Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.


Encore une fois un immense merci pour toutes vos reviews ! ^_^ Merci ! MERCI !


Réponse aux reviews anonymes :

Fanny : Hello ! Merci énormément pour ta review, elle m'a fait très plaisir ! Merci ! J'espère que la suite te plaira, il faudra un peu de temps à Edward pour vivre comme avant. Bonne soirée et à bientôt !

Une yaoista de Nantes : Coucou ! Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! ^_^ Je suis heureuse que la suite te plaise. Les lemons vont revenir petit à petit, Edward va avoir besoin de temps à moins que Carlisle ne sache s'y prendre, lol. Bonne soirée et à bientôt !

Lolo : Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! Je suis d'accord avec toi et je pense qu'ils vont fêter ça à leur manière…. Bonne soirée et à bientôt !


Voici le nouveau chapitre, alors, bonne lecture !


Chapitre 28 : Se haïr

Edward sortit rapidement de l'ascenseur et se dirigea vers l'une des portes de service qu'il avait l'habitude d'emprunter pour se rendre en toute discrétion dans les bureaux de la MI. Il sortit du couloir sans avoir rencontré quiconque car les seules personnes qui l'empruntaient normalement étaient les agents d'entretien ou ceux de la sécurité, les seuls témoins de son passage étaient, en général, les caméras de sécurité. D'ailleurs, les agents de sécurité l'avaient une fois interpellé, mais Harris était intervenu pour les informer qu'il était libre de circuler où bon lui semblait, depuis, la rumeur courrait qu'il était le fils illégitime du grand patron. Les gardes étant contraints au secret de par leurs contrats et leur profession, personne n'avait démenti ce bruit de couloir. Une fois arrivé au sommet de la tour, il se dirigea vers le secrétariat du Président Directeur Général, Harris Forman, avec qui il souhaitait s'entretenir, quand il stoppa en voyant une femme d'un certain âge qui le détailla d'un air sévère. Il put sentir son regard examiner ses baskets et son jeans qui contrastaient avec les costumes cravates qui évoluaient en ces lieux.

« -Bonsoir, dit-il en s'avançant avec un sourire.

-Bonsoir, lâcha-t-elle d'un ton sévère.

-Margaret n'est pas là ?

-Vous voyez bien que non !

-Très bien, souffla le jeune homme, elle est en congé ?

-Cela ne vous regarde pas ! Répondit-elle d'une voix glaciale.

-Ok, souffla Edward légèrement désappointé par l'agressivité de la secrétaire, je viens voir Monsieur Forman.

-Vous avez rendez-vous ?

Tout en lui posant la question, elle observa sa montre pour sûrement lui faire remarquer l'heure tardive.

-Je n'ai pas rendez-vous, prévenez-le simplement qu'Edward est là.

-Je vous laisse patienter dans le salon des invités, lui indiqua la secrétaire sans pour autant décrocher son téléphone. »

Edward soupira et alla s'asseoir sur l'un des canapés, il ouvrit un magazine qu'il feuilleta discrètement. Son esprit s'évada et il repensa aux derniers évènements.

Flash-back :

Il se revit allongé dans le grand lit rond, attendant que Carlisle lise ces fichus résultats et le rejoigne dans son gouffre de désespoir. Son compagnon s'était couché près de lui et l'avait obligé à le regarder. Edward avait tout fait pour se détourner, mais le blond ne lui avait pas laissé le choix. Le jeune homme avait finalement obéi, contrairement à ce qu'il avait pensé, il n'avait pas lu le désespoir sur le visage de son amant. Il pouvait voir les lèvres de son amant bouger, mais il ne parvenait pas à comprendre ce qu'il lui disait. Carlisle avait alors délicatement prit son visage entre ses mains, répétant inlassablement ces mêmes mots jusqu'à ce qu'ils fassent leur chemin dans son esprit.

« -C'est négatif !

Négatif ? Non, ce n'était pas possible. Il ne voulait pas y croire, non, il ne voulait pas se faire une fausse joie et apprendre ensuite que le laboratoire avait fait une erreur car c'était sûrement ça, c'était une erreur !

-Non, murmura-t-il.

-Quoi ? Questionna Carlisle. Que dis-tu ?

-Ils… Ils se sont trompés… Ce… Ce n'est pas possible…

-Si, Edward c'est possible, les résultats sont négatifs, tu es en bonne santé ! Tu vas bien.

-Non… Non… Ca ne se peut pas… Julian… Julian est malade !

Edward vit les sourcils de son amant se froncer alors qu'il cherchait une explication. Une lueur de compréhension passa dans le regard de son compagnon qui ouvrit la bouche avant de la refermer rapidement.

-Quoi ? Demanda Edward.

-Je… Il y a peut-être une explication, commença son amant en le prenant dans ses bras, es-tu sûr que… que James a…

-Attends ! Tu es en train de me demander si je suis sûr que James m'a violé ? Cria Edward en le repoussant brutalement, ses yeux embués de larmes.

-Non ! Non ! S'empressa de protester Carlisle. Le risque de transmission existe, mais il est moins important s'il n'y a pas eu éjaculation.

-Oh… Mais… Mais, il y a eu contact avec les muqueuses et j'ai saigné… Ca…

-Ecoute, tu vas faire le second test si cela peut t'apaiser, mais celui-ci est amplement rassurant, Edward, tous les résultats sont bons, ton taux de lymphocytes est normal.

-Je… Je ne suis pas malade, balbutia Edward.

-Non, tu ne l'es pas… Edward ?... Edward, à quoi penses-tu ?

-Je… J'ai perdu connaissance, avoua le jeune homme, entre… entre James et mes difficultés pour respirer, je… j'ai perdu connaissance… Samuel… Samuel m'a dit que j'étais seul quand il est venu me chercher.

-Aussi horrible que cela puisse paraître, je pense que James a préféré attendre que tu reprennes conscience pour terminer ce qu'il avait entrepris, son sadisme t'a en quelque sorte sauvé la vie.

-Fais-moi penser à lui envoyer une corbeille de fruits pour le remercier, railla Edward avec cynisme.

-Ce n'est pas ce que je voulais dire, s'excusa Carlisle, je me suis mal exprimé, pardon, je…

-Ce n'est rien, le coupa Edward, je comprends.

Le jeune homme se tut avant de se rallonger dans le lit et de se blottir contre le torse rassurant de son compagnon. Carlisle respecta son silence et caressa distraitement ses cheveux en déposant de temps en temps des baisers sur ces derniers. Edward prenait lentement conscience que son cauchemar était terminé, il n'avait rien, il n'était pas malade ! Le poids qui comprimait sa poitrine s'allégea. Il n'allait pas devoir quitter Carlisle, il allait pouvoir l'aimer encore pendant de longues années et peut-être que comme le blond l'avait proposé, ils pourraient officialiser leur relation. Un sourire éblouissant se dessina sur son visage.

-Si tu savais combien je désespérais de revoir ce sourire et ces yeux pétillants, murmura Carlisle en le contemplant avec amour. Je t'aime, Edward.

-Je t'aime aussi, chuchota le jeune homme.

Carlisle s'empara avec douceur de ses lèvres avant de le renverser sur le lit et de le surplomber de toute sa stature. Leurs baisers devinrent de plus en plus fougueux au fur et à mesure que le désir embrasait leurs êtres. Tout en parsemant son corps de baisers, son amant descendit le long de son torse, Edward gémissait sans retenue sous ses caresses. Cependant, il se raidit quand il vit son compagnon ôter son boxer.

