Titre de la fiction : Double vie

Auteur : Azerty au rapport

Beta lectrice : Sermina

Genre : Yaoi - romance-humour-hors univers

Disclaimer : Les personnages du manga Naruto sont l'oeuvre de Masashi Kishimoto, l'univers et Annia sont de moi. Quand aux quatre folles, elles n'appartiennent qu'à elles même.

Réponse aux coms :

Doucement sur la vodka ina gyokuno, tu n'imagines pas ce qu'on peut faire à un chat, justement, après quelque verre de ce truc ! XD Sinon, on reparlera de Neji et Kiba, ne t'inquiète pas, mais il faut déjà que Naruto et Sasuke règlent leur petits problèmes de couple, et tu vas voir, c'est pas encore gagné !

L'histoire de Sasuke n'est pas vraiment plus joyeuse cc, mais elle colle déjà plus au manga ! J'espère que ce chapitre va te plaire !

Moi aussi j'aime beaucoup le métier de Naru-chan lafolleNeko-girlz ! :p

Et un chapitre pour te faire oublier les cours Mee, un ! (Mais tu vas me lâcher oui ou non ?? Et ma vie privée alors ?? (Va chercher une tronçonneuse) à nous deux ! )

Merci Redfoxline, c'est une chose de savoir que tu aimes mon histoire, s'en est une autre de savoir que tu ne t'es jamais ennuyé en la lissant ! Merci de me suivre et de l'encourager !

Si tu t'en douté Lily2507, la vie de Sasuke va peut être te décevoir un peu parce qu'elle colle pas mal au manga ! A toi d'en juger !

Azerty cligna trop fois des yeux, ahurie, fixant la chose non identifiée qui lui faisait face. Et soudain ! (le temps que ça monte au cerveau en faite :p), elle se jeta sur Shashiin, en hurlant un « MERCHIIIIII » accompagné de petits cœurs si retentissant que ce qu'il restait du mur s'effondra. Depuis ce jour, Azerty est SDF.

Sur ce, bonne lecture !

Chapitre 29 : Le sang des Uchiwa.

Tenir ses promesses, c'était une des principales maximes des Uchiwa. Ne jamais revenir sur sa parole. C'était donc au tour de Sasuke de mettre à nu son histoire, son passé, ses démons. Il n'avait jamais aimé parler, et encore moins quand il s'agissait de raconter sa vie. Mais quand on aime on ne compte pas ! … si ? On peut aussi contourner et … Bon ok, ok, il allait s'y mettre !

Bon excusez le, ce n'était pas un maître de l'éloquence mais il va vraiment parler, je vous assure ! (Prépare son bazooka)

Mais l'auteur n'eu pas à intervenir : après un long silence gêné, Sasuke se jeta de lui-même à l'eau.

- Ma famille a toujours été riche. Banquiers, chirurgiens, cadres et PDG. Mon père, par exemple, possédait une très grande entreprise avec plusieurs centaines de millions de yens de bénéfices par an. C'est peut être pour ça que mon frère à mal tourné. Ou plutôt, à cause de l'indifférence de notre père, de l'abondance d'argent et des fréquentations pourris jusqu'à la moelle qu'on se fait très vite quand on est au sommet. Le pouvoir et le flic pervertissent les hommes, mais pour mon frère c'est encore pire que ça : il s'ennuyait. Qu'il claque des doigts, et il avait tout ce qu'il désirait. N'importe quel objet, quelque en soit le prix, il pouvait se permettre de se le payer et de le jeter dans la seconde qui suivait, n'importe quel esprit rebelle, il pouvait le mater et en faire son chien avec la somme adéquat, n'importe quelle fille, il pouvait la séduire en quelques heures seulement, de l'attrait de son nom, de son argent, de son physique plus qu'avantageux ou même de son caractère glacial si apprécié de la gente féminine. C'est très frustrant, tu sais, d'avoir tout au point de ne plus rien désirer. Alors il a commencé à faire ce que l'on ne doit pas faire, parce qu'il espérait trouver quelque chose d'intéressant à enfreindre les lois. Mais là encore il a été déçu : son argent et sa position le protégeaient de tous les juges, pour la première insulte à agent comme tout le premier vol de voiture, de même pour le premier chantage et pour le harcèlement. Un bon dédommagement et la fille se taisait. Tout été trop facile, il ne risquait jamais rien. Mes parents, bien sûr, ont tenté de faire quelque chose, chacun à leur manière. Ma mère lui a parlé calmement, a essayé de le comprendre et surtout de lui faire comprendre que ça ne menait à rien. Il l'a écouté avec un petit sourire narquois puis s'est levé pour aller rejoindre la bande de malfrats sans fois ni loi qui était venu ramper à ses pieds pour se mettre sous sa protection. Mon père, lui, a été plus radical : il a essayé de l'enfermer. Je dis bien « essayé » parce que ça a été un vrai désastre et que la plus part du temps il retrouvait Itachi affalé sur le canapé du salon deux minutes seulement après l'avoir consigné à double tours dans sa chambre, avec fenêtres condamnées en prime. Moi-même je n'ai jamais comprit comment il faisait, et quand je lui demandais de m'apprendre, il m'envoyait balader d'une pichenette sur le front d'un air indifférant. Je détestais ça, mais je ne l'admirais que plus. J'étais incapable, à l'époque, de comprendre ce qui faisait pleurer ma mère. Tout ce que je voyais, s'était le style à l'état pur qui auréolait mon aîné et sa liberté sans la moindre trace d'entrave. Ce que je pouvais être aveugle ! Et puis un beau jour il a décidé de passer au niveau supérieur. La pourriture humaine ne lui donnait pas de limite et nos parents l'ennuyaient à essayer de le protéger ? Autant faire une pierre deux coups, aller jusqu'au point où même son argent ne pourrait plus le protéger et ou ses géniteurs ne pourraient plus rien dire.

