Réponses aux reviews

Moirice : Le lien n'a pas fonctionné, non. Je ne suis pas encore allée chercher l'image sur tumblr mais j'ai vu ton image de profil et même si je n'arrive pas à lire ce que dit Erza K., j'imagine assez bien ce qui se passe et ça me fait marrer. :) Oui, c'est le méchant Ivan qui a tué la Reine Margaret ! Lui, il est et sera sûrement un méchant dans toutes mes histoires. Y'a pas, je ne l'aime pas. C'est sa tête qui ne me reviens pas. :) Erza n'est pas sans coeur, elle a bien vu que Jellal n'allait pas bien, donc elle accepte de faire une exception pour une fois. Et notre rouquine est plus tsundere que manipulatrice, c'est une histoire fierté ça, c'est tout :D

Nethzea : Je suis en mode guimauve en ce moment, profitez donc bien parce que je ne sais absolument pas quand mon côté sadique va se réveiller :p Oui, Erza est violente quand on squatte son lit. Remarque moi je ferais pareil à sa place, mon lit c'est mon lit ! :)

kazenoseiren : C'est surtout que je risque de ne pas pouvoir publier aussi souvent au mois de juillet, pour cause de travail. Donc je publie tant que je peux. :) Franchement, pour Unisson Link, je pense à faire peut-être encore deux-trois chapitres et clôturer le recueil, l'inspiration me fuit. On dévie de l'idée de départ et ça ne ressemble plus beaucoup à ce que je voulais à la base. Et oui, Erza est le type même du tsundere. :D


Sequel de la Mystwalker Week


29. Anniversaire


Le soleil printanier se montrait derrière quelques rares nuages, éclairant les pousses vert tendre qui poussaient au bout des branches et les multiples fleurs qui parsemaient les flancs des collines verdoyantes.

Une chevelure rousse déambulait au milieu du champ fleuri, chantonnant tout en cueillant des fleurs ici et là. Bleuets, coquelicots, marguerites, boutons d'or rejoignaient un à un le panier d'osier posé non loin, prêts à être tressés en de magnifiques couronnes et guirlandes qui iraient décorer la maison de la petite fille et la grande arche en bois qui annonçait l'entrée du village.

L'enfant redescendait lentement la colline, son panier à la main, regardant voler les papillons, quand une délicieuse odeur, portée par la brise, atteignit ses narines. Un sourire ravi sur les lèvres, elle courut jusqu'à chez elle, apercevant par la fenêtre ouverte les boucles écarlates de sa mère, exactement semblables aux siennes.

Le panier fut posé en coup de vent sur une chaise alors qu'elle en escaladait une autre, observant d'un air gourmand le magnifique gâteau au centre de la table. Il était encore chaud et elle mourait d'envie d'en manger un morceau tout de suite. Les fraises qui le décoraient étaient rouges - comment sa mère avait-elle trouvé des fraises à cette période de l'année ?

« Oh, c'est toi, ma petite Erza ? Comme tu as grandi ! »

La petite fille se retourna vers la personne qui venait de parler et un sourire réjoui apparut sur son visage enfantin. Sautant de sa chaise, elle courut se jeter dans les bras de la vieille dame qui se tenait dans l'embrasure de la porte de la cuisine.

« Mamie Hilda ! Tu avais dit que tu était en voyage jusqu'au mois prochain !
- Oui, je sais, mais je ne pouvais pas manquer la fête, non ?, sourit la grand-mère.
- Allons, Erza, laisse Madame Hilda s'asseoir. Elle a fait un long voyage pour venir nous voir, tu sais ? », intervint une voix douce.

Isabelle Knightwalker sourit à sa fille alors que celle-ci amenait la vieille dame près des chaises de la cuisine. La mère et l'enfant se ressemblaient tellement que l'on se demandait parfois ce qu'Erza avait pris de son père à part ses yeux bruns.

Le soleil se couchait sur le village de Rosemary. Dans une petite maison au fronton couvert de guirlandes de fleurs, trois personnes étaient assises autour d'une table, finissant de dîner.

Erza aida sa mère à débarrasser les assiettes et alla mettre les couverts dans l'évier. Isabelle et Hilda échangèrent un regard et la vieille dame sortit quelque chose de son sac.