-Carl… Carlisle, murmura-t-il.

Le blond le bâillonna d'un baiser pendant que ses mains continuaient d'entretenir leur désir.

-Carlisle !

Son amant s'arrêta pour plonger son regard dans le sien et amorcer de doux mouvements du bassin, leurs érections frottèrent l'une contre l'autre leur arrachant un gémissement.

-Parle-moi, n'hésite pas à me parler, l'encouragea Carlisle en poursuivant ses déhanchements.

-Je… Je ne suis pas prêt, avoua Edward en baissant les yeux de gêne, je… j'ai peur… Je suis désolé, s'empressa-t-il d'ajouter.

-Edward, je t'ai déjà dit que tu n'avais pas à t'excuser et c'est normal que tu ais des appréhensions, nous les surmonterons ensemble, d'accord ? »

Le jeune homme acquiesça d'un mouvement de tête avant que Carlisle ne l'embrasse avec douceur. Tout aussi délicatement, son compagnon échangea leurs places, le positionnant sur lui, lui laissant ainsi le contrôle de leur étreinte. Edward se sentit rassuré et en confiance. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, il entreprit de rendre toutes ses attentions à son amant. Il joua avec les mamelons de son compagnon qui gémit, celui-ci se cambra quand il débuta un mouvement du bassin. Les mains de son amant se perdirent dans ses cheveux pour l'obliger à se relever et pour qu'il puisse s'emparer violemment des ses lèvres. Leurs langues bataillèrent avec fougue pendant que leurs bassins frottaient énergiquement l'un contre l'autre. Les mains de Carlisle caressèrent son dos avant de descendre sur ses fesses qu'elles pressèrent pour renforcer le frottement.

« -Carlisle, attends, demanda Edward entre deux baisers.

-Quoi ? Haleta le blond en s'emparant à nouveau de ses lèvres.

Le jeune homme tenta de s'expliquer, mais son amant ne semblait pas disposé à lui laisser le temps de poursuivre car il s'empara du lobe de son oreille pour le suçoter.

-Carlisle… Carlisle, insista Edward en poursuivant ses déhanchements, Carlisle, tu as d'autres… d'autres…

-D'autres quoi ? Souffla le blond en relevant une jambe pour entourer celle de son amant et rapprocher ainsi leurs membres palpitant de plaisir.

-Des préservatifs… Dis-moi que tu en as d'autres ?

D'un coup de rein, Carlisle échangea leurs places. Edward fut soulagé de ne ressentir aucune crainte quand son amant se retrouva positionné entre ses jambes.

-Pourquoi tu veux un préservatif ? Interrogea le blond en débutant un mouvement lascif du bassin qui les fit tous deux frémir. Tu veux me faire l'amour ?

Edward se raidit quelque peu en voyant les yeux empli de désir de son amant, Carlisle le voulait en lui et cela l'effraya. Ce dernier sembla s'en rendre compte car il se reprit.

-On ira à ton rythme, lui rappela le blond, mais je ne vois pas pourquoi tu veux utiliser un préservatif ?

-Je… Je veux attendre le second résultat.

-Edward…

-Non, je ne veux prendre aucun risque avec toi !

Carlisle soupira, mais il lui obéit et se leva pour aller chercher la boîte de préservatifs qui était rangée dans son sac. Son compagnon revint dans le lit et s'agenouilla pour lui enfiler la protection non sans avoir caressé au préalable son sexe.

-Je peux ? Demanda le blond avant de se réinstaller entre ses jambes.

Edward acquiesça et Carlisle l'embrassa tout en se positionnant, une main entre leurs deux corps qui caressa leurs membres palpitants. Ils gémirent à l'unisson. Le jeune homme s'agrippait désespérément aux épaules de son amant au fur et à mesure que son orgasme se rapprochait.

-Regarde-moi ! Ordonna Carlisle avec une pointe de douceur.

Le jeune homme sourit à sa demande, il plongea son regard dans celui de son amant alors que des vagues de plaisir déferlaient dans son corps. Ses doigts se crispèrent sur les épaules de son amant, ses ongles s'enfoncèrent dans sa chair alors qu'il atteignait enfin la délivrance. Carlisle le rejoignit et étouffa leurs cris de plaisir par un doux baiser qui contrastait avec la violence de leur orgasme. Tout en prenant garde de ne pas l'écraser, son compagnon s'allongea sur lui pour reprendre son souffle. Edward enfouit son visage dans ses cheveux pendant que ses bras enlaçaient fermement son corps couvert de sueur.

-Je t'aime, murmura-t-il en raffermissant son étreinte.

Pour toute réponse, Carlisle effleura la peau tendre de son cou pour y laisser sa trace. Edward gémit en sentant les lèvres voraces s'acharner sur sa peau, il aurait sûrement une belle marque à camoufler !

-Je te dis que je t'aime et toi tu me fais un suçon ! Râla le jeune homme.

-Et je vais te faire bien plus, promit Carlisle d'une voix suave, si on allait prendre une douche ?

Edward lui sourit et la minute suivante ils gagnèrent la salle de bain. Ils s'enfermèrent dans l'étroite cabine. Carlisle ouvrit le robinet avant de le plaquer contre le carrelage froid pour s'emparer de ses lèvres. Le jeune homme sentit avec délice la virilité de son compagnon s'éveiller contre sa cuisse et la sienne ne tarda pas à suivre le même exemple. Son souffle s'accéléra quand Carlisle se laissa tomber à genoux, son visage à quelques centimètres de son membre turgescent qui n'attendait que ses caresses.

-Carlisle, gémit Edward quand son compagnon suçota son gland.

Le feu qui n'avait pas vraiment quitté ses reins se raviva et il se demanda si un jour il pourrait être rassasié de son homme, sûrement pas. Alors que la langue de Carlisle le torturait de la plus délicieuse des manières, Edward agrippa les cheveux de son amant pour l'obliger à se reculer.

-Le préservatif, articula-t-il.

Carlisle souffla, mais sortit tout de même de la douche pour aller chercher une protection. Edward éclata de rire quand il vit son amant revenir avec une poignée de préservatifs qu'il déposa dans la corbeille où se trouvaient le gel douche et le shampoing.

-Tu comptes rester plusieurs heures sous la douche ? Ne put s'empêcher de lancer Edward.

-La douche et aussi cette immense baignoire qui n'attend que nous, expliqua Carlisle en venant se coller à lui.

Leurs lèvres venaient à peine de se trouver pour un baiser quand ils sursautèrent en entendant des coups portés contre la porte de la salle de bain. Ils s'observèrent pendant quelques secondes avant de reprendre là où ils avaient été interrompus. Leurs langues étaient en train de se disputer pour prendre le dessus sur l'autre quand les coups se répétèrent.

-On sait que vous êtes là, alors, sortez ! Cria Alice en tambourinant à nouveau contre la porte de la salle de bain.

-Tu as fermé à clef ? Demanda aussitôt Edward à son compagnon.

La mine soudain confuse de Carlisle lui arracha un soupir. Avec dépit, ils s'écartèrent l'un de l'autre, tout en tentant de reprendre le contrôle de leurs corps.

-Tu devrais pas être en train de faire la grasse matinée dans les bras de ton mari ? Cria Edward en direction de la porte.

-Si, mais il est déjà tard et je vous rappelle qu'on a prévu de manger tous ensemble ! Leur rappela le petit lutin.

-Et bien, on vous rejoint pour le déjeuner ! Assura Carlisle en le reprenant dans ses bras pour l'embrasser.

