Mariegohanvidel : J'avais hésité sur ce chapitre, tu as dissipé mes doutes ;-)
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Chapitre 29
La nuit était tombée depuis au moins deux heures. Les enfants commençaient à râler, pris par la faim et par la fatigue, mais Gohan les avaient poussés à poursuivre leur route, pressentant que Piccolo n'aurait pas la patience d'assurer une halte. Il volait devant eux, à vive allure, sans jamais prendre la précaution de vérifier s'ils suivaient.
Maintenant que l'obscurité enveloppait le paysage et les reliefs autour d'eux, Gohan ne parvenait à le repérer que grâce à sa cape blanche. Il sentait qu'en plus des enfants, Videl, de son côté, avait du mal à tenir le rythme. Il avait pensé les laisser se reposer pour venir les rechercher plus tard mais il s'était ravisé, un peu inquiet de les abandonner sans protection.
De loin en loin, ils avaient croisé des troupes de saïyens qui fendaient les airs. Ils ne leur avaient pas posé de problème et ne s'étaient même pas approchés, estimant certainement que, dans la mesure où ils se déplaçaient de la même façon qu'eux, ils devaient être des alliés.
Mais sur la terre ferme, la donne pouvait être toute autre. Si Videl et les garçons se retrouvaient face à des soldats, Gohan n'était pas totalement convaincu, compte tenu de la tournure des événements, que les saïyens renonceraient à les attaquer. Même avec Trunks à leurs côtés.
En plus de ça, le jeune homme ne pouvait s'empêcher d'envisager que Videl et Goten ne disparaissent à nouveau.
Il ralentit un peu et saisit la main de Videl. Elle le regarda avec surprise, il lui sourit et éleva son ki pour augmenter leur vitesse.
Subitement, Piccolo s'immobilisa. Gohan et Videl le rejoignirent, suivis de près par les enfants.
- Qu'est ce qui se passe ? demanda Gohan.
Piccolo fit un signe de tête pour désigner une maison en feu au-dessous d'eux. Elle devait brûler depuis un bon moment, l'intégralité de la façade était noircie et les flammes s'étiraient paresseusement, maintenant cantonnées au toit. C'était une habitation en bois, typique des environs.
L'incendie avait quelque chose d'irréel, illuminant les ténèbres alentours et créant des ombres inquiétantes sur le sol.
- C'est les soldats de Papa qui ont fait ça ? s'exclama Trunks.
- Y a des chances, murmura Gohan.
Il fouillait le décor des yeux, à la recherche d'une trace de vie mais hormis les flammes qui jouaient encore dans le vent, tout paraissait immobile.
- Il n'y a plus personne ici, annonça Gohan après avoir vainement essayé de détecter une trace d'aura.
- Exactement, confirma Piccolo.
- C'est encore loin ? demanda Goten en baillant.
- C'était là, répliqua le Namek froidement.
Les quatre paires d'yeux se tournèrent vers lui avec incrédulité. Piccolo n'y prêta aucune attention. Il regarda Gohan.
- J'ai rempli ma part, Gohan. Reviens me voir, un de ces jours, dit-il simplement.
Sans laisser le temps au jeune homme de répondre, il reprit son envol pour disparaître dans la nuit.
Videl se posa en premier, près de la maison. C'était une ferme et des enclos vides, aux barrières brisées, encerclaient le bâtiment principal. Elle fit un tour d'inspection. Le feu permettait de distinguer à peu près les lieux. Tous les animaux avaient fui.
Elle revint vers Gohan et les garçons qui avaient atterri et contemplaient la fin de l'incendie avec fascination.
- Les habitants ont dû s'enfuir, constata-t-elle.
- Avec le bébé certainement, compléta Gohan, songeur.
- On va jamais la retrouver ! s'exclama Trunks soudainement exaspéré.
Goten se laissa tomber sur le sol avec un soupir.
- De toute façon, il fait trop noir, souligna-t-il.
- Et j'ai faim ! ajouta Trunks en l'imitant.
Videl les regarda avec compassion.
- D'accord, on va s'arrêter pour la nuit. Essayez de monter un campement avec ce qui n'aura pas été brûlé et faites un foyer, je vais essayer de vous trouver quelque chose à manger.
Elle se tourna vers Gohan qui ne paraissait pas écouter, hypnotisé par le spectacle du feu, la mine un peu désespérée.
Comme il ne bougeait pas, elle s'envola pour se mettre en quête de nourriture. Elle survola ce qui semblait être des plaines à perte de vue. L'idée qu'il devait y avoir des champs frappa subitement son esprit. Elle réduisit son altitude et repéra ce qui paraissait être du maïs. Elle se posa pour vérifier son impression.
