Exclusivité! Et oui, je vous le publie avant les deux derniers, qui pas d'inquiétude, sont déjà entre les mains de ma très chère Béta!
Chapitre 29 : Eh bien, je suis de retour. Je vous ai manqué ?
Le premier lundi matin après le nouvel an, Vernon Dursley cru que son cœur s'arrêtait. Les commissaires aux comptes avaient été occupés pendant les dernières semaines et avaient maintenant les résultats. Tout le personnel de gestion était tenu de se présenter dans la salle du conseil -aujourd'hui- pour entendre les conclusions des commissaires.
Il avait sérieusement envisagé de plier bagages et de quitter la ville vendredi soir, mais un rapide coup d'œil au solde de leur compte épargne l'avait convaincu que cela n'était pas une bonne idée. Il ne pouvait même pas blâmer le monstre de ce foutoir : Le garçon s'était émancipé. Non, il était seul. Maudit soit-il !
« Comment diable ont-ils compris ? Parker avait dit que le plan était à toute épreuve ! » Vernon trifouilla les clés de sa nouvelle voiture, en priant pour que Parker ait eu raison.
Le bureau était étrangement calme quand il entra. Sa chemise était trempée de sueur alors qu'un mauvais pressentiment grandissait en lui. Était-ce un présage ? Il frissonna et colla un affreux sourire sur son visage pâteux. « Bonjour Eliza. Il fait froid aujourd'hui ! » Salua-t-il sa secrétaire en tentant d'être enthousiaste. Il se dirigea rapidement vers la salle de réunion en passant devant elle. « Tout le monde est ici ? »
« Oui, M Dursley. Ils n'attendent que vous. » Il la fixa alors que sa main appuyait sur un bouton de l'interphone, et que sa tête se penchait en avant, tandis qu'elle parlait tranquillement dans la machine.
« Ah, enfin. Prenez place Dursley. » M Grunning, en personne, était assis en tête de table.
Vernon hocha brièvement la tête et pris l'unique chaise vide disponible, à côté de Parker.
« Bien, commençons. » dit un homme mince avec une calvitie, il se leva et commença son rapport. « Après un audit complet de tout le personnel de gestion, ma compagnie a constaté deux différences importantes. » Il marqua une pause et avala une gorgée d'eau.
Vernon prit conscience que l'homme à ses côtés se tortillait. « Merde, Parker, reste assis et tranquille. Tes nerfs vont nous faire prendre! »
« La majorité des départements, montrent une légère mauvaise gestion des fonds, principalement en raison d'erreurs d'écriture mathématiques. Ceux-ci ont été signalées et corrigées. Les responsables ont appris les procédures appropriées pour s'assurer de leur exactitude à l'avenir… »
La voix monocorde de l'auditeur sembla s'éterniser. Vernon était assis perdu dans ses pensées, de la sueur inondée ses dessous de bras et son dos. « Bon Dieu, c'est ça que d'attendre le coup de grâce? » se demanda-t-il alors qu'il tentait de rester maître de lui.
Puis soudain, un silence assourdissant s'abattit et son cœur battit furieusement dans sa cage alors que la voix de M Grunning le sortit de sa transe.
« Je vous remercie. Vous tous, à part Dursley et Parker, vous pouvez retourner travailler. »
La porte se referma doucement alors que la dernière personne sortait. « Dîtes-moi Vernon, pensiez-vous être sous-payé ? Et vous, Parker ? Étiez-vous incapable d'attendre une honnête promotion ? Ou peut-être était-ce pour le frisson ? »
L'espoir de Vernon mourut quand la porte s'ouvrit à nouveau et laissa entrer quatre policiers en uniforme.
« Emmenez-les, je ne veux plus voir ses voleurs ! Oh, et je devrais sans doute vous prévenir vous deux, c'est la même chose pour le Bureau d'Inland Revenue ! »
Vernon entendit à peine le « clic » que firent les menottes autour de ses poignets. Tout était flou, alors qu'il sortait de la salle et était escorté hors du bâtiment par les deux agents. Son esprit ne réalisa pas qu'il fut placé à l'arrière d'une voiture et emmené. Sa vie, sa confortable petite vie, était terminée.
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« Vous êtes bien Mme Dursley Pétunia ? » demanda un policier en uniforme après avoir frappé à la porte avec insistance.
« Oui, c'est moi…Oh non ! Il est arrivé quelque chose à mon Dudders ? » Cria-t-elle, consternée. « Pourquoi êtes-vous ici ? »
« Non m'am. Je ne sais pas qui est ce 'Dudders'. Je suis ici à cause de votre mari… » Commença à expliquer le policier, quand il fut de nouveau interrompu.
