Hello les filles

J'ai du retard ?

Nous avions laissé Edward à L.A. avec Tanya...

Merci à Chrys d'être aussi rapide et efficace.

Bonne lecture

Disclaimer : les Personnages de Twilight appartiennent bien sûr à S Meyer. Je ne fais que "jouer" avec.


Chapitre 29 : Un nouveau départ

Samedi

Pov Bree

Cher journal

J'arrive pas à dormir ce matin. Comme tous les samedis matins depuis que je suis rentrée chez maman.

Alors, comme tous les matins, j'ai souhaité une bonne nuit à la lune depuis le rebord de ma fenêtre, et j'ai regardé le soleil se lever. Quand je me penche par-dessus la balustrade, je vois en bas les voitures qui circulent. Comme toute la nuit. Ici, il y a beaucoup de bruit. Beaucoup d'enseignes aussi, qui clignotent tout le temps. Jaune, bleu, vert, Rouge, Jaune, Bleu, vert, Rouge. Maman dit qu'elle aime ce quartier car il est vivant.

Mais il n'y a pas de parc. Parfois un moineau, enfin je pense que s'en est un, vient sur le rebord de ma fenêtre. Il est tout marron et petit et je lui laisse un peu de pain tous les soirs dans une petite boite en plastique. Hier, il n'est pas venu, ni ce matin. Je me sens seule. Maman doit dormir. Hier soir, elle est rentrée très tard. Elle était de mauvaise humeur. Je l'ai même pas vue, juste entendue. Elle a crié après mamie Carmen qui me gardait. Je voulais comprendre mais en même temps, j'avais peur alors, je suis restée dans ma chambre et elle n'est pas passée me souhaiter une bonne nuit. Maman est bizarre en ce moment. Un moment elle chantonne toute seule et l'instant d'après, elle me regarde comme si elle me détestait et me dit d'aller dans ma chambre. J'y suis tout le temps dans ma chambre. Elle m'y fiche la paix.

Papa me manque. Horriblement. Il m'appelle matin et soir, mais c'est pas comme si je pouvais me blottir dans ses bras. Il me lit parfois une histoire au téléphone, mais je ne me réveille jamais en trouvant son parfum sur mon oreiller. Et puis j'aime bien parler à Bella aussi, discuter avec une fille c'est sympa aussi. Je peux lui dire des choses que je ne raconterais pas forcément à Papa. Ça lui ferait mal peut-être, et j'ai l'impression qu'elle me comprend. Elle a été gentille : jamais elle ne m'en a voulu pour ce que je lui ai fait subir au début.

Les filles à l'école disent que mon papa me ment, qu'il ne viendra pas me chercher pour vivre avec lui. Mais je sais qu'elles se trompent et je leur parle plus. Papa m'a expliqué que le grand jour sera pour bientôt.

Parfois je me réveille et mon oreiller est tout mouillé. Je veux retrouver mon Papa.

xxxx

POV Edward

Il était à peine huit heures quand la voiture avec chauffeur que j'avais louée pour la journée, me déposa au pied de l'immeuble de Tanya. Le chauffeur, un homme très sympathique apparemment, me proposa de sonner à l'interphone, ce que j'acceptai sans problème.

C'était avec perplexité que je remarquai ce changement en moi. 15 jours plus tôt, cela m'aurait agacé que l'on propose de m'aider.

Le bip d'ouverture de la porte fut la seule réponse à notre appel.

- 10ème étage, me souffla le jeune homme.

Sa voix me parvint « d'en haut ». C'était rare, vu ma propre taille. Il devait être sacrément grand. Il était discret et proposait son aide sans être envahissant.

- Merci, vous vous appelez comment ?

- Démétri, Monsieur Cullen.

- Merci Démétri. Appelez-moi Edward. À votre voix, je devine que nous avons environ le même âge. Comme vous le voyez, je suis dans une situation un peu particulière, et je pense que vous pourrez m'aider un peu aujourd'hui. Je veux que cette journée soit spéciale pour ma fille.

- Très bien. Ça sera avec plaisir… Edward. L'ascenseur est à 10 mètres environ devant vous. Vous souhaitez que je vous accompagne ?

