Je poste le nouveau chapitre de cette fanfiction en espérant qu'il vous plaira ! ) Comme vous le devinerez au titre du chapitre, l'histoire va attaquer son tournant sombre... Je vous laisse découvrir ! Bonne lecture :)
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La Marque des Ténèbres
MARS 1947
Je reviens à mon poste après être allée manger avec Lucy pour ma pause déjeuné. Martha n'est pas encore de retour, elle ne va sans doute pas tarder. Je m'installe à mon bureau et profite de son absence pour m'occuper des tâches qui me demandent le plus d'attention. J'ai du mal à me concentrer quand Martha me parle de ses soirées entre prostituées.
Ignatus Prewett profite de cette absence pour s'approcher de mon bureau. Il s'appuie dessus en m'adressant un sourire auquel je réponds rapidement avant de replonger dans mon travail. Qu'est-ce qu'il veut encore ? Cela doit bien faire des mois qu'il vient à mon bureau pour me proposer de boire le café avec lui. Il a encore tenté de m'inviter à dîner un soir mais j'ai une nouvelle fois refusé.
Il a pris l'habitude de venir me voir quand Martha n'est là. Au fond, je suis sûre que ça ne le dérange pas qu'elle arrive en retard. Cela lui permet de pouvoir venir me parler. La dernière fois, il est resté pendant une heure à mon bureau pour me parler de quidditch. J'avoue, je me suis laissée embarquer dans la conversation. Je ne peux pas résister quand quelqu'un me lance sur le sujet, il faut toujours que je défende mes équipes préférées. Martha est arrivée une heure en retard s'excusant auprès d'Ignatus mais il ne m'a pas donné l'impression d'être furieux contre elle, au contraire.
Ce jour-ci, de nouveau, il se plante près de moi et me demande de but en blanc :
« Quand est-ce que vous allez accepter de dîner avec moi ? »
Jamais.
« Vous ne pouvez pas dire que ma présence vous déplaît. »
Il n'a pas tord.
« Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour vous convaincre ? »
Rien, c'est tout réfléchi. Pour toute réponse, je lève ma main et lui montre ma bague de fiançailles. Il se met à rire et m'enferme la main dans les siennes. Je regarde autour de nous, personne n'a l'air de le remarquer. J'essaie de la retirer mais il la tient fermement.
« Quand nous en avions parlé, vous m'aviez dit qu'il devait revenir avant la fin de l'année, et nous sommes en mars. Cela fait trois mois qu'il aurait dû revenir. Je doute qu'il pense encore à vous. Il faut que vous vous rendiez à l'évidence, il ne reviendra pas. »
J'arrache ma main des siennes en le dévisageant. Je ne supporte pas qu'on me dise des choses pareilles. Je sais que Jayce reviendra, ce n'est qu'une question de temps. J'ai toujours son bracelet sur moi, je ne le quitte pas.
« Il reviendra, je persiste.
_Kim, vous êtes intelligente et vous êtes une très belle jeune femme alors pourquoi vous gâcher la vie pour un homme qui n'a même pas tenu ses promesses ? Vous valez mieux qu'un homme qui vous abandonne pendant des mois. Vous méritez quelqu'un qui saura vous aimer vraiment.
_Vous ? Je l'interroge sceptique parce que Ignatus me rappelle beaucoup trop Tom pour que je n'envisage de laisser Jayce pour lui.
_Par exemple, oui pourquoi pas. Puisque vous le proposez, j'accepte de dîner avec vous ! Me lance-t-il avec un rictus et sa ressemblance avec Tom me paraît encore plus frappante. Vendredi soir ?
_Non ! Ah, tiens Martha ! » Je m'exclame en la voyant débarquer dans le service.
Je crois que je n'ai jamais été aussi contente de la voir. Ignatus a l'air dépité, à mon avis il avait espéré qu'elle serait encore en retard d'une heure. Elle déboule en s'excusant auprès de lui qui hoche la tête avant de retourner dans son bureau la mine sombre. Je souris toute seule, fière de m'en être débarrassée.
« C'est moi où il vient souvent à ton bureau ? Me demande Martha avec un sourire malicieux. Dois-je croire que... ?
_Non, je soupire et ma joie de voir Martha s'envole aussitôt. Il était venu me demander ce que tu faisais et si tu avais des problèmes pour arriver aussi souvent en retard.
_Ouais, ouais, prend-moi pour un troll ! Je vois bien qu'il rôde autour de toi, si tu veux mon avis...
_Ça va aller, merci. »
Elle ne m'écoute pourtant pas et continue :
« Il est beau, jeune, et il est riche ! Tu as tiré le gros lot ! En plus il a l'air de vraiment tenir à toi s'il te coure après depuis tout ce temps sans jamais avoir rien eu. Tu es sûre que... ?
_Non.
_Même pas une fois ?
_Non !
_Alors s'il s'accroche comme ça c'est que tu l'intéresse vraiment.