-C'est 13h00 et Rose veut pas que je mange tant que vous n'êtes pas là, alors, dehors !

-C'est Emmett ? S'étonna son compagnon.

Edward acquiesça tout en le repoussant et en attrapant les serviettes qui se trouvaient non loin d'eux. Ils venaient à peine de les nouer autour de leur taille que la porte s'ouvrit sur Emmett et Alice qui les observaient d'un œil moqueur.

-Vous avez dix secondes pour sortir immédiatement de cette salle de bain, menaça Carlisle, ou je vous jure que sinon vous aurez à faire à moi. Et oui, on vous rejoint au restaurant dans un quart d'heure !

Edward sourit face aux mines penaudes des deux intrus qui refermèrent rapidement la porte. Pour leur défense, il devait admettre qu'il n'avait jamais vu son compagnon user ainsi de son autorité, en général, son charisme naturel était suffisant pour qu'il n'ait pas à élever la voix comme à l'instant. Sans qu'il ne le veuille, son désir se réveilla.

-Allez, viens, on va s'habiller, soupira son amant.

-Vas-y, je te rejoins, assura Edward en retournant sous la douche.

Alors que sa main se posait sur le robinet d'eau froide, il sentit deux bras l'entourer et une main enlacer tendrement son sexe.

-Laisse-moi m'en occuper, ordonna Carlisle.

Edward allait accepter quand il sentit la virilité dressée de son amant contre ses fesses. Un sursaut de peur l'envahit et il fit la première chose qui lui passa par la tête, il tourna le robinet d'eau froide. Une plainte leur échappa à tous deux lorsque l'eau glacée entra en contact avec leurs corps fiévreux. Carlisle s'écarta aussitôt de lui avant de quitter quelques secondes plus tard la douche. Edward resta, par contre, paralysé sous le jet glacial, il venait de rejeter Carlisle ! Ce constat lui fit mal tout autant que la réaction que pourrait avoir son compagnon, il comprendrait que Carlisle soit en colère contre lui. Soudain, il ne sentit plus l'eau gelée couler sur son corps, l'étreinte glaciale fut remplacée par une serviette chaude et douce.

-Tout va bien, lui dit Carlisle d'une voix rassurante en l'aidant à sortir de la cabine. Je ne t'en veux pas et tu ne dois pas non plus t'en vouloir, il te faudra du temps pour te débarrasser de tes appréhensions.

Edward acquiesça. Il aurait aimé s'excuser, mais il était certain que son amant n'apprécierait pas. Il laissa donc Carlisle prendre soin de lui et l'essuyer. Blottis bien au chaud dans leurs peignoirs, ils regagnèrent leur chambre. Edward se figea quand il vit Jasper au milieu de celle-ci. Le jeune homme blêmit lorsque son regard se posa sur l'emballage de préservatif que tenait l'une des mains de Jazz, alors que de l'autre, il tenait la feuille où se trouvait le résultat de son test. Ses jambes flageolèrent et Carlisle enlaça fermement sa taille lorsqu'il s'en rendit compte.

-Euh… Alice, m'a envoyé vous chercher, balbutia Jasper qui paraissait en état de choc. Je…

-Sors, Jasper, sors, s'il-te-plaît ! Commanda Carlisle. »

Jazz les observa à tour de rôle, l'air un peu hagard, avant d'obéir à son compagnon et de quitter la chambre. Dès que la porte fut refermée, Edward se dégagea de l'emprise de son amant avec la ferme intention d'aller se terrer dans la salle de bain, cependant, Carlisle qui avait dû deviner ses pensées lui barra le chemin. Il fonça alors vers le lit et trouva une nouvelle fois refuge sous la couette. Carlisle ne tarda pas à le rejoindre et malgré ses protestations, il l'étreignit. Son amant ne parla pas, il se contenta de le rassurer par sa présence pendant que ses sanglots peuplaient la chambre. Il pleura un long moment, toutes les larmes qu'il avait retenu ces derniers 15 jours lui échappèrent. Peu à peu, il s'apaisa et Carlisle se permit alors de caresser son dos. Un sentiment de sécurité l'envahit et ses paupières devinrent trop lourdes pour qu'il puisse lutter plus longtemps.

Le jeune homme se réveilla une heure plus tard, il était toujours étroitement blottit contre son compagnon, mais celui-ci n'était plus avec lui sous la couette. Il ouvrit un œil pour s'apercevoir que Carlisle était habillé et attendait patiemment qu'il se réveille. Edward se rappela alors qu'ils étaient à l'hôtel et non chez eux, ils allaient devoir rendre la chambre. Il se raidit en se souvenant que les autres les attendaient pour déjeuner, ce qui signifiait qu'il allait devoir affronter le regard de Jasper. A cette perspective, ses yeux s'humidifièrent à nouveau.

« -Edward, ne pleure plus, mon amour, murmura Carlisle en essuyant les quelques larmes, tout va bien se passer. Tu n'as pas à t'inquiéter de Jasper.

-Il… Il a compris… Il sait, balbutia-t-il d'un ton désespéré.

-Jasper est ton ami, ton meilleur ami, il ne fera ou ne dira rien qui puisse te mettre dans l'embarras. Cependant, si tu le souhaites, on peut quitter discrètement l'hôtel et ne revoir les autres que demain.

-Non, ça va aller, assura Edward, et tu as raison, Jasper… Ca va aller !

Edward se leva pour aller se passer un peu d'eau froide sur le visage en se répétant que tout irait bien. Carlisle ne sembla pas être dupe face à son manège car il pouvait sentir peser sur lui son regard inquiet. Le jeune homme observa son visage dans le miroir, ses yeux étaient légèrement rougis et ses traits étaient fatigués, mais il se dit que ses amis trouveraient tout ceci normal pour un lendemain de fête. Il revint dans la chambre où Carlisle était en train de terminer de ranger leurs affaires. Il s'habilla rapidement et s'apprêtait à refermer son sac quand son compagnon l'arrêta.

-Il vaudrait mieux que tu portes un vêtement à manches longues, conseilla Carlisle.

Edward haussa un sourcil en se demandant ce que son pull à manche 3/4 avait comme problème lorsque son regard se posa sur les ecchymoses sur ses poignets.

-Je suis désolé, s'excusa son compagnon, je ne pensais pas avoir autant serré.

-Et je ne pensais pas m'être autant débattu, murmura Edward.

Le jeune homme regretta aussitôt ses paroles lorsqu'il vit le regard soudain honteux et désolé de son amant.

-Hey, ce n'est pas grave, j'avais besoin que tu me pousses et je t'assure que je ne regrette rien, assura Edward en le regardant droit dans les yeux pour qu'il comprenne bien qu'il était sincère.

-Je t'aime.

A peine eut-il dit ces quelques mots que Carlisle se pencha pour l'embrasser avec tendresse. Lorsqu'ils se séparèrent, Edward fouilla sa valise.

-Tu trouves quelque chose ?

-Rien qui pourrait cacher à la fois mes poignets et le magnifique suçon que tu m'as fait, soupira le jeune homme.

-Tu n'as qu'à mettre mon pull, proposa Carlisle.

Edward déplia le vêtement, il était léger et agréable au toucher, ses manches camoufleraient parfaitement ses marques aux poignets cependant son col en V le fit déchanter.

-Carlisle !

-Ce n'est qu'un suçon, lui fit remarquer son amant, et je crois qu'ils en ont déjà vu !

-Oui, mais c'est pas toi qui va subir leurs railleries ! Se plaignit-il.