- Non merci. Pour l'instant cela ira. Attendez-moi ici s'il vous plaît, je reviendrai avec Bree dans peu de temps.

Enfin je l'espérais. Tanya ne devrait plus chercher à me mettre des bâtons dans les roues.

Ma canne me guida sans obstacle jusqu'à l'ascenseur qui, je le savais par mon frère, indiquait vocalement l'étage atteint. Après quelques tâtonnements, la petite boîte me mena au palier où vivait ma fille pour quelques heures encore.

La porte au bout du couloir à gauche de l'ascenseur m'avait dit Emmett. À pas prudents, je franchis la distance me séparant de l'appartement, et cherchai la sonnette. Il n'y en avait pas. Je frappai alors sur le battant. J'étais en avance, mais j'étais certain que ma princesse était réveillée. C'était une lève-tôt.

Après quelques secondes de silence, je tapai à nouveau, mais un peu plus fort.

Et si Tanya avait décidé de…

Le bruit du verrou coupa court à l'hypothèse effrayante que mon cerveau commençait à bâtir.

La porte s'entrouvrit.

- Papa !

La chaîne de sécurité fut ôtée et une seconde plus tard, Bree se jeta dans mes bras.

Je la serrai fort. C'était si bon. Ses petits bras s'enroulèrent autour de mon cou, et le serrèrent convulsivement. Je sentis ma joue se mouiller alors qu'elle frottait son visage contre le mien. Elle pleurait.

J'avançai de quelques pas avec précaution dans l'appartement, avec mon précieux fardeau, et refermai la porte derrière moi avant de me mettre à genoux, la reposant sur le sol.

Elle ne me lâcha pas, et blottit sa tête dans mon cou. Je m'inquiétai immédiatement. C'était-il passé quelque chose ? Tanya s'en serait-elle prise à notre fille ?

- Eh ben ma jolie ? Tu pleures ? Tu n'es pas heureuse de voir ton vieux papa ?

Elle hoqueta de rire, et j'en profitai pour m'écarter un peu et saisir le visage de ma fille entre mes mains, essuyant les larmes de mes pouces.

- Que se passe- t-il ?

- Je ne... Je ne savais pas que tu allais venir… Je pensais à toi et j'ai entendu frapper à la porte… c'est ... comme un miracle.

Elle parlait de façon hachée, luttant contre des sanglots que je compris, être de soulagement.

- Tu me rassures ma princesse. Tanya ne t'a pas prévenue que je passais ce matin.

Elle secoua la tête pour toute réponse, et je me gardai d'en dire plus.

- C'est pourtant elle qui a déclenché l'interphone. Elle doit être ici !

- Oui, elle est dans sa chambre. Elle peut déclencher la porte de l'immeuble de sa chambre, m'apprit la petite.

- On va donc la laisser se... reposer. Elle sait que je suis là. Tu me guides vers ta chambre ? On pourra discuter.

Je récupérai ma canne que j'avais abandonnée sur le sol, tandis qu'elle saisissait mon autre main encore posée sur sa joue. Je me relevai pour la suivre.

J'étais frustré de ne pas voir la chambre de ma Bree. Mais je jugeai inutile de lui demander de me la décrire, elle n'y dormirait plus. Je réalisai toutefois, que sa mère ne l'avait sans doute aucunement préparée à son départ. Il faudra donc que je raccourcisse ma journée de sortie avec elle pour faire moi-même sa valise. Je devrai moi-même lui annoncer notre départ ce qui n'était pas plus mal.

- Bree ? Tu serais d'accord pour passer la journée à moi ?

Elle éclata de rire, et ce son, comme à chaque fois, me réchauffa le cœur. C'était si bon d'entendre cela.

- Évidemment ! C'est une question très bête Papa, tu le sais ? Dis-moi, dit-elle redevenant sérieuse, tu seras ici à L.A. longtemps ? Je croyais que l'audience avec le juge était bientôt ?

- On en parlera tout à l'heure. Je répondrai à toutes tes questions dans la journée. C'est promis ma puce. Je dois parler avec ta maman avant de sortir. Tu es habillée un peu chaudement ?

- Je suis en pyjama. Il est très tôt tu sais.