_Ça m'est égal, je suis fiancée et puis même, il ne m'intéresse pas !
_Menteuse, ricane Martha en sortant sa trousse de maquillage. Tu le dévores des yeux ! Il est beau, hein ? »
Aussi beau que Tom, c'est là son seul défaut.
« Tu aimes bien qu'il vienne te voir personnellement à son bureau. » Annonce-t-elle comme s'il s'agissait d'une maxime universelle.
Je l'apprécie certes mais je ne le dévore pas des yeux. Contrairement à ce qu'elle croit, je ne suis pas comme elle. Je ne craque pas pour un homme en une seconde juste parce qu'il a un physique avantageux. Bien sûr, Martha ne connaît rien à l'amour, tout ce qu'elle connaît dans une relation c'est le sexe. Alors pourquoi essayer de la convaincre ?
Je me remets rapidement au travail. Heureusement, Martha n'a pas l'air très bavarde ce jour-ci. Je peux donc pleinement me concentrer même si les allers-et-venus dans le service attirent mon attention. Il y a en effet beaucoup de personnes soudainement dans le service. Deux de mes collègues passent en parlant entre eux :
« Une famille de moldu assassinée, oui... il paraît que leurs voisins aussi... »
Le lendemain, je reviens de l'imprimerie quand Ignatus arrive à grands pas jusqu'à moi pour me fourrer dans les mains un paquet de feuilles sans doute des dossiers m'ordonnant :
« Emmène-les à la direction du département, c'est urgent. »
Et puis, il repart. Mine de rien, je suis assez vexée du ton qu'il a employé pour m'adresser la parole. Martha, elle, n'a rien remarqué d'autre que : « Il t'a tutoyé ! Ça signifie qu'il veut se rapprocher ! » Il m'a donné un ordre pauvre cruche ! C'est fou comme sa vision du monde est limitée !
Je pars donc accomplir cette tâche que m'a donnée Ignatus, fière d'avoir autre chose à faire pour une fois. Je traverse les couloirs avec ma pile de documents pour rejoindre la direction, c'est-à-dire le bureau de Carter qui est directeur du département de la Justice Magique. Je croise sur ma route le directeur du service de détournement de l'artisanat moldu qui ne manque pas de se retourner sur mon passage mon reluquer mes fesses. Je vais finir par m'habituer à ce comportement.
Je frappe au bureau de mon beau-père et entre. Je le trouve en pleine réunion avec d'autres personnes. Au moment, où j'entre Carter est en train de s'exclamer :
« Je lutterai contre ces soi-disant Mangemorts qui se disent défenseurs du Sang Pur ! »
Je reste au milieu de la place et mon cerveau commence à bouillir. Les Mangemorts ? Défenseurs du Sang-Pur ? « C'est ma famille » m'a dit Jayce. Je laisse tomber tous les documents au sol et ne réagis même pas quand quelqu'un s'écrie :
« Espèce d'idiote ! Vous pourriez faire attention ! »
Carter prend aussitôt ma défense face à cet homme dans son bureau, sans doute un directeur d'un autre département. Je me hâte de réparer ma bêtise et commence à ramasser toutes les feuilles éparpillées au sol.
« C'est ma belle-fille que vous venez d'insulter d'idiote ? Lance Carter menaçant. Sortez de mon bureau, je ne veux plus vous voir ! J'ai décidé que le Ministère lutterait contre ce mouvement des Mangemorts et je maintiendrai mon idée.
_Vous feriez mieux d'accepter la réalité ! S'énerve l'homme en commençant à sortir du bureau. Ce Lord Voldemort a déjà commis beaucoup de crimes, et rien ne l'arrêtera ! Les Aurors parlent d'un puissant mage noir comme on n'en a jamais vu !
_Sortez !
_Nous allons tous payer par votre faute ! » Hurle le sorcier avant de claquer la porte.
Je reste figée au sol avec mon paquet de documents dans les mains tandis que mon cerveau enregistre ce qu'il vient d'entendre. Lord Voldemort ? Beaucoup de crimes ? Un puissant mage noir ? Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi ai-je laissé Jayce partir avec lui ? Comment ai-je pu être aussi naïve !? Ma respiration se fait soudainement courte.
Carter s'accroupit près de moi et m'aide à me relever, inquiet. Il me fait asseoir et dépose les documents que je lui ai apportés sur son bureau. Puis il me tend un verre d'eau.
« Est-ce que ça va ?
_Oui... » Je marmonne faiblement fixant du regard le bracelet de Jayce que j'ai autour du poignet.
Je ne comprends pas ce qui se passe. Ai-je bien entendu ? Je ne sais même pas si ce n'est pas mon cerveau qui me joue des tours. Je regarde Carter en quête d'une explication mais il ne semble pas vouloir parler de ce qui vient de se passer.
Seb déboule dans le bureau de Carter en s'écriant :
« Monsieur, les journalistes sont arrivés ! - et puis son regard m'aperçoit - Kim, ça va ? »
Je réponds par un faux sourire tout en observant Carter et Seb qui semblent pressés.
