Spoiler : Aucun.
Commentaires : C'est les vacaaaaaances! *hurle de joie et fait le tour de la ville en courant* Deux semaines à glander! Youpiiii!
Merci beaucoup, beaucoup pour les reviews de la dernière fois! *fait un câlin à tous* Toujours pas décidée concernant mon orientation, mais je prends note de vos conseils.
Bref, PRESENCE DE SCENES A CARACTERE SEXUEL. Mais pas beaucoup. Juste un peu. J'ai essayé de me rattraper tout à la fin, vous verrez. Voilà voilà.

Bonne lecture!


Une fois qu'il fût parti chercher Rachel, Cuddy rangea les pancakes dans le réfrigérateur, décidant qu'elle en avait bien trop mangé. Bien sûr, ils étaient délicieux, mais cela n'était pas une bonne idée si elle voulait perdre du poids. Même sans chantilly. Peut-être qu'elle sauterait le petit-déjeuner le lendemain afin d'éviter les crêpes.

Elle erra dans la maison, tentant désespérément de se concentrer sur autre chose que les échographies. Ses efforts furent vains. Les photos semblaient l'appeler depuis la table basse du séjour. Elle voulut résister, mais la première chose que Rachel verrait en rentrant de l'école serait les photographies de Mary. Cela rappellerait à l'enfant à quel point sa petite sœur lui manquait, et Cuddy serait forcée d'en discuter à nouveau. Elle devait les cacher. Au bout de quelques minutes passées à fixer la pile de vinyles, Cuddy prit son courage à deux mains et s'approcha de la table. Elle ne cessa de regarder les vieux albums en glissant les échographies dans leur enveloppe. Elle voulait absolument tourner la page. Elle avait rarement voulu quelque chose à ce point-là. Si elle ne jetait pas un seul regard aux photos, elle oublierait, et tout irait pour le mieux.

Qu'est-ce-que Mary penserait ? D'où qu'elle regardait ses parents, que penserait-elle de sa mère ? Qu'elle ne l'aimait plus ? Qu'elle voulait déjà la sortir de sa mémoire, seulement dix jours après sa mort ? Qu'elle croyait qu'elle pourrait l'oublier si facilement ?

Allez, c'est stupide, se dit Cuddy. Elle ne la regardait pas. N'est-ce-pas ?

Elle baissa les yeux vers l'enveloppe. Peut-être qu'elle ne pouvait pas dire adieu. Pas encore.

« Pardon. » souffla-t-elle, pressant l'enveloppe contre sa poitrine en rassemblant les disques. « Pardon, pardon, pardon. » Elle glissa les échographies entre deux vinyles et rangea la pile sur les étagères, avec toute la collection de House.

Ne pas laisser Mary partir reviendrait à ne s'accrocher qu'à un semblant d'espoir. Elle ne serait jamais là. Cuddy le savait. Néanmoins, il lui était difficile d'avancer en laissant cela derrière elle. Elle ne pouvait pas expliquer pourquoi. Elle était biologiquement programmée à ressentir de l'affection, de l'amour, pour sa fille, même si elle ne l'avait jamais connue. Pourquoi ne pouvait-elle pas la laisser partir ?

Elle se pinça les lèvres, refoulant ses larmes de toutes ses forces. Elle avait promis de rester forte. Pour Rachel. Pour House. Pour leur salut. Elle pouvait le faire.

Elle entendit la porte s'ouvrir, et étira douloureusement ses lèvres en un grand sourire avant de s'avancer vers l'entrée.

« Bonjour ma puce ! » salua-t-elle joyeusement Rachel, qui se jeta dans ses bras. Son enthousiasme n'avait pourtant rien de faux, elle était réellement contente de voir sa fille. « Tu as passé une bonne journée ? » demanda-t-elle, s'agenouillant pour embrasser Rachel sur les deux joues.
« Miss Finch a lu une histoire. » dit-elle en luttant pour se débarrasser de son manteau rose. Cuddy lui donna un coup de main. « J'ai joué à ' Feed the monkey' aussi. »
« C'est génial ! Qu'est-ce-que l'histoire racontait ? »
« Une fille faite de neige parce que deux vieux étaient tristes qu'ils avaient pas d'enfants. Maman on peut faire un bonhomme de neige dans le jardin ? »
« S'il neige ce week-end, d'accord. » accepta-t-elle avec un sourire. « On fera ça. Tu veux goûter ? House a fait des pancakes. »

Rachel hocha la tête et se dandina vers la cuisine.

