Il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

TA TA, TA TA TAN, TA TA TA TAAAAAAA, TA TA TA TAN !

(quoi, ça ressemble pas du tout à la musique du générique de Star Wars ?)

DOMAINE INTERDIT

CHAPITRE XXIV

(Je sais pas si c'est assez gros comme ça, on doit pas bien se rendre compte qu'il s'agit d'un nouveau chapitre.)

« Dresse toi République, un nouveau jour est né ! »

Alors la République se dressa, un nouveau jour naquit et De Namur songea sérieusement à arrêter de fumer la moquette, Mesdames ! Sans faire plus de préambules, voici un nouveau chapitre, vous qui l'aviez tant espéré (en fait depuis le temps ces pintades n'y pensaient plus et le plus grand génie de tous les temps avait fini par échouer dans les oubliettes de la mémoire collective !) alors le voici, le voilàààààààààààààààà !

Chapitre XXIV : « Mais maman, les fantômes, est ce que ça existe pour de vrai ? »

Point de vue Edward.

On me bouscule. On me hèle. On me tire vers des inconnus souriant aimablement. On me pousse ailleurs. On me serre la main comme si l'on venait de conclure l'affaire du siècle.

J'hoche la tête. Je réponds vaguement. Je me laisse entraîner n'importe où. Je me fous de savoir où je suis, avec qui je suis, avec qui je parle, avec qui j'entame une conversation endiablée sur le nucléaire ou que sais je encore.

Parce que je veux savoir où elle est.

Parce que je veux savoir avec qui elle se trouve.

Parce que je veux savoir à qui elle sourit.

Parce que je veux savoir qui est ce que tu regardes.

Parce que je veux savoir qui te fait rire.

Où es tu ? Où te caches-tu, dans cette foule criarde et insipide ? Où cours-tu, parmi ces gens insignifiants, qui n'ont aucune importance à mes yeux ? Me cherche tu, pense tu à moi, parle tu de moi avec ce même regard brillant qui m'habite quand je murmure tout bas ton nom ?

Je t'aime, je te vénère, je t'adule, je t'adore. Par pitié, laisse moi te rejoindre, n'importe où que tu sois, n'importe où que tu trouves. Laisse-moi entendre ta voix pour mieux me guider.

Eparpillez ces misérables insectes, laissez moi la voir, même de loin, pourvu que je me gave de sa vision, quitte à en devenir aveugle.

A bout, je bondis hors de ma chaise et me lance à sa poursuite, me maudissant pour ne pas l'avoir suivie quand elle avait emboîté le pas à l'étrange sorcière à la chevelure de feu, celle là même qui m'avait marmonné quelque chose d'inaudible, avant que je ne sois repoussé à mon plus grand désespoir par de stupides adolescents qui voulaient me parler et me féliciter pour mon jeu et celui de mon équipe malgré notre défaite, attiré bien malgré moi par des mains moites et enthousiastes, hors d'atteinte de Bella, disparaissant totalement de ma vue quand de niaises groupies absorbaient mon champ de vision.

Par où aurait elle bien pu aller ? A l'extérieur, dans les couloirs, à l'abri du bruit, dans le sanctuaire que pouvait représenter une bibliothèque ?

Je cours désormais loin de tout, loin de tous ces autres, loin de la lumière pénible et agressive pour mes yeux.

Bella, Bella, Bella.

Son prénom résonne à mes oreilles comme une litanie ensorcelante.

Bella, Bella, Bella.

Puissant enchantement auquel je suis enchaîné avec un plaisir pervers, moi, pauvre esclave avide de découvrir toujours plus les charmes secrets de la déesse au teint d'albâtre.

Bella, Bella, Bella.

Piétine moi, écrase moi, méprise moi, brise moi, torture moi de toutes les manières possibles et inimaginables, pourvu que je continue à exister à travers tes pupilles remplies de mystères.

C'est pantelant que je m'arrête devant une porte, en entendant du verre se briser. Un juron suit les éclats de bris :

- … Putain Evans, quand est ce que tu arrêteras de boire ?

Une voix bourrue hurle littéralement, comme si le Evans en question ignorait pouvoir répondre calmement :

- JAMAIS, WILLIAM, JAMAAAAAAAAIS !

Un court instant, le silence plane, avant que la grosse voix ne reprenne :

- Tu sais pourquoi je bois, William. Tu le sais, hein ?

L'autre gémit presque de douleur :

- Arrêtes, Evans. Pas ça. On avait juré de ne plus jamais en parler. Tu es complètement ivre.