« Merci, Seb, dit leur que je suis prêt et que je vais arriver dans quelques secondes.
_Bien, monsieur. Et... je voulais vous dire que vous avez le soutien des Aurors. J'ai consulté mes hommes et à l'unanimité nous sommes d'accord avec votre décision.
_Mais qu'est-ce qui se passe ? Je demande d'une petite voix.
_Rien, rien, répond aussitôt Carter qui enfile sa belle cape de directeur du département de la Justice Magique.
_Tu vas faire une conférence ? Pourquoi ? Je continue à demander maintenant que ma curiosité a été piquée.
_Tu comprendras plus tard, c'est... je suis désolé, il va falloir que tu sortes de mon bureau. »
Je voudrais bien jouer les petites filles capricieuses comme j'en ai l'habitude mais je décide de bien me comporter en obéissant à sa demande. Je les regarde s'éloigner tous les deux d'un pas pressé. Je ne sais pas si je dois m'inquiéter de les voir aussi préoccupés. « Vous avez le soutien des Aurors », c'est ce que Seb vient de dire à Carter. Je pense que cela signifie qu'il se passe quelque chose. Quelque chose de grave. Quelque chose que le Ministère n'a pas voulu nous dire mais il semblerait que cela soit si grave qu'il ne puisse plus le cacher. Je me demande si ce quelque chose a à voir avec l'assassinat de l'ancien Ministre et la destruction du village moldu.
Je décide de retourner dans mon service mais tous les sorciers commencent à sortir en trombe. Ils vont tous dans le sens inverse d'où je vais. Je me plaque contre le mur pour les laisser passer en me demandant où ils se dirigent tous. Une main se pose sur mon épaule, je sursaute. C'est juste Ignatus.
« Où vont-ils ?
_Dans l'Atrium, la direction va prendre une décision importante. Viens, je veux entendre ce qu'ils ont à dire. »
Je le suis et nous nous engouffrons dans la foule. Tout le monde se presse dans l'ascenseur, c'est un véritable chaos. J'ai même peur qu'on ne finisse par se faire écraser. J'atterris avec Ignatus dans l'ascenseur au bout d'un certain temps et arrivons quelques secondes plus tard dans l'Atrium. Ignatus passe devant pour nous frayer un chemin entre la foule. Carter est sur une estrade avec Seb à ses côtés, face à une foule de journalistes qui hurlent pour obtenir des informations. Je me dresse sur la pointe des pieds pour essayer de voir quelque chose et tends l'oreille. La voix de Carter résonne soudainement dans tout l'Atrium.
« … par conséquent, moi Carter Davis directeur du département de la Justice Magique, je déclare que nous sommes en guerre contre le dit Lord Voldemort. »
Mes jambes se mettent à trembler, je suis obligée de m'appuyer sur Ignatus pour ne pas tomber. Non, non, ce n'est pas possible ! Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi nous sommes en guerre ? Comme ça, d'un coup ? Lord Voldemort ? Tom ?
« … toutes les personnes rejoignant ou collaborant avec le réseau des dits Mangemorts encourront une peine d'emprisonnement à la prison d'Azkaban. » Continue Carter tandis que les journalistes s'en donnent à cœur joie pour prendre des photos.
Jayce !? Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi je n'ai pas suivi mon instinct ? Pourquoi je n'ai pas plus lutté pour l'empêcher de partir ? Tout est de ma faute ! Quand on y pense, c'est moi qui aie acceptée Tom dans notre bande. Si je n'avais pas voulu l'intégrer, cette guerre n'aurait jamais éclaté. C'est ma faute. Jayce est condamné par ma faute.
« Eh, ça va ? M'interroge Ignatus en voyant que je commence à tomber sur lui.
_Tu étais au courant ?
_Non, je ne savais que ce que racontaient les journaux. Ce matin, plusieurs familles de sorciers nés de moldus ont été assassinées.
_Quoi ?
_C'était dans le numéro de la Gazette du Sorcier. Un témoin a rapporté qu'une étrange marque trônait dans le ciel au-dessus des maisons où avaient eu lieu les meurtres.
_Une marque ?
_Une sorte de tête de mort dévorant un serpent, je n'en sais pas plus. »
Je suis perdue, je ne sais plus quoi penser. Comment est-ce que tout ça a pu arriver ? Comment le Ministère a-t-il pu laisser les choses se dérouler de cette manière ? Pourquoi n'étions-nous pas au courant ? Je suis sûre que Carter savait à qui nous avions à faire. Je devrais lui poser quelques questions en rentrant.
Mais le soir, Carter part s'enfermer dans son bureau et je ne le vois pas de toute la soirée. Même ma mère n'arrive pas à lui parler. Il repart avant le dîner au Ministère pour son travail et nous ne le voyons pas rentrer. Ma mère est inquiète et craint que cette déclaration de guerre ne signe le début d'une nouvelle ère dans notre monde.
