Bonjour (ou bonsoir selon votre horaire) à tous et à toute!

Et oui voilà ENFIN le nouveau chapitre d'Amour et d'Eau Fraiche. Après une fin d'année 2013 intense dans mon travail, j'ai enfin trouvé le temps de boucler ce chapitre qui avait été commencé (pour l'anecdote) en novembre 2013. Enfin le principal est qu'il soit en ligne me direz-vous.

Sans plus tergiverser, bonne lecture à tous et à toutes! ET bonne année ! (On est encore en janvier pour quelques heures, j'ai donc le droit ! Na!)

Clair de Lune


Titre :D'amour et d'eau fraîche

Auteur : Clair-de-lune17

Paring : HP/LM ( dès le début mais compliqué)

Fiction : à chapitres ( Mon dieu on est déjà au chapitre 28!°

Racting : M

Diclamer : Harry, Lucius et Cie ne m'appartiennent pas, je ne gagne pas d'argent en faisant cette histoire. Juste la satisfaction de lire vos rewiew

D'après un défi de Ayumi16.

Les termes du défi étaient :

Un happy end obligatoire avec un ou deux enfants à naître ou nés ( ça se sera pour la fin donc )

Harry a vaincu le Lord Noir pendant l'été grâce à une personne que personne n'aurait soupçonnée. Il s'agit de Lucius Malfoy. Harry, à 17 ans, rentre en 7eme année avec un secret: il est marié à Lucius Malfoy et ce depuis ses 17 ans.

C'est un mariage d'amour qui est la finalisation d'une relation de 2 ans.

Le problème vient de Draco qui est jaloux de son père car il est amoureux de Harry.

Un jour Draco reçoit une beuglante au petit déjeuner et le secret est

révélé.

La gazette est mise au courant et le couple est mal vu car Lucius est en

procès et que tous croient qu'il tient Harry grâce à un sort.

(je vous laisse le choix de Lucius comme mangemort qui a trahit par amour, d'espion pour l'ordre ou ce que vous voulez)


Au chapitre précédant :

Las et inquiet en même temps, le directeur de la seule école de sorcelerie d'Angleterre poussa un profond soupire en déballant le papier brillant qui entourrait un de ses fameux bonbons au citron.

L'entrée de Kingsley Shackelbott dans son bureau en trombe ne lui permis pas de mettre sa friandise en bouche pour autant. Et ce qui lui annonça lui fit même perdre sa prise sur l'innocente confiserie qui tomba sur le sol, roula sur elle même deux puis trois fois et alla finir sa course sous un meuble proche.

Mais de cela Albus Dumbledore ne vit rien, trop occupé à emboïter le pas derrière l'auror.

Le Chemin de Traverse était attaqué. Or c'était le jour qu'avait choisi les membres de l'Ordre pour emmener les adolescents sous leur garde faire leurs courses de rentrée...


Chapitre 28 : Le pion prend le cavalier; échec au Roi.

Dans le passé.

Il avait disparu.

Simplement. En l'espace d'une seconde.

Il avait été à quelques pas seulement d'elle et soudain, en un claquement de doigt, plus rien. Plus personne. Rien que du vide.

Elle avait crié bien sûr. Elle avait hurlé même. De choc. De peur. De désespoir. Qui sait ? Un peu des trois sûrement.

Et juste après, un quart de seconde à peine après que son cerveau ait analysé la situation, une boule lourde, douloureuse, énorme, était descendue le long de sa gorge pour venir se loger dans son estomac. C'était il y avait cinq heures maintenant mais elle ne s'était toujours pas délogée. Cette boule.

Culpabilité.

Coupable oui. Elle se sentait tellement coupable et rien de ce qu'on pouvait lui dire ou faire n'aurait pu changer cet état de faits. La seule chose qui avait le pouvoir de la débarrasser de cette gène constante c'était son retour.

Son retour sain et sauf s'il fallait le préciser.

Et chaque seconde, chaque minute, chaque heure qui passait ne faisait qu'augmenter son angoisse et multiplier sa culpabilité. Et elle priait Merlin de toutes ses forces pour que tout se finisse bien. Pour qu'il s'en sorte sans trop de dommages. Encore une fois.

Et, malgré elle, son esprit ne cessait de se poser cette question obsédante : combien de chance une personne pouvait elle avoir dans la vie ? Combien de chance lui restait il à lui, son enfant qui n'était pas de son sang mais de son coeur ? Combien de chance avait-il encore pour s'en sortir ? Vivant ? Entier ? Qu'est-ce qu'il lui restait exactement comme quota de bonne fortune après toute celle qu'il avait déjà usée lors des années précédentes, chaque foutue année précédente ?

