Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer
A/N: Allez, enfin, le chapitre du mariage de Rosalie et Emmett. Parce que finalement, c'était autour de cet évènement que toute l'histoire s'est formée, et qu'elle aurait très bien pu finir. Mais pas d'inquiétude, je compte continuer, pour encore quelques chapitres. Je pense avoir bossé dur sur celui-ci, j'espère que vous aimerez et que vous laisserez des reviews!
Chapitre 28 – Wedding day
APOV
Je me tenais dans la grande pièce, prête à intervenir à tout instant. Rose était en train d'enfiler sa robe, et j'avais pour mission de l'aider à se préparer, tout en empêchant quiconque de mettre un pied ici tant qu'elle ne serait pas prête. Nous étions enfin arrivés au jour tant attendu, d'ici quelques heures Rosalie serait enfin la femme d'Emmett. Dire qu'elle était nerveuse serait un doux euphémisme, elle respirait littéralement la panique. Mais en fait ce n'était pas tant de dire le sempiternel « oui » qui la stressait, tant que d'être sure que les festivités se déroulent sans encombre.
J'avais passé la matinée à la rassurer sur ce point, lui disant de ne s'inquiéter de rien puisque c'était mon boulot que de veiller à la bonne tenue de la cérémonie. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, et je la soupçonnais de se servir de cette organisation comme d'un prétexte pour ne pas avouer son anxiété à l'idée de se marier. En même temps je ne pouvais pas vraiment la blâmer non plus, c'était un pas immense à franchir, et je ne savais pas moi-même dans quel état je serais le jour où mon tour viendrait… Néanmoins j'aimais tellement Jasper que je ne pensais pas un instant douter de vouloir l'épouser un jour… En plus avec les enfants ce serait finalement une formalité pour faire de nous une famille aux yeux de la loi et de l'Eglise, car nous étions déjà en quelque sorte liés par quelque chose de bien plus fort. Ca ne m'empêchait pas de m'imaginer moi aussi dans une robe de mariée de rêve, avec des fleurs, pleins de fleurs, et mes amis, et ma famille à mes côtés… Et Jasper serait certainement éblouissant, et il me regarderait remonter l'allée vers lui au bras de mon père…
« Alice, je sors, alors tu me dis ce que tu en penses, et sincèrement !!! »
« Oui oui ne t'en fais pas, allez montre moi ! »
Et là elle fit un pas hors des paravents, et je fus soufflée. Rosalie avait opté pour une robe bustier écrue dont la taille était resserrée par un ruban. C'était sobre – très inhabituel pour elle – mais mettait davantage en avant ses atouts personnels. Elle avait laissé ses cheveux tomber en cascade dans son dos, et j'avais passé des heures à y installer des petites fleurs assorties à sa robe. Elle avait choisi de porter un collier de perles qui rendait justice à son décolleté généreux, et un bracelet qu'elle tenait de sa grand-mère. Sa jarretière était bleue, et je lui avais prêté mes boucles d'oreille de cristal auxquels je tenais particulièrement. Pour le neuf, nous avions convenu que sa paire d'escarpins directement importés de France feraient l'affaire.
Reculant de quelques pas, j'admirais le tableau dans son ensemble. Elle était fabuleuse, et allait attirer tous les regards sans aucun doute. Exactement ce qu'elle voulait, et surtout tout à fait fidèle au personnage.
« Tu es incroyable Rosalie, vraiment tu ferais rougir n'importe quelle autre mariée… »
« Merci Alice… Maintenant je suppose qu'il est bientôt l'heure d'aller à l'église non ? »
« Oui, j'ai fait appeler le chauffeur, il devrait être là d'un instant à l'autre. Je vais juste passer un coup de fil à Jasper pour voir où ces messieurs en sont, et on se mettra en route. Et Rose arrête avec ton maquillage, tu es parfaite je t'ai dit ! »
Sortant mon portable de ma petite pochette, j'appelai mon compagnon qui s'occupait de coacher Emmett. Apparemment ce dernier était beaucoup moins à l'aise que sa promise, et Jasper avait dû user de tout son savoir faire pour le calmer un peu. Selon lui, son dernier recours serait de l'assommer – s'il était possible d'assommer quelqu'un comme Emmett – et de l'amener de force à l'église… Le pire ce n'était pas qu'il doute de vouloir épouser Rosalie, mais plutôt qu'il ait peur d'affronter toute l'assemblée qui les attendait, et de faire un faux pas.
