ze suis Lilita la Princesse Pirate, on va vous péter la gueule !
—Waf ! Subodora Sirius.
—Lé probléme cé qué yé né peux pas mé battre contré dé señoritas !
—C'est pas grave, El Tigre, moi, ze vais le faire ! Donne-moi ton Fouet Ardent !
—Tiens, chiquita ! Moi, yé vais libérer les ôtages !
—Mici. Allez, ayaaaaaaa !
Et clac, clac, clac !
En trois coups de fouets, elle avait mis le feu au magasin, car cette arme étonnante provoquait des étincelles à chaque utilisation. Il y eu un grand flou durant lequel tout le monde fuyait. Quand je fus dehors, je retrouvai Molly qui avait toujours un masque de beauté sur le visage qui crépitait bizarrement. El Tigre, quant à lui, assurait les deux autres ménagères que tout se passait bien et examinait d'un œil suspicieux une des balistiques qu'il avait prise en main avant de sortir du magasin.
—Heeeyyy ! Dit Alita, Ze reconnais ces bouboules-là ! Mamie Cissy en a plein chez elle ! Même que z'en mets dans mon bain, mais des bleues…
—Les Malfoy consomment des produits Aubin&Marie ? Dit la geisha, Alita, tu dois leur dire d'arrêter, on les teste sur des fesses de babouin !
—Beeeeeerrrrk !
—Comme tu dis…
—Ben, ze vais leur dire, et après, ze vais tuer quelqu'un…
—Hein ?
—Voilà ton Fouet Ardent, El Tigre, merci beaucoup, et maintenant, on y va Tonton Patmol, hue dada !
Et sans plus, ma petite-fille disparut sur son noble destrier canin.
—Yé mé retire également ! Dit El Tigre avant de disparaître à son tour.
Je restai alors seul avec Molly, la geisha et les deux autres femmes qui testaient la démo gratuite des Vélanes.
—Vos cheveux n'ont pas une couleur terrible, Mr Weasley, Dit la geisha, d'une voix sacrément mâle, Mais laissez-moi arranger ça…
Il murmura alors une étrange formule en agitant sa baguette. Mes cheveux reprirent leur belle teinte flamboyante initiale.
—Mais qu'est-ce que…
—Magie japonaise, Susurra-t-il d'un ton malicieux, Il y a quelques différences avec la magie occidentale…
—Mais…Dit Molly, je la…enfin le reconnais : c'est le copain d'Emy l'écrivaine !
—Mais oui, c'est Cius ! M'écriai-je, Tu es venu dîner chez nous l'autre jour…Mais pourquoi es-tu attifé ainsi ?
—C'est une longue histoire…pour la longueur de vos cheveux, je vous suggère de demander à Draco de s'en charger, par contre, il est plutôt doué pour ça…
Il s'interrompit, une des deux femmes avec nous le fixait de façon intensive. Elle se jeta sur lui pour lui faire un gros bisou bien baveux, l'étouffant presque, et s'exprimant à l'aide de sons incompréhensibles.
—Arrêtez, madame ! Hurla-t-il, Attendez…c'est vous la femme qui a essayé de tuer Emy ?
—Mon amoouuuuur, vieeeeeens làààààà ! Beugla-t-elle.
L'instant d'après, Cius s'était relevé et partait en courant, poursuivi par la femme étrange qui lui réclamait des bisous.
—Reviens ici, mon amour !
—Charmant garçon, Dit Molly.
—Ton visage est entrain de fondre, Lui fis-je remarquer.
—Quoi ? Oh, quelle arnaque, ce magasin, qu'est-ce qu'elles ont bien pu mettre dans ce masque ?
—Les voilà ! Cria une voix féminine.
Nous tournâmes la tête et virent les Vélanes accompagnées de représentants du Ministère.
—Ils ont mis le feu à notre magasin !
Molly et moi nous regardâmes.
—Arthur, Dit l'un d'entre eux, un de mes collègues, Quelle superbe chevelure !
—Tu trouves, Mark ?
—Mais il n'empêche que vous êtes des pyromanes !
—Attends un peu, ce sont ces filles qui…
—Comment ça, ces charmantes demoiselles innocentes comme des colombes ?
Les Vélanes étaient bien entendu entrain de les envoûter. Molly eut alors le malheur de perdre son sang-froid, elle sortit le rouleau à pâtisserie dont elle ne se séparait jamais et frappa à tout de bras toute personne l'approchant à moins d'un mètre.
Elle fut cependant très vite maîtrisée et on nous emmena ici.
—Nous sommes désolés, Arthur, nous, on te connaît, on sait bien que tu ne commettrais jamais un crime, mais ta femme…
—Molly est innocente !
—Ça, si tu veux le prouver, il faudra que tu témoignes…
~O~
—Et après, vous connaissez la suite, je suis venu ici. Je n'ai rien a ajouté.
—Merci monsieur Weasley…Nous enquêterons sur ces Vélanes. Ce qui s'est passé aujourd'hui s'éclaircit de plus en plus, nous devons continuer, chaque indice apporte, et à la fin, tout finira par prendre comme de la mayonnaise !
—De la mayonnaise ?
—Oui. Et j'appelle Miss Hermione Granger à venir ajouter ses œufs dans cette mayonnaise !
Hermione se leva à son tour pour témoigner.
(1) Tsst, j'ai pas pu résister…
(2) En fait, on dit « filer à l'anglaise », mais ça ferait bizarre dans la bouche d'un Anglais. Or, l'expression équivalente dans leur langue est « to take the french way ».
(3)D'après la personne qui traduit les chansons de Miyavi (où j'ai pêché cette phrase) sur lacoccinelle . com, ça voudrait dire « Qu'est-ce que tu caches, mademoiselle ?», ne parlant pas japonais, je lui fait confiance.
L'idéal aurait été que vous lisiez les trois parties de ce chapitre en une fois, pour ne pas perdre le fil, aussi, je vais essayer d'écrire les deux suivantes au plus vite.