Elle en mourait sûrement de chagrin s'il ne s'en sortait pas.

Et le fait de savoir qu'il avait été en colère, tellement en colère, furieux même, contre eux tous – contre elle- au moment de son enlèvement ne facilitait pas les choses.

Pas du tout.

HP/LM

Il avait disparu. D'un coup.

Ils avaient été en retard. Ils avaient été trop lents. Ils n'avaient servi à rien. A RIEN !

Il était furieux. Absolument furieux. Contre le monde. Contre Voldemort et ses salauds de partisans. Contre Dumbledore et son inefficacité. Contre les membres de l'Ordre qui étaient sur place et qui n'avaient rien fait. Contre Molly qui avait été juste à côté de lui- assez près pour le toucher bordel ! - et qui elle non plus n'avait rien pu faire. Contre lui enfin. Contre lui-même.

Il n'était plus que colère. C'était la seule force au monde qui le faisait encore fonctionner, se mouvoir, manger, respirer, parler. La colère. Il n'y avait que ça qui le maintenait encore debout, encore un peu. Et la petite partie qui était encore lucide dans sa fureur lui faisait sentir que quand elle se serait apaisée -cette colère qui le bouffait actuellement- il s'effondrerait comme un pantin désarticulé.

Il avait déjà perdu son meilleur ami- son dernier ami- à peine un mois plus tôt. Il portait encore le deuil de cet être cher au fond de son coeur et de son esprit. Il y avait encore des matin où, en préparant son thé, il se tournait machinalement pour lui en proposer une tasse alors qu'il était mort.

M.O.R.T.

Il ne pouvait pas le perdre aussi. Il ne pouvait juste pas. C'était au-dessus de ses forces.

Au dessus de ses forces.

HP/LM

.

Il n'y avait rien à faire, c'était au dessus de ses forces. L'adolescent poussa un soupir et se laissa retomber sur le sol poussiéreux de son cachot. Il avait passé les quinze dernières minutes à essayer de se détacher mais il n'avait réussi qu'à s'entailler la peau des deux poignets jusqu'au sang.

« Fait chier » pensa l'adolescent en contemplant sa nouvelle demeure du coin de l'œil.

On l'avait mis dans un cachot – idée ô combien originale ne cessait de lui souffler la petite voix sarcastique qui avait décidé de jouer le rôle de sa conscience depuis la mort de Sirius- dès son arrivée ici. Plusieurs heures plus tôt s'il en jugeait par la soif qui commençait à le titiller.

Il avait eu la malchance que Mocheté Premier ne soit pas sur le domaine au moment de sa capture, ce qui lui valait actuellement son séjour dans la salle d'attente lui avait soufflé son ravisseur.

Un jeune mangemort enthousiaste dont la voix partait encore dans les aigus... A peine sorti de l'adolescence donc.

Tout avait pourtant pas trop mal commencé. On les avait enfin autorisés à sortir de leur prison dorée nommée QG pour aller faire leurs courses de rentrée. Les adultes avaient insisté sur le fait qu'il fallait ab-so-lu-ment qu'ils aient une escorte au cas où...

Et bien le "cas où" en question s'était produit - une attaque massive sur le Chemin de Traverse, là encore idée ô combien originale mais efficace pour terrifier la foule à quelques jours seulement de la rentrée scolaire - et l'escorte n'avait - Ô Surprise!- servi absolument à rien.

La preuve : il était actuellement en train de moisir dans l'un des cachots d'un des nombreux repères secrets de Gros Vilain Pas Beau Premier.

Su-Per!

Et comme cet abruti de vieux schnock drogué aux bonbons au citron avait eu la brillante idée de lui coller un sort sur le museau l'empêchant d'être retrouvé par qui que ce soit cet été - y compris les hiboux- dans le but de lui cacher jusqu'à Merlin sait quand la mort de son parrain...

Bref il était dans la bouse de dragon et bien!

*Encore une fois va falloir te démerder tout seul mon grand!* lui souffla sa copine Sarcasme dans le coin de l'oreille alors que l'adolescent poussait un soupir las.

Des bruits de bottes claquant sur le sol et se rapprochent le tirèrent soudain de sa séance d'auto-apitoiement et le jeune griffondor se leva lentement avant de se retirer dans l'ombre de son cachot.

Effet de surprise.

*Bon c'est pas le tout, mais faut que je me barre d'ici moi!* songea l'adolescent de seize ans le plus connu du Royaume Uni magique.