- Tu te souviens d'Emmanuelle, William ? Notre jolie petite Emmanuelle, William. Cette adorable gamine qui courait dans les champs de coquelicots, toute heureuse de nous ramener des fraises sauvages quand nous étions des gamins insouciants ?

- TA GUEULE, EVANS ! crie et sanglote en même temps le second. NE PARLE PAS D'ELLE !

Sur le pas de la porte, je reste stupéfait, ayant maintenant reconnu la voix de Mr Whyle, ainsi que le coach de l'équipe des Nameroys. L'autre trébuche sur quelque chose que je devine être une chaise, qu'il fait valser ensuite.

- JE PARLERAIS D'EMMANUELLE SI CA ME CHANTE, WILLIAM ! CA FAIT TROP LONGTEMPS QUE JE ME LA FERME, TROP LONGTEMPS QUE JE BOIS POUR OUBLIER, POUR OUBLIER QU'ELLE A UN JOUR EU UNE PLACE DANS NOTRE EXISTENCE, POUR OUBLIER CETTE POURRITURE QUI NOUS L'A TUEE !

- TU NE PEUX PAS REVENIR SUR LE PASSE, EVANS WHYLE !

- ALORS NE ME DEMANDE PAS D'ARRÊTER DE BOIRE !

Nouveau bruit sourd. Je reste franchement surpris. Le coach de Bella et le prof Whyle seraient de la même famille ? Des frères ? Qui était cette femme, disparue apparemment de leur vie depuis autant de temps ? Une sœur ? Ou bien s'agissait-il d'un triangle amoureux ?

Je frémis en songeant à l'homme qui aurait tué cette mystérieuse personne. Dans quel sens l'aurait il assassinée ? Purement ou bien n'était ce qu'une métaphore ? Je reste toujours aussi figé, dans l'attente des paroles qui vont suivre. Je reconnais le bruit d'une canne sur laquelle on s'appuie pesamment, comme si d'un seul coup, le poids monstrueux d'un lourd passé venait s'abattre sur un homme dévasté, brutalement déséquilibré.

Evans Whyle reprend la parole, d'une voix étouffée, éteinte.

- Je bois tous les jours et à toute heure de la nuit pour oublier, William. L'alcool me berce, endort pour quelques heures ces souvenirs, si doux et blessants à la fois. Je ne veux pas me souvenir de notre belle Emmanuelle, que nous avons éduqués en même temps que nous grandissions, mon frère. Je ne veux pas me souvenir de son sourire si lumineux, lorsque nous lui offrions ce qu'elle désirait. Je ne veux pas me rappeler de son rire quand ce fils de pute lui racontait je ne sais quoi, qu'il lui souriant comme si elle était la huitième merveille du monde alors qu'il ne regardait que le fric qu'elle pouvait lui rapporter. Tu te souviens de ce monstre, de cet être abominable, William ? Tu te souviens de ce putain de bâtard ? Celui là même qui nous as ravi notre ravissante et trop gentille Emmanuelle, elle qui ne voyait que par lui ? Cette… chose, qui nous l'a achevée au bout de seulement trois mois de mariage avec lui ?

Je reste abasourdi, incapable de penser, seulement d'écouter avidement la suite. William pleure doucement, ses sanglots restant feutrés. Quand il répond, son ton est rauque.

- Chaque souvenir est gravé dans ma mémoire, Evans. Alors oui, je me rappelle, et je la vois encore lui dire oui, à ce salopard, et signer ainsi sa fin. Je vois pour la énième fois ses traits fatigués, je l'entends me dire qu'elle ne veut pas nous voir, qu'elle doit rester chez elle, qu'il ne faut pas que nous venions, et dans mes souvenirs brumeux, le bruit d'un vieux revolver résonne à mes oreilles comme la plus horrible des horreurs. Je me souviens être entré avec perte et fracas dans leur maison, et hurler, ne faire que hurler devant son corps déjà vide de vie, déjà froid, alors qu'elle tressaillait légèrement, baignant dans une immense flaque de sang. Et je me vois achever ma petite sœur mourante alors qu'elle me suppliait d'en terminer, cette adorable petite femme tant chérie, tant adorée, notre petite à nous, recueillie bien des années avant, un soir dans la froideur d'un mois glacial de novembre... Notre Emmanuelle, si fragile, si douce, gémit le professeur d'anglais. Ce putain de meurtrier de Whitlock !

Whitclok.

Le nom sonne à mes oreilles comme un bruit terrible, horrifiant, comme un cri à vous glacer d'effroi, à vous tétaniser sur place. Je me réveille, comme délivré d'une torpeur empoisonnée, assommante, avant de m'élancer ailleurs, pris de panique tout d'un coup à l'idée de ma Bella partie je ne sais où, comme si je sentais que quelque chose d'imminent, d'abominable, était sur le point de se produire. Je me rue vers la sortie, poussé par je ne sais quel intuition, ignorant la pluie qui tombe à grands flots, frappe mon visage, fouette mes épaules, ralentit ma course effrénée.

