Quand trop c'est trop :

-Pa fais quelque chose, pleurait une voix près de mon oreille.

-Je ne peux rien faire Edward, il faut attendre qu'elle reprenne ses esprits toute seule, répondit une voix douce.

-Luna, tu nous entends ma chérie, commença une voix clairement féminine.

Je ne comprenais plus rien a leur charabia. Qui devait reprendre ses esprits ?

Alors j'ouvris les yeux pour croises les prunelles émeraudes d'Edward. Il n'hésita pas lui et me tira du canapé pour me serrer contre lui, enfermée dans ses bras protecteurs.

-Pitié ne fait plus ça ?, hoqueta t'il ses pensées un cafouillage incompréhensible qui assaillait ma tête.

Par-dessus son épaule je vis Carlisle me sourire en scrutant mon visage.

-Il c'est passé quoi ?, marmottais-je en repoussant Edward.

-Tu t'es évanouie, répondit patiemment son père, tu te sens nauséeuse ou a mal quelque part ?

Le médecin reprenait les rênes et les doigts de Carlisle se posèrent sur mon front. Enfin tentèrent vu que je me recroquevillais loin des mains d'hommes. Le pauvre Carlisle redescendit vite sa main en me faisant un sourire entendu.

-Non, pourquoi ? continuais-je.

-Tu te souviens de ce que je t'ai raconté hier ?, Edward me regardait prudent, ses mains prêtes à me rattraper.

-Oui tu parlais de la guerre là et… de ta prophétie… et… de moi ?, cafouillais-je alors que des souvenirs me revenaient, et… mais je peux pas tuer des gens comme ça ?, m'exclamais-je, et encore moins remplir ta prophétie… je ne sais pas ouvrir la terre et… me connaissant je provoquerais un raz de marée meurtrier en appelant l'océan et…

Les lèvres d'Edward se posèrent sur les miennes pour me faire taire.

-personne ne te demande de le faire maintenant Luna, chuchota Esmé en prenant ma main libre alors qu'Edward massait l'autre, et personne ne sait si la prophétie est vraie.

Ouf… j'ai cru cinq secondes que vous y croyiez vraiment.

-Et tu as encore du temps pour t'entrainer, rajouta Alice en s'installant à côté de moi sur le canapé, et Pa et maman ont accepté de te servir comme prof avec les autres éléments et Edward et moi t'aiderons d'accord ?

Je me contentais de hocher la tête. D'un autre côté ils voulaient que je dise quoi ? Non merci, je ne crois pas à vos histoire alors bye je rentre chez moi…

De un je n'avais pas de chez moi hormis ici et de deux… j'étais incapable de partir sans Edward. Et encore moins de laisser tomber ma famille d'adoption pour laquelle je m'étais découvert une véritable affection. Alors je hochais la tête et me promis de redoubler d'effort pour éviter les carnages.

Rosalie continua a me faire travailler chaque jour avec l'élément feu. Il y eu de nouveau des progrès : je ne lui brulais plus les doigts et réussit a vider l'espace autour de moi des énergies nafastes avant le travail. Le catus d'Esmé n'eut pas de chances par contre : il termina carbonisé lorsqu'on me demande de le réchauffer un peu.

Esmé ne m'en voulut pas et s'attela calmement a sa tache : m'enseigner a utiliser les éléments terre et eau. Elle était un prof bien plus calme que Rosalie et sa patiente fut sans limite alors qu'elle m'expliquait de nouveau comment hydrater une plante asséchée. LA première se noya, mais la deuxième survécut l'expérience. L'élément terre était beaucoup plus facile a manier, et j'excellais enfin dans quelque chose. Esmé sourit de joie lorsque je réussis du premier coup à sauver la vie de son hortensia.

Ce soir là j'en m'endormis enfin calmement, alors qu'Edward me chuchotait sans fin dans mon oreille a quel point il était fier de ma réussite parfaite.