Dans un sens je pouvais le comprendre, Rosalie avait vraiment voulu faire les choses en grand, et il était impressionnant de voir les proportions qu'avait prises ce mariage. Entre le nombre d'invités, la décoration, le lieu et l'argent investi dans cette cérémonie, n'importe qui de censé ressentirait une pression énorme. Et quand on s'apprêtait à épouser une femme dont les parents possédaient la moitié du pays, forcément c'était assez normal de paniquer…
Moi aussi je m'inquiétais de la présence des parents de Jasper. Je ne les avais bien sûr plus revus depuis notre épisode à Thanksgiving, et je redoutais devoir les affronter seule. Bien sûr Jasper avait dit que je n'aurais pas à le faire, mais dans la mesure où j'assistais à ce mariage en tant que professionnelle, je ne pouvais pas être certaine d'être toujours en sa compagnie, et ce serait surement l'un de ces moments que Mr et Mme Whitlock choisiraient pour m'aborder…
Mais je n'avais pas le temps de penser à toutes ces choses, il y avait plus important. Aujourd'hui était le jour de Rosalie, et je devais me comporter en professionnelle ! Après avoir raccroché d'avec Jasper j'appelai le chauffeur pour m'assurer de sa présence en bas du bâtiment, et aidai la mariée à descendre les escaliers sans se prendre les pieds dans sa robe. Une fois dans la voiture j'enchaînai les coups de fils entre les différents services pour vérifier que tout était en place, ce qui était le cas. Jusque là tout allait comme sur des roulettes, et je priai intérieurement que toute la journée continue de la sorte. Nous arrivâmes enfin à l'église sans trop de retard malgré la circulation, et déjà Jasper arrivait vers nous.
Il embrassa sa sœur, la complimenta sur son apparence, souriant. Je savais qu'il était heureux de voir sa jumelle épouser son meilleur ami, car au fond il était aussi fleur bleue que moi. Il était convenu qu'il emmènerait sa sœur jusqu'à l'autel, celle-ci ayant strictement refusé que leur père s'en charge. Elle n'avait pas annulé leur invitation pour le mariage, ce n'était déjà pas si mal ! Jasper m'aida ensuite à m'extraire de la voiture et m'embrassa tendrement, mais s'éloigna rapidement, désireux de ne pas me déranger pendant mon travail. Bien, il avait correctement appris sa leçon ! Nous étions certes ensemble pour la fête, mais restait que même en robe de demoiselle d'honneur, j'étais là pour m'assurer que tout se déroulait à la perfection jusqu'à la dernière minute.
Je ne pus cependant m'empêcher de reluquer mon cher et tendre alors qu'il accompagnait sa sœur à l'intérieur. J'étais totalement conquise, un Jasper en smoking et cheveux disciplinés valait son pesant d'or… Vivement la fin de cette journée pour que nous puissions profiter un petit peu l'un de l'autre… Mes douces rêveries furent interrompues par l'arrivée peu discrète des parents dans une limousine aussi voyante qu'inutile. Mr. Whitlock sortit le premier, séduisant dans un costume qui devait probablement coûter mon salaire annuel brut. Il aida ensuite sa femme à sortir, et une fois de plus je dus me rendre à l'évidence, ces gens étaient réellement d'un autre monde. Elle portait une robe noire cintrée à la taille, et ses cheveux étaient noués en un chignon stylisé dont aucune mèche ne s'échappait. La parfaite femme du monde… Je me sentais presque ridicule avec ma pourtant bien jolie robe de mousseline bleue, réajustée par le tailleur au niveau du ventre qui était devenu impossible à camoufler.