« Les échographies sont avec tes vinyles. » dit-elle à House. Il acquiesça et pressa ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser tendrement. « Rachel a besoin de toi dans la cuisine. »

« J'y vais. » Il l'embrassa une fois encore puis s'éloigna. Elle se retourna, l'aperçut en train de servir avec joie ses crêpes à sa fille. Elle avait beau aimer se noyer dans son travail, cela était le style de vie dont elle avait toujours rêvé. Cependant, il y avait clairement un vide dans l'équation, laissé par la mort de Mary. Instinctivement, elle porta sa main à son ventre vide, et ne sentit rien. Pas de rondeur, pas de coup de pied. Rien. Sa main se crispa.

« Maman ! » appela Rachel, tirant sa mère de ses sombres pensées. Cuddy sourit légèrement et les rejoignit à table, se concentrant sur sa famille plutôt que sur les morts. Elle resta avec eux jusqu'à ce qu'elle fût obligée de préparer le dîner. House avait lu quelques histoires sur le canapé, Cuddy s'assoupissant recroquevillée autour de son bras droit, et Rachel l'écoutant, installée sur sa cuisse gauche. Cuddy avait donné le bain à sa fille, avec House assis sur une chaise dans la salle de bains, profitant du moment avec elles. La doyenne devait bien admettre qu'elle ne s'était pas sentie particulièrement triste pendant la fin de l'après-midi, même si cela n'avait duré que quelques heures. Le dîner était délicieux. Rachel n'avait pas trop lutté pour aller se coucher. Cuddy était maintenant allongée dans le lit, les draps remontés jusqu'à sa poitrine, attendant que House sorte de la salle de bains. Il la rejoignit alors qu'elle commençait à s'endormir, ses jambes s'emmêlant aux siennes.

« Salut toi. » murmura-t-il avant d'embrasser sa joue.
« Salut. »

Il se recroquevilla à son côté, son torse nu pressé contre son flanc. Elle entoura ses épaules de son bras, sa joue posée contre son front. Quelques minutes s'écoulèrent en silence.

« Je veux essayer. » chuchota Cuddy subitement. Il se redressa sur un coude et la regarda dans les yeux.
« Essayer quoi ? »
« Ben... Tu sais quoi. » hésita-t-elle. « Je veux dire... » Elle soupira. « Tu vois ? »
Il hocha la tête. « Oui. Je crois que je vois, oui. » Elle évita son regard, alors que sa main errait le long de sa clavicule et glissa vers son torse.
« Tu me manques. » avoua-t-elle.

Il continua de la regarder, elle le sentait, avec une intensité qui la fit frissonner. Finalement, elle plongea ses yeux dans les siens. Il se pencha au bout de quelques secondes, déposa un baiser au coin de ses lèvres. Elle gémit calmement.

« Je ne veux pas te forcer. » souffla-t-il. « Si tu n'as pas envie de faire– »
« S'il te plait. » le coupa-t-elle doucement.

Il refusait de faire le premier pas, alors elle tendit le cou et pressa ses lèvres sur les siennes. Hésitant, il ouvrit la bouche et glissa sa langue dans la sienne, la redécouvrant. Cuddy trembla. La main de House caressant doucement sa joue lui confirma qu'elle était tiède d'érubescence. Elle demeura immobile, le laissant la serrer plus fort et approfondir le baiser. Il se recula, mais resta près d'elle, son front contre le sien.

« Tu sais que je ne peux pas faire ça tout seul. » chuchota-t-il, son souffle balayant légèrement ses lèvres.
« Je sais. »

Cuddy ferma les yeux alors qu'il souleva doucement ses bras, et les enroula autour de son cou. Elle s'accrocha à lui, il bascula de façon à se tenir au-dessus d'elle, les couvertures glissant au bas de son dos.

« Juste... Vas-y doucement. » réclama-t-elle dans un murmure. « S'il te plait. »
« Je te le promets. » lui assura-t-il, l'embrassant sur la joue.
« Vraiment, ne... tu vois, ne me... »

Il glissa une main dans ses cheveux, déposa un baiser sur son front. « Ne t'en fais pas, Cuddy. Laisse-toi aller. Tu sais que tu peux me faire confiance. »