« Tu crois que c'est vraiment sérieux ? Je demande.
_Il n'y a qu'à voir comment les Black ainsi que toutes les autres familles se réjouissent de l'ascension de ce Lord Voldemort pour comprendre que cette guerre va durer un bon bout de temps. Ce sera dur, et ce sera long, me dit-elle en crispant ses doigts autour de son verre de vin.
_Mais qu'est-ce qu'on va faire, nous ? Je lui demande en commençant à comprendre où elle veut en venir. Nous ne sommes pas de leur côté, nous. N'est-ce pas ?
_Non Kim, ni Carter ni moi n'adhérons à ces idées. Carter était prêt à tout pour que convaincre le Ministre de lancer les Aurors à la poursuite des Mangemorts. Je l'ai toujours soutenu dans cette décision, et maintenant que nous sommes officiellement en guerre nous comptons bien confirmer cette volonté du Ministère. Nous allons lutter. »
Je vois son regard passer un instant sur moi avant de se détourner pour boire une gorgée de son vin. Je me rends compte qu'elle tremble. Je voudrais faire quelque chose pour la rassurer mais je ne suis pas dans une meilleure forme. J'ai peur, ce sentiment ne m'avait encore jamais été aussi présent. C'est pire que lorsque mes cauchemars surgissaient la nuit. Je suis incapable de crier pour évacuer ma peur cette fois. Je suis pétrifiée de terreur. Qu'est-ce qui va nous arriver ? Pourquoi ma mère n'ose pas me regarder ?
« Avec tes grands-parents nous avons décidé que tu avais besoin de vacances. Tu vas aller chez eux pendant que... enfin, Carter et moi avons besoin d'être seuls ici, termine-t-elle en posant son verre d'autorité. Tu iras chez tes grands-parents en attendant.
_Maman ?
_Ne discute pas, d'accord !? S'écrie-t-elle d'une voix tremblante de sanglots. Ta grand-mère était folle de joie quand je lui ai suggéré cette idée. »
Elle se lève tout en tremblant et je n'ai jamais vu ma mère dans un tel état. Je la regarde quitter la pièce sans comprendre ce qui lui prend. Elle est vraiment inquiète, je dirai même paniquée. Mais je sens dans son regard une certaine volonté ce qui me rassure le soir quand je m'endors, ma valise prête pour aller chez mes grands-parents le lendemain. Ma mère est peut-être aussi terrifiée que moi mais il reste encore une part d'elle qui ne renoncera pas à lutter. Peut-être que la guerre ne dura pas ? Je continue d'espérer que toute cette histoire n'est pas sérieuse et que le Ministère va vite trouver une façon d'y remédier.
Le lendemain, je dépose rapidement mes affaires chez mes grands-parents avant d'aller rejoindre Lucy dans un bar. Elle a l'air aussi préoccupée que moi tout comme les personnes autour de nous. En écoutant les conversations, je me rends compte qu'on ne parle que de cette guerre. Nous commandons deux verres avant d'entamer nous aussi une conversation sur les récents événements.
« Toi aussi tu as entendu le discours de Carter dans l'Atrium ? Je demande à Lucy.
_Maintenant toute la société sorcière est au courant, c'est dans tous les journaux. On ne parle que de ça ! M'explique-t-elle. Et il y a plus grave ! Les meurtres ont continué apparemment. Cette fois, il n'y a pas eu de témoin mais sur les lieux ont dit qu'il y avait de nouveau la Marque des Ténèbres.
_La quoi ?
_C'est comme ça que les journalistes l'appellent, c'est une marque représentant un crâne dévorant un serpent. Elle flotte là où les crimes ont été commis comme une reconnaissance. Hier, j'ai entendu des sorciers dire que les crimes étaient choisis stratégiquement.
_C'est-à-dire ?
_Et bien, tous les crimes sont des moldus ou des sorciers nés de parents moldus, ou encore des sorciers ayant un rapport avec les moldus. Mais il y a aussi les sorciers qui s'opposent à eux apparemment.
_Ceux qui s'opposent ? Je répète en commençant à réaliser ce que cela sous-entend.
_Les mangemorts attaquent ceux qui veulent s'opposer à la montée au pouvoir de ce Lord Voldemort. On commence même à croire que ce nom est maudit.
_Ce n'est pas possible qu'en si peu de temps...
_Kim... ! S'écrie-t-elle en me regardant comme si j'étais idiote. Cette affaire ne date pas d'hier enfin ! La destruction du village moldu par exemple ! Juillet l'année dernière, meurtre de Hepzibah Smith par un soi-disant voleur. C'était le meurtre d'un mage noir ! Septembre dernier, l'assassinat du Ministre de la Magie ! Tu te souviens comment les familles de Sang Pur étaient révoltées qu'un né de parents moldus puissent être Ministre ? Les Aurors avaient été convoqués sur les lieux du crime. A ton avis, pourquoi a-t-on convoqué les Aurors ?
