Lectrice : Ne t'inquiètes pas, on entendra bien parler des résistants. On en entendra mais plus que parler… Il est écrit dans les livres, que Harry, Ron et Hermione, arrive pendant les vacances de Pâques. Donc je garde cette date. Merci de me soutenir encore !

Bonne lecture^^


Chapitre 28- Un peu de tendresse:

Les mois de Janvier et de Février passèrent sans incident notable. Les entrainements de l'élite étaient vraiment devenus un moment de détente. Les échauffements amenaient toujours à de véritables fous rires, et la douleur n'était plus présente. Les combats au corps à corps étaient toujours aussi ambigus mais on devait aussi apprendre à ne compter que sur notre force. Les duels étaient toujours magnifiques pour les spectateurs et plaisant pour les combattants. La Légilimencie et l'Occlumancie étaient les cours les plus redoutés et les plus attendus à la fois. Cette science était fascinante, convoitée, mais ses conséquences en faisait reculés plus d'un. Malefoy instaura aussi des cours semblables à ceux de Fearn. Il créait des mannequins et des illusions et nous entrainait à les torturer, les tuer ou se battre. Pour nous endurcir, nous préparer. Mais, ces cours-là étaient les plus rares et ce n'étaient pas difficiles de savoir pourquoi. Il avait de la compassion pour nous. On en avait pour eux. J'aidais un maximum, fermant mon esprit à tout sentiment qui pouvait stopper leurs progressions. Ces cours, malgré leur barbarie, leurs étaient essentiels. Je passais aussi du temps avec eux, apprenant à les connaître sans les forcer outre mesures. Et il n'était pas dur pour moi de savoir que Blaise était amoureux. Il ne m'était pas non plus difficile de savoir que Pansy l'était. Il me fallut néanmoins plus de temps pour comprendre que c'était bien de l'un et de l'autre, qu'ils étaient tombés amoureux. Dès que je le compris, je partis voir Malefoy pour tout lui raconter. Dix minutes après, nos deux tourtereaux se retrouvaient enfermées pour le reste de la journée et pour la nuit. Ils en ressortirent muets et énervés. Etonnamment, c'est à Malefoy que Pansy alla parler et Blaise vint à moi. Il m'expliqua à quel point il l'aimait. Il m'expliqua qu'il détestait ça, qu'il la détestait elle pour lui faire ça. Il me raconta qu'ils s'étaient parlé pendant leurs captivités. Mais de rien de concrets. Alors ils étaient passés à la vitesse supérieure et avaient couché ensemble. Mais ils s'étaient par la suite clairement fait comprendre qu'il n'y aurait rien, qu'ils ne s'aimaient pas. La gêne entre les deux pris une tournure plus violentes, trahissant la tension qui émanait de leurs corps. Ils s'aimaient, mais ce détestait aussi. Ils n'étaient pas prêts pour ça. Pour accepter leurs sentiments et braver la mort en tenant la main de l'être aimé à l'instar de Nick et de Millicent. Mais ça ne regardait qu'eux, finalement. Ils se trouveraient, il fallait juste leur en laisser le temps...

La promesse que Malefoy et moi nous étions faite avait vite prise effet. Nous nous rencontrions souvent, lorsqu'il n'y avait pas d'entrainement où que notre emploi du temps nous le permettait. Lors du premier soir, pendant notre course au Vif d'Or, il me proposa de m'apprendre à voler parfaitement. C'est ainsi que nous trouvâmes une première raison de se voir plus souvent. Puis il y avait les parties d'échecs sorciers qui fascinait énormément de monde qui s'agglutinait autour de nous pour nous regarder jouer. Mais en ces deux mois pendant lesquels on aurait pu croire si naïvement à une amitié, aucun de nous n'utilisa le prénom de l'autre. Comme définir notre relation? Un plan cul? Oui. Une haine féroce? Non, plus maintenant. De l'amour? Non, définitivement non. Nous n'étions pas définissables parce que notre relation n'avait aucune règle.

Je me réveillai ce matin-là dans ma chambre. Je dus me précipiter aux toilettes, me tenant la bouche et le ventre en me retenant de vomir. Ce n'était pas la première fois que je vomissais et pourtant, je n'étais pas malade... Je passais ma journée de cours tranquillement, attendant le soir avec impatience. J'avais promis une surprise à Malefoy, et j'espérais qu'elle lui plairait. La dernière heure de cours s'acheva enfin et je partis poser mes affaires dans mon dortoir. Je me dirigeai ensuite vers la forêt interdite où m'attendait Malefoy. Il me repéra de loin et pénétra dans la forêt pour se cacher des regards indiscrets. Je le rejoins vite et il m'embrassa. Je me reculai et le fusillai du regard.

-Ne m'embrasse pas comme si je t'avais manqué au-delà du possible!

Il me fusilla du regard à son tour mais m'embrassa à nouveau, avec la même intensité.

-Je fais ce que je veux. Alors c'était quoi ta surprise?

Je lui servis un sourire énigmatique et commençai à marcher. Nous arrivâmes enfin et Malefoy en resta bouche-bée. Il se reprit vite et me toisa narquoisement.

-Des licornes? Sérieusement?