Elle acquiesça vaguement. Sa main le caressa, de son cou à son bras musclé. Elle tentait de se familiariser une nouvelle fois avec son corps, en redécouvrant chaque partie. Il l'embrassa avec toute la délicatesse dont il était capable, ne pressant pas les choses. Il voulait qu'elle apprécie leurs retrouvailles autant que possible, sans qu'il ne lui fît mal, ni qu'il ne prît pas le temps dont elle avait besoin. Il redessina la courbe de son cou, de sa nuque à son épaule, du bout de ses doigts. Elle répondait à peine à ses baisers, l'embrassant seulement du bout des lèvres. Elle se laissait simplement faire. Il insista encore, lâcha sa bouche et suivit le même chemin que ses doigts avec des petits baisers. Elle gémit légèrement. Il taquina la bretelle de sa chemise de nuit, la saisit entre ses dents et la descendit jusqu'à son bras. L'une de ses mains se faufila sous la soie de sa nuisette, il sentit ses muscles se contracter sous ses doigts lorsqu'il remonta sur son ventre pour atteindre ses seins. Elle laissa échapper un grognement de malaise.

« Non. » souffla-t-elle.

Il embrassa sa joue pour la rassurer, sa paume rejoignant sa hanche. Le visage de Cuddy tournait à l'écarlate. Elle n'avait jamais été si craintive et timide devant lui.

« Je ne ferai rien de ce que tu ne veux pas, je te le promets. » lui chuchota-t-il à l'oreille d'une voix chaude. « Essaie de te détendre. »
« J'essaie. »

Il cessa de la toucher et se recula, pour qu'elle ne se sente pas oppressée. Elle respira profondément, tenta de se calmer. Il ne pouvait pas ne pas remarquer sa gêne et son anxiété. Il savait qu'ils n'y arriveraient pas ce soir-là.

« Peut-être qu'on devrait attendre quelques jours, que tu puisses– »
« Non. » le coupa-t-elle. « J'en ai envie. »
« Cuddy... »
« Je sais ce que je veux. » insista-t-elle.

House souffla silencieusement et abandonna. Fondant sur sa bouche, il l'embrassa une fois de plus, et il sentait qu'elle faisait des efforts. Tout comme lui. Il n'avait pas vraiment envie de faire l'amour avec elle, pas tant qu'elle était aussi peu sûre d'elle. Elle avait beau affirmer qu'elle en avait envie, il demeurait sceptique.

Il caressa lentement sa jambe, de son mollet à sa hanche, en un mouvement fluide, s'installant entre ses cuisses. Il portait toujours son pyjama, était et demeurerait inoffensif puisqu'il avait promis de ne pas la pénétrer, mais la respiration de Cuddy s'accéléra, et elle mit fin à leur baiser. Elle regarda ailleurs, dissimulant de sa main la moitié de son visage.

« Vas-y. » encouragea-t-elle alors qu'il s'était interrompu.

A contre cœur, il obéit. Il toucha son aine du bout de ses doigts, glissa vers sa toison. Elle frissonna. Ses plis étaient secs lorsqu'il les atteignit.

« Arrête ! » s'écria-t-elle en le repoussant. Elle se recroquevilla, lui tourna le dos et ne prononça pas un seul mot de plus.

Plusieurs secondes, peut-être plusieurs minutes, s'écoulèrent.

« Je voulais pas te faire peur. » finit-il par murmurer. « Pardon. »
« Non, c'est de ma faute. » plaida-t-elle d'une voix faible. « Peut-être que je ne suis pas encore prête. »
« Peut-être. »

Il s'allongea sur le dos, tira la couverture jusqu'à leurs épaules. Le temps passait en silence, atrocement lentement. Il essaya de réfléchir à quelque chose à dire, mais rien ne lui traversa l'esprit. Comment pouvait-il la rassurer et l'apaiser ? Il se racla la gorge. Pas de réactions de la part de Cuddy.

« On devrait dormir. » dit-il.
« Oui. »

Hésitante, elle tendit le bras pour éteindre la lumière. Il fit de même avec sa lampe de chevet quelques secondes plus tard. Ils furent plongés dans le noir, et elle ne fit pas un seul geste vers lui. Il se demanda si elle accepterait qu'il l'étreigne.

« Bonne nuit, Cuddy. » tenta-t-il.

Elle laissa passer quelques secondes avant de répondre : « 'nuit House. »

Il n'osa pas bouger.


Un week-end loin de tout. Loin de l'hôpital, loin de Wilson, loin de chez Cuddy. Juste eux deux chez House. Première journée passée à regarder la télé, jouer aux jeux vidéos, commander de la nourriture, faire la sieste, se câliner, glander.