A quelques pas de là, la cathédrale s'ébranle, et mugissent ses coups de minuit, en une sorte d'effroyable et sinistre musique.

Où es tu, lumière de mes nuits ténébreuses ?

Un coup.

Deux coups.

Trois coups.

Je suis à bout de souffle, errant plus qu'autre chose, courant après de l'air, incapable de trouver quoi que ce soit, mais persistant à poursuivre des recherches pour le moins inutiles. Qu'est ce que je m'imaginais, repérer Bella au bout de quelques secondes ou minutes ? L'intrigue se serait donc finie ainsi, le héros sauvant sa princesse d'inextricables ennuis mortels ? Et tout serait bien qui finirait bien ?

Mais nous n'étions pas dans un film, je n'étais le héros d'aucun livre non plus, je ne pourfendais aucun dragon d'entre les pages d'un obscur auteur anonyme, j'étais simplement moi, Edward Cullen, pauvre humain courant comme le dernier des demeurés en pleine nuit, et sous une pluie démentielle, après ma sœur, dans une ville que je ne connaissais que si peu…

Les coups de minuit s'égrènent lentement, taquinant d'une façon sadique mes oreilles, comme s'ils me susurraient quelque chose de clair et pourtant d'incompréhensible, comme s'ils détenaient une réponse à mes questions angoissantes, qu'ils étaient la clé pour me délivrer de mon cauchemar sans fin.

Pourquoi le carillon d'une stupide cloche d'église me semblait aussi important, à ce moment là ? Pouvait-il m'apporter quelque chose de capital ? Ce n'était qu'un air de musique foutrement stressant, et qui parvenait allégrement à me remplir d'angoisse.

Les douze coups retentirent enfin, et malgré les nouveaux rugissements de l'orage, je crois percevoir un hurlement terrorisé, long, sans réelle fin, se renouvelant sans cesse. Perdu, désorienté, je renonce pourtant à chercher d'où vient ce cri, revenant sur mes pas avant de m'arrêter en discernant malgré la pénombre et la pluie battante une haute silhouette courant elle aussi à quelques mètres plus loin de moi. Un éclair me révèle un court instant le faciès de Whitlock, et mon sang ne fait qu'un tour, je m'élance à sa suite, avant d'être repoussé par une violente bourrasque de vent.

Qu'est ce que ce sinistre personnage foutait ici, dehors, et avec ce temps de chien ?

Cullen, on serait en droit de te poser la même question.

Rageur, j'abandonne déjà la poursuite, me rappelant ce pourquoi j'étais ici, trempé jusqu'aux os, frigorifié. Bella avait besoin de moi. Je devais la retrouver.

Tête de nœuds, peut être que tu te gèles les couilles depuis trois heures pour rien du tout alors qu'en fait, elle était juste partie se noyer au fond d'une cuvette de chiotte. (N/A : ce qui serait fort possible, vu qu'elle se serait aperçue du fait qu'elle était vraiment une pauvre fille.)

Penaud, je refais une nouvelle fois demi tour, et rentre quelques minutes plus tard dans le hall lumineux du lycée, décoré avec chic pour l'occasion. Il était certain que Forks aurait, pour sa propre décoration, fait appel au professeur de biologie pour faire dans l'écologie mais surtout dans l'économie (l'utilisation de lucioles dans des lampions fabriqués dans les feuilles d'érable, les termites pour manger le papier et autres conneries tombées à terre pour éliminer les saletés, et peut être Mike Newton servant de poubelle ambulante, qui sait ?). Entièrement trempé, je ne remarque pas immédiatement la personne qui se tient devant moi, à une trentaine de pas seulement. Et reste choqué en voyant ma Bella elle aussi mouillée comme un chaton que l'on aurait cherché à noyer (N/A : à la rigueur, on comprend que quelqu'un ait désiré tuer la débile de service), ses cheveux totalement défaits, sa robe déchiré de parts et d'autres… et tachée de sang.

Je reste muet un court instant, horriblement mal à l'aise.

- B… Bella ? Que… putain, mais qu'est ce qu'il t'est arrivé, bordel ?!

Elle me regarde sans réellement me voir, me traversant comme si j'étais invisible. Je fais un pas vers elle, puis un second, enfin un troisième, la prenant par les épaules avant de la secouer légèrement.

- Oh ! Réponds moi !