« Erza, viens voir par ici, ma petite, appela-t-elle.
- Qu'est-ce qu'il y a, Mamie ?, demanda l'enfant, un air interrogateur sur le visage.
- Regarde ce que j'ai trouvé, à l'Allée Marchande de la Cité Royale. »

La petite fille aux boucles rousses regarda avec curiosité le petit objet posé sur la table. C'était un globe de verre plat sur le dessous, pour lui éviter de rouler. On distinguait une grande ville à l'intérieur, avec un château gigantesque en son centre. Des îles flottaient au-dessus de la cité miniature.

« C'est la Cité Royale ?, demanda Erza en collant presque son nez sur le verre pour mieux distinguer les détails.
- Oui, répondit la vieille dame en hochant la tête. Retourne-le. », ajouta-t-elle d'un ton malicieux.

L'enfant obéit et des paillettes dorées se mirent à pleuvoir dans le globe de verre, faisant briller les yeux de la petite rousse.

« C'est beau !, s'exclama-t-elle en retournant à nouveau la boule. C'est de la magie ?, demanda-t-elle sans quitter l'objet des yeux.
- Oui. Ils en vendent beaucoup, de petits objets comme celui-ci, à la capitale.
- Whaou... Ça a l'air fantastique, la magie ! »

Toute à sa joie enfantine, elle ne remarqua pas que sa mère arrivait derrière elle, et laissa échapper une exclamation de surprise quand un gros gâteau se posa juste devant elle. Elle reconnut le fraisier qui était sur la table un peu plus tôt dans la journée, la seule différence étant les cinq bougies allumées plantées dans le glaçage.

« Joyeux anniversaire, ma chérie. », sourit Isabelle en passant la main dans les mèches écarlates de sa fille.

Des rires retentirent dans la maison alors qu'Erza soufflait joyeusement ses bougies sous les regards attendris d'Hilda et Isabelle.

Quelques heures plus tard, Rosemary brûlait.


Pensive, Erza regarda depuis le chemin de ronde le spectacle qui se déroulait dans la cour en-dessous d'elle. Une Coco souriant jusqu'aux oreilles sautait au cou de Hugues, Sugar Boy et d'autres personnes, qui venaient de lui souhaiter un joyeux anniversaire.

Le regard de la Commandante tomba sur les paquets enrubannés que l'on tendait à la petite brune et son regard se voila. Depuis l'hécatombe qui avait suivi son cinquième anniversaire, jamais plus quelqu'un ne lui avait souhaité un bon anniversaire. Encore moins lui avait offert un quelconque cadeau.

Elle avait retrouvé, lors de son année d'errance pendant laquelle le Roi l'avait exilée de la Cité Royale, la boule à neige que lui avait offert sa chère Grand-mère Hilda. Elle était fissurée sur tout un côté, et les paillettes dorées avaient disparu en même temps que la magie, des années auparavant. Mais elle avait survécu à l'incendie, et depuis Erza la gardait précieusement. L'objet se trouvait désormais dans le tiroir de sa table de nuit, à côté du collier de sa mère.

Elle soupira alors qu'elle marchait en direction de ses appartements. Qu'avait-elle aujourd'hui ? Elle était une adulte, peu lui importait que quelqu'un lui souhaite ou non son anniversaire, peu lui importait également que quelqu'un lui offre ou non un cadeau !

Comme pour la narguer, l'affreux sentiment de solitude qui la poursuivait depuis le matin enfla encore dans sa poitrine. Elle ouvrit la porte de sa chambre et fut accueillie bruyamment par Mysto qui lui sauta dessus en jappant joyeusement.

Elle posa sa lance contre le mur et referma la porte avec le pied avant d'attraper le petit chien et de se laisser tomber sur son lit en le grattant derrière les oreilles. En réponse, le labrador jappa à nouveau et la gratifia d'un coup de langue sur le nez. Elle ne put s'empêcher de sourire devant l'enthousiasme du petit animal.

La Commandante ouvrit les yeux et son regard se posa sur le calendrier accroché en face de son lit. Pourquoi avait-elle eu l'idée stupide de le mettre à cet endroit ? L'anniversaire de Coco était passé depuis deux mois déjà, et la date du jour semblait la narguer, écrite en grosses lettres noires.

Elle se leva d'un bond pour échapper à cette vision, s'habilla, laissa une gamelle de viande et une autre d'eau pour Mysto et partit en direction de l'armurerie chercher sa lance.