Carlisle laissa échapper un léger rire avant de se reprendre lorsqu'il croisa son regard noir. Le médecin ouvrit sa valise d'où il en ressortit un chèche bleu ciel qu'il enroula autour de son cou.

-Et voilà ! Déclara Carlisle satisfait.

-Oui, c'est vrai que c'est mieux comme ça, ils vont vraiment pas s'en douter ! Maugréa le jeune homme.

Edward croisa les bras sur sa poitrine en prenant un air boudeur. Son compagnon s'approcha doucement de lui pour le prendre dans ses bras, il déposa un baiser sur son front avant de prendre l'une de ses mains et de l'entraîner vers la salle de restaurant. Au fur et à mesure qu'ils s'avançaient, Edward sentit son appréhension refaire surface, il avait peur de la réaction de Jasper, il ne voulait pas que le regard de son ami change quand il se poserait sur lui, non, il ne le supporterait pas. Ils entrèrent dans la salle, ils s'arrêtèrent quelques secondes pour chercher leurs amis du regard, ces derniers étaient installés à une table un peu à l'écart vers laquelle ils se dirigèrent.

-Ah ! Enfin, vous daignez vous joindre à nous ! Leur reprocha Alice. On a commencé sans vous !

-Vous avez bien fait, répliqua Carlisle en s'asseyant à ses côtés.

Un serveur arriva aussitôt près d'eux pour leur donner une carte, mais il la refusa.

-Tu ne manges pas ?

-On a déjeuné il n'y a pas longtemps, rappela le jeune homme.

-A mon tour de te rappeler que tu n'as rien mangé, prends quelque chose.

Edward referma sa carte et la tendit au serveur, bien décidé à ne rien manger et à se contenter d'un café. Le serveur se tourna vers Carlisle pour prendre sa commande.

-Je prendrais le saumon en papillote avec des petits légumes, ce jeune homme prendra pareil, mais serait-il possible de remplacer les légumes par des pâtes ?

-Oui, bien sûr, acquiesça le serveur.

-J'ai dit que je n'avais pas …

Edward ne termina pas sa phrase face au regard légèrement sévère de son amant, le jeune homme se résigna sachant qu'il n'obtiendrait pas gain de cause. Carlisle prit tendrement sa main qui reposait sur la table et noua leur doigts, ce contact l'apaisa et son humeur maussade disparue aussitôt. Les conversations reprirent autour de la table et il fut heureux que personne ne relève leur légère altercation. Edward écoutait et ne participait pas vraiment. Son regard rencontra soudain celui de Jasper qu'il avait tenté d'éviter depuis leur arrivée. La peine et la compassion qu'il lut dans ses prunelles lui firent mal, il ne voulait pas de sa pitié ! Soudain, une lueur amusée masqua l'air préoccupé du jeune marié, Edward s'interrogea quelques secondes sur ce changement de comportement.

-Depuis quand tu portes des chèches ? Demanda Jasper d'un ton amusé prouvant qu'il savait parfaitement ce qu'il tentait de dissimuler.

-Et pourquoi n'en porterais-je pas ? Répliqua simplement Edward en haussant les épaules.

Edward entendit une réponse, mais rien ne vint. Il s'aperçut alors que le serveur venait de déposer son assiette devant lui. Sous le regard attentif de Carlisle, il commença à manger. Jasper prit une gorgée de vin rouge tout en continuant de l'observer et cela le mit mal à l'aise.

-Ce pull n'est pas à toi ? Remarqua son ami.

-C'est celui de Carlisle.

Le sourire qui se dessina sur le visage de son meilleur ami ne lui dit rien qui vaille. Il décocha un regard sévère au jeune marié qui lui répondit par un sourire moqueur, pourtant, silencieusement, Edward le remerciait d'agir comme si rien ne s'était passé.

-Qu'est-ce qui te fais sourire ainsi ? Demanda Emmett à Jasper.

-Je me demande juste ce que cache Edward, tu trouves pas que son foulard est suspect ?

Emmett qui était assis juste à côté de lui ricana avant de se pencher et de lui ôter le chèche d'un geste vif.

-Ouah, Docteur Cullen ! Railla Emmett en avisant le suçon. Beau travail !

-Je te remercie, répondit simplement Carlisle avant de poursuivre sa conversation avec les parents Whitlock.

-Il est pas marrant, soupira Emmett déçu de ne pas avoir mis Carlisle mal à l'aise.

-Bon, ça suffit, rends-moi mon chèche maintenant ! S'agaça Edward.

Le jeune homme laissa échapper un petit cri victorieux quand il réussit à reprendre l'étole des mains du grand brun, seulement, il n'avait pas prévu qu'Emmanuel, qui passait derrière lui au même moment avec Tony, l'attraperait. Edward tendit le bras pour la récupérer alors que Tony riait de voir son père agiter le bout de tissu qu'il tentait désespérément d'attraper. Manu cessa soudain de bouger et il put le reprendre, cependant, le coup d'œil qu'échangèrent rapidement Emmanuel, Jasper et Emmett ne lui laissa rien présager de bon.

-Ta manche, murmura Carlisle en lui faisant baisser le bras.

Edward s'empourpra dès qu'il vit que son geste avait relevé la manche du vêtement, révélant ses hématomes.

-On dirait qu'il y en a qui se sont plus amusés que d'autres cette nuit ! Railla Emmett.

Edward tenta de sourire et de passer outre, il pouvait sentir peser sur lui le regard inquiet de Jasper. Il posa sa serviette sur la table et tout en s'excusant, il quitta précipitamment la table. Il venait à peine de faire quelques pas dehors qu'une main se posa sur son épaule.

-Tout va bien, Carlisle, j'ai juste besoin de prendre un peu l'air et d'être seul, s'il-te-plaît, demanda-t-il sans se retourner.

-Ce n'est pas Carlisle, annonça Jasper, je lui ai demandé de rester à table pour que nous puissions parler.

-Il n'y a rien à dire, Jazz, je veux juste être un peu seul.

-Alors, marchons, proposa son ami, je ne parlerai pas.

Edward soupira avant de s'engager dans l'une des allées du parc de l'hôtel. Ils marchèrent durant de longues minutes avant qu'il ne s'asseye sur un petit banc de pierre. Le jeune homme ferma les yeux et laissa la douce chaleur du soleil caresser son visage. Jasper s'assit à ses côtés.

-Je vais bien, murmura soudain Edward.

-Permets-moi d'en douter, certes, je veux bien admettre que tu vas mieux qu'hier, mais ne me dit pas que tout va bien.

-Je vais mieux… Ca va aller, maintenant…

-Je suis désolé, déclara Jasper, j'aurais dû être plus attentif, j'ai eu des doutes, mais je ne comprenais pas comment… comment ça aurait pu arriver. Tout à l'heure quand je suis rentré dans votre chambre et que j'ai vu l'étui de préservatif, je me suis interrogé et … Edward j'ai cru mourir quand j'ai vu le test, mon cœur n'est reparti que lorsque j'ai lu le résultat. Je… Edward qui t'a fait du mal ?

-Ca n'a pas d'importance.

-Si ! S'emporta Jazz. Je te jure que quand je l'aurais retrouvé, il ne vivra pas longtemps !

-Il a déjà payé, confia Edward pour l'apaiser, il est en prison.

-Ok.

-Ecoute, j'aimerais que cela ne change rien entre nous, demanda Edward.

-Bien sûr que ça ne va rien changer ! Tu es mon meilleur ami, tu es l'une des personnes les plus importantes dans ma vie et ce n'est pas prêt de changer !