Restait l'eau. C'e fut Carlisle qui demanda le droit d'être mon mentor. Et Alice ce désigna elle-même comme son assistante. Encourageant. Edward lui s'installa confortablement a deux doigts de moi, serrant fermement ma main.

-tu es prête Luna ?

Quelle question… je me retins de répondre aussi effrontément.

-J'aimerais en premier que nous apaisions l'espace autour de nous comme Rosalie te l'as enseigné, commença patiemment Carlisle.

Je souris sincèrement. Ca j'avais compris comment faire et c'est avec une joie non feinte que je sentis l'air l'eau la terre et le feu monter dans ma poitrine alors que l'espace autour de nous se visait de tous les autres éléments. Les pensées d'Edward me parvenaient en direct et je sentis son propre esprit se calmer alors que les énergies se callaient les unes aux autres autour de Carlisle et moi.

-excellent, me complimenta celui-ci, ok, essaye de rattraper ça en premier.

Le vent se leva et fonça droit sur moi avant que je ne l'arrête d'un geste des doigts a deux centimètre de mon visage.

-Attraper ?

Carlisle me fit un grand sourire. Puis m'expliqua patiemment comment obliger les courants d'air a se centraliser sur la paume de ma main créant ainsi ce qu'Edward avait baptisé une boule de vent. Le concerné rougit en arguant qu'il avait eu douze ans à ce moment-là.

Esmé était calme durant ses cours, mais Carlisle était patient, répétant la même chose jusqu'à ce que ça rentre. Aussi fis-je des progrès, particulièrement avec l'élément feu bizarrement. D'après Edward c'était un conséquence de ma maitrise globale qui augmentait. Vu que je ne favorisais plus un élément par-dessus les autres, je créais des liens entre eux dans ma propre énergie, et les éléments ressentaient ça ainsi que ma domination sur eu. OUai… peu importe tant que ça marchait…

Les exercices de magie n'étaient pas la seule occupation de mes journées, mais ils étaient les plus épuisants et constituaient l'occupation majeure de mes soirées. Ça se faisait ressentir au lycée. J'avais toujours été bonne élève, majoritairement parce que James ne toléraient pas que j'attire l'attention sur nous a cause de mauvais résultats scolaires. Sauf que depuis que je passais des nuits entières a essayer de ne pas détruire le manoir des Cullen mes devoir passaient a la pelle et mes nuits se révélaient être très courtes. Assez souvent en fait je ne me souvenais même pas être montée dans notre chambre a Edward et moi. Il n'avoua jamais mais je pense que c'est lui qui me transportait a mon oreiller.

Enfin résultat : je m'endormais en cours, somnolais au self le midi et me prenais de sales notes. Et finalement je rentrais avec un 6/20 pour la dissertation de philo que j'avais terminé un soir à minuit alors que j'étais concentrée sur la petite bulle d'eau qui flottait au-dessus de l'aquarium de Carlisle.

Je rentrais à reculons, maudissant le prof qi exigeait un rendez-vous avec mes parents adorptifs vu que je en travaillais plus selon-lui. D'un autre côté je n'avais pas trop le choix : Carlisle ou Esmé allaient devoir signer mon six.

J'étais persuadée qu'ils allaient me frapper, me hurler dessus ou du moins m'en vouloir. J'étais prête à parier des milliers d'euros. Heureusement que je ne l'avais pas fait : ils étaient assis ensemble dans la cuisine lorsque je leur portais le mot, Edward serrant ma main réconfortant. J'étais incapable de dire quoi que ce soir cependant et me contentais donc de regarder esmé alors qu'elle faisait passer le mot a Carlisle.

-J'irais Esmé c'est tout, commença celui-ci en me souriant.

-Je me fiche de savoir qui ira, explosa son épouse, ce n'est pas ce qui importe.

-On ne peut pas laisser tomber maintenant, la contredit Carlisle alors que je sentais la confusion qui m'habitait naitre aussi parmi les pensées d'Edward.

De quoi diable parlaient ses parents.

