Voilà le premier OS proposé par Uma to Hebi. J'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes.
L'univers est de JKR, les personnages sont des OC.
OS 1 : Répartition
1er Septembre 1965
Enfin ! Je vais à Poudlard. 5 ans que j'attends ça. Je devenais dingue d'entendre Sven me parler de tout ce qu'il faisait dans cette école alors que j'étais coincée avec des gamines obsédées par leurs poupées et leurs poneys My Little Pony qui changent de couleur de crinière dans l'eau.
Je suis prête dès le lever du soleil. Le manoir est calme. Si je tends l'oreille, je peux percevoir les bruits de la cuisine où Illy doit être en train de préparer le petit-déjeuner.
J'enfile un poncho sur ma chemise de nuit et je mets mes chaussons moumoutes.
Je sors de ma chambre et je traverse le jardin en courant, histoire de ne pas tremper mes chaussons de rosée. J'arrive à la dépendance et j'entre sans toquer.
-Grand-mère ? Dépêche ! On aura jamais fini avant que je parte !
Ma grand-mère apparaît, habillée en tenue de Quidditch.
-Je n'arrive pas à remettre la main sur mon balai. Aide-moi, s'il te plaît.
Soupir résigné.
-Grand-mère !
-Quoi ?
-Tu l'as dans la main.
Elle jette un œil à sa main.
-Oh oui, suis-je bête. Bon, allons-y.
Après le voyage en Poudlard Express que j'ai passé avec Sven et nos amis, nous nous séparons. Sven est en 3ème année et utilise les diligences. Moi, on me fait embarquer dans des barques qui glissent sur l'eau sans un bruit. Quel ennui ! En plus tous mes camarades se plaignent du froid en gémissant. Je sens que je vais passer les 7 plus longues années de ma vie. Je suis entouré de gamins geignards et absolument tous crétins. Ils ont tous pleuré au moment de quitter leurs parents. Je pense d'ailleurs que c'était la première fois qu'ils s'en séparaient. Mon père avait eu la bonne idée de nous faire faire des stages de vol donc nous sommes habitués à quitter notre père, Sven et moi. Et puis, sans notre mère, nous avons appris à nous débrouiller tous seuls.
Je pense aussi qu'un des bénéfices d'intégrer cette école sera de ne plus voir mon père. Depuis le départ de ma mère, il est absolument imbuvable. Je suis sans cesse en train de me disputer avec lui et il ne se rend pas compte de tout ce que je lui reproche, ça m'énerve au plus haut point.
Les barques s'arrêtent finalement au pied d'une grande falaise et un prof vient nous aider à en sortir. Je dédaigne la main tendue vers moi et parviens à m'extirper de ce mini rafiot de malheur sans l'aide de personne. Puis finalement, tout notre petit groupe se met en route le long de la falaise. La pente est abrupte et mes camarades s'essoufflent rapidement. Très vite, ils se plaignent d'avoir mal au pied à cause du chemin défoncé.
À l'arrivée dans le château, tous les élèves poussent des cris émerveillés. J'entends des « C'est beau ! », « C'est grand ! »…et gna gna gni et gna gna gna…
Non mais c'est pas possible ! Je suis tombée sur les pires crétins de l'univers ! Ils ont jamais vu un château de leur vie ou quoi ?
Enfin, je dis ça mais moi non plus.
Mais au moins, moi, je me contiens. Et je suis bien la seule. Je me tourne et toise ceux que je vais devoir supporter tout au long de mes études. Pendant 7 longues années. Navrant. Tous ont le nez levé pour admirer un vieil édifice en pierre brute. Super.
Ah non. Il y a un garçon qui regarde ses pieds d'un air blasé. Voire triste. Deux garçons, qui ont suivi mon regard et qui semblent le connaître, s'approchent de lui.
-Alors Connor ? Comment vont tes parents ? Ou plutôt tes Cracmols gays ? T'es sûr que tu viens vraiment de l'un deux ? Et puis, si ça se trouve, toi aussi t'es gay. Je sais même pas ce que tu fiches ici, t'es forcément Cracmol, toi aussi. Peut-être même né-Moldu, qui sait.