Edward sourit à son meilleur ami, celui-ci le lui rendit avant de l'étreindre fermement. Alors qu'il le relâchait, Edward s'interrogea sur l'air soudain gêné de son ami.

-Qu'y-a-t-il ? Questionna Edward.

-Je… Comment Carlisle le prend ? Enfin, je veux dire… Tes marques…

-Il ne m'a forcé à rien, le coupa-t-il, au contraire, il m'a énormément aidé. »

Edward rougit en voyant le petit sourire en coin qu'arborait son meilleur ami, Jasper n'avait eu aucun mal à deviner ce que Carlisle avait fait pour l'aider à se sentir mieux. Tout en riant doucement de sa gêne, Jasper passa un bras autour de ses épaules et ils rejoignirent leurs amis qui les attendaient en buvant le café sur la terrasse. Edward se réfugia aussitôt auprès de son amant après l'avoir rassuré du regard. A peine s'était-il assis que Carlisle lui avait tendu une part de tarte au chocolat.

Fin du flash-back.

Edward sursauta et sortit de ses pensées quand il entendit claquer une porte. Il releva la tête de son magazine et aperçut la secrétaire qui se tenait face à lui et qui l'observait d'un air toujours revêche. Edward jeta un coup d'œil à sa montre, cela faisait presque une heure qu'il attendait. Il se leva et se dirigea vers le bureau tout en regrettant l'absence de Margaret.

« -Vous savez si Monsieur Forman en a encore pour longtemps ? Lui demanda-t-il avec son plus beau sourire.

-Monsieur Forman est un homme extrêmement occupé dont le temps est précieux, aussi, je ne pense pas qu'il ait du temps à perdre avec un jeune homme qui n'a même pas rendez-vous !

Edward soupira. Avant de rentrer chez lui, il devait passer au foyer voir Julian et ses autres pensionnaires, si cela continuait ainsi, jamais il ne serait rentré à temps pour passer un peu de temps avec Carlisle. Alors qu'il allait insister, il entendit la porte menant au secrétariat s'ouvrir, il se retourna pour apercevoir un homme à la carrure imposante et vêtu d'un costume noir. Génial, pensa Edward, elle a appelé la sécurité !

-Vous avez un problème, Madame Andria ? Demanda l'agent.

-Oui, pourriez-vous raccompagner ce jeune homme ? Il se fait tard et il n'a pas rendez-vous avec Monsieur Forman.

Avant qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, l'agent empoigna fermement son poignet pour l'entraîner vers la sortie. Edward allait résister quand une silhouette familière les rejoignit.

-Lâchez-le, Steven !

Le dit Steven se tourna vers le nouvel arrivant sans pour autant lâcher son bras, Edward tenta de se dégager, mais le garde raffermit sa prise sur son poignet lui arrachant une grimace.

-Ca suffit ! Je vous ai demandé de le lâcher !

-Bien, Monsieur Denali, mais Madame Andria a demandé à ce qu'il soit raccompagné à la porte !

-Ce n'est pas parce que je suis votre patron depuis peu de temps que je ne peux pas vous empêcher de faire une bourde !

-Mais…, balbutia Steven.

-Monsieur Denali, je trouve votre attitude bien légère, se récria Madame Andria en le fixant sévèrement, ce jeune homme est…

-Je me porte garant de Monsieur Masen ! Coupa Eléazar en élevant légèrement la voix et en venant se placer près de lui.

-Qu'est-ce que c'est que tout ce raffut ? Questionna Monsieur Forman en sortant brusquement de son bureau. Oh, Edward ! Bonsoir ! Tu vas bien ?

-Ca va, maugréa le jeune homme, même si je trouve que l'accueil ici s'est vraiment détérioré ! J'aurais besoin de te parler, Harris, et maintenant si c'est possible, j'attends déjà depuis une heure, enfin, si c'est possible, sinon, je repasserai.

-Non, entre, j'étais en train de boucler un bilan, d'ailleurs, j'aimerais que tu y jettes un coup d'œil. Madame Andria, vous pouvez rentrer chez vous et pour la prochaine fois, sachez que si Monsieur Masen demande à me voir, vous m'interrompez peu importe ce que je suis en train de faire.

-Bien, Monsieur Forman, acquiesça Madame Andria avec raideur.

-Margaret revient bientôt ? Ne put-il s'empêcher de demander.

-Dans deux jours, confia Harris avec un soupir de soulagement. Allons dans mon bureau.

-Merci pour le coup de main, dit Edward à Eléazar avant de le saluer d'un signe de la main.

-Assieds-toi, lui demanda Harris en désignant le coin salon, je te sers quelque chose à boire ?

-Non, merci. Comme je te l'ai dit, je n'ai plus beaucoup de temps. Où est le bilan ?

Harris prit un dossier sur son bureau qu'il lui remit. Edward le feuilleta pendant que le PDG de la MI se servait un verre de whisky avant de venir s'asseoir en face de lui.

-Nos bénéfices ont doublé, remarqua Edward avec satisfaction.

-Je ne comprends toujours pas pourquoi tu t'acharnes à être médecin, tu as un véritable don pour les affaires et si tu travaillais ici en plein temps nos bénéfices n'auraient pas doublé, mais quintuplé !

-Il me semble que nous avons déjà eu cette conversation, lui rappela Edward d'un ton amusé.

-C'est vrai, sourit Harris, alors, que puis-je pour toi ?

-Je voulais savoir si tu avais fait ton choix pour les postes de directeur commercial et de directeur du service juridique ?

-Nous avons reçu plusieurs candidatures, le DRH en a retenu 10 pour chaque poste et voilà les 4 qui ont attiré mon attention, annonça Harris en lui tendant les dossiers.

-Que penses-tu de Monsieur Belhami et de Mademoiselle Swan ? Questionna Edward en lisant les dossiers candidatures.

-Monsieur Belhami a démontré son efficacité et son talent à notre antenne de Paris, quant à Mademoiselle Swan, ses idées novatrices ont contribué à augmenter notre chiffre d'affaire.

-Pourquoi alors hésites-tu à accepter leur mutation ?

-Parce qu'il faudra les remplacer sur place et cela ne sera pas évident, mais pourquoi ai-je l'impression que je vais devoir tout de même le faire ? Sourit Harris.

-Etant donné qu'ils sont compétents, je pense que tu devrais valider leur mutation. Propose-leur un de nos appartement de fonction sur Wall Street ou près de chez moi, offre-leur aussi une place en garderie pour leur fils, nous veillerons aussi à ce que le petit Tony puisse rentrer dans l'école de leur choix quitte à payer ses frais de scolarité et bien sûr ils ne doivent pas savoir que je suis derrière tout cela.

-Bien entendu, Edward, tout sera fait dans la plus grande discrétion. D'ailleurs à ce sujet, Mademoiselle Brandon va recevoir sous peu son invitation pour le salon de la mode. La MI sera très heureuse de parrainer cette jeune artiste aussi prometteuse. Quant au crédit que Monsieur Black avait contracté auprès de ton père, il vient d'être annulé.

-Parfait, sourit Edward. Le matériel pour Médecin sans Frontières a bien été réceptionné par le Docteur Stockes ?

-Oui. Je voulais aussi te dire que j'étais très content de notre nouveau chef de la sécurité, Monsieur Denali excelle dans son domaine, je trouve dommage que le FBI ait dû se séparer d'un tel homme.

-Si tu le dis, pour ma part, je pense qu'il n'avait plus le droit de porter une plaque. Enfin, je suis heureux qu'il s'adapte bien. Il faudrait aussi que l'on organise une réunion avec Oliver, je veux modifier mon testament.