- Je sais… Je devais être un peu pressé de te retrouver. Tu t'habilles pendant que je discute avec Tanya ? Un peu chaudement, nous allons passer la journée à l'extérieur, et je ne suis pas certain que le soleil soit au rendez-vous.

- Ça marche. Je serai prête dans 5 min.

Elle parlait en chantonnant, et je l'entendis courir partout dans la chambre.

- Accorde-moi 10 minutes s'il te plaît. Et je te rappelle que le brossage des dents est obligatoire avec moi.

- Je sais, je sais mon papa. La chambre de maman est dans le couloir, 3ème porte à droite.

Elle pensait à moi. Sa petite remarque pour m'aider était naturelle. Comme Bella. Ceci nous facilitera la vie

- Merci ma belle.

Je sortis, fermant doucement la porte derrière moi. Je grimaçai. Il était hors de question d'aller rejoindre Tanya dans sa chambre. Je la bipai sur son téléphone, que j'entendis en effet, sonner non loin. Je m'adossai au mur du couloir, attendant patiemment. Je savais qu'elle me ferait payer d'une façon ou d'une autre, ma franchise de la veille.

Peu de temps après, une porte s'ouvrit non loin. Avant de claquer.

- Salut commença Tanya d'une voix enrouée peu agréable.

Je l'avais apparemment réveillée et elle n'appréciait pas vraiment.

- Bonjour Tanya. Je suis venu un peu plus tôt que prévu. J'avais besoin de voir Bree.

- Tu ne peux pas la voir, m'asséna-t-elle en passant devant moi. Son corps me frôla, et je reconnus ce parfum écœurant haut de gamme que je ne tolérais plus.

Je haussai le sourcil en secouant la tête.

- Laisse tomber. Tu ne lui as rien dit apparemment.

Je la suivis avec précautions, vers ce qui semblait être un espace cuisine. Elle ouvrit des placards. Un bruit de vaisselle et une odeur de café me confirmèrent mon intuition. Je détestai être dans un lieu que je ne connaissais pas et que personne ne m'avait présenté ou décrit. À tâtons, je trouvai une chaise et je m'assis.

- Dire quoi ? reprit mon ex-femme négligemment après quelques minutes particulièrement agaçantes.

Mon cœur s'affola. Elle n'avait pas changé d'avis ?

Je posai mes longues mains sur mes genoux et les « contemplai » sans rien dire dans un premier temps. Je devais rester calme et réfléchir.

- Mon billet d'avion et celui de Bree sont réservés pour ce soir, énonçai-je posément après quelques secondes.

Elle ne répondit rien. Je l'entendais juste boire à quelques mètres de moi.

- Je voulais savoir quand et comment tu souhaitais lui annoncer que tu avais accepté que j'ai sa garde définitive. Soit je le fais seul ce matin, soit tu veux être présente.

Les secondes s'étirèrent longuement. Sa cuillère raclait le fond de sa tasse lentement. Je refusai de regarder vers elle. Je ne savais pas exactement où elle était.

Le temps s'éternisa et sa tasse claqua sur le comptoir.

- Tu fais comme tu le souhaites. Je m'en fiche.

L'air qu'elle déplaça en passant à nouveau devant moi, mit mes nerfs à vif, et je l'attrapai par le coude avant qu'elle ne disparaisse dans le couloir.

- Tanya ! C'est ta fille. Je sors avec elle me promener ce matin. Je reviendrai en fin d'après-midi pour faire ses bagages. Tu seras là ?

- Pour quoi faire ? répliqua-t-elle d'un ton agacé.

- Lui dire au revoir ? suggérai-je ironiquement.

- Si tu y tiens. Mais… elle soupira, énervée. J'ai un rendez-vous à 16 heures dans une vente privée de tenues idéales pour l'Europe. Soyez là avant 15 heures.

- Bien.

- Bree a les clés. Vous fermerez derrière vous en sortant. Je retourne me reposer.

Dégageant son bras de mon emprise, elle s'éloigna. Et mon corps se détendit enfin. Je me frottai les tempes pour faire disparaître le mal de tête lancinant qui avait pris place insidieusement, comme à chaque fois que je devais discuter avec Tanya. J'avais l'impression d'être face à une personne imprévisible et incontrôlable. Je réalisai à quel point j'avais craint qu'elle ne change d'avis. Je compris enfin que je ne risquais rien. Son tour du monde la captivait plus que sa fille, et je ne savais pas si je devais m'en réjouir.