HP/LM

.

On ne l'avait pas prévenu.

On ne lui avait rien dit.

En temps normal ce manque de confiance en lui ne l'aurait même pas affecté. Après tout on ne devenait pas qui il était en étant touché, vexé ou confus à la moindre contrariété.

En temps normal il n'aurait rien dit. Il se serait contenté exhausser les épaules, fataliste, et de continuer sa routine.

Mais, et c'était bien là la problème, ils n'étaient pas en temps normal.

Harry avait disparu.

Rectification.

Son amant de seize ans, Cible principale du camps Noir et Proue du navire Espérance de la Lumière, avait été kidnappé. Par des mangemorts. Lors d'une attaque à laquelle il n'avait pas participé car déjà en mission pour Voldemort à l'autre bout du pays.

Son Petit Lion qu'il n'avait pas vu depuis deux mois et demi, presque trois maintenant; le jeune homme qui donnait un sens à son existence, une raison de se lever chaque matin pour jouer son rôle d'espion; ce jeune homme avait été enlevé presque dix heures plus tôt et on ne lui avait R.I.E.N. dit. jusqu'à maintenant.

Silence.

Motus et bouche cousue.

Quand la note de cet empaffé de Directeur avait fini par l'atteindre, il y a une dizaine de minutes seulement, il avait d'abord eut l'impression de se prendre une immense claque en pleine tête. Le genre de gifle qui vous fait perdre l'équilibre et voir des étoiles pendant plusieurs secondes.

Une fois le choc passé – parce qu'il était assez grand pour se rendre compte et accepter le fait que la nouvelle lui avait fait un putain de choc par Salazar! - une énorme boule de rage avait commencé à se rependre dans son estomac, puis dans sa poitrine, puis dans son être tout entier. Une envie, non un besoin viscérale de hurler ou de taper dans quelque chose – de préférence dans la tête de Dumby ou d'un de ses abrutis de collaborateurs qui n'avaient pas été foutu de garder SA MOITIE en sécurité quant c'était là le seul DEVOIR !

En temps normal Lucius Malefoy était l'illustration même de la froideur et du flegme de la haute aristocratie magique anglaise. Mais décidément, en ce quatorze août, rien dans l'existence du Bras Droit de Lord Voldemort ne pouvait être qualifié de « temps normal ».

HP/LM

.

Ça avait été assez rapide dans le fond...

Comme il s'en était douté en entendant son geôlier le narguer quelques heures plus tôt; le mangemort affecté à ses bons soins était un simple gamin qui voulait jouer au grand. A peine sorti de l'école ou presque. Et, bien qu'il soit lui-même effectivement un gamin pas encore sorti de l'école, Harry n'était pas le Survivant pour rien. Il en avait vu plus en ses seize tendres printemps que beaucoup d'adultes ne verraient au total de leur longues vies.

C'est donc s'en trop de mal qu'il avait réussi à se débarrasser du mangemort en culotte courte et à l'enfermer à sa place dans sa cellule, assommé.

Au passage, le jeune griffondor avait eu une pensée subite. Presque une pensée parasite. L'espace d'un instant, il s'était dit qu'il aurait bien besoin de remercier à l'occasion son cousin et sa bande d'abrutis pour les quelques cours de coups accélérés qu'ils lui avaient donné dans sa jeunesse. Frapper à la moldue n'était visiblement pas un art que les Sangs-Purs Toutous du Lord Noir maitrisaient et cela lui avait été bien utile quelques instants plus tôt...

Parce que oui, en plus d'être complètement inlocalisable grâce aux bons soins de Dumby et CIe, Harry n'avait pas - ou plutôt sa baguette sur lui.

Pour autant, Harry savait bien que la partie la plus facile de son évasion était et resterait de se débarrasser du jeune garde. Il ne doutait pas une seule seconde que sortir des lieux – quelques qu'ils soient d'ailleurs- et survivre assez longtemps pour atteindre un endroit où il serait hors de la portée des hommes en noir seraient une autre paire de manches.

* En même temps est-ce que tu as vraiment le choix?* lui souffla de nouveau sa conscience et l'adolescent secoua négativement de la tête machinalement. * Alors Haut les Coeurs! *

HP/LM

.

Ils étaient dans de beaux draps.

Vraiment quel manque de chance incroyable ! Quel enchaînement de circonstances catastrophique !

Depuis plus de quinze heures maintenant Albus Dumbledore tentait de limiter la casse et de sauver les meubles.

Harry avait disparu.

