Bonjour tout le monde, je sais que vous attendez ce chapitre depuis 10 mois, je vous assure que je ne vous ai jamais oubliés, mais j'ai eu particulièrement du mal à l'écrire, et entre mes cours et mes concours je me suis forcée à mettre complètement le projet de côté pendant un long moment.
Mais voilà, ça y est. Ces vacances d'octobre j'ai enfin réussi à mettre de côté mon boulot et à écrire quelque-chose qui me plaît alors j'espère que vous apprécierez. Je ne voulais pas revenir avec un chapitre tout mince alors je me suis un peu emportée et ce chapitre est devenu très mastoc (7000 mots ... ouais ouais, vous ne rêvez pas). Je voulais boucler l'arc mais ça commençait à être vraiment trop long alors ce sera la prochaine fois ^^.
Je ne sais pas si vous serez encore au rendez-vous mais au cas où : Bonne lecture !
Diclaimer : Final Fantasy 7 ne m'appartient toujours pas, même pas pour Halloween (j'ai bien essayé de l'échanger contre des bonbons chez Square Enix mais ils n'étaient pas d'accord ...).
Au Wutai, 9 ansplus tôt :
Les soldats avançaient avec prudence dans la forêt. Chaque arbre pouvait possiblement cacher un piège