Elle sursauta un peu quand Gohan atterrit silencieusement à ses côtés.
- C'est du maïs, je ne suis pas sûre qu'il soit mûr, expliqua-t-elle.
Elle arracha un épi d'un coup sec. Elle l'éplucha avec précaution et découvrit les grains qui apparurent sous l'écorce. Ne pouvant en déterminer la couleur exacte elle croqua et mastiqua un instant.
- Ca peut aller. On peut les faire griller.
Ils se mirent à remplir un sac que Gohan avait ramené.
- J'espère qu'on retrouvera Bra rapidement, soupira Gohan en tassant les épis au fond de la besace.
Videl ne répondit pas et il leva la tête pour constater qu'elle avait cessé sa cueillette et le regardait. Il ne savait déterminer son expression dans la semi-obscurité, tout juste éclairée par un minuscule croissant de lune.
- Que feras-tu quand nous aurons retrouvé la petite ? demanda Videl.
- Erg… J'imagine qu'on la rendra à ses parents et…
- Et tu crois que la vie reprendra comme avant ?
Gohan posa le besace et pencha la tête, comme pour réfléchir.
- Je n'en sais rien. Certainement pas. Et toi, que feras-tu ? Tu vas rejoindre ton père et la rébellion ?
- Qu'est-ce que je peux faire d'autre ? répondit-elle tristement, tu vois ce que font les saïyens ? Pourquoi tu ne viendrais pas avec moi ?
Elle retenait son souffle, attendant une réponse qu'elle savait peu probable. Il s'approcha d'elle et la prit par les épaules.
- Videl, ces gens ont enlevé mon petit frère. Ils sont pour moi aussi nocifs que les saïyens.
- Tu sais qu'ils ne voulaient pas te faire de mal, objecta-t-elle d'une voix vacillante, ils ont fait ça parce que…
- Je m'en fous de savoir pourquoi, ils ne se sont jamais posé de questions, coupa Gohan.
Elle baissa la tête, vaincue par l'argument. Certainement, elle repartirait se battre aux côté de son père, et de ceux qui resteront, pour essayer encore et désespérément de chasser les saïyens et lui essaierait certainement encore et désespérément de trouver une solution pacifique à tout ça.
Il l'attira vers lui et l'étreignit doucement pour la réconforter, conscient de sa tristesse. Lui-même réalisait que leurs routes se sépareraient sûrement très bientôt et cela lui serrait le coeur. Il avait compris que ce moment serait difficile quand il avait cru que sa mère l'avait tuée. Il posa sa joue contre ses cheveux.
- Et pourquoi, toi, tu ne resterais pas avec nous ? murmura-t-il.
Elle eut un rire bref et leva son visage vers lui.
- Pour que ta mère me tue pour de bon? Et puis...Mon père en crèverait…
Il sourit à son tour en imaginant Hercule Satan, l'icône de la rébellion, laissant sa fille vivre au milieu d'une famille de saïyens. Mais leur gaieté était teintée d'une certaine amertume. Il passa son pouce sur sa pommette, approcha ses lèvres des siennes et l'embrassa. Elle laissa sa langue chercher doucement la sienne et se mit à lui rendre son baiser avec une avidité croissante.
Elle enroula ses bras autour de son cou et ferma les yeux pour mieux profiter de la sensation. L'idée de ne plus le voir peut-être avait éveillé une panique intérieure qu'elle n'avait pas soupçonnée. L'existence de Videl n'était pas toujours de tout repos et elle avait appris à ne pas trop s'attacher eux gens. Même ceux qu'elle considérait comme ses amis pouvaient vivre longtemps loin d'elle sans qu'elle éprouve le manque de leurs présences. Mais lui, sans qu'elle se l'explique…
Leur baiser sembla durer une éternité et elle réalisa qu'il avait posé sa main sur son épaule et faisait pression pour l'entraîner sur le sol. Son corps suivait le mouvement instinctivement. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle était assise face à lui. Il rompit le baiser et la repoussa légèrement en arrière pour qu'elle s'allonge. Il avait passé sa main derrière sa nuque pour retenir son mouvement et éviter qu'elle ne se fasse mal en basculant trop vivement.
Les yeux aigue-marine de la jeune fille le fixaient avec fascination. Elle se laissa aller jusqu'à être complètement couchée sur le sol herbeux au bord du champ. Elle sentait l'humidité et la fraicheur de la nuit l'envelopper et frissonna. Il s'était penché au-dessus d'elle et nicha son visage au creux de son cou, faisant courir ses lèvres humides dans son cou en inhalant son odeur avec force.