Ses pupilles se lèvent vers moi, alors qu'un petit sourire étire ses lèvres et qu'un rire discret la parcourt. Effrayé, je ne trouve rien de mieux à faire que de la bousculer un peu plus.

- Aurais tu perdu la raison, Isabella Cullen ? Ou ais je raté quelque chose de particulièrement drôle ?

Elle m'observe un court instant, et renverse la tête en arrière, éclatant d'un nouveau rire tordu, étrange, un rire fou, qui me panique et me tétanise.

- Putain, mais d'où est ce que tu viens ?! On t'a droguée ? Tu as bu ? C'est quoi cet accoutrement ? D'OU SORS TU, PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ?!

Elle me juge encore du regard, mais déjà ses yeux se braquent sur autre chose derrière moi. Je me retourne, remarquant Jasper à mon tour. Lui aussi ne bouge pas, contemplant étrangement Bella.

Elle ricane et le hèle de loin, amusée :

- Dis moi Jasper, tu crois que ça existe, les fantômes ? Tu crois qu'un mort peut revenir et te tuer à son tour ?

Immobile, il sursaute à peine quand elle lui lance quelque chose, comme un objet brillant qui finit sa course à ses pieds. Je manque de vomir, m'éloignant même de ma sœur, quand je distingue avec un effarement et une terreur infinie le long poignard ensanglanté que tient Jasper Whitlock dans sa main, et que Bella danse, en chantonnant :

- Je l'ai tué, Jasper, elle est morte ! Morte, Jasper, elle est morte !

Whitclok devient plus blanc que le plus pâle des cadavres, avant de se détourner de nous alors que Bella poursuit sa danse démoniaque.

OoOoOoOoOoO

Je sais que c'est très peu par rapport à ce que je vous donne d'habitude, je sais que vous êtes toutes habituées à bien mieux de ma part en longueur de texte, mais je vous jure que je n'ai vraiment pas le choix… A cause de mon travail, je ne pourrais plus pendant un certain temps faire autant que ce que je voudrais. Mais bonne nouvelle, je peux tout de même reprendre l'écriture ! J'ai été très touchée par toutes vos reviews, chacune d'entre elle m'a émue, et je tiens à vous remercier encore pour votre soutien sans faille, votre fidélité. Vous avez toujours été là pour moi, et je le dis à chacune d'entre vous. Je sais aussi que vous étiez habituées à ce que je vous réponde à toutes en particulier, mais je ne pourrais peut être pas le faire à chaque fois désormais, et je m'en excuse dès à présent pour le précédent chapitre (celui avant les explications de pourquoi je ne pouvais plus écrire pour le moment) car je crois bien n'avoir répondu à aucune d'entre vous, faute de temps… Mais remerciez l'hiver, car grâce à lui je retrouve une petite demi heure par ci, une petite heure par là pour vous faire rire, rêver, (vous traumatisez aussi p) !

Je sais, j'avais parlé de septembre pour reprendre l'écriture, et nous sommes aujourd'hui le 31 Octobre… Mais bon, mieux vaut tard que jamais, et puis, ma foi, on peut bien pardonner un génie génialissime ! XD (Toujours aussi modeste, je vous l'affirme !)

Donc, pour récapituler : certes, des chapitres moins longs, beaucoup moins longs, mais l'assurance de ne plus patienter trois mois d'un coup !

Alors, pardonnée ?

Ps :

Pour une demande concernant Bella et ses « j'aime me manger le sol et autres malheurs », n'hésitez pas à m'écrire, je me ferais un plaisir de vous écrire votre idée sadique et de la placer dans un chapitre !

Tapez 1 pour frapper l'auteur ! (bah oui, elle a mis trop de temps à écrire un chapitre, et en plus, il est vraiment court, elle s'est pas foulée cette feignasse !)

Tapez 2 pour accompagner Bella dans sa chorégraphie, et en faire un buzz sur Youtube !

Tapez 3 pour réchauffer Edward ou Jasper, au choix (et de toutes les façons possibles, évidemment !)

Enfin, tapez 4 pour faire un geste pour la nature, en faisant le tri sélectif ! (Poubelle-Newton pour les ordures alimentaires, Poubelle-Jessica pour le verre, et Poubelle-Tania pour les cartons et autres papiers !)

Pps : Nouveau ! L'auteur célébrissime que je suis (ainsi que génialissime) a un compte Twitter au nom de Isis de Namur, alors n'attendez plus, suivez la ! (On se croirait dans une vraie pub XD)

C'était De Namur, qui vous a écrit ce (court, on ne le redira jamais assez) chapitre, alors qu'elle se gelait bien les pieds et les ovaires !