Quelques minutes plus tard, Bree me saisit la main et m'embrassa la joue.

- Je suis prête Papa ! On fait quoi ?

XXXXX

J'avais réussi à garder notre destination secrète un certain temps mais, après 45 minutes de route pendant lesquelles Bree avait bavardé à bâtons rompus, m'expliquant sa jeune vie de collégienne, elle reconnut ou devina, je ne sais, quel était l'endroit où je souhaitais l'emmener, et elle commença à s'agiter sur son siège.

- Waouh ! C'est pas vrai ? Tu te souviens de ça ? Ça fait si longtemps mon papa adoré !

Elle sautillait toute excitée sur son siège.

- Démétri ? Il me semble que l'on approche.

Le chauffeur devait entendre le raffut de ma fille, le sourire dans sa voix me le confirma.

- Oui Edward. Le parking n'est pas loin. Mademoiselle semble très impatiente.

- Oui Monsieur ! Ça fait deux ans je crois que j'en ai parlé à Papa. Maman n'a jamais voulu m'amener ici. M'en fiche d'ailleurs ! Avec Papa c'est mieux. Vous savez, il connaît plein de choses sur les lettres de Hollywood mon Papa. Il m'a raconté que tout a été détruit par le temps et que…

Elle continua à babiller et à tapoter mon genou en cadence et mon sourire ne disparut plus.

La voiture s'arrêta. Je sortis rapidement et Bree me suivit immédiatement glissant sa petite main dans la mienne avec confiance. Je respirai l'air pur de la colline où nous devions nous trouver. Pas de voiture. Pas de bruit. Pas de foule. La colline et Hollywood Sign nous appartenaient pour quelques heures.

- C'est... beau ! souffla Bree.

Démétri s'adossa à côté de moi contre la voiture.

- Les lettres sont juste devant nous. Un peu plus haut sur la colline. Il y a personne ce matin. C'est calme. Vous voulez que je vous accompagne ? demanda-t-il à voix assez basse.

- C'est sécurisé, comme vous l'aviez vu sur les photos ? demandai-je.

- Oui. Il n'y a aucun risque pour la petite.

- Bon, alors nous y allons seuls. Vous pouvez rester à la voiture ou monter faire un tour de votre côté. Il parait que la vue vaut le détour, souris-je.

- Je serai là-haut si vous avez besoin, Edward.

- Merci.

Je me tournai vers l'intérieur de la voiture et récupérai un sac à dos que je plaçai sur mes épaules. Puis armé de ma canne, je fis un clin d'œil à Bree.

- Prête Princesse ?

- Oh oui P'pa !

J'avais la veille, dans l'avion, choisi et préparé soigneusement le trajet, mais concrètement, faire de la randonnée sur un sentier pédestre inconnu, même avec une petite fille voyante pleine de bonne volonté, ce n'était pas aussi simple, comme je m'en rendis rapidement compte. À Central Park, j'avais mes repères, une image mentale des lieux que je connaissais depuis des années, ici, c'était l'inconnu. Je devais me contenter de la description sommaire de Démétri le matin même. Mais j'y arriverai. Comme j'arriverai à aider, à guider ma Bree tout au long de sa vie. Il le fallait. Avec son aide si nécessaire.

Le choix de ce lieu était symbolique. Nous en avions parlé pour la dernière fois, le jour de l'accident, sur la plage. Elle aimait que les grandes lettres se voient de si loin et permettent de reconnaître la capitale historique du Cinéma partout dans le monde. Et moi, j'aimais lui faire plaisir. Une première halte.

- Je compte sur toi Bree pour me signaler le moindre problème, ou si la rambarde est abîmée. Nous formons une équipe.

- Bien sûr. C'est si beau. Si grand.

Elle n'était pas essoufflée, bien que je mène sûrement un rythme trop rapide pour elle.