_Parce qu'on soupçonnait...
_On ne le soupçonnait plus ! M'arrête Lucy. Le Ministère le savait, ils savaient que c'était l'œuvre d'un mage noir. Un mage noir très puissant puisqu'il a réussi à passer devant la garde du Ministre.
_Tu crois vraiment qu'ils le savaient et qu'ils ne nous ont rien dit ? Carter le savait ?
_Évidemment ! Ils ont cru qu'ils pourraient éviter la catastrophe mais visiblement ce mage noir est si puissant qu'il est impossible de cacher la terrible vérité. »
Nous ne cessons de nous regarder pendant un court moment. Évidemment, nous savons toutes les deux l'identité de « ce mage noir » mais aucune de nous n'a envie d'en parler ou nous n'osons pas. Ce serait comme confirmer cette évidence. Et puis, les autres sorciers autour pourraient nous écouter. Il est inutile d'ébruiter ceci, le Ministère doit déjà savoir de qui il s'agit et doit vouloir garder cela secret.
Lucy me pose une simple question :
« Jayce n'est pas revenu ? »
Je secoue la tête. Je sais très bien où elle veut en venir. A Poudlard, ils scandaient tous qu'ils étaient les fidèles mangemorts du grand Lord Voldemort. Comment l'oublier ! Par cette simple question, Lucy ne fait que confirmer toutes mes craintes. Jayce est bel et bien dans de sales draps et c'est peu dire !
« Ma mère et Carter ont une autre conférence cet après-midi, je lui dis en fixant mes pieds. Ils vont encore passer dans les journaux et... comme tu l'as dit, les premières cibles sont ceux qui résistent.
_Non Kim, tu ne dois pas penser à ça ! Proteste-t-elle en me prenant les mains. Carter est protégé par les Aurors et personne ne fera jamais du mal à ta mère, elle est beaucoup trop appréciée dans notre monde. Ça déclencherait une véritable guerre si Tu-Sais-Qui s'en prendrait à elle, surtout après la mort de ton père, elle est la protégée de notre société. »
Ça déclencherait une véritable guerre ? Et si c'était ça justement le but ? Et si Vous-Savez-Qui se fichait éperdument de déclencher une guerre ? Mon estomac commence à se nouer, j'ai envie de rentrer chez moi pour retrouver ma mère mais elle doit déjà être partie pour la conférence de Carter.
Nous décidons de sortir du bar pour aller nous balader un peu sur le Chemin de Traverse et peut-être acheter deux ou trois babioles. Nous entrons dans une boutique pour acheter du parchemin et de l'encre.
« Tu n'as pas reparlé à Druella ? Me demande Lucy quand nous passons à la caisse.
_Non... je n'ai pas eu le courage à l'enterrement de Mr. Bonham, j'avoue honteusement.
_Tu devrais peut-être aller la voir directement chez elle, me suggère-t-elle. Je suis sûre qu'elle voudra t'écouter.
_Tu as raison, je devrais y aller. Je verrai demain. »
Nous ressortons de la boutique en souhaitant une bonne journée au vendeur.
Le jour suivant, je prends mon courage à deux mains et décide de rendre visite à Druella. Ma grand-mère est réticente à cette idée mais mon grand-père accepte d'un signe de tête et je file hors de chez mes grands-parents.
« Il faut toujours que tu lui dises oui ! » S'écrie ma grand-mère dans le salon avant que je ne sorte.
Je transplane jusqu'à la maison que partagent Cygnus et Druella et m'arrête devant le portail. J'hésite à véritablement entrer. Que vais-je lui dire ? Entraîne-toi avant ! Comme ça, tu sauras exactement quoi dire et la conversation s'enchaînera d'elle-même. Alors je pourrais frapper – sans oublier le sourire – et dire quelque chose du genre : « Salut ! Je passais dans le coin et je me suis dit que j'allais voir comment tu allais depuis l'enterrement de Mr. Bonham. » Non, c'est nul. Plutôt : « Salut ! Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vu et j'ai pensé que je pourrais passer. » Ça s'améliore mais ce n'est toujours pas ça. Je devrais peut-être raconter quelques mensonges et dire : « Salut ! Je venais voir comment tu allais surtout depuis l'annonce de Carter au Ministère. Une guerre ! Tu as vu ça ? » Euh... bon, on va improviser !
Je pousse le portail et frappe à la porte d'entrée après avoir pris une grande inspiration. Courage, Kim ! Druella est ta meilleure amie, vous allez bien réussir à vous réconcilier. A Poudlard, on a toujours dit qu'on garderait nos liens d'amitié. J'honore donc ma promesse.
Druella m'ouvre la porte elle-même ce qui m'étonne assez. Je pensais que ce serait son elfe qui ouvrirait et je reste un instant sur le porche avec une mine surprise complètement ridicule. Elle aussi a l'air surprise par ma présence. Elle cligne plusieurs fois des yeux comme si elle ne réalisait pas de me trouver bel et bien sur son porche.