Il but d'une traite tout le contenu de son verre et le reposa sur le table basse, ferma quelques instants les yeux, prit une grande inspiration et continua :

- J'avais huit ans, et je rentrais de l'école. Il était tard, parce que je m'étais arrêté en route dans un coin tranquille, pour travailler un peu, mais je savais que les bonnes notes que je ramenais avec moi suffiraient à me faire pardonner ce retard. Pourtant quand j'ai poussé la porte, j'ai tout de suite su que quelque chose n'allait pas. Comme une lourdeur dans l'air, quelque chose d'imprécis que tu ressens dans tout ton corps et qui te glace le sang. J'ai essayé de me dire que je me faisais des idées, que tout allait bien et que je pouvais pousser la porte du salon, qu'il n'y aurait rien d'autre là bas que ma famille. Je suis entré. J'ai bel et bien trouvé ma famille. C'est la marre de liquide sombre qui s'étendait paresseusement sur le tapis préféré de maman qui a brisé ce que j'avais rassemblé de courage. Je me souviens avoir essayé de reculer mais j'avais très vite arrêté, parce que je ne supportais pas le bruit de succion que faisaient mes semelles dans le sang chaud. Cette impression lourde, suffocante, qui me tenait aux tripes et me donnait envie de vomir … l'odeur de la mort. Je regardais le cadavre de mes parents sans parvenir à en détacher les yeux, et il y a dû avoir quelque chose dans mon cerveau qui a disjoncté parce que je refusais obstinément de comprendre ce que c'était que ces deux masses de chair devant moi. Et puis j'ai vu une ombre sur ma droite. Itachi. J'ai levé mes yeux sur lui et ai détaillé ses vêtements maculés de rouge, comme le long sabre pale qu'il tenait à la main, et dont tombait à intervalle régulier des petites goûtes vermeilles. Il souriait. Il n'avait plus l'air de s'ennuyer du tout sur le coup, comme si le meurtre avait sur lui un effet apaisant. Après ça il m'a sortit tout un tas d'obscénité comme quoi c'était très amusant et que je devrais le faire aussi. Puis il s'est approché de moi avait une démarche de prédateur, ridant à chaque pas la surface du lac de sang et s'est penché à mon oreille. « Tu sais ce qui serait encore plus drôle ? » a-t-il eu le culot de me demander. Et comme je restais pétrifié il a répondu de lui-même : « c'est que toi, tu essais de me tuer. Hais moi, deviens fort et rattrape moi !» Et il est partit, me laissant là. Ce n'est que le lendemain, lorsqu'un employer de mon père est venu demander pourquoi le grand patron était absent, qu'on nous a retrouvé moi et ce qu'il restait de mes parents. Le sang sec et la chaire en décomposition donnaient à la pièce une étouffante odeur de charogne, mais je n'avais pas bougé d'un pouce. Je ne me souvins plus trop de ce qui se passait autour de moi, c'était comme si mon cerveau était en pause et que je recevais des images sans les analyser, sans les comprendre. La police m'a posé des questions je crois, mais un psy m'a décrété en état de choc et leur à interdit de me bousculer. Du reste, ce ne fut pas difficile pour eux de faire le rapprochement entre ce double meurtre et mon cinglé de frère, et comme ce dernier fut bientôt déclaré introuvable, ils lancèrent un avis de recherche. Mais ils ne le trouveront jamais, je le sais très bien : il était beaucoup trop intelligant pour eux. Non, celui qui doit punir Itachi, c'est moi.

Il arracha la bouteille des mains tremblantes de son amant et se resservis un verre qu'il avala cul sec. Son regard était enflammé comme jamais, débordant d'une haine sans nom, dangereux.