Lorsque j'entends ça, je reste bouche bée. Le garçon bout de colère, je le vois à ses poings si serrés que ses jointures en sont blanches. Il semble furieux, et pourtant il ne dit rien. On dirait qu'il n'a même pas l'intention de riposter. Les deux abrutis semblaient sur le point de lui balancer d'autres insultes quand j'ai décidé d'intervenir.
-Vous êtes vraiment que des gros porcs. Et vous ne méritez rien de plus que ça.
Et folle de rage, je leur envoie mon pied dans les bijoux de famille. Non mais ho ! J'ai de la chance que mon frère m'ait appris à en toucher deux d'un coup en un grand saut de cabri. Ils se roulent maintenant à terre, les mains sur leurs parties intimes, gémissant et pleurant. Je les regarde, un grand sourire aux lèvres. Moi, sadique ? Peut-être un peu.
Soudain, une voix me tire de mon observation sadique.
-Mademoiselle Akerfeldt ! Vous commencez bien l'année à ce que je vois ! Je sens que nous allons bien nous entendre.
Je me retourne et fixe le professeur qui vient de m'adresser la parole. C'est une femme à l'air sévère et d'après les murmures que j'entends autour de moi, il s'agit de McGonagall. McGo comme dirait Sven. Une vieille harpie aussi agréable qu'elle est un canon de beauté digne du meilleur concours de Miss Mamie du pays.
-Mais Madame, ils ont insulté...heu...
Mince. Je ne connais pas son nom, à ce mec. Je fais quoi ?
-...lui ! je-dis, en pointant mon doigt sur le garçon que je viens de défendre.
McGo suit mon doigt du regard et toise le garçon pendant un long moment avant de reporter son attention sur moi.
-Je pense que Monsieur Connor peut se débrouiller sans votre aide. Et j'imagine que messieurs Turner et Denkin souffrent un peu. Je serais donc ravie de vous expliquer les règles de notre école de façon plus approfondie pendant une heure de colle. Je veux vous voir samedi matin, à la première heure dans mon bureau.
QUOI ? Je viens de mettre les pieds à l'école et j'ai déjà une heure de colle. Pff ! Je vais me faire tuer par mon père. Quoique, c'est peut-être positif. J'aurais une nouvelle raison de me disputer avec lui. Ça tombe bien, j'étais quelque peu à court d'idées.
-Bien, maintenant que tout est clair entre nous, suivez-moi, vous allez être répartis.
Nous avançons au centre de la salle, entre les tables des maisons Poufsouffle à gauche et Gryffondor à droite. Mon frère est assis avec les Serpentard sur la table qui est collée au mur de gauche et tous me sourient.
Une fois que nous sommes tous regroupés autour de l'estrade, McGo laisse place à Dumbledore qui commence l'année par son fameux discours. Dont je n'écoute pas un mot. Je suis bien trop occupée à essayer de ne pas rigoler en regardant Sven et ses amis faire les pitres en mimant Dumbledore et McGo. Je jette un œil au garçon que j'ai défendu tout à l'heure. Connor. Je ne connais que son nom de famille. Il est en train d'avoir une conversation visuelle avec un des professeurs assis derrière Dumbledore. J'essaie de prêter attention à ce que dit notre directeur.
J'attends, j'attends. Son discours est assommant et j'étais à deux doigts d'abandonner quand il dit
-…et je remercie mon ami de longue date le professeur Connor qui accepte de faire le premier trimestre en train que professeur de botanique, à la place du professeur Lindberg qui a grand besoin de repos.
Ah. Ce professeur est le père de Connor. Enfin, logique quoi ! A moins que, si j'en crois les deux idiots de tout à l'heure, il s'agisse de l'autre père de ce garçon. Pffff, c'est compliqué.
-Bien, maintenant nous allons procéder à la Répartition.