-Euh, oui, bien sûr.

-Bon, je vais te laisser.

-Leïla aimerait savoir si tu accepterais de venir dîner un soir à la maison, cela fait longtemps que tu n'es pas venu, lui reprocha le meilleur ami de son père.

-Dis-lui de m'appeler, je pense que nous pourrions venir vendredi prochain si ça vous convient.

-Nous ?

-Oui, nous, répéta Edward qui ne pouvait dissimuler son sourire.

-Et voilà pourquoi je tiens à te voir plus souvent ! Mais, non, quand tu m'appelles ou passes me voir c'est juste pour le travail ! Alors, raconte !

-Il s'appelle Carlisle, on travaille ensemble et il est merveilleux. Je suis heureux, Harris, mais maintenant je dois te laisser si je veux pouvoir passer un peu de temps avec lui. Donc bonne soirée, embrasse Leïla pour moi et à bientôt.

-Attends ! Tu as dit Carlisle ! Carlisle, comme Carlisle Cullen ton résident à Forks ?

-Tu le rencontreras et nous en parlerons la semaine prochaine au dîner ! Lança Edward en s'enfuyant du bureau sinon il en aurait pour des heures ! »

Il entendit vaguement Harris marmonner quelques mots dans sa barbe alors qu'il empruntait l'escalier qui le conduisit à l'ascenseur de service. Edward observa en trépignant les étages qui défilaient, pourquoi son père avait-il installé ses bureaux pratiquement en haut de cette immense tour ? Une fois qu'il eut enfin atteint le sous-sol, il se précipita vers sa Volvo et prit la direction du foyer. En chemin, il joignit Carlisle pour lui faire part de son retard, son compagnon lui dit de ne pas s'inquiéter, lui-même était retenu à une réunion qui semblait sans fin. Edward atteignit le foyer et se gara dans la cour. Dans son rétroviseur, il aperçut un tout-terrain noir qui se rangea un peu plus loin. Le jeune homme soupira, peu avant son agression, il avait obtenu de Samuel qu'il allège la surveillance dont il faisait l'objet, cependant, depuis ce jour, Samuel avait oublié cette discussion et il ne pouvait plus faire un pas sans que des gardes ne le suivent. Il sortit de ses pensées et grimpa les quelques marches menant au foyer. Vue l'heure, les plus jeunes enfants étaient en train de se préparer pour la nuit, le jeune homme monta donc directement au premier pour leur souhaiter une bonne nuit et voir si tout le monde allait bien. Les plus jeunes couchés, il alla saluer les adolescents qui avaient le droit de veiller un peu plus tard. Après avoir un peu discuté avec eux, il accompagna Julian à sa chambre pour qu'ils discutent.

« -Alors, ton nouveau lycée te plaît ? Questionna-t-il après avoir refermé la porte.

-Oui, répondit Julian en s'asseyant sur son lit pendant qu'il s'appuyait contre le bureau, les profs son sympas et je suis en classe avec Jane et Alec.

-C'est bien que tu t'entendes avec eux et les autres ?

-Aussi.

-Tant mieux. Ca se passe bien avec Jasper ?

-Le Docteur Whitlock ?

-Oui.

-Il sort d'où ce type ? Il est trop bizarre, il m'a engueulé parce que je lui ai dit d'aller se faire voir !

-Ca ne m'étonne pas, je pense que Jasper n'a pas apprécié que tu le testes, il est là pour t'aider et c'est l'un des meilleurs de sa profession. Fais-moi confiance, je t'ai confié au meilleur, mais surtout ne lui dit pas que j'ai dit ça.

-Ouais, sinon, il risque de prendre le melon, rigola Julian.

Edward sourit. Il appréciait de voir le jeune homme rire, sourire, Julian avait bien avancé et se reconstruisait, il réapprenait à faire confiance aux adultes et cela lui fit plaisir qu'il redevienne un ado insouciant.

-Je vois que le moral est au beau fixe et ça me fait plaisir, maintenant, je veux que tu me dises si tu te sens nauséeux ?

-Non, ça va, répondit Julian dont le sourire s'effaça.

-Je suis désolé, s'excusa Edward en s'asseyant près de lui, mais je dois te poser des questions et t'examiner pour savoir si le traitement est bien dosé.

Julian se contenta d'hocher la tête. L'adolescent répondit à ses questions et se laissa examiner. Edward termina par une prise de sang, il enfila des gants et désinfecta le creux de son coude.

-Pourquoi tu mets des gants ? S'étonna Julian.

-C'est obligatoire pour ce genre d'examen, marmonna Edward.

Le jeune homme détourna le regard, il ne voulait pas croiser les yeux de Julian de peur que celui-ci y lise la vérité. Alors que la fiole se remplissait de sang, Edward se demanda pourquoi la vie ne les avait pas épargnés tous les deux, un sentiment d'injustice naquit en lui rivalisant avec la culpabilité qui l'étreignait déjà. Quand il eut terminé, il posa un pansement sur le petit point rouge qui maculait la peau de son patient avant de se débarrasser des gants et de l'aiguille dans une petite boîte prévue à cet effet. Il prit un peu de produit désinfectant qu'il se passa sur les mains. Tout en rangeant son matériel, Edward se demandait comment il allait pouvoir aborder le sujet avec Julian sans blesser l'adolescent. Le jeune homme sursauta en sentant deux bras enserrer soudain sa taille, son protégé se colla contre lui, il pouvait sentir son front entre ses épaules. Edward s'apprêtait à le réconforter quand une main se glissa sous sa chemise.

-Julian ? Julian, qu'est-ce que tu fais ? S'écria-t-il en le repoussant doucement.

-Je… Je veux te remercier…

-Je t'ai déjà dit que tu n'avais pas à le faire et surtout pas de cette manière.

-Mais si j'en ai envie ? Avoua l'adolescent, le rouge au joues. Le Docteur Whitlock a dit que c'était un pas vers la guérison que je ressente du désir pour quelqu'un et que si j'en avais envie, je devais tenter ma chance, qu'il m'aiderait.

Edward pesta quelques secondes contre son meilleur ami avant de revenir à Julian qui avait pris son silence pour une invitation et avait entrepris de défaire la boucle de son pantalon.

-Julian ! Dit-il en attrapant ses mains pour qu'il cesse de le dévêtir. Je suis très flatté par l'intérêt que tu me portes, je peux t'apporter du réconfort, mais pas ce genre de réconfort. J'aime Carlisle et je lui suis fidèle.

-Tu me trouves repoussant à cause de ce qui m'est arrivé ? S'inquiéta Julian.

-Non ! Non, s'empressa-t-il de le rassurer, tu es charmant et séduisant, mais j'ai quelqu'un dans ma vie, quelqu'un que j'aime et puis, je pense que tes idées ne sont pas claires.

-Je rêve de toi, confessa le jeune garçon, tu es tellement beau.

Edward se sentait de plus en plus mal à l'aise. Il ne voulait pas blesser Julian, pas après tout ce qu'il avait vécu, mais il ne pouvait pas non plus accéder à sa requête.

-Et puis, je suis sûr que tu n'as rien dit à Carlisle, continua l'adolescent, cela doit donc faire des semaines que personne ne t'a touché, je pourrais…

Le médecin recula quand il sentit la main de Julian se poser sur son entrejambe. Il le repoussa une nouvelle fois avant de mettre le plus de distance possible entre eux deux.