« Kim... tu... Marmonne-t-elle en jetant un regard anxieux derrière elle.
_Oui, c'est surprenant je sais mais... enfin, je me suis dit que... ça fait longtemps qu'on avait pas parlé et... »
Druella jette un nouveau regard derrière elle. Visiblement, elle a du monde chez elle et je la dérange. Je m'arrête au milieu de ma phrase, gênée.
« … mais je te dérange peut-être ?
_Oui Kim, tu... tu ne peux pas venir aujourd'hui j'ai... Enfin tu vois, répond-t-elle en jetant de nouveau un regard derrière elle.
_Oui, oui, je ne voulais pas te déranger. J'étais juste passée pour... enfin, voilà.
_C'est gentil, mais tu ne vas pas pouvoir rester. Je suis désolée, je dois y aller. »
La porte se referme soudainement. D'accord... Druella avait l'air anxieuse, comme si quelque chose la préoccupait. Je me demande ce qui peut bien préoccuper une femme au foyer... Druella a un elfe de maison qui s'occupe de toute la maison, elle n'a donc pas à se préoccuper des choses ordinaires.
Je repars bredouille jusqu'à chez mes grands-parents, déçue. J'aurais aimé discuter avec Druella et mettre les choses à plat surtout maintenant que la guerre commence. Je ne voudrais pas que notre dispute continue d'exister entre nous dans des temps pareils. Néanmoins je dois me résoudre à cette réalité : Druella ne voulait pas me parler.
Je rentre chez mes grands-parents et vais rejoindre ma chambre aménagée. Elle n'est pas aussi grande que la mienne mais j'ai l'habitude de cette chambre car c'est toujours celle que j'occupe quand je vais chez mes grands-parents.
Le soir, le repas est fade. L'elfe de maison de mes grands-parents, Tok, ne cuisine pas aussi bien que Didi. Mon grand-père lit le journal à table tandis que ma grand-mère me parle d'une nouvelle boutique qui vient d'ouvrir et qui vend des robes de qualité.
« Il faudra que je t'emmène faire un tour par-là ! Insiste-t-elle alors que je suis occupée à faire tourner ma cuillère dans le bol de soupe. Elles sont toutes très jolies et élégantes. Il y en a pour tous les âges, chaque rayon à un style différent. Ah oui, quand je suis rentrée j'ai tout de suite pensé à toi. Il y avait une robe... je t'aurai tellement vu dedans ! C'était une évidence. J'aurais bien voulu te l'acheter mais tu me reproches toujours de t'acheter des robes qui ne te plaisent pas alors... » Bougonne-t-elle.
Je n'ai même plus la force de lui répondre. Elle continue son monologue interminable durant tout le repas. Je me demande comment mon grand-père arrive à la supporter toute la journée et même comment il a pu la supporter toute la vie ! Cela reste un des grands mystères de notre famille. On dit que toutes les grandes familles ont des secrets, je suppose que j'ai trouvé le nôtre.
« Et ce Jayce alors ? Où est-il passé ? Me demande-t-elle.
_Il va bientôt revenir... Je marmonne tout en avalant une gorgée de ma soupe.
_Laisse-la un peu tranquille, lance mon grand-père derrière son journal. Tu ne vois pas que tu l'embêtes ? Kim voudrait certainement manger tranquillement et moi aussi ! »
Il m'adresse un clin d'œil par-dessus son journal. Ma grand-mère bougonne dans son coin mais au moins elle ne m'adresse plus la parole et je peux savourer le silence. J'en profite pour lire les titres du journal que mon grand-père tient tendu devant moi. Il y a une photo de Carter avec ma mère pour leur conférence dans la veille. Elle fait la Une, et en-dessous le titre annonce « Carter Davis et sa femme Denise Dippet Van Hallerberry Davis maintiennent leurs positions ».
Je ne sais pas ce que je dois en penser. Lucy a raison, les mangemorts s'en prennent aux personnes qui s'opposent. J'ai peur pour ma mère et pour Carter. Je ne sais pas ce que je ferai si je les perdais tous les deux. J'ai déjà perdu mon père, je ne veux pas revivre ce moment.
Tok m'apporte le dessert qui ne me réconforte pas vraiment. Il s'agit d'un gros chou à la crème plein de sucre qui m'écœure dès la première bouchée. Je finis par monter me coucher en prétendant être fatiguée.
En vérité, je n'arrive pas à fermer l'œil de la nuit. Je ne peux pas m'empêcher de penser à Carter et ma mère. Ils risquent de mourir. C'est tout ce qui me vient à l'esprit, je ne peux pas me l'ôter de l'esprit. Toute la nuit, je me retourne dans tous les sens pour essayer de trouver une position confortable mais il faut bien se rendre à l'évidence, je n'arriverai pas à dormir. L'inquiétude qui me ronge me donne la sensation d'avoir mal à l'intérieur. C'est comme si ma poitrine s'enflammait.