Ma princesse prit son rôle très au sérieux, et grâce à elle, nous parvînmes assez vite au bout du sentier, au pied des lettres. Je ne les voyais pas évidemment mais, passant devant elles, je les ressentais. Est-ce l'ombre qu'elles projetaient ? Ou une aura surnaturelle dû à mon imagination hyper-développée ?

Je m'assis sur un muret et fit défiler mes pauvres connaissances en cinéma, pour me souvenir des scènes tournées à proximité de Hollywood Sign, ou d'une copie sur un plateau. Il avait tout subi le pauvre, séisme, incendie, et je souris au souvenir de la tête de ce pauvre Justin Timberlake en proie au vertige assis tout là-haut avec sa copine. Un bon souvenir ce film. J'avais ri avec Emmett, qui disait que c'était un film de « filles ». Je ne regarderai pas cela avec la mienne en tout cas. Avec Bella… cela pourrait nous donner des idées.

- Papa ? Tu es avec moi ?

Euh, oui… de retour à la réalité. Un père de famille n'a pas le droit de rêvasser.

Bree me décrivit les lettres que j'imaginai sans problème, et la superbe vue sur la ville de L.A. au loin. Puis nous discutâmes de choses et d'autres. Je repoussai l'instant ou je devrais lui annoncer notre départ. De quoi avais-je peur ? Elle voulait venir vivre chez moi. Et j'étais capable de m'occuper d'elle. Je venais encore de le me le prouver !

- Papa ! J'ai faim.

- Il est quelle heure ?

- Je sais pas, j'ai faim c'est tout.

Je la comprenais. Nous avions grignoté dans la voiture quelques beignets et une boisson lactée tout en venant ici, car elle n'avait pas voulu déjeuner chez Tanya, ce qui me convenait.

- Mince alors, je vais faire comment si tu as faim ? Je te porte pour redescendre ou tu pourras marcher seule ? plaisantai-je.

- Je suppose que le sac que tu as sur le dos depuis une heure, contient un truc de bon ? En tout cas tu as intérêt ! Sinon t'es plus mon papa préféré de l'année !

Elle rit aux éclats en se moquant de moi. La coquine, elle me connaissait. J'avais appris très vite qu'on ne sortait pas en promenade avec des enfants sans vivres.

J'ouvris le sac et sortis triomphalement les sandwiches aux poulets sans salade ni cornichons, que j'avais commandés. Ils n'étaient sûrement pas aussi bons que ceux de Bella, mais nous ferions avec. L'air printanier et la sensation de liberté nous avait ouvert l'appétit.

On s'assit sur le sol herbeux, et je continuai de sortir de mon sac, boissons et fruits.

- Démétri n'est pas loin, tout seul. Tu veux bien qu'il vienne avec nous ?

Le petit cœur généreux de ma Bree me plaisait tant !

- Bien sûr ma puce. Va le chercher et propose-lui. Je vous attends ici.

J'avais prévu large question quantité, et je serais heureux qu'il nous tienne compagnie. J'avais toute la vie pour profiter de ma Bree maintenant.

À trois, le déjeuner plus ou moins improvisé, fut sympathique et animé. Démétri était marié et avait un fils d'une dizaine d'années. Il savait y faire avec les gosses. Il apprivoisa ma fille rapidement en sortant de la poche de sa veste, une barre de Kinder country comme elle me l'avoua rapidement.

Puis il s'éloigna en nous disant qu'il nous attendrait à la voiture.

J'étais seul avec Bree qui se blottit contre moi.

Le silence était à peine troublé par le cri des oiseaux et le passage de quelques avions ronflant dans le lointain.

- Alors Papa ? Tu restes à L.A. longtemps ? Qu'est-ce qui se passe avec ta demande pour me garder ? On va pas voir le juge lundi ?

- Que de questions ma douce.

Je caressai ses cheveux qui repoussaient doucement, ils lui arrivaient à l'épaule maintenant. J'aimais cela.

- Alors non, je ne reste pas longtemps.

Elle se raidit et je poursuivis très vite.

- Et nous n'irons pas chez le juge. Ni toi, ni moi. Ce n'est pas la peine. Ta mère et moi avons trouvé un accord. Tu repars à New York avec moi dès ce soir. Pour toujours. Si tu es d'accord.

Elle ne répondit pas.

- Si je veux ? dit-elle d'une petite voix étranglée.