- Je le tuerais. Je lui ferais payer ce qu'il nous a fait. La seule chose que je n'ai pas encore décidé, c'est comment je m'y prendrais. En lui arrachant la peau ? En lui crevant très lentement les yeux ? Ca serait encore trop doux, tu ne trouves pas ? Les premières années je me suis contenté d'imaginer ma vengeance sans penser à comment j'allais parvenir jusqu'à lui, parce que dans ma tête le destin ou une quelconque « justice » dont rêvent les enfants allait me mener tranquillement à sa tanière où je n'aurais plus qu'à laisser parler ma fureur. Mais la vie m'a appris que les choses n'étaient pas si simples. Heureusement, ce qui me servait de famille d'accueil était plus intéressée par le fric que pas autre chose et je bénéficiais de toute la liberté dont j'avais besoin. J'ai pensé un instant engager un détective privé, mais je ne pouvais pas accéder à l'héritage de mes parents avant ma majorité, alors je me suis résolu à me débrouillé moi-même. En un sens c'était mieux : je n'avais de compte à rendre à personne et j'étais sur de ne pas me faire trahir. Mais pour connaître le monde de mon frère et l'y retrouver, il fallait déjà y entrer. Alors au fur et à mesure, je suis devenu tueur. Ça ne m'est pas « tombé dessus » comme ça, mais j'ai commencé par tremper dans les affaires un peu louches, puis de plus en plus illicites et au final quelqu'un m'a proposé un petit contrat. Je venais de récupérer une mallette de drogue volée une semaine plus tôt pour lui, et il avait admiré, disait-il, la manière dont je m'étais infiltré chez ses adversaires sans même attirer l'attention. Il faut dire que personne ne se souci d'un garçon de quinze ans. L'homme que je devais tuer était le bras droit d'un petit gang, réputé bagarreur et accusé de meurtre. Je n'ai pas hésité une seconde. A partir de là j'ai vraiment commencé à gagner beaucoup, et par conséquent à dégotter plus d'informations. Itachi avait rejoint l'Akatsuki. En quelques années, il avait réussi à s'imposer dans le milieu, se creusant une place de choix dans la mafia locale. Ce n'était plus lui que je devais affronter, mais l'organisation la plus puissante du pays, et tout cela totalement seul. Alors même quand j'ai eu accès à l'héritage de mes parents, je n'y ai pas touché. J'ai gardé ça en fond de réserve au cas où quelque chose tournerait mal alors que je gagnais avec mes contrats de quoi survivre dans les bas-fonds. Je commençais d'ailleurs à me faire un nom dans le métier, et on faisait beaucoup appel à moi pour éliminer des hors la loi, des politiciens véreux ou des adversaires gênants, toujours dans des milieux plus qu'illicites. Les innocents vois tu, ne valent pas la peine que l'on paye pour leur mort. Cela m'allait parfaitement : là au moins j'avais une chance de me mettre en paix avec ma conscience. Récemment, Orochimaru m'a contacté en me proposant non seulement une somme assez conséquente d'argent, mais aussi et surtout la possibilité d'approcher l'entourage de mon frère, et donc de me renseigner sur lui. Je ne sais pas comment il a été mis au courent de mon but, mais j'ai sauté sur l'occasion. Malheureusement pour moi, il y a eu un hic dans mon plan et pour la première fois, quelqu'un m'ai venu en aide.

Il se retourna vers son petit ami et le fixa droit dans les yeux :

- Merci Naruto. Sans toi je serrais mort.

Son ange ne lui répondit que par un sourire hésitant. Puis il se leva, ramassa les verres et conclu :

- Il est tard, et nous n'avons plus le temps de rentrer à la résidence. En puis rien ne garantis qu'ils ne te cherchent plus, en bas. On va rester ici cette nuit et on repartira à la fac demain par le premier train.

Et comme il sentait les bras de son amant se resserrer sur ses hanches, il sursauta et se dégage hâtivement.

- Je … souffla t'il, vais dormir sur le canapé !

Lorsqu'il croisa le regard sombre, meurtri, de son corbeau, il décarra doucement :

- Ne te méprend pas : je ne renie pas ce qu'il y a entre nous deux. Il me fait juste un peu de temps pour tout mettre au clair...

- Et après ?

- … Après … on verra bien. Dors maintenant.

Et sans rajouter un mot, il prit une couverture et s'allongea sur le divan.

Au cœur de la nuit, dans une semi inconscience, il se sentit grelotter. Il chercha d'un geste vague de quoi se réchauffer mais ne trouve rien, jusqu'à ce que ses doigts frôlent une main tiède qui remontait, d'un geste tendre, le tissu de coton sur sa peau. Il n'eu pas conscience du baiser posé sur son front : il s'était rendormi.

Fin du chapitre 29 : Le sang des Uchiwa.

Sasuke : Génial, maintenant je suis aussi bavard et fleur bleu qu'une fille ! -.-

Naruto : Moi j'aime bien !

Sasuke : Tu ne m'en veux pas alors ?

Naruto : Moi pas du tout, mais le personnage de la fic ça c'est à elle de décider !

Tous les deux se retour d'un seul coup vers l'auteur, technique non-héréditaire « regards meurtriers » enclenchés !

Azerty (mode sadique) : On verra bien !

Sermina : Pour quelqu'un qui parle pas, il est bavard notre brun international !! Moins que Naruto dans le chapitre précédent mais bon !! Et puis là aussi, les seules posent sont pour avaler un verre d'alcool cul sec !XD