-Et moi j'exige qu'elle dorme normalement, je me fiche de ton clan ma famille passe avant, hurlait la mère de famille.

-Esmé tu n'es pas sérieuse, on en a parlé déjà, elle pourra toujours redoubler son année.

-Non !, tu vas la tuer carlisle a ce rythme, regarde la elle est maigre comme pas possible, Esmé se retourna vers moi pour me serrer dans ses bras.

-Chh, t'inquiète personne n'est en colère contre toi.

Je me rendis compte subitement que je pleurais… comme a mon habitude. Serieux ses gens devaient avoir un effet sur mes hormones, je passais mon temps a pleurer.

Je souris avant de me retourner vers edward et me coller contre lui. Il m'entraina derrière lui hors de la cuisine. Dans notre dos ses parents se hurlaient dessus de plus, arguant dans un sens et dans l'autre que je devais moins m'entrainer ou au contraire laisser tomber le lycée pour aider le clan. Personellement j'étais plus d'accord avec Carlisle. A quoi bon aller au lycée alors que je pouvais consacrer ma vie a trouver un moyen de tuer une bande de fous qui voulaient sauver ma famille d'adoption et mes amis ?

-Ils sont très en colère ?, marmottais-je a edward alors que nous nous installions avec Alice dans la chambre de celle-ci.

-Ca leur arrive parfois, quand ma mère est vraiment pas d'accord avec les idées de Pa, me sourit Alice.

-Généralement elle suit les idées de mon père en ce qui concerne la gestion du clan, surtout vu qu'il a recu l'éducation nécésaire de mon grand-père pour ça, m'expliqua t'elle, mais parfois ils s'engeulent un peu pour mieux choisir.

OK… c'était normal quoi ?

La tempète se calma rapidement et edward redescendit pour discuter avec ses parents. Il refusa catégoriquement que je descende avec lui, s'engeulant avec moi au passage alors qu'Alice riait dans son dos. Finalement il me claqua la porte au nez, m'enfermant avec Alice.

-Quoi ?, grondais-je a l'intention de celle-ci.

-Sa promet d'être mémorable lorsqu'Edward et toi trouverons un vrai sujet de conflit.

Je ne répondis pas, me contentant de ruminer adossée a son lit.

-Je peux te faire un manucure ?, s'excita soudain Alice en sortant sa trousse de maquillage, ou on pourrait aller faire un peu de shopping.

Je me sentis prête à me cacher sous le lit. Et maudis Edward pour m'avoir laissé avec sa sœur jumelle, le monstre su shopping. Elle avait déjà totalement changé ma garde-robe et avait dû dépenser des milliers d'euros pur m'acheter des vêtements de marque. Sans oublier qu'elle venait choisir ma tenue tous les matins ce qui nous assurait nos petites disputes chaque matin.

J'avais tenté de placer Edward de mon côté mais il s'était lâchement défilé. Alors je m'étais concentré sur Esmé, pour qu'elle mette une fin aux dépenses folles de sa fille. Raté, Esmé estimait qu'Alice avait raison vu que mes vêtements étaient bien trop froids pour l'hiver et que en plus, depuis que j'étais la compagne d'Edward, j'étais devenue une Cullen et devais donc me comporter comme une Cullen. En gros il fallait que je laisse Alice prendre soin de mon image. En gros, j'allais au lycée en jeans denim, bottines à talons Gucci et me promenais avec une veste de mille balles.

-Non Alice, protestais-je, on est déjà allé faire du shopping toute la journée samedi et je pense que tu as suffisamment dépensé la fortune de ta famille pour un mois entier.

Elle me fit une moue :- et alors ton jeans commence déjà à décolorer.

-Peu importe mon jeans, il est très bien.

-Alors laisse-moi au moins te faire une manucure ?, plaida t'elle en me faisant ses yeux de biche.

Je cédais, pour lui faire plaisir, et m'endormis rapidement alors qu'Alice torturait mes doigts.