McGo remonte sur l'estrade et déroule un long parchemin, avant de saisir un immonde morceau de tissu et de commencer l'appel.
-Akerfeldt, Samantha
Zut. Je suis la première. J'espérais que quelqu'un passe avant moi pour savoir comment ça se passe.
Je monte sur l'estrade un peu tremblante mais j'essaie de le cacher et de rester digne, puis je m'assois sur le tabouret bancal.
McGo lève alors le bout de chiffon et le pose sur ma tête.
Je pense alors très fort
"Alors c'est ça le Choixpeau ? Mais il est trop moche !"
*Mais vas-y fais toi plaisir, insulte moi, je te dirais rien. *
" Qui me parle ? Ah, super ! Il communique par la pensée en plus. Non mais te vexe pas, hein. Mais t'es moche, tu pues, t'es rapiécé de partout et t'es même pas drôle, je comprends pas pourq..."
*Tu me soules déjà, gamine. Ça te dit pas qu'on passe directement à ta répartition ?*
Je jette un oeil à mes camarades qui semblent s'impatienter
"Bah je voudrais bien mais comment je peux faire confiance à un bout de chiffon datant de Mathusalem pour me répartir ? Je pourrais avoir envie d'aller à….non mais en fait laisse tomber. De tout façon je vais aller à Serpentard, je n'ai pas le choix. Donc autant regarder un peu à qui je vais avoir affaire. Ah ! Immonde ! Lui il est pas beau. Et à côté...? Nan, berk, affreux. Comment je vais me trouver un mariiiiii ? Tu le sais ?"
*J'ai peut-être ma petite idée la-dessus.*
"Ah très bien, je t'écoute ! Comment je dois faire ? Parce qu'ils sont vraiment moches ! Et puis, tous moches ! En même temps, c'est les grands ! Oh, j'ai compris tu vas envoyer les beaux de cette année à Serpentard ! T'es intelligent, en fait ! Ah ! Comme je t'envie ! Ca doit être cool de n'avoie une utilité qu'annuelle. Tu glandouilles tout le reste de l'année en fait. Enfin bref, c'est une très bonne idée que tu as eue parce que mon père, avec ses idées radicalistes, il serait très content que mon mari soit un Ser..."
*-Serdaigle ! Et maintenant dégage, gamine, parce que j'ai déjà la migraine, et j'ai encore tous tes autres camarades à répartir*
« Quoi ? Serdaigle ? Mais tu te rends pas compte ! Je vais me faire mettre en pièces. Tu te soucies si peu de ma vie future ? »
*Honnêtement ? Oui !*
« Et bah, t'as le mérite d'être honnête au moins. Je peux juste te demander un petit service ? Une sorte de réparation pour l'outrage que tu viens de me faire subir et qui a de grandes, graaaaaaaandes chances de me faire tuer en rentrant chez moi pour les vacances de Noel. ? »
*Pffffff, mais tu me gonfles à la fin…si ça me débarrasse de toi…*
« Cool ! Tu vois le brun, là-bas, qui a l'air tout triste ? Envoie le à Serdaigle. Tu peux faire ça pour moi ? Hein ? Tu serais un ange. Je sais qu'on a pris un mauvais départ tout les deux mais je sais qu'au fond du peut être extrêmement généreux. Un jour tu te féliciteras d'avoir été aussi gentil. Parce que, vois-tu, quand je serai riche et célèbre, je penserais à te récompenser de quelque façon que ce soit, ça te… »
*Oui, oui…allez, zou maintenant !*
« Promis ? »
*Mais tu me les brises à la fin, oui promis…*
« Merci, mais…Comment je pourrais te les briser ? T'en as pas ! Enfin, je crois…»
*DEGAGE ! *
Et voilà comment ma vie fut gâchée par un imbécile chapeau.
Voilà ! J'espère que ce chapitre vous as plu. A la semaine prochaine si vous me proposez des idées intéressantes !
Bisouuus.
Maï.