Les rumeurs avaient couru un temps au bureau, et j'avais finalement annoncé il y avait quelques semaines à ma chef ma grossesse. Elle n'avait pas été ravie, mais ne pouvant rien y faire avait dû se contenter d'accepter les faits. Depuis, le grand jeu de mes collègues était de deviner qui était le père, et Bella prenait goût à lancer des noms de gens au hasard pour brouiller les pistes. Il était convenu qu'à compter du lendemain, plus rien ne m'empêcherait de me montrer au bras de Jasper en public, et ce dernier ne pouvait plus cacher son impatience…
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JPOV
Il serait bientôt temps. J'avais attendu cette journée depuis si longtemps… Je revoyais encore le jour où j'avais innocemment présenté Emmett à Rosalie. Nous étions occupés à réviser ensemble pour un partiel dans notre chambre à la fac, quand elle avait débarqué comme une furie. C'était juste après que je sois parti de Houston en claquant la porte, et elle était 'légèrement' fâchée que je ne l'aie pas prévenue avant. Elle avait donc fait irruption dans notre chambre sans même prendre la peine de frapper, et avait commencé à me hurler dessus sans nous laisser le temps de placer une parole. Loin d'être perturbé, Emmett avait explosé de rire, comme à son habitude de manière bruyante, et cela avait arrêté net une Rosalie complètement ahurie, et qui réalisait seulement que je n'étais pas seul dans ma chambre. J'avais alors fait les présentations, et elle avait commencé à minauder comme seule Rose savait le faire. Une histoire était née, car à peine ma sœur repartie Emmett me disait qu'il venait de rencontrer la femme de sa vie et qu'il épouserait cette fille à la chevelure dorée…
Et j'étais si fier d'elle en ce moment… Elle était resplendissante, comme toujours, et j'étais si content de la voir enfin épouser l'homme qu'elle aimait. Pendant des années notre père l'avait poussée à se mettre avec l'un de ses associés, ou encore avec des assistants zélés, en vain. Elle avait toujours repoussé les avances des jeunes cadres aux dents longues qui lui tournaient autour, clamant avoir trouvé l'homme de sa vie en Emmett. Et qui mieux que mon meilleur ami pourrait être digne d'elle ?
Mes doux songes furent interrompus par l'arrivée fracassante de mes parents, toujours tirés à quatre épingles quelque soit l'occasion. J'avais été comme eux pendant longtemps, mais j'avais appris à me détendre au contact d'Emmett et d'Alice, appréciant à présent les dimanches à traîner à la maison en jean t-shirt ou en ne me rasant pas pendant deux jours… Cela restait occasionnel, mais c'était agréable de relâcher un peu la pression. Eux ne savaient pas ce que c'était… En fait je n'avais aucun souvenir de les avoir jamais vus s'amuser, ou même rire en public. Maintenant que j'y pensais, je ne me rappelais pas les avoir jamais aperçus s'embrasser ou se témoigner de l'affection…
Ils se retrouvèrent bien tôt à ma hauteur, et comme je m'y attendais mon père ne tourna même pas la tête pour me saluer. Je souris, trouvant ça étonnamment comique et ridicule. Mais qu'importait, je n'étais pas là pour eux. C'était la journée de Rose, et ça le resterait. J'espérai juste qu'ils ne viennent pas ennuyer Alice, elle avait déjà suffisamment à faire avec le mariage. Je n'avais pas pu m'empêcher de m'extasier sur sa beauté aujourd'hui – ainsi que les autres jours d'ailleurs… la robe que ma sœur avait choisi pour ses demoiselles d'honneur lui seyait parfaitement, et malgré ses nouvelles formes plus marquées qu'avant, elle était resplendissante. J'avais terriblement envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser, mais elle était en plein rush, et pour elle l'heure était au travail.
Emmett avait pris position au bout de l'autel, et bavardait avec le prêtre pour essayer de se détendre un peu. Je le voyais boutonner et déboutonner son veston inlassablement, signe d'une extrême nervosité chez lui. D'un signe de tête je lui témoignai ma sympathie, sans doute n'en mènerais-je pas large non plus le jour où Alice deviendrait ma femme… Je rejoignis quant à moi la petite annexe où m'attendait Rosalie, attendant avec elle que tous les invités soient assis et que son tour arrive. Une fois seuls dans la pièce elle vint se jeter dans mes bras, comme lorsque nous étions enfants et qu'elle venait de se faire charrier par des garçons plus grands qu'elle. Je la serrai contre moi, tâchant de la réconforter de mon mieux.
Bientôt la musique retentit dans la grande église, et chacun se tut pour se tourner vers la grande porte qui allait nous faire entrer.