- Euh oui… je ne vais pas te forcer à repartir mais j'ai cru comprendre que… enfin tu ne…

Je bégayai comme un gosse à son premier rendez-vous. J'avais eu peur de sa réaction en comprenant que sa mère l'abandonnait, mais je n'avais pas pensé avant cet instant, qu'elle pourrait avoir changé d'avis.

- Papa ? Parfois tu es idiot. Je ne veux pas rester avec Maman, et je veux plus que tout partir vivre avec toi ! Et Bella !

Elle était si sûre d'elle que je la serrai un peu plus contre moi.

- Tu es certain Papa, c'est pas une blague ? fit-elle, doutant elle aussi en digne fille de son père.

- Je fais des blagues sur les sandwiches pas sur un sujet pareil. Ta mère a signé les papiers hier soir. Sans même passer devant le juge. Mais c'est officiel et définitif. C'est ton oncle Emmett qui a préparé le dossier.

- Elle a signé hier des papiers pour que je vive avec toi ?

Elle répétait mes propres mots, comme si elle cherchait à en comprendre le sens. Je sus que je devais en dire un peu plus que ce que j'avais prévu.

- Oui. Elle m'a proposé une sorte... d'accord. J'obtiens ta garde définitive, et elle hum… pourra se consacrer à ses hobbys.

Je ne voyais pas lui présenter que Tanya avez saisi cette occasion de se « libérer » des contraintes d'être une mère.

- Maman a demandé quoi en échange de ma garde ?

Sa voix me fit froid dans le dos. Elle n'était pas dupe à huit ans des défauts de sa mère.

- Disons, qu'elle avait besoin d'une aide financière ponctuelle. Elle a déjà l'assurance que je m'occuperai correctement de toi. Ça aurait pu être suffisant.

- Hummpp grogna Bree, et je la sentis hausser les épaules.

- Bon, donc tu es contente de partir. Tes camarades de classe ne te manqueront pas ?

- Non ! On part quand ?

- Je veux partir ce soir. Nous devons rentrer chez Tanya, afin que tu lui dises au revoir et que nous fassions ta valise.

- Bon, on y va ! Il n'y a pas grand-chose que je veux prendre, à part tous les livres et les DVD, et puis ma collection de galets, et il y a aussi le manteau rouge que Bella…

Elle papotait en me tenant la main sur le trajet du retour, me faisant la liste des « objets » à emmener.

Je l'arrêtai rapidement.

- Bree... On va faire une valise et deux ou trois cartons. La valise nous accompagne dans l'avion et les cartons, Démétri va s'occuper de nous les faire parvenir rapidement. Dans l'avion, nous sommes limités par le poids.

Nous devions arriver près de la voiture car elle me lâcha la main, ce qui provoqua un léger arrêt de mon cœur, avant que je ne réalise qu'il n'y avait aucune voiture folle à proximité.

- Démétri ! Papa m'emmène chez nous ! À New York ! Vous le saviez et vous ne m'avez rien dit ! C'est pas gentil !

Elle plaisantait et son entrain me récompensa de mes efforts.

Mais on ne m'y reprendra plus à refaire des « randonnées » seul avec elle, en terrain inconnu avant longtemps. C'était épuisant de rester concentré en continu, à l'affût du moindre danger invisible, plutôt discuter avec Jake… Quoique...

- Votre père m'avait fait jurer le secret jeune fille, et je suis un homme de parole.

La voix grave de Démétri me fit sourire.

- Allez Dém.. au lieu de bavarder, on y va. Tanya a un rendez-vous, je ne veux pas partir sans qu'on la voit.

Parfois, je disais des phrases bizarres, mais il était hors de question de quitter L.A. sans que ma fille ne dise adieu à sa mère. Dieu seul savait quand elle la reverrait.

XXXX

Bree dormait. Sa petite tête s'était appuyée peu à peu contre mon épaule. Il était 22h d'après ma montre, réglée sur l'heure de L.A. donc, 1 heure du matin à New York.

La fin d'après-midi avait été épuisante et stressante. Je n'arrivais pas à dormir.

Je sortis mon téléphone et tapotai rapidement les touches.