« Un accident de voiture, une crise cardiaque, que lui est-il arrivé ? »
« Non, m'am, il a été arrêté. » Tenta d'expliquer une fois de plus le policier. « Je suis ici pour collecter tous les relevés bancaires, les comptes épargnes et tous les objets personnels relatifs à son travail et à ses finances. »
« Que…? »
Sa réponse la laissa sans voix. « J'ai ici un mandat des magistrats. » poursuivit-il, en lui tendant le papier officiel. « Je vous serais reconnaissante de me laisser passer pour que je puisse terminer le plus rapidement possible, s'il-vous-plait. » Pétunia -choquée et sonnée- se déplaça pour le laisser entrer.
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Hermione regarda Harry partir pour sa réunion à Gringott. Elle était mitigée à propos de la nouvelle indépendance d'Harry. D'une part elle était heureuse qu'il n'ait pas à retourner chez ses horribles proches et qu'il soit libre de prendre ses décisions. De l'autre, elle était mal à l'aise à l'idée que son ami se coupe des adultes qui se soucient de sa sécurité et de son bien-être. Elle ne pouvait pas croire qu'il ait réussi à garder cela secret.
Même Ron était furieux qu'Harry se soit joué d'eux et émancipé sans dire mot à quiconque, surtout à lui. Il estimait être encore le meilleur ami du héro, malgré leur différent. Pourquoi garder ça secret ? Qu'est-ce qu'Harry essayait de cacher ?
Elle soupira et ses pensées dérivèrent vers sa conversation dans le train, après qu'elle lui ait dit être parente à un sorcier.
« Plus une née-moldu ? Wow ! C'est… étrange. » Répondit Harry aux nouvelles enthousiastes d'Hermione dans le train. « Je me demande combien ont eu des nouvelles similaires ? » Il fronça les sourcils en pensant. « Je suppose que cela signifie que tu peux maintenant obtenir un meilleur emploi, hein ? »
Hermione regarda le garçon, qu'elle avait appelé meilleur ami depuis presque cinq ans. Elle se rappela tous les bons moments qu'ils avaient passés ensemble. Il était son meilleur ami et sa foi aveugle dans les figures d'autorité l'avait conduit à trahir sa confiance. Les paroles de sa mère avait été comme une gifle. Il était temps qu'elle s'excuse.
« Harry ? Je…je tiens à te dire à quel point je suis désolé d'avoir laissé le directeur me contrôler l'été dernier. » Elle baissa la tête brièvement puis le regarda dans les yeux. « J'ai été idiote et, pire encore, j'ai brisé une promesse faîte à mon meilleur ami. Je n'étais pas là quand tu avais le plus besoin de moi. Peux-tu me pardonner ? » Elle se battait pour ne pas faire tomber les larmes brillant dans ses yeux.
« Hermione, je…je ne sais pas. » bégaya-t-il.
Sa main tremblante sur son bras l'arrêta. « Je sais que cela prendra du temps, et je sais que nous serons jamais plus. » elle pausa et avaler un sanglot. « Nous serons peut être jamais plus aussi proche que nous l'étions. Mais, crois-tu que l'on puisse recommencer, s'il te plaît ? Parce que tu me manques, Harry. Sans toi je suis toute seule, et je ne veux plus être seule. » Elle trembla contre lui et laissa ses larmes couler.
Harry l'attira contre lui avec un bras. « Je ne sais pas si je peux te faire confiance comme avant, 'Mione. Tu m'as fait vraiment très mal quand tu m'as laissé tomber cet été, j'étais perdu et seul. J'avais besoin de toi et je ne veux plus ressentir ça, jamais. »
Ses sanglots les firent trembler. « Je promets, Harry. Je te jure que je ne te ferais plus jamais mal comme ça. Je suis prête à te donner un serment sorcier ! » Réussi-t-elle a prononcer entre ses sanglots.
« Non, 'Mione ! Ne vois-tu pas que si je demande un serment, cela signifierait que je ne peux pas te faire confiance, nous devrons simplement voir si notre amitié peut être réparée – ou bien, nous devrons recommencer. » Harry sortit un mouchoir propre et lui offrit.
Son doux sourire lui en arracha un alors qu'elle essuya son visage. « Bonjour, mon nom est Harry Potter, et toi c'est quoi ? »
Alors que son souvenir prit fin, elle se demanda quand Harry serait de retour et si il allait lui raconter ce qui s'était passé à Gringott.