Dimanche. Ils trainent au lit, se réveillent de temps à autre, s'embrassent paresseusement, et se rendorment. Le drap n'est plus qu'un tas informe, les recouvrant à peine, tassé entre eux deux. House l'amène jusqu'aux épaules de Cuddy en voyant une chair de poule parcourir sa peau – on est fin octobre après tout. Il s'en sert comme excuse pour se blottir plus près d'elle. Elle marmonne quelque chose incohérent et se rendort.

Plusieurs minutes d'indolence s'écoulent. Ils se réveillent pour de bon, s'étirent, se regarde d'un air béat, et jettent un œil à l'horloge.

« Quelle heure ? » demande-t-elle en se frottant les yeux.
« Onze. »

Elle met quelques secondes à enregistrer l'information, retombe sur le matelas. « Rien à fiche. Pas faim. »

Il l'imite, se couche sur le dos. « Non plus. »

« En fait j'ai faim, mais pas pour de la nourriture. »

Elle glousse alors qu'il se tourne vers elle. « J'aurais dû m'en douter. » dit-il avec un sourire narquois. Elle tire sur son bras, il bascule sur le flanc et l'embrasse sur les lèvres. « Tu sais que c'est pas vraiment recommandé, hein ? »

« Oh House, allez ! » geint-elle. « Juste une dernière fois. On ne va pas pouvoir s'envoyer en l'air pendant des mois ! »

Il lève les yeux au ciel. « Je sais, tu es insatiable et tu es folle de mon corps. »

« De plus, tu n'es pas du genre à refuser une partie de jambes en l'air avec moi, surtout maintenant qu'on est tous les deux nus au lit. Par conséquent, ton argument n'est pas valable. » explique-t-elle. « Tu n'as absolument aucune raison de ne pas me baiser. S'il te plait ? » insiste-t-elle avec une mine aguicheuse, glissant sa main le long de son ventre, puis sous le drap. Elle se saisit de son sexe dressé et le caresse lentement. « Je sais que tu as envie de moi, House. Oh, et moi aussi j'ai tellement, tellement envie de toi... » lui murmure-t-elle à l'oreille.

Il abandonne et l'embrasse. Elle gémit de satisfaction dans sa bouche, encercle son cou de ses bras. Elle le guide afin qu'il se tienne au-dessus d'elle, sans qu'il écrase son ventre. Quelques secondes plus tard, il grogne de douleur, et retombe sur le dos à côté d'elle. Elle fronce les sourcils, essoufflée. « J'ai fait quelqu– »

« Pas encore pris mon ibuprofène. » dit-il, se saisissant du flacon orange posé sur sa table de nuit.

« Pardon. » marmonne-t-elle. Il hausse les épaules.

« Au moins, je ne suis pas tombé sur toi et Progéniture. Je suppose que me mettre au-dessus de toi devient trop dangereux. » Il avale trois pilules, se recouche à ses côtés. Elle se frotte immédiatement contre lui, mordille le lobe de son oreille. « Soixante-neuf ? » propose-t-il.

« Non non non, n'y pense même pas. » refuse-t-elle en secouant la tête. « Je ne peux absolument pas me mettre à genoux ou sur le ventre. » L'une de ses jambes s'emmêle à celles de House, son bras s'étale paresseusement sur son torse, suivant la courbe de sa clavicule.

« Oh, bon. Tant pis, pas de levrette. » soupire-t-il.

Cuddy lève les yeux au ciel. « Pourquoi les hommes aiment tellement la levrette, de toute façon ? »

Il se tourne vers elle et dépose un baiser sur ses lèvres. « Tu n'aimes pas ? »

« C'est pas très respectueux envers les femmes, tu trouves pas ? »

House roule sur son flanc, se redresse sur son coude. « Et pourtant, » dit-il d'une voix rauque, embrassant ses lèvres. « Tu me laisses volontiers te prendre par derrière. »

Elle gémit, répond en l'embrassant plus ardemment. « Parce que je t'aime, idiot. » Ses bras s'enroulent autour de ses larges épaules, le rapprochant d'elle.