-Ouais des licornes, répondit-je sur la défensive.

Il détacha son regard du mien et observa les spécimens qui se présentaient à lui. Deux licornes adultes et un poulain. Le blanc de la robe des plus grands scintillaient dans les ténèbres de la forêt qui restaient sombre en plein jour. Le poulain, lui, brillait de sa couleur d'or, comme si le soleil perçait les arbres et les défenses de la forêt juste pour cette petite créature. Ils auraient dus s'enfuir. Ils n'auraient même pas dû être là. Ils ne le seraient bientôt plus.

-Ne bouge pas.

Je m'approchai lentement et allait caresser une des juments. Elle ne bougea pas et se laissa faire, dardant son regard sur Malefoy. Je pris le museau de la créature pour l'obliger à croiser mon regard et sommai Malefoy de me rejoindre doucement.

-Ne fais pas comme avec Buck, d'accord?

Il me regarda d'un air hautain et s'avança d'un pas si léger que les feuilles semblaient ne plus exister sous ses pieds. Mais dès qu'il s'approcha un peu trop, les licornes battirent en retraite, sans fuir pour autant. Le plus petit regarda Malefoy avec curiosité, sans bouger. Celui-ci semblait décontenancer et son visage perdit toute émotion. Je m'avançai vers lui et lui pris la main. Je la plaçai ensuite contre son cœur.

-Ferme les yeux. Ne penses plus à rien.

Son cœur, qui battait si vite contre mes doigts, sembla se calmer un peu et sa respiration devint aussi calme que lorsqu'il dormait. Je repris sa main et le fit avancer vers les juments, les yeux clos. J'atteignis l'encolure de l'une d'entre elle et fit passer la main que je tenais, dans le pelage blanc. Malefoy ouvrit les yeux et me lança un sourire victorieux tout en continuant à caresser l'animal. Son sourire perdit de son zèle et il me regarda avec tendresse.

-Je ne pensais pas que tu étais le genre de personne a aimé les licornes.

-Moi non plus, à vrai dire. Tu sais en quatrième année, après le cours de Gobe-Planche et celui d'Hagrid, j'ai voulu essayée d'en trouver par moi-même. Je suis donc venu ici et j'ai attendu. Je suis revenue, chaque soir, attendant que je ne puisse plus tenir. C'est elles qui sont venues à moi. D'abord un poulain, plus téméraire que les autres. Au fil des nuits, j'ai attiré de plus en plus de licorne. Je passai parfois des heures avec elles. Elles m'apaisaient. Et puis, après la dernière tâche des trois sorciers, je n'y suis plus revenue. Je m'en sentais indigne. Mais, aujourd'hui, je voulais te les montrer.

Il oublia la jument et fondit sur mes lèvres.

-J'adore quand tu joues ta romantique.

-Ce n'est que des licornes!

-C'est tellement plus.

-Tu m'énerves, murmurai-je.

Il me caressa la joue de son pouce et me colla contre lui. Mon visage dans son cou, son souffle contre ma peau et ses lèvre frôlant les miennes... j'en perdais presque la raison tant le désir montait.

-Laisse-moi te dire merci, à ma façon.

Je le repoussais, gardant un minimum de dignité et il ne m'en sourit que d'avantage. Il se rapprocha mais stoppa vite tout mouvement. Les licornes s'enfuirent alors qu'un léger tremblement secouait le sol. Un vacarme se faisait entendre de loin, trop loin pour qu'on puisse en entendre toute la force. Nous nous regardâmes un moment, puis le cœur battant et la peur au ventre, nous nous mimes à courir sans nous lâcher la main, gardant une preuve que l'autre était sauf. Nous atteignîmes la cabane et nous cachâmes à l'intérieur, serré l'un contre l'autre.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé à ton avis ?

-Rien, Poudlard se pourrit dans ses moindres recoins, c'est tout.

Je le serrais de toutes mes forces en retenant mes larmes. La peur, l'adrénaline, l'évidence. Je relevais le visage et cherchai un réconfort quelconque. C'est contre sa bouche que je le trouvais, ma langue contre la sienne, ses lèvres ondulant sur les miennes. Nous avions un peu de temps avant que l'entraînement d'élite ne commence, nous nous autorisâmes donc de laisser libre cours à nos pulsions.
Nous étions à deux doigts de nous endormir, quand nous entendîmes la porte de la cabane claquer contre le battant. Nous nous levâmes, parfaitement réveillés et nous délusionnâmes pour sortir de cette chambre, et retrouver les douches de notre propre dortoir. La vision qui s'offrit à nous nous coupa dans notre tentative de suite. Pansy et Blaise, s'embrassant à pleine bouche et se déshabillant à moitié. Nous souriants l'un à l'autre, nous nous remîmes à marcher vers notre salut. C'était sans compter cette planche sur laquelle je venais de marcher. Cette foutu planche qui craque ! Blaise sortit sa baguette sans lâcher Pansy et la pointa un peu partout.

-Finite !

C'est ainsi que moi et Malefoy, nos mains liées, complétement nus, nous nous retrouvâmes devant Pansy et Blaise, essoufflés de leur baiser et déjà délestés de quelques vêtements.