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Albus Dumbledore avait ses propres problèmes. Une réunion de la Commission avait été organisée et il n'avait pas été invité. Il avait pour espoir de passer la première semaine de la rentrée à convaincre Harry de renoncer à son émancipation et de lui permettre de continuer à le guider.
La Commission se réunissait encore aujourd'hui sur une chose qu'ils avaient simplement qualifiée de haute importance. Mais qu'est-ce qu'il y avait dans le rapport de Poppy ? Il se sentait bien, il n'avait jamais été aussi bien. Si cela avait quelque chose avoir avec son check-up, il devait avoir une erreur. C'était juste une erreur.
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« Que la réunion commence ! » Le son rauque d'un marteau en pierre s'abattant sur un bureau fit taire les membres de la Commission. « C'est une grave préoccupation qui a été porté à notre attention par la médicomage et la directrice adjointe de Poudlard. »
Les marmonnements et chuchotements éclatèrent une fois de plus, et de nouveau le marteau imposa le silence.
« Il semblerait que la Directrice adjointe est remarqué un comportement plutôt inquiétant de la part du Professeur Dumbledore ces derniers temps. Son rapport décrit un intérêt obsessionnel envers un élève. Obsessionnel au point qu'il est mis le reste des élèves en danger pour garantir la sécurité de cet élève. Il a également essayé de contrôler l'ensemble des actions de cet élève, tant à l'école que dans son foyer. »
« Nous avons toujours soupçonné qu'il était loufoque, il a dû manger trop de bonbons au citron ! Venez-en à l'essentiel Malfoy ! »
« Très bien. Madame Pomfresh, médicomage de Poudlard, recommande fortement que le proviseur soit envoyé à Ste Mangouste pour un examen médical complet et mentale. C'est avec hésitation qu'elle a suggéré que celui-ci pourrait souffrir d'un long et non-traité syndrome similaire à celui de guerre et qu'il puisse être atteint de délire.
« En ces propres termes : 'Le proviseur a vécu dans un état d'alerte maximale, dans un statut de prêt-au-combat durant ces trente-cinq dernières années et cela a pu occasionner des ravages sur son corps et son esprit…' Mme Pomfresh poursuit en demandant en outre que nous fassions de cet examen un passage obligatoire, l'empêchant ainsi de pouvoir se désister. » Il y avait une lueur de satisfaction dans les yeux de Lucius Malfoy quand il termina la citation notée sur le dossier qu'il tenait en main.
« Eh bien, personnellement, je pense que nous devrions valider sa demande. Nous ne devons pas mettre nos enfants en danger. Je vous propose de faire comme le suggère la médicomage. Tout le monde est d'accord ? » Un chœur de « Oui » fut entendu.
« Bon maintenant que tout est dit, comment nous y prendre pour qu'il se rendre à ce check-up ? » interrompit Augusta Londubat.
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Harry soupira en posant son exemplaire du Chicaneur. Que l'interrogatoire commence.
Eh bien, je suis de retour. Je vous ai manqué ?
Pour rappeler mes articles précédents, j'ai fait un petit détour à Gringott ces vacances. Les Gobelins me considèrent comme un atout, après « tous les profits » que je leur ai permit de faire ! Près d'un millier d'enfant de Moldus dans les îles Britanniques ont passés le test de patrimoine et tous sont ressortis avec des résultats très intéressants.
Beaucoup d'entre eux ont clamés, par droit de sang, des coffres qui avaient été gelés pendant des années si ce n'est des siècles, en attente d'être remis en circulation. Les Gobelins sont heureux de voir cette richesse qui avait été abandonnée, et qui prenait la poussière, être une fois de plus remise en circulation et permettre aux clients et à la banque de gagner de nouveaux intérêts financiers.
En parlant des né-moldus, je dois dire que certaines des croyances des Sang-pur sont des plus archaïques et maintenant inutiles. Ne vous méprenez pas, comme je l'ai dit par le passé, le gouvernement est dirigé par un circuit fermé, 'tu fais ceci pour moi et je t'aiderais' système… tout est étroitement lié à l'état de Sang-pur et d'alliances familiales. Maintenant que certains enfants né-moldus peuvent connecter leurs lignées à de nobles et anciennes familles, les choses devraient se révéler intéressante.