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RPOV
Lorsque j'entendis le célèbre air nuptial, mon cœur se mit à battre la chamade, et je ne pus m'empêcher de serrer le bras de mon frère plus fort. Il posa son autre main sur la mienne et me murmura quelques mots de réconfort. J'étais vraiment heureuse qu'il soit là. J'allais être le point de mire de cette journée, et l'avoir à mes côtés me réconfortait beaucoup. Je vérifiai une dernière fois ma robe et mon allure dans le miroir mural, et finalement m'emparai du bouquet de roses que me tendit Alice. Je devais penser à la remercier après la cérémonie, pour tout ce qu'elle avait accompli depuis le début, et pour avoir supporté chacun de mes caprices. C'était vraiment une fille bien, et je lui souhaitais sincèrement d'être heureuse avec Jasper, car je ne pouvais rêver meilleure belle-sœur pour moi. Et avec l'arrivée des bébés, nous allions pouvoir nous voir plus souvent, et nous pourrions apprendre à mieux nous entendre dans un cadre non professionnel. Et toutes ces virées shopping que j'allais faire avec elle ! Car il était hors de question que mes neveux et nièces portent des vêtements classiques, ils n'auraient que le meilleur ! Et lorsqu'Emmett passerait Associé dans son cabinet, nous pourrions nous aussi agrandir la famille et être heureux tous ensemble !
La grande porte s'ouvrit enfin, et je sentis tous les regards se tourner vers moi. Je rayonnais… J'aperçus mon homme à l'autre bout de l'allée, et je dus me retenir pour ne pas courir dans ses bras. Il était si séduisant en costume… Cela faisait ressortir son impressionnante carrure, et me donnait envie de… Oui enfin nous aurions tout le temps pour ça pendant notre lune de miel… J'avançai précautionneusement, prenant garde de ne pas me prendre les pieds dans ma robe, et fit attention à ne pas croiser les regards figés et inexpressifs de mes parents en chemin. Ils ne m'avaient certes pas reniée comme pour Jasper, mais je leur en voulais terriblement, et me positionnais clairement dans le camp de mon frère. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec eux, et n'avait maintenu leur invitation que pour éviter qu'on ne jase encore davantage sur ma famille, et surtout pour qu'on les laisse un peu tranquilles avec Alice.
Enfin j'arrivai à l'autel, et après une dernière embrassade avec mon frère préféré, je pris le bras d'un Emmett éblouissant de bonheur, qui je pouvais le voir se contenait pour ne pas me faire une réflexion inappropriée sur ma tenue…
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APOV
Jusque là, tout se passait à merveille. Tout le monde s'était tu à l'entrée de la mariée, et exactement comme elle l'avait voulu, tous les regards n'étaient que pour elle… Elle avait remonté l'allée jusque l'autel au bras de mon Jasper, qui était fier comme un paon. J'imaginai une fraction de seconde cette même scène, le jour où il conduirait sa propre fille jusqu'à son futur époux… Mais retour à la réalité Alice, le temps n'était pas aux rêveries, il y avait encore fort à faire.
Pendant le monologue du prêtre, je tâchai de m'assurer que tout se passait bien pour la suite, jetant des coups d'œil réguliers à mon téléphone que je n'avais mis qu'en silence. Je m'arrêtai cependant pour le temps du « Je le veux » et de l'échange des anneaux suivi du traditionnel baiser. J'avais beau faire ce métier depuis plusieurs années, et avoir assisté à un nombre impressionnant de mariages, je m'émerveillais toujours devant ce moment sacro-saint, imaginant qu'un jour mon tour viendrait, où je serais celle qui dirait 'oui', celle qui porterait la bague, celle qu'on embrasserait passionnément…
Rhoooo, j'avais dit pas le temps de rêver ! Bien assez vite la cérémonie à l'église prit fin, et il fallut enchaîner avec la mairie. Là encore je fus fort occupée et il me fallut réellement me dépêcher pour arriver à la salle de réception avant tout le monde pour briefer une dernière fois les serveurs et accueillir les invités. J'installai stratégiquement Jasper et ses parents chacun à un bout de la grande table réservée à la famille, et m'étais faite aussi discrète que possible lorsque je venais picorer quelque chose dans son assiette.