Un adolescent de seize ans, sous sa responsabilité, avait disparu.

Le seul enfant qui ait affronté et survécu à cinq reprise aux Seigneur des Ténèbres.

Ce même adolescent qui était aujourd'hui la cible principale de l'Ordre Noir.

Un adolescent de seize ans désarmé et impossible à localiser.

Désarmé dans la cohue- les aurors dépêchés sur place avaient retrouvé sa baguette à quelques mètres seulement de l'endroit où Harry avait été kidnappé - et inlocalisable à cause de lui même Albus Dumbledore, directeur de l'école de sorcellerie de Poudlard, Grand Manitou en Chef, et Imbécile de Première en ce qui concernait toute cette triste affaire si on lui avait demandé son avis.

Car Albus n"était pas assez imbu de lui même pour ne pas reconnaître sa responsabilité dans cette triste - et inquiétante - histoire. Il était le seul à blâmer pour avoir activer le sort de protection qui empêchait au jeune Survivant d'être localisé par quelque moyens que ce soit dans le but avouer de lui empêcher tous contact avec le monde extérieur avant qu'Il en ait pris la décision. Et maintenant...

Maintenant Harry avait été kidnappé par des mangemorts plus de quinze heures plus tôt. En ce moment même l'enfant était surement torturé par les partisans du Mage Noir voire par Voldemort lui-même. A cet instant le garçon était peut être mort...

Et Albus était le seul a blâmer pour ce gâchis.

HP/LM

.

En stop.

Il avait fait du stop.

Voilà comment il avait réussi à regagner le coeur de Londres, un petit parc à proximité du Square Grimmaurd pour être plus précis, et la situation était tellement abracadabrantesque qu'il avait eu un fou rire hystérique pendant bien quinze minutes après le départ de la gentille moldue qui l'avait ramassé au bord d'une route de campagne presque trois heures trente plus tôt.

L'adolescent resta assis encore un bon quart d'heure sur le banc du parc, calmant son fou rire nerveux en observant les étoiles brillantes au dessus de sa tête.

étrangement, et pour la première fois depuis le début de l'été, il se senti entièrement libre pendant un court instant et ferma les yeux pour en profiter. Une brise douce et fraîche lui caressa le visage, le faisant grimacer légèrement quand elle passa sur une des nombreuses contusions qui le recouvrait.

Fort heureusement pour lui, la trentenaire qui l'avait pris en stop n'avait rien dit sur les différentes blessures qui le recouvraient. Il faut dire qu'avec la pénombre de ce début de nuit, la gentille moldue n'avait pu distinguer que les différentes marques sur son visage et sur ses mains - éventuellement. Le reste avait été caché par la pénombre et ses vêtements.

De plus, la femme avait eu le tact et la gentillesse de ne pas lui demandé d'explications. Ce pourquoi il lui était également reconnaissant. Franchement il n'aurait pas su quoi dire pour justifier son état. Lui raconter qu'il avait été séquestré plusieurs heures durant - une bonne journée même si on les mettait toutes bout à bout - par un groupe de sorciers obscures ? Bien sûr. Elle se serait alors dit qu'en plus des contusions qui recouvraient sa peau il avait dû recevoir un sacré coup sur la tête!

Au lieu de cela, elle ne lui avait rien demandé. Se contentant de lui donner un coup de main quand il en avait visiblement eu besoin. Elle lui avait même proposé de passer la nuit chez elle, ou de le déposer dans un hôtel, un hôpital ou un commissariat mais il avait réussi à la rassurer que la laisser ici était bien suffisant. Que ses amis vivaient tout près et qu'elle s'était déjà assez déranger pour lui.

Elle lui avait alors juste sourit, sincèrement, et l'avait laissé... visiblement à regrets mais rassurée tout de même par son propre sourire confiant.

Maintenant cependant, il était temps pour lui de regagner le QG de l'Ordre et de faire face à la musique. Soupirant doucement, l'adolescent aux cheveux noirs se releva sans grand enthousiasme de son banc et prit lentement le chemin de sa prison dorée...

HP/LM

Un fantôme. Nymphadora Tonks née Black avait eu l'espace d'une seconde l'impression d'être une moldue ayant vu un fantôme.

Il était exactement deux heure vingt huit minutes du matin, l'ambiance au QG de l'Ordre était morose, pour ne pas dire moribonde. Les nouvelles qui arrivaient n'étaient pas rassurantes. Pour tout dire ce n'était même pas des nouvelles. Ils ne savaient pas. Ils ne savaient rien. Personne. Absolument personne ne savait quoi que ce soit sur l'Affaire.