L'autre jour, J'ai réussi à entendre le discours du Premier ministre Britannique devant le Magenmagot. Je dois dire que j'ai été impressionné. Le rouge et le violet sont d'horribles couleurs sur certaines personnes, en particulier ceux qui sont « mis sur la sellette », comme dirait les moldus. Qui aurait pu croire que les dirigeants du Monde Sorcier pouvaient prendre de telles couleurs ? Il a fallu un réel courage et une langue bien acérée pour que le P.M. se tienne devant une assemblée armés et juge nos dirigeants d' « Enfants indisciplinés ne pouvant pas 'jouer' ensemble. »
Personnellement, je suis très reconnaissant d'entendre que l'utilisation de magie est non seulement illégale au sein de la Grande Salle de réunion, mais aussi dangereuse. Au moins, le Premier Ministre a pu parler au nom de Sa Majesté sans être agressé magiquement par nos représentants en colère.
Pour terminer, j'ai eu la chance de pouvoir communiquer avec Lord Harry Potter. Il m'a contacté par le biais de Gringott. Il a eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions et m'a généreusement donné la permission de pouvoir publier ses réponses aussi longtemps que je les citerais mot pour mot.
LP : J'ai beaucoup aimé vos articles, M Twist. Ils sont d'actualités, et d'après ce que j'ai pu vérifier, sont tout à fait brillants. Il était temps que quelqu'un se soulève contre l'injustice existant dans le Monde Sorcier. Je vous dis félicitations camarade et espérons que vous continuez à écrire la vérité. Merlin sait que quelqu'un doit le faire.
OT : Est-il vrai que vous avez vaincu Lord V lorsque vous étiez enfant ?
LP : Je dirais seulement qu'il y a toujours un peu de vérité à tous mythes. Le problème est de discerner le vrai du faux.
On me dit que je suis 'Le-garçon-qui-a-survécu'. Étrange n'est-ce pas, peu m'ont demandé comment j'ai fait. Tous ce qu'ils aient jamais demandé, c'était de pouvoir voir ma cicatrice. Je ne sais pas, j'étais un bébé quand cela est arrivé. Pourtant tout le monde pense que j'ai tué V. Je pense que c'était mes parents - morts en me protégeant- qui m'ont permis de vivre. Mais est-ce que quelqu'un pense au sacrifice de mes parents ? Non. Tout ce qu'ils voient c'est cette cicatrice.
OT : On raconte que parce que vous êtes Fourchelang, vous allez devenir un mage noir. Cela est-il vrai ?
LP : Si être ridiculisé un instant, qu'on chante mes louanges de l'autre, ainsi que grandir dans le monde moldu ne me fait pas devenir 'noir', alors je doute qu'être un Fourchelang me fasse flancher. J'essais juste de trouver ma place dans un monde qui m'a jeté et qui maintenant souhaite que je sois leur sauveur. Peu de chance.
OT : Que voyez-vous dans votre avenir ?
LP : En ce moment ? Je ne suis pas certain que ma place soit ici, dans le Monde Sorcier. Je ne m'y suis jamais senti chez moi. Je suis traîné de force pour exercer mes fonctions, faire vos batailles, et quand cela est fait, vous me remettez dans le Monde Moldu comme le jouet cassé d'un enfant. Alors ne me blâmez pas pour l'état dans lequel se trouve le Monde Sorcier. Je n'ai rien fait, vous l'avez fait vous-même bien avant ma naissance. Nettoyez donc vous-même votre désordre.
OT : Je vous remercie Lord Potter.
Mon bref entretien avec Lord Potter laisse de nombreuses questions sans réponse. Une chose qui doit être mis en avant, est que Lord Potter a réclamé son héritage et ses sièges au Magenmagot. Cela indique, peut-être, sa volonté à vouloir donner au Monde Sorcier une seconde chance. Nous l'espérons.
Oliver Twist
OoOoOoOoOo
Note de la traductrice : et oui, ce titre s'applique tout à fait à moi pour le coup! pas d'inquiétude mon pc est de nouveau tout beau tout neuf! bref pour en revenir à la fiction:
Hermione exagère… vraiment… elle vient tout juste de se faire « pardonner » et elle attend déjà de lui qu'il lui révèle ses secrets… Non mais je vous jure ! Une bonne claque lui ferait trois fois plus de bien !
Le monde sorcier va-t-il maintenant réagir face à l'interview de « leur sauveur ? » on ne peut que l'espérer… pour eux.
Béta quand penses-tu ?
Béta :
Pour Hermione, je suis totalement d'accord même si, personnellement, j'ai envi de lui mettre une claque depuis le début de la fic –et c'est pareil pour Ron.
Harry va probablement se faire harceler par tous ses fans… ça va s'annoncer animé !