Je descends dans la cuisine boire un verre. Pieds nus sur le marbre froid, je grelotte et m'enfonce dans la pénombre du couloir. Il est immense, en hauteur comme en largeur. La maison de mes grands-parents me faisait peur quand j'étais petite. Elle est très grande et isolée dans une campagne juste à côté d'un bois sombre. Les arbres qui bougent au gré du vent provoquent toujours des ombres dans les couloirs. Mon inquiétude ne diminue pas même après avoir bu mon verre d'eau dans la cuisine. Je tremble même de peur, et coure jusqu'à ma chambre où je m'enfonce dans les couvertures de mon lit. Là, j'ai l'impression d'être en sécurité. Ce qui en soi est complètement ridicule puisque ce ne sont pas des couvertures qui me protégeront.
Je finis par trouver le sommeil et le lendemain, Tok vient me réveiller pour m'informer que je dois me tenir prête dans deux heures. Ma grand-mère veut m'emmener dans sa nouvelle boutique. Oh non ! Je n'ai qu'une envie : rester dans mon lit toute la journée. Ça doit être agréable de ne rien faire et de rester traîner dans son lit.
Soudain j'entends les pas sévères de ma grand-mère qui arrivent jusqu'à ma chambre. Je me hâte aussitôt de sortir du lit et entre dans la salle de bain dont l'accès se trouve dans ma chambre. Je ferme la porte à clef et ouvre l'eau de la douche. J'entends ma grand-mère qui entre dans ma chambre avant de repartir. Mon plan a marché, elle a cru que j'étais déjà sous la douche.
Je m'assois au bord pour réfléchir sans éteindre l'eau. Je devrais passer à la maison pour au moins demander à Carter et ma mère de se protéger de la meilleure des façons. Cela me paraît être une bonne idée, je pourrais les convaincre de faire attention. Je sais qu'ils penseront bien faire en provoquant les mangemorts... Une lumière de lucidité me vient à l'esprit. Si Jayce et Cygnus font partie des mangemorts, il n'y a aucune raison pour moi de m'inquiéter. Jamais ils ne voudront faire du mal à ni Carter ni à ma mère, encore moins me faire du mal.
J'ai comme la sensation d'être libérée d'un poids et je soupire. Mais oui, il n'y a rien à craindre. Jayce ne me ferait pas ça, et je suis sûre que même Tom au fond... Non, ça non. Avec Tom, on ne peut jamais prévoir. Mais Jayce et Cygnus je les connais depuis toujours. Nous sommes nés ensemble, nous avons été élevés pratiquement ensemble, nous avons joué ensemble, et nous avons grandi ensemble. Je les connais, ils ne me feront jamais de mal. Ils aiment beaucoup trop ma mère pour la faire souffrir. Elle a accepté Jayce dans sa maison quand il était en froid avec ses parents elle l'a aidé et rien que pour ceci, Jayce lui doit une faveur.
Les semaines passent et la fin du mois de mars approche. Je reste quand même chez mes grands-parents et vais de temps en temps faire les boutiques avec ma mère. Carter travaille jour et nuit d'après elle, il est surchargé avec le Ministre qui est à deux doigts de plier à la menace Voldemort. Les assassinats ont recommencé tout en se rapprochant de Poudlard. Le Ministère craint que les mangemorts ne visent l'école et a donc renforcé la sécurité.
Les journaux se démènent pour interroger le Ministère et informer la population. Tous voudraient obtenir le plus d'informations mais Carter a ordonné à ses hommes de ne pas divulguer toutes les affaires.
La situation est un peu compliquée pour ma mère qui soutient toujours Carter mais elle souffre du rejet des autres familles. La plupart de ses amis ne lui adressent plus la parole, et elle n'est plus invitée aux dîners mondains.
« Ce n'est pas très grave, tu n'as pas besoin de ça, je la rassure en essayant une robe horrible pour lui faire plaisir. Et tu n'as pas parlé avec les Rosier ?
_Non, eux comme les Black ne me saluent même plus quand ils me croisent... Déplore-t-elle.
_Vraiment ? Tu as vu Druella ?
_Non, je crois qu'elle est toujours chez elle. Tu devrais passer la voir, peut-être qu'elle a besoin de compagnie.
_La dernière fois, elle n'a pas voulu me recevoir.
_Peut-être qu'elle avait autre chose de prévu, tu ne dois pas lui en vouloir pour ça. »
Durant tout le reste de la journée, ma mère m'oblige à rendre visite à Druella ce que je finis par faire. Mais cette fois, Druella ne m'ouvre même pas la porte en grand. Dès qu'elle m'aperçoit elle referme immédiatement la porte.
« Désolé Kim mais je ne peux pas te recevoir aujourd'hui », ce sont les seuls mots qu'elle m'a adressé avant de me fermer la porte au nez.