-Pourquoi tu ne veux pas ? S'écria Julian qui avait les larmes aux yeux. Nous sommes pareils ! On a vécu la même chose ! Toi aussi, tu es malade ! Alors, pourquoi tu refuses que l'on ressente un peu de plaisir au milieu de toute cette merde ?

-Julian ce n'est pas parce qu'on couchera ensemble que tu te sentiras mieux, assura Edward, seul le temps pourra t'aider à aller mieux.

-On a plus le temps ! On va mourir !

-Non ! Non, tu ne vas pas mourir ! Rugit Edward en plaquant l'adolescent contre un mur pour le forcer à le regarder. Tu vas vivre ! Tu vas te battre Julian ! Tu m'entends ? Je ne te laisserai pas baisser les bras, c'est compris ?

-Je… Je veux juste un peu d'amour, sanglota le jeune garçon alors qu'il le prenait dans ses bras, juste un peu de toi…

Edward se raidit en entendant ces derniers mots, il peinait à retenir ses propres larmes, pourtant, il devait rester fort.

-S'il-te-plaît, s'il-te-plaît, murmura Julian en déposant des baisers humides dans son cou.

-Non, souffla Edward tout en l'entraînant vers le lit, je serais toujours là pour toi, mais pas de cette manière.

-Aime-moi !

-Pardonne-moi, je ne peux pas…

-Juste une fois, supplia son protégé.

-Non.

Edward se défit de l'étreinte du jeune garçon et déposa un baiser sur son front. Julian voulut le retenir, mais il fut plus rapide et quitta le lit avant qu'il ne l'atteigne. Le médecin prit une boîte de somnifère dans sa mallette, il remplit un verre d'eau et tendit un comprimé à Julian.

-Prends ça, s'il-te-plaît.

-Non, c'est… C'est toi que je veux…

-Je serais là, Julian, mais seulement en tant qu'ami ou grand frère.

Edward sentait sa culpabilité grandir, il aurait tant aimé soulager Julian de sa peine et ne pas pouvoir le faire le rendait furieux. Le jeune médecin prit le comprimé de somnifère entre ses lèvres, puis, doucement, il se pencha, ses lèvres effleurèrent celles de l'adolescent avant que le jeune garçon n'entrouvre la bouche. Edward fit de même, le médicament tomba dans la bouche de Julian. Le médecin referma sa bouche et déposa un dernier baiser sur les lèvres de son protégé avant de se redresser pour lui tendre le verre d'eau.

-Merci, murmura Julian avant de prendre une gorgée.

-Je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu t'endormes, annonça le jeune homme en l'aidant à s'allonger sous la couette, mais je veux que tu comprennes que ce baiser est et demeurera unique. »

Julian opina du chef. Edward alluma la lampe de chevet et éteignit le plafonnier. Il ôta ses chaussures et s'allongea près de Julian qui vint aussitôt se blottir dans ses bras. Un petit soupir de satisfaction échappa à son protégé alors qu'il nichait son visage dans le creux de son cou. Edward caressa ses cheveux tout en fredonnant une berceuse.

Une fois que l'adolescent fut endormi, le jeune médecin le garda encore un peu dans ses bras avant de se lever et de quitter la chambre. Dans un état un peu second, il rejoignit Riley qui semblait l'attendre assit sur la première marche de l'escalier un livre à la main.

« -Comment il va ? Demanda l'éducateur.

-Pas très fort, je vais demander à Jasper de passer le voir demain matin. Tu pourras garder un œil sur lui cette nuit ?

-Les deux mêmes, assura Riley avec un sourire.

-Merci.

-Il t'a dit qu'il avait le béguin pour toi ? Questionna tout à coup l'éducateur en retrouvant son sérieux.

-Ouais.

-Ca va lui passer, comme ça leur a pratiquement passé à tous, le rassura Riley.

-J'espère… Qu'est-ce que tu viens de dire ?

-Allons, pour les garçons tu représentes un idéal, soit, ils veulent devenir comme toi, soit, ils ont envie de passer du temps en tête-à-tête avec toi. Idem pour les filles, tu es le prince charmant qui sur son fier destrier blanc est venu les sauver de leur vie misérable.

-Tu… Tu plaisantes ?

-On ne t'a jamais dit que tu ne laissais personne indifférent ? Il y a quelque chose chez toi Edward, et ce n'est pas que ton physique, qui attire les femmes autant que les hommes.

-Bon, je pense que tu as besoin de repos, tu es en train de délirer ! Vas te reposer ! Ordonna le jeune homme en se levant pour partir.

-J'y vais. Edward !

-Oui ?

-Ne prends pas mal ce que je viens de te dire et suis tes propres conseils ! Un peu de repos te ferait du bien ! Tu as une mine horrible !

-Merci… Ciao, Riley ! Lança simplement Edward en descendant les marches. »

Le jeune homme se dépêcha de regagner sa voiture où il laissa échapper sa colère et sa frustration. Ses mains frappèrent violemment le volant, ses larmes inondèrent ses joues alors que sa respiration devenait difficile. Le regard encore dans le flou, il chercha son inhalateur. Une fois le produit inspiré, il tenta de reprendre le contrôle de son être avant de démarrer sa voiture. Tout était de sa faute. S'il n'avait pas été ainsi, il n'aurait pas attiré l'attention de James, celui-ci n'aurait alors pas fait de mal à Julian. Oui, tout était toujours de sa faute. Jacob, Bella, Alice, Jasper, James et maintenant Julian, tous avaient été attiré par lui à un moment ou à un autre, combien d'autres encore le désiraient ? Le voulaient ? Combien encore allaient perdre la tête et se faire du mal ? Lui faire du mal ? Non, il ne supporterait pas, il devait trouver une solution !


Carlisle salua le garde qui remplaçait Samuel à l'accueil avant de monter dans l'ascenseur. Il était pressé de rejoindre son compagnon surtout après cette journée sans le voir ! Contrairement à Edward, il avait été contraint d'aller à ces fichus réunions et n'avait donc pas pu passer la journée auprès de son amour. Carlisle entra dans leur appartement. Le bruit de la télé lui apprit que finalement son compagnon était rentré avant lui. Il rangea son manteau et ses chaussures dans le placard de l'entrée avant de faire de même avec la veste d'Edward qui avait été négligemment jetée sur le guéridon.

« -Tu pourrais quand même ranger un peu tes affaires, bougonna-t-il en se dirigeant vers le salon, si je ne passais pas derrière toi, l'appartement ressemblerait à un champ de batail…

Carlisle ne termina pas sa phrase. Qu'était une veste abandonnée dans l'entrée par rapport au capharnaüm qui régnait dans le salon ? Que s'était-il passé ? Il s'approcha de l'un des sacs poubelles pour voir plusieurs vêtements roulés en boule dans celui-ci, y compris le dernier jeans qu'il avait offert à sa moitié. Carlisle fronça les sourcils avant d'observer son compagnon qui était assis en tailleur sur le canapé, un pot de glace au chocolat entre ses jambes, un tube de chantilly et des sablés au chocolat étaient posés sur la table basse. Edward attrapa un des gâteaux qu'il parsema de chantilly avant de l'engloutir et de manger ensuite une grosse cuillerée de glace.

-Mais qu'est-ce que tu fais ? S'écria soudain Carlisle.

-Che manche ! Répondit Edward la bouche pleine.

-Je vois ça, mais…

-T'inquiète, je t'ai gardé des hamburgers et des frites au chaud, déclara Edward après avoir avalé et en attrapant déjà un autre sablé au chocolat.