Elle ferma les yeux et passa lentement sa main sous son T-shirt, à la recherche de sa peau ferme et chaude. Il se pencha un peu plus jusqu'à ce que leurs corps se touchent.
Videl fit redescendre sa main tout le long de sa cage thoracique, caressant paresseusement chaque relief qu'elle rencontrait jusqu'à sa ceinture. Elle délia la boucle à tâtons et, d'un geste précis, défit chaque bouton jusqu'à accéder à son boxer.
Elle repéra son sexe, pas tout à fait dur, au travers du tissu et glissa sa main lentement sous l'élastique de la ceinture pour le saisir à même la peau.
Gohan eut un soupir rauque et sa main rejoignit la sienne pour guider son mouvement. Elle releva la tête pour passer sa langue sur ses lèvres avant de l'embrasser à nouveau.
Gohan sentit son érection se raffermir rapidement. Il brisa le baiser et souleva le pull de Videl pour caresser son ventre et remonter jusqu'à ses seins. Elle se cambra en soupirant et retira sa main de son boxer pour lui permettre de coller son corps au sien. Elle avait les jambes écartée et il se frotta à son entrejambe d'une certaine façon qui fit monter un plaisir diffus en elle. Elle sentait son sexe, dur à présent, au travers de ses vêtements et cela la plongea dans une confusion exquise. Il émanait une douce chaleur du corps de Gohan et elle n'avait plus froid. Elle n'avait plus conscience non plus de l'inégalité du sol terreux et dur sous elle. Elle accompagnait inconsciemment son mouvement imperceptible.
Gohan savourait le désir croissant qu'il percevait en elle et son appétit s'aiguisa subitement. Il arracha presque les boutons de son pantalon en voulant les dégrafer trop brusquement. Le forçant à se redresser, elle l'écarta d'elle pour s'assoir et retirer son pantalon elle-même, consciente de son impatience.
Elle eut à peine le temps de dégager son dernier pied. Elle sentit ses bras autour de sa taille et la chaleur de son corps dans son dos. Il était derrière elle et passait son nez dans le creux de sa nuque en respirant bruyamment. Il la repoussa en avant et elle dut mettre ses mains en garde pour s'appuyer dessus et éviter de tomber.
Elle eut un petit hoquet de surprise mais ne résista pas. Sa propre patience commençait à s'effriter. Elle ne le voyait pas mais sentait sa langue courir le long de sa colonne vertébrale, entre ses omoplates. Il guida encore son corps pour qu'elle se baisse un peu plus. Elle se laissa positionner docilement appréciant de ne plus le voir mais de se contenter de profiter du toucher et de l'odorat.
Sans cesser de passer ses lèvres humides dans son cou, il laissa redescendre lentement deux doigts le long de son échine et soudain, ils furent en elle. Elle hoqueta de surprise. Il les bougea d'une certaine façon qu'elle n'aurait su détailler mais qui lui arracha un grognement de plaisir.
Il continuait à passer sa langue dans sa nuque, s'imprégnant des réactions de son corps, laissant son humidité s'épandre. Elle gémissait avec insistance maintenant, ce qui augmenta encore son érection. Il retira ses doigts et empoignant son sexe, le positionna avec précision et l'introduisit très progressivement pour profiter de chaque seconde.
Elle était beaucoup plus détendue que la première fois et s'étonna de ne plus ressentir aucune douleur. Cela lui sembla durer une éternité avant qu'il fut complètement entré. Elle l'entendit pousser un soupir de soulagement. Il commença son va-et vient, allumant une chaleur irradiante dans le ventre de Videl.
Elle se baissa jusqu'à reposer son visage sur le sol frais, remarquant que cela permettait plus de profondeur au mouvement. Il accéléra la cadence très progressivement, générant à chaque fois un peu plus d'intensité dans le plaisir. Elle aurait voulu que ça ne termine jamais. La chaleur irradiante la submergea soudainement et elle lâcha un cri rauque qui se prolongea quelques instants. Gohan se retira tout d'un coup et elle sentit un liquide chaud se répandre sur sa jambe tandis qu'elle l'entendait grogner, le souffle court.
Elle roula sur le dos et resta immobile, le temps de reprendre sa respiration. Il ajustait son boxer et la regarda en souriant. Elle lui rendit son sourire et il s'allongea sur elle pour l'embrasser à nouveau.
Subitement, elle ouvrit les yeux et rompit le baiser.
- Les garçons nous attendent ! s'écria-t-elle.
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