« Alice mon cœur, tu devrais t'asseoir un moment, ce n'est pas raisonnable de te surmener comme ça… Je suis sûr que les bébés doivent t'en faire voir de toutes les couleurs en ce moment… »
« Je vais bien Jazz, ne t'en fais pas. Et puis le plus dur est passé, d'ici quelques heures tout cela sera fini et je pourrai me reposer. »
« Bien, mais tu dois me réserver une danse promis ? »
Il avait dit ça de son ton le plus charmeur qu'il pouvait, et lui dire non m'était tout simplement impossible. Après tout, je pourrais bien trouver cinq minutes où l'on n'aurait pas besoin de moi ? Mais déjà j'étais appelée en cuisine pour discuter d'un détail avec le chef choisi par Rosalie et que j'aurais volontiers étripé tant ses exigences étaient démesurées.
Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, car à peine mes soucis culinaires réglés que je me retrouvai nez à nez avec… la mère de Jasper… Et elle n'avait pas l'air bien commode… Elle me toisait avec mépris, et une fois de plus je dus être la première à faire usage de la politesse.
« Bonjour Madame Whitlock, j'espère que vous appréciez les festivités… »
« Ces enfant sont-ils vraiment ceux de mon fils ? »
Elle avait désigné mon ventre arrondi avec dédain, comme si elle parlait de quelque chose de répugnant. Et en plus elle doutait de ma fidélité envers Jasper ? Mais de quel droit ? J'avais été gentille la dernière fois, mais aujourd'hui plus rien ne m'y obligeait ! Menton relevé et ventre en avant, je passai à l'offensive.
« Evidemment !! Je ne suis pas aussi tordue pour tomber enceinte d'un homme puis venir pleurnicher auprès d'un autre pour qu'il m'aide à les élever ! »
« Mais vous savez que Jasper n'a plus la richesse et le pouvoir d'alors ! »
« Mme Whitlock, avec tout le respect que je vous dois, vous pensez sincèrement que j'ai piégé votre fils dans cette relation, que je suis tombée enceinte délibérément, tout ça pour profiter de son nom et de son argent ?! Vous êtes pathétique, madame, et je vous plains sincèrement. Maintenant si vous voulez bien m'excuser mais j'ai des obligations à honorer, et un mariage à superviser ! »
« Quoi qu'il ait pu vous dire, Jasper est l'un des nôtres, et il ne pourra pas supporter longtemps cette vie de débauche. Il reviendra un jour ou l'autre, et alors vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer. »
« Soit, nous verrons. Mais je ne parierais pas là-dessus ! Car nous avons quelque chose que vous ne semblez pas avoir, quelque chose de bien plus fondamental que l'argent ou le pouvoir ! Nous nous aimons, que ce soit dans la richesse ou dans la pauvreté ! »
Et à ces mots, je pris congé de celle que je décidai de renommer affectueusement la harpie, rejoignant la grande salle où ma présence était requise. Je vaquai donc à mes occupations, et bientôt Rosalie et Emmett vinrent ouvrir le bal en offrant la première danse. Je les observai avec satisfaction, m'émerveillant de la perfection et de la complicité qui les unissaient. Elle lui souriait affectueusement, à cent lieues de la despote qu'elle avait été ces dernières semaines. Ses traits étaient détendus à présent, et comme elle évoluait gracieusement entre les bras de son nouvel époux, je m'autorisai pour la première fois de la journée un soupir de satisfaction.
Soudain les mains familières de Jasper surgirent de derrière moi pour venir m'enlacer et se placer sur mon ventre où les bébés s'agitaient un peu. Il sourit tendrement avant de déposer un baiser à la base de mon cou, provoquant une vague de frisson dans tout mon corps. Je me pressai contre lui, notant au passage le regard courroucé de ses parents. Comme les invités commençaient à rejoindre le couple de mariés sur la piste, j'y attirai à son tour Jasper, et il fut plus qu'heureux de partager ce petit moment avec moi.
« Je suis désolée Jazz, je n'ai pas eu beaucoup de temps à te consacrer, mais ta sœur avait vraiment vu les choses en grand, il fallait que je surveille tout ça ! »
« Et tu as fait des merveilles ma petite fée… »
« Tu n'as pas idée à quel point j'ai envie de rentrer à la maison maintenant que tout est presque fini… Mais il faut que je reste jusqu'à la fin pour organiser le rangement et le nettoyage de la salle… Et je dois aussi m'assurer que ta sœur a bien tous ses papiers pour leur voyage de noces. Et que ton ami/beau-frère a bien pensé à récupérer les billets d'avion ! Bref je ne suis pas encore prête de rentrer… »
Un peu désolé, il se contenta de me serrer plus étroitement avant de prendre mes lèvres dans un tendre baiser. Nouant naturellement mes bras autour de son cou, j'entendis avec satisfaction le soupir ulcéré de son père, qui ne manquait pas une miette du spectacle. Si j'avais vraiment voulu exagérer, j'aurais carrément fait mine d'attirer Jasper dans un coin sombre de la pièce et l'aurait un peu débauché. Mais nous étions au mariage de sa sœur, et j'étais là pour le travail, je n'avais donc pas intérêt à me faire trop remarquer.