Ils avaient tous et toutes l'impression de tourner en rond, de piétiner. Et, dans le même temps, ils étaient tous affreusement que chaque seconde, chaque souffle, comptait. Que chaque seconde alourdissait l'angoisse. Que chaque souffle les rapprochait de l'abîme. Et que peut-être, de souffle, ils n'étaient plus que les seuls à en avoir, que peut-être - même s'ils se refusaient à le dire à voix haute et même à le penser - Harry avait rendu son dernier, lui, de souffle.

Et puis, soudain, alors que le jeune auror qui portait encore le deuil frais et tellement douloureux du cousin de sa mère - Sirius, est-il avait toi seulement Sirius ? - et qu'ils n'étaient plus que Rémus - furieux Rémus dont le loup était au bord de la conscience grodant, grognant, menaçant - à monter la garde au QG...

Soudain oui il y avait eu un bruit.

Sourd.

Un coup.

Un simple coup sur la porte.

Un bruit qui avait déchirer le silence de la nuit.

Alors que ce n'était qu'un petit coup. Pas même un grand coup de poing contre le bois noir. NOn. Un simple coup. Qu'ils n'auraient même pas entendu si ils n'étaient pas aussi calme eux-même.

Comme des automates, Remus et elle s'étaient tout le deux levés et diriger vers la porte.

Comme des automates, ils avaient machinalement sorti leurs baguettes de leur poches au cas où.

Comme un automate le loup-garou avait alors abaissé la poignée et ouvert la porte.

Et comme des automates à qui on aurait pas remonter le mécanisme, ils s'étaient figés, tous les deux, subitement.

« Vous comptez rester plantés dans le passage ou je peux entrer ? »

HP/LM
.

Ils étaient sous le choc. Ils étaient tous sous le choc.

C'était drôle. C'était même foutrement drôle si on lui avait demandé son avis.

Mais éclater de rire n'était pas la chose à faire s'il ne voulait pas finir enfermé à Ste Mangouste. Dans la partie réservée aux dingues entendez. Parce que pour le reste, vu comment Pompom Pomfresh lui tournait autour en agitant sa baguette et lui faisait avaler potion sur potion, l'hôpital il y était déjà un peu.

Il avait été questionné par Remus, par Tonks, par Dumby, par Maugrey, des heures durant suite à son arrivée fracassante au QG en pleine nuit. Pour vérifier que c'était bien lui tout d'abord. Pour savoir comment il avait réussi à s'enfuir et à revenir ensuite. Pour savoir - même si personne ne l'avait poser en ces termes bien sûr- pourquoi il était toujours là, relativement en bon état, alors qu'il avait été dans un des repères de Voldemort, seul, sans baguette, aussi.

"Je suis le Survivant na ?" avait il alors grincé quand on lui avait demandé pour la millième fois au moins Comment Diable avait il pu s'en sortir seul . "C'est un peu mon boulot de Survivre encore et toujours et de me démerder tout seul pour sortir des griffes de Face de Serpent".

Son ton acide et amer les avait fait reculé. Un instant. Et depuis ils étaient tous en état de choc. Tous ces pauvres petits membres de l'Ordre du Phénix étaient choqués par son ton, par sa phrase, par son attitude.

Non mais vraiment. De qui se moquait-on? Ils pensaient vraiment que parce qu'il avait été -encore une fois- pris pour cible par Voldy et Cie qu'il allait pour autant en oublier que tout le monde lui avait caché la mort de Sirius pendant presque un mois ? Que parce qu'il avait réussi miraculeusement à s'en tirer une fois encore, tout était oublié ? Pardonné?

Il était peut être le Survivant, l'Elu, ou il ne savait quelle connerie, mais il n'était pas complètement Con non plus merci !

Non, les choses avaient changées. Les choses avaient irrémédiablement changées. Et il le leur avait prouver en réussissant à sortir de sa geole aujourd'hui, il n'était plus le jeune enfant de onze ans impressionnable et passionné qui se laisser gentiment guidé comme un mouton à l'abatoir.

Non.

Les choses avaient changées.

Et elles allaient continuer à changer, comptez sur lui pour ça...


Oh mon Dieu !

Que ça fait du bien un petit chapitrounet comme ça! J'espère que vous avez pris autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire . ^^

Le prochain chapitre se déroulera dans le présent et abordera le retour sur la scène publique de ce cher Lucius...

Mais en attendant vous savez tous et toutes que les auteurs se nourrissent exclusivement de rewiews...

Gros bisous et à bientôt

Clair de Lune