J'entends même les cliquetis des verrous derrière la porte. Elle croit vraiment que je vais forcer le passage ? Quoique je devrais peut-être tenter le coup... Non, je ne crois pas que cela arrangerait nos relations. Je décide plutôt de sortir ma baguette et d'écrire un message sous son porche disant « Je voulais juste voir comment tu allais, cela fait longtemps qu'on ne s'est pas reparlées. S'il te plaît, dis-moi quand tu pourrais me recevoir. »
Je regarde mon message flotté dans les airs. Elle tombera dessus dès qu'elle ouvrira la porte. Je suis assez contente de cette idée et transplane le cœur léger jusqu'à chez moi où j'ai prévu de passer voir Didi. Je ne l'ai pas vu depuis la dernière fois que je suis partie, cela va presque faire un mois.
J'arrive pile devant ma maison et je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse de la... retrouver... Pourquoi tout ce monde autour de ma maison ? En effet, journalistes et autres s'entassent devant le portail. Ils s'écartent tous sur mon passage quand j'approche et me regardent comme si je devais être la fille la plus malheureuse du monde.
J'observe autour de moi les débris de verres qui traînent sur la pelouse. Mon cœur frappe soudainement contre ma poitrine.
La porte a été forcée. C'est comme si tout mon corps se mettait à fondre.
Dans le ciel trône une tête de mort dévorant un serpent juste au-dessus de ma maison.
Mes yeux brûlent tandis que monte en moi un sentiment... je ne sais pas si c'est de la tristesse, celle dont on dit qu'il est impossible de s'en remettre, ou de la rage. Je n'arrive pas identifier ce sentiment qui gronde en moi mais c'est fort et mon cœur ne cesse de battre comme si je venais de jouer un match de quidditch.
Non, non, non. Non, ce n'est pas vrai. Je commence à m'approcher de la maison d'un pas quand mon grand-père émerge de la foule pour me retenir. J'éclate en sanglot d'un seul coup dans ses bras quand il me retient d'avancer plus loin.
« Reste là, Kim, me prie-t-il en me tenant dans ses bras alors que je tente d'avancer. S'il te plaît, reste ici. C'est fini maintenant, on ne peut plus rien faire. »
J'ai froid. Je grelotte tellement j'ai froid et j'aimerais pouvoir expliquer ce frisson dans mon corps. J'ai mal. J'ai mal si simplement au plus profond de moi. Alors c'est comme ça que ça devait se passer ? Mais qui donc peut vouloir une chose pareille !? Qui peut vouloir provoquer une telle souffrance ? Qui donc peut désirer répandre ce sentiment dans nos cœurs ?
Mes yeux se reportent sur la Marque des Ténèbres dans le ciel. Je la regarde jusqu'à m'en imprégner l'esprit tout en me promettant de ne jamais oublier cette marque. Je ne veux rien oublier de ce qui s'est passé, je veux me rappeler de tout. C'est bien beau de nous bercer d'illusions pour nous dire que le monde est rempli de personnes biens, que le monde est rempli d'amour, mais quand on voit ce qu'il se passe, le miroir se brise soudainement. Et qu'est-ce qu'on en fait de tout ça une fois le miroir brisé ?
Je repousse mon grand-père qui me rattrape encore une fois pour me ceinturer. Je me débats dans ses bras et finis par me libérer pour pénétrer dans la maison. Il me coure après en me demandant de ne pas entrer.
J'entre dans la maison sans rien reconnaître. Ils se sont battus, ils se sont défendus. Je sens la main de mon grand-père se poser sur mon épaule en essayant de me ramener dehors mais je la repousse et monte à l'étage.
Ici, tout est calme, rien n'a été dérangé. C'est comme si rien ne c'était passé. Tout est comme j'avais l'habitude de voir. A un détail près.
La cage des serpents a volé en mille morceaux. Tous les reptiles sont aux sols, à moitié dévorés. Il y a une odeur de sang et de chair qui m'arrache une grimace. Ils sont tous morts mais il en manque un. Il manque Nagini, l'immense serpent si effrayant. Où est-elle passée ? Je la cherche du regard et parcours tout l'étage pour me rendre compte qu'elle a disparu.
Mon grand-père arrive à ma hauteur avec un air navré. Il a pleuré, je le vois sur son visage. Il a même envie de pleurer à nouveau, je vois ses yeux tremblés. Je le prends dans mes bras et je sens qu'il laisse tout son désespoir aller. Il vient de perdre sa fille, et moi j'ai perdu ma mère. Carter. Didi.
Je regarde autour de moi et enregistre absolument tout ce que je vois. La cage de verre explosée, l'atmosphère froide, mon cœur qui bat, les reptiles à moitié dévorés. Je ne veux rien oublier. Je veux me souvenir de tout.
J'espèce que vous aurez aimé ce chapitre ! Dites-moi si quelque chose ne va pas, si vous ne comprenez pas, etc. Vous pouvez me le dire soit en review ou en message privé si vous préférez ;) En tout cas, je vous remercie d'avoir pris du temps pour lire ce chapitre ! :) A bientôt !