« Pour être honnête, c'est très respectueux. » Il ponctue ses mots de baisers, glissant vers son cou. Elle rejette sa tête en arrière, lui offrant un meilleur accès. « Si seulement tu savais à quel point tu es belle avec le cul en l'air. » Ses dents effleurent sa peau. Elle se met à haleter. « Rien que de te voir à quatre pattes, j'ai toujours tellement envie de te baiser. » Elle laisse échapper un gémissement. Ses mains serrent son crâne, maintenant sa bouche sur sa gorge. « Allez, ne me dis pas que tu n'aimes pas la levrette. » Elle se mord la lèvre. Il se déplace vers son sein, elle s'arque à la rencontre de sa langue. « Ne dis pas que tu n'aimes pas me laisser prendre le pouvoir. » Subitement, il saisit ses poignets et les plaque sur le matelas au-dessus de sa tête. Elle lui lance un regard sensuel et lubrique, auquel il a grand mal à résister. « Ne me dis pas que tu n'aimes pas quand je suis si profondément en toi. » Il l'embrasse au coin de la bouche, tandis que sa paume caresse son corps, de son bras à son entrecuisse. La main libre de Cuddy rejoint son bras. « Ne me dis pas que tu n'aimes pas quand je te prends par la taille et que je te pilonne parce que Cuddy, ma chère... » Il glisse un doigt en elle soudainement. Ses parois de velours se resserrent immédiatement sur lui et elle roule du bassin contre sa main, grognant bruyamment. « Tu es trempée rien que d'en parler. »

Elle se mordille les lèvres avec un sourire. Il ferait tellement de choses simplement pour prouver qu'il a raison. « D'accord. » admet-elle. Un grand rictus victorieux se dessine sur le visage de House, il libère son poignet et glisse son doigt hors de son antre. « Peut-être que ça pourrait me manquer un petit peu. De toute façon, plus de levrette tant que je me suis pas remise de l'accouchement. »

« Je pourrai attendre jusque là. Je pense. » Elle rit doucement, et ils sourient. Il se penche, l'embrasse sur la bouche et promène sa langue sur ses lèvres sucrées. Sa main se glisse dans ses boucles brunes, maintenant son équilibre de l'autre main. Les bras de Cuddy entourent à nouveau ses épaules. House caresse son bras, sa poitrine, du bout de ses doigts, dans une délicatesse infinie. Il joue avec son téton, faisant attention à ne pas lui faire mal. Cuddy gémit contre sa bouche, réclamant plus. Sa paume atteint son ventre rond, glisse rapidement sur son pubis. Elle écarte les jambes, manque de heurter sa cuisse blessée par accident.

« Attends. » dit-il en se reculant. « Ça marche pas. »

Elle grogne de frustration. Il se met à genoux, passe prudemment de l'autre côté du lit, et s'étale sur le flanc.

« Et maintenant, homme ? » le taquine-t-elle.

Baissant les yeux vers leurs jambes, il se rend compte que le problème est loin d'être résolu, étant donné qu'elle pourrait aussi bien lui faire mal de ce côté-là.

« Zut. » laisse-t-il échapper.
« C'est ce que je me disais. »

« Bon. » Il pose sa main sur sa joue. « Maintenant qu'on est là... » Cuddy sourit, il dépose un baiser tendre sur ses lèvres avant de laisser sa passion prendre le dessus et de l'embrasser plus fiévreusement. Une chaleur familière se répand à nouveau dans leurs bas-ventres. « Tu peux te coucher sur le côté et te retourner ? » lui souffle-t-il à l'oreille. Elle acquiesce et s'exécute, lui tournant le dos, après lui avoir volé un dernier baiser, et place sa main sous son ventre rond. Il se caresse rapidement avant d'entrer en elle, arrachant un long gémissement de sa gorge. Enfin, il est en elle. Il enroule un bras autour de sa taille, sa main glissant vers son sexe mouillé, et enfouit son nez dans son cou, s'enivrant de son odeur. Ils demeurent immobiles pendant un moment, profitant simplement de la symbiose de leurs corps. Embrassant sa nuque, il se met à flatter son clitoris. Elle prend doucement sa main dans la sienne, lui montre le rythme qu'elle veut. Le grognement qu'elle laisse échapper le pousse à lui asséner un coup de rein, aussi profond que possible. Tellement mouillée, tellement brûlante, tellement étroite... Il se retire presque entièrement et glisse à nouveau dans son fourreau, aussi lentement que la fois précédente. Elle gémit en accord avec ses coups de boutoir.

Puis ses bruits gutturaux deviennent un geignement déçu. « Attends, arrête. » Il se retire à contrecœur. « Je te vois pas. » plaide-t-elle, tendant le cou pour le regarder dans les yeux.

« Tu veux qu'on s'envoie en l'air devant un miroir ? »

Elle proteste. « Oh non ! Mets-toi devant moi, tu veux bien ? »

« Pourquoi je devrais bouger ? Pourquoi tu te retournes pas ? » Elle se lèche la lèvre lascivement. « Punaise, femme... » marmonne-t-il entre ses dents, alors qu'il lui obéit. Elle glousse, sachant qu'elle pourrait lui demander n'importe quoi. « T'es contente maintenant ? » demande-t-il en se couchant sur le flanc, lui faisant face.