Carlisle l'observa d'un air ahuri avant d'aller à la cuisine pour voir les emballages vides qui peuplaient le comptoir. Il revint précipitamment dans le salon et confisqua aussitôt le pot de glace et les sablés.

-Mais qu'est-ce que tu fais ? Protesta Edward.

-Je t'empêche d'être malade ! Tu te rends compte de tout ce que tu as mangé ?

-Ben, quoi ? Tu devrais être content ! Tu voulais que je mange, alors, voilà, je mange !

Le blond regarda son compagnon avec stupeur, à quoi jouait-il ? Voyant qu'il ne pourrait pas terminer sa glace et ses sablés, Edward recommença à trier ses vêtements qui s'étalaient un peu partout dans le salon.

-Je peux savoir ce qui ne va pas avec ces habits ? Questionna Carlisle.

-Ils ne me plaisent plus, décréta simplement son amant en haussant les épaules.

-A ce rythme-là, ton placard va être vide, constata le blond en voyant qu'il ne gardait que des survêtements et des tee-shirts larges. Edward, à quoi tu joues ?

-J'ai bien le droit de changer de style, non ? Se justifia son compagnon.

-Edward ! Qu'est-ce qui se passe ?

-Rien ! Oh, tu m'énerves ! Je vais prendre une douche !

Carlisle soupira en entendant la porte de leur chambre claquer. Il rangea un peu le salon après avoir mangé rapidement. Le blond prit les sacs poubelles et observa les habits, il transvasa ces derniers dans des sacs pour la buanderie, il aurait aimé les remettre à leur place dans l'armoire, mais Edward les avait tant chiffonné qu'ils avaient besoin d'un coup de fer à repasser. Une fois que tout fut en ordre, il rejoignit leur chambre où il ne trouva pas Edward. Carlisle gagna donc la salle de bain, son amant était toujours sous la douche. Il se dévêtit et rejoignit le jeune homme. Malgré l'eau de la douche, il remarqua les larmes qui coulaient le long des joues de son compagnon.

-Edward, murmura-t-il en l'enfermant dans l'étau protecteur de ses bras, Edward, parle-moi. Dis-moi ce qui te fait souffrir ?

-Ca va.

-Non, ce n'est pas vrai, mon amour. Que s'est-il passé ? Quelqu'un t'a fait du mal ?

-Je veux oublier, fais-moi tout oublier, supplia Edward. »

Carlisle plongea son regard dans celui emplit de chagrin de son amant, ses questions pouvaient attendre, Edward avait besoin de lui, de sa tendresse, de son amour. Avec douceur, il s'empara de ses lèvres. Puis, il attrapa le gel douche et s'appliqua à savonner le corps de son amant qui fit de même avec lui, ils se rincèrent tout en échangeant de sages baisers. Ils sortirent de la douche et se séchèrent. Edward voulut attraper son pyjama, mais Carlisle lui prit la main pour l'entraîner vers la chambre, il n'aurait pas besoin de vêtements pour ce qu'il prévoyait. Le blond tamisa la pièce et mit un fond musical avant de rejoindre son compagnon sur leur lit. Avec toute la tendresse dont il était capable, Carlisle essuya les larmes de son amant, puis, il l'embrassa pendant que ses mains partaient à la découverte de son corps.

Des gémissements de plaisir ne tardèrent pas à franchir le seuil des lèvres de son compagnon quand sa bouche atteignit sa virilité fièrement dressée pour lui. Carlisle lécha sa longueur, joua avec son gland pendant que sa main libre malaxait ses bourses. Edward se déhanchait sous ses assauts, cherchant la délivrance qu'il ne voulait pas lui accorder, du moins pas tout de suite. Carlisle se pencha pour récupérer un préservatif et le flacon de lubrifiant dans la table de chevet.

« -Qu'est-ce que…

-Chut, souffla Carlisle en l'embrassant, fais-moi confiance. »

Edward opina de la tête, pourtant, il pouvait lire de l'inquiétude dans ses yeux émeraude qui fixaient le flacon de lubrifiant. Carlisle détourna son attention en prenant entièrement son sexe en bouche, il le suça en faisant de longs va et viens avant de le délaisser pour positionner la protection sur le membre de son compagnon. Il ouvrit ensuite le flacon de lubrifiant pour en verser dans le creux de sa paume. Sous les yeux ébahis d'Edward, il commença à se préparer. Son amant s'appuya sur ses coudes pour ne rien manquer du spectacle, un sourire de satisfaction se dessina sur son visage quand il entendit son compagnon gémir à sa vue. Carlisle ouvrit les yeux et croisa le regard chargé de désir du jeune homme. Il décida donc de ne plus le faire attendre.

L'une de ses mains se posa sur le torse d'Edward qu'il poussa, son compagnon tomba à la renverse sur les oreillers et il vint s'installer à califourchon sur ses cuisses. Ils gémirent à l'unisson quand il s'empala sur sa longueur. Edward se redressa pour s'asseoir et le serrer dans ses bras. Leurs lèvres se trouvèrent alors que leurs bassins bougeaient en rythme pour les emmener vers les sommets du plaisir. Carlisle raffermit sa prise sur les épaules de son amant, se soulevant pour mieux s'empaler sur lui, leur étreinte avait quelque chose de désespéré tout comme l'urgence de leur désir. En effet, le blond rêvait depuis plusieurs jours de le sentir à nouveau en lui et il avait dû faire appel à tout son self-control pour ne pas jouir quand ils n'avaient fait qu'un.

Carlisle passa l'une de ses mains dans le cheveux en bataille de son amant pour les agripper et tirer sur ces derniers pour lui faire pencher la tête en arrière et s'emparer ainsi de ses lèvres. Leur baiser s'intensifia, leurs corps dansaient furieusement l'un contre l'autre, chaque coup de rein d'Edward l'entraînait vers la délivrance. Soudain, il sentit les mains de son compagnon se crisper sur ses hanches, comme s'il avait compris que le jeune homme allait jouir, son propre corps se crispa. Une vague de jouissance déferla en lui alors qu'il plongeait son regard dans celui d'Edward. Carlisle s'empressa de l'embrasser quand il vit les larmes qui coulaient le long de ses joues. Un violent orgasme les terrassa.

Haletants, ils restèrent blottis l'un contre l'autre, leurs corps couverts de sueurs toujours unis, alors qu'ils cherchaient à retrouver leur souffle. Carlisle dut se résoudre à se redresser quand il sentit le sexe de son amant se ramollir, chose qu'il n'aurait pas eu à faire si Edward ne voulait pas attendre le résultat du deuxième test ! Un grognement de frustration lui parvint, son amant ne semblait pas non plus apprécier la séparation. Carlisle retint une remarque ce n'était ni le lieu, ni le moment, Edward avait besoin de repos et de tendresse. Il le prit alors dans ses bras, oubliant les questions qui le taraudaient depuis qu'il était rentré. Edward chercha ses lèvres et il répondit à son baiser. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, le jeune homme enfouit son visage dans le creux de son cou, Carlisle le berça jusqu'à ce qu'il s'endorme. Le blond resta éveillé un long moment, Edward paraissait fort, mais maintenant qu'il avait percé son secret, son amant semblait s'effondrer. Si James n'avait pas été en prison, il l'aurait sûrement retrouvé pour le tuer de ses mains. Il n'avait jamais ressenti une haine aussi violente envers quelqu'un, pas même son père, et cela l'effrayait. Carlisle chassa sa colère, il devait l'oublier, la mettre de côté, du moins, jusqu'à ce qu'il ait réussi à redonner le sourire à Edward.