Jasper Sr se leva finalement et vint vers nous, et je plantai involontairement mes ongles dans les épaules de mon compagnon. La dernière fois que nous avions vécu cela, la soirée avait fini de manière assez désastreuse… Enfin surtout les jours qui avaient suivis…
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JPOV
« Jasper, allons parler au dehors. »
« Je n'ai rien à te dire. »
« Alors tu écouteras ce que moi j'ai à te dire. »
« Je n'ai pas à obéir à tes ordres, je ne suis plus rien pour toi tu as oublié ? »
Vraiment je me contenais. Parce que j'étais au mariage de Rose et que je ne voulais pas lui gâcher sa journée. Et aussi parce que je ne tenais pas à ce qu'Alice n'assiste à un pugilat en public, surtout pas dans son état. Mon père était toujours si suffisant, si plein de dédain pour tout le monde, ça m'écœurait, et je me demandais encore comment j'avais pu suivre ses règles pendant si longtemps.
« Ne dis pas n'importe quoi, par les liens du sang tu seras toujours mon fils. »
« Qu'as-tu donc de si important à me dire ? Car en fait, la seule chose qui vaudrait la peine d'être entendue, ce serait des excuses, et ça tu peux tout à fait le faire devant Alice, car tu lui en dois au moins autant qu'à moi. »
« Jasper, ne commence pas. Toute cette histoire est ridicule ! Renoncer à tout un avenir glorieux pour une paire de jambes, c'est tout bonnement stupide ! As-tu pensé à ce que tu ferais une fois l'enfant né ? Tu t'engages pour une vie, pas juste le temps d'une saison ou deux ! »
« Evidemment que je sais tout ça ! Je ne suis pas toi, je saurai être un bon père moi ! »
« Balivernes ! Tu étais si prometteur ! En épousant Maria tu aurais été promis à une carrière, à un nom, tu serais quelqu'un ! »
Il parlait toujours de la même chose. Il ne réalisait pas que tous ses arguments n'avaient aucun poids à mes yeux, puisque mes seuls objectifs dans la vie étaient maintenant d'être heureux, et de rendre Alice et mes enfants heureux également. Et même si l'argent ne coulait plus à flots, le bonheur restait toujours à portée de nos mains. Pitoyable… Cet homme était pitoyable et pathétique… Je ne pus retenir un rire ironique, et peut-être un peu moqueur face à l'homme qui se tenait devant moi, et qui pensait tout savoir de la vie. A la vérité, il était si loin de la vérité. Il n'avait aucune idée de ce que pouvait être le bonheur malgré tout l'argent et le pouvoir qu'il avait amassés avec les années.
Tenant fermement Alice par la taille, je le laissai planté là, et repris notre danse sans cesser de rire. N'ayant pas perdu une miette de la scène, Rose m'adressa un clin d'œil tout en virevoltant entre les bras de son mari. A présent c'était certain, plus aucun lien ne m'attachait à cette famille, ma sœur exceptée.
« Jazz, ça va aller ? »
« Bien sûr, à la vérité ça n'a jamais été aussi bien ! »
Alice et moi dansâmes encore un moment sur la piste, puis finalement je la laissai s'échapper pour je ne savais quelle tâche lui incombant. De ma chaise, je la regardai courir à droite et à gauche, sa petite silhouette au ventre arrondi donnant un spectacle attendrissant. Mon regard se porta un instant sur Rosalie et Emmett, totalement absorbés dans la contemplation de l'autre, puis revint sur Alice. Plus aucun doute ne subsistait, j'avais pris ma décision…
Alors, alors, vous en avez pensé quoi? j'ai mis des heures à l'écrire et à le modifier ce chapitre! Dîtes-moi ce que vous en avez pensé!!! Parce qu'on voit que c'est les vacances hein, les visites sont moins nombreuses!!! Allez je rigole, je vous dis à très vite pour la suite! :o)