« Pas encore. » Elle se saisit brutalement de ses joues, écrase ses lèvres sur les siennes avec un désir insatiable qu'elle n'a que pour lui. « Prends moi, House. » Elle sent son sourire narquois tandis qu'il l'embrasse en retour. Il soulève sa jambe, qu'il pose sur sa hanche, descend un tout petit peu pour pouvoir entrer en elle sans que son ventre ne l'empêche de bouger. Et encore un peu. Et encore. Et encore. Il fait face à ses seins, ne peut même pas atteindre ses lèvres et l'embrasser en tendant le cou. Cuddy éclate de rire et retombe sur le dos. Il ne peut s'empêcher de faire de même, confronté au ridicule de leur situation.

« On va jamais y arriver. » geint-il.
« Bien sûr que si. Assieds-toi ! »

Il s'exécute, appuyant son dos contre la tête de lit, saisit la main qu'elle lui tend, et la laisse le chevaucher. House allonge le cou pour l'embrasser alors qu'elle roule du bassin contre lui. Leur impatience prend le dessus, elle se laisse glisser le long de sa verge, regardant House dans les yeux, jusqu'à ce que sa poitrine frotte contre son visage.

« Peux pas respirer ! » se plaint-il, même s'il semble plutôt satisfait d'étouffer entre ses seins. Il tâte sa chair, la lèche, l'embrasse. Lentement, elle remue des hanches, autant que possible, son ventre frictionnant inconfortablement celui de son amant.

« Retiens-moi. » réclame-t-elle, se penchant en arrière. Il empoigne ses avant-bras, manque de la lâcher lorsque ses parois intimes, suivant son mouvement, se contractent autour de son sexe. Elle lui lance un regard noir, il raffermit sa prise sur ses bras. Ils prennent une grande inspiration une fois qu'elle est installée et reporte son poids sur ses jambes. Elle se meut alors sur lui et, trois coups de bassin plus tard, retombe sur le matelas.

House éclate de rire. « La baleine s'est échouée ! »

« Tais-toi ! » râle-t-elle, riant elle aussi. « Je vais bien sinon, merci de t'en préoccuper ! »
« Si tu t'étais fait mal, tu rirais pas, tu me sauterais à la gorge ! »

House se laisse glisser jusqu'à reposer sur le dos, et tapote les fesses de Cuddy. Elle ne bouge pas, alors il tire sur son bras et la retourne. Elle cache son visage dans ses mains, riant comme une baleine.

« C'était épique ! » s'exclame-t-elle.
« On a été un petit peu trop aventureux. » Avec un large sourire, Cuddy se blottit contre lui. « Bon, je pense qu'il va falloir s'arrêter là. »
« Oui. C'était ridicule. » rit-elle encore. « Sérieusement, on a tout essayé ! »

En la voyant rire si insouciante, il ne peut s'empêcher de sourire. Il la serre dans ses bras, l'embrasse tendrement. Elle frotte son nez contre sa joue une fois que le baiser a pris fin, profitant de leur intimité.

« Tu sais, je pense que notre fou rire a libéré autant d'endorphines qu'un orgasme. »

Elle rit, dépose une bise sur sa joue. « Je dirais deux fois plus. » Il se tourne vers elle et leurs lèvres se rencontrent.

« Il n'est même pas midi. » murmure-t-il, jetant un bref regard à son réveil. « Tu as faim ? »

Elle secoue légèrement la tête, l'embrasse chastement au coin des lèvres. « Nope. »

« Parfait. »

Ils partagent un sourire, les yeux dans les yeux.

« Je t'aime. »

Il ne se rend pas immédiatement compte qu'il l'a dit à voix haute. Il y a des moments comme cela, où il se sent incroyablement reconnaissant pour tout le bonheur et l'amour qu'elle lui offre. Ces mots s'échappent de sa bouche spontanément de temps à autre. Il ne peut pas s'en empêcher. Ce sont les déclarations les plus naturelles et les plus sincères des sentiments qu'il a pour elle.

Cuddy le regarde dans les yeux, un énorme sourire étirant ses lèvres. Il n'attend pas de réponse; son sourire exprime tout ce qu'elle s'apprête à dire, et penche la tête, son front reposant contre le sien.


TBC...