Le soleil était couché quand elle poussa à nouveau la porte de ses appartements, épuisée. Comment une simple date pouvait la mettre dans un état de tension pareil, franchement ?! Elle remarqua soudain que Mysto ne lui avait pas sauté dessus comme à l'accoutumée. Etait-il arrivée quelque chose au petit chien ? C'est qu'elle en était arrivée à l'aimer, cette petite boule de poils.

Elle releva la tête et se figea en avisant l'homme aux cheveux bleus assis sur son lit, occupé à cajoler le chiot qui se trouvait sur ses genoux.

« Qu'est-ce que vous faites ici, Majesté ? », demanda-t-elle d'une voix fatiguée.

Elle n'avait ni l'énergie ni même l'envie de crier. Le Roi releva la tête alors que Mysto sautait à terre pour venir appuyer ses pattes avant contre les genoux de sa maîtresse. Elle se baissa et saisit gentiment l'animal avant de se relever, le petit chien contre sa poitrine.

« Tu as l'air exténuée, Erza, déclara le souverain d'un ton légèrement inquiet. Viens t'asseoir, on a l'impression que tu vas t'écrouler d'une seconde à l'autre. »


Frappé d'étonnement, Jellal regarda la Commandante obéir sans même chercher à rechigner. Elle se laissa tomber sur le lit, Mysto toujours serré contre elle. Elle avait l'air triste, se dit-il, triste et surtout très seule. La façon dont elle tenait contre elle le bébé labrador lui rappelait cette façon qu'avaient les enfants d'étreindre leurs peluches.

Il s'était souvent demandé si l'impitoyable guerrière qu'elle était avait réellement eu une enfance. Quand son père l'avait-il enrôlée dans l'armée ? Il savait qu'elle avait été nommée Commandant à seize ans. Mais plutôt que d'être ébahi, il avait eu peur. Peur parce que cela lui semblait bien trop jeune. Faust lui avait-il réellement volé son enfance, sans le moindre scrupule ?

Sortant de ses pensées sombres, il attrapa dans la poche intérieure de sa veste un petit paquet et le tendit à Erza en souriant. Elle le regarda d'un air interdit, son regard faisant la navette entre lui et le paquet qu'il tenait à la main.

« Qu'est-ce que..., commença-t-elle en fronçant les sourcils, dans une mimique non pas colérique mais incompréhensive.
- Joyeux anniversaire, Erza. »

La jeune femme se figea, les yeux écarquillés. Au bout de plusieurs minutes seulement, elle se tourna vers lui, et la vulnérabilité qui transparaissait derrière l'armure de ses pupilles fit naître en lui une profonde tendresse pour cette femme si forte et si fragile à la fois.

« Comment ?, murmura-t-elle en resserrant inconsciemment son étreinte sur le petit chien.
- Le 22 mars, dit-il doucement, ne répondant pas à la question sous-entendue. C'est aujourd'hui, n'est-ce pas ? »

La Commandante hocha la tête, silencieuse. Il attrapa une de ses mains et y déposa le paquet. Elle se contenta de le regarder longuement.

« Tu ne l'ouvres pas ? », demanda-t-il d'une voix douce.

Lentement, elle reposa Mysto sur ses genoux et commença à défaire le ruban qui entourait la boîte. Elle hésita un moment avant de soulever le couvercle.

« Qu'est-ce que c'est ?
- Un bracelet un peu spécial. »

Prenant délicatement entre ses doigts le poignet de la guerrière, il défit la protection qui lui entourait l'avant-bras et la posa sur le lit. Puis, il attrapa délicatement le magnifique bracelet composé de fins anneaux de métal argenté entrelacés et l'enroula autour de son bras, partant du poignet pour aller presque jusqu'au coude.

« C'est un métal un peu spécial qu'on ne trouve que dans le désert, au sud d'Edolas. Il ressemble à de l'argent et est aussi solide que de l'acier. Il est aussi très léger. Qu'en penses-tu ? »

Erza observa la magnifique protection sous toutes les coutures, tournant et retournant son bras, avant que les coins de ses lèvres ne se relèvent en une ébauche de sourire.

« C'est... bien, finit-elle par répondre. Merci. », ajouta-t-elle en un murmure quasiment inaudible.

Mais Jellal l'entendit, et il sourit avant de l'attraper par la taille pour la serrer contre lui.

Pour la première fois, elle ne fit rien pour l'empêcher de montrer toute la tendresse qu'il éprouvait pour elle.