« Tu me manques. Nous sommes en route. »

J'envoyai sans plus réfléchir, le message à Bella. Je ne l'avais pas contactée durant ces deux jours, mais j'avais besoin d'elle. Elle devait dormir. Je soupirai, je la verrai demain. Cela me consolait un peu.

Le bip de mon smartphone m'indiquant un message, me fit sursauter, et Bree dans son sommeil, s'écarta un peu de moi, s'appuyant contre le hublot. Je déclenchai la lecture vocale en sourdine, et une voix désincarnée me confia la réponse de Bella.

« Bree va bien ? Tu me manques aussi. »

Nous n'avions jamais communiqué par téléphone. Elle était tout le temps avec moi. Sauf ces derniers jours, lorsqu'elle travaillait et que moi je cogitais de façon idiote dans mon coin. Je ne mis qu'une seconde à recomposer son numéro, impatient d'entendre sa voix.

- Tu ne dors pas Bella ?

- Pas vraiment, je rêvassais, répondit ma brune amie. Je suis heureuse que tu m'appelles.

Sa voix était comme une caresse à mon oreille, et mon sang accéléra un peu. Mes pensées prirent très vite un tour particulier et je dus me forcer à revenir à notre conversation.

- Bree va bien. Elle dort contre moi.

- Tout s'est bien passé avec Tanya ?

Elle était inquiète. Pour moi et pour Bree, je le sentais.

- Oui et non. Elle a signé les papiers. Nos tracas sont terminés. Bree vivra avec nous.

J'entendis le soupir de soulagement de Bella.

- Et ?

- Et Tanya n'était pas là pour dire au revoir à sa fille cet après-midi, contrairement à ce qu'elle m'avait promis.

Le silence qui suivit, démontrait que Bella, comme moi, était choquée par ce fait. Nous étions arrivés à l'appartement vers 14 heures. Seul, un petit mot que Bree avait trouvé sur la table de la cuisine, nous avait fait comprendre qu'elle ne reviendrait pas avant notre départ.

- Elle n'a pas fait ses adieux à Bree ? répéta Bella comme pour bien comprendre.

- Non, elle avait un rendez-vous, et a écrit à Bree « Sois heureuse avec ton père ». Voilà.

J'étais amer. Une séance de punching-ball à la salle de sport serait obligatoire demain pour évacuer ma fureur, et de nombreuses séances avec Alice pour Bree et pour moi nous attendaient aussi.

- Bree a dit quoi de tout cela.

- Pas grand-chose, je ne sais même pas si elle a gardé le papier ou pas. Elle m'a juste dit : Je serai heureuse avec toi, j'en suis certaine. Et elle est partie choisir ses vêtements.

- Elle est très forte, malgré sa vulnérabilité. Elle me rappelle quelqu'un, me taquina Bella.

- Moque-toi ! chuchotai-je d'une voix un peu rauque, car son rire avait à nouveau réveillé un élan de sensualité dans mon corps.

- Je n'oserais pas me moquer de toi. Tu es trop fort pour moi, tu me mettrais K.O. en deux secondes.

L'étendre sur le sol du salon pour la mettre K.O. Me retrouver allongé sur ses courbes voluptueuses. Des visions très précises, et très excitantes m'envahirent.

- Tu es où ? demandai-je pour changer de conversation.

Elle émit un petit bruit de gorge.

- Je dois vraiment te le dire ?

Elle parut gênée. La brume de désir qui m'entourait, hésitait à disparaître.

- Je le désire oui...

- Euh…. dans ton lit.

Mon cœur s'arrêta une seconde, et une autre partie de mon corps se réveilla en revanche.

- …

- Tu m'en veux ? fit la petite voix de Bella. J'avais besoin de retrouver un peu de toi, un peu de ton odeur.

Elle savait trouver les mots pour me toucher. Nos sentiments se ressemblaient tant. Je souris seul dans mon avion, partagé entre la tendresse et le désir. Bella était seule dans mon lit. À quelques heures de moi. Inatteignable, et si proche par la magie du téléphone. Une idée un peu coquine me vint.

- Je t'en voudrais uniquement si tu refuses de me dire comment tu es habillée, chuchotai-je.

- Edward ! Ta fille est à côté de toi !

La respiration de Bree était calme et régulière. Elle dormait profondément. Je lui tournai le dos.

- Oui et alors ? Elle n'entend pas ta réponse.

Je murmurai plus bas dans mon téléphone en fermant les yeux.

- Dis-moi Bella. Es-tu vêtue de ce pyjama que j'ai frôlé un soir, si doux et qui caresse ta peau comme je voudrais le faire ou… es-tu nue dans mes draps ?

- oh…

Elle n'avait pas retenu ce merveilleux gémissement de surprise.

- Tu veux vraiment le savoir ?

- Oui !

J'aurais pu rugir tellement j'avais envie de l'imaginer telle qu'elle devait être, alanguie dans MON lit, dans MES draps. Mon corps me brûlait à cette simple évocation. Une nuit de plaisir dans ses bras était loin d'être suffisant.

- J'ai enlevé mes vêtements comme hier, en rentrant dans ta chambre, commença Bella doucement, faisant renaître cet instant où j'avais perçu sa présence dans mes rêves. Je déglutis ma salive avec difficulté.

- J'ai même ôté mon soutien-gorge en touchant ma poitrine, au souvenir de tes mains sur mes seins. Tu m'as manqué à cet instant.

- Tu me manques. Maintenant ma douce… Je veux te toucher tout de suite, gémis-je…

- Attends... Il fait froid sans toi, alors j'ai enfilé le tee-shirt que tu avais laissé sur ta chaise. C'est presque comme si ta peau et tes doigts me touchaient à nouveau. Ma peau frissonne sous le contact du coton parfumé.

- Ciel Bella !

Je ne pouvais rien dire d'autre, mon intelligence semblant s'être réfugiée dans mon membre palpitant de désir.

- Et puis…. continua la voix sensuelle de Bella.

Elle prenait plaisir à me troubler. Mais c'était plus que cela.

- Et puis quoi ? demandai-je avec impatience.

Qu'allait-elle inventer de plus pour me torturer. Elle était dans mon lit, vêtue de mon tee-shirt, dont j'étais devenu jaloux.

- Et puis, j'ai décidé de garder ma culotte de dentelles bleues…. Il n'y a que tes doigts qui ont le droit de la faire glisser sur mes hanches lorsque tu rentreras dans quelques heures. Je serais là, allongée à t'attendre… sagement ou pas...

Elle voulait me tuer. C'était la première fois que j'avais une érection en avion, et c'était franchement inconfortable de savoir que je ne pouvais pas me soulager, ni même poursuivre cette conversation comme je l'aurais voulu.

- Tu es consciente que nous sommes parents maintenant, et que je ne pourrai pas me jeter sur toi, te mettre nue en un instant et pénétrer en toi aussitôt, debout contre le mur de l'entrée, comme j'en meurs d'envie ?

- Hummm…

L'image de nous deux, faisant l'amour avec une passion un peu brutale semblait la troubler autant que moi. Je tenais là un élément de vengeance.

Je détachai ma ceinture et me levai.

- Patiente deux minutes Bella. Tu as voulu me faire mourir de désir… Je vais à mon tour te dire ce qu'on va faire dès que j'aurais confié Bree à mon frère et à sa nouvelle petite amie.

- Père indigne !

Je souris en refermant derrière moi, la porte de la petite cabine de l'avion. Pas très romantique. Mais j'avais trouvé l'intimité nécessaire pour tenter d'envoyer au septième ciel ma petite amie, grâce à mon imagination fertile. Je fermai instinctivement les yeux, me concentrant. Je sentais presque la tiédeur de sa peau contre moi.

- Bella, tu es prête ? Ferme les yeux et respire. Tu sens mon parfum ? Je viens d'ouvrir la porte... soufflai-je doucement.


Chut ...On les laisse tous les deux ? Edward se débrouille comme un chef ? Eet notre imagination peut prendre la place de la sienne

CA sent un peu la fin non ?

Merci pour tous vos messages et à bientôt

PS 1 si vous savez pas quoi lire tentez les OS sur " Le Twilight Contest " 'fanfiction et page facebook aussi

PS 2 : T'as vu Déborah un chapitre "presque" sans ... enfin tu comprends...

Kiss et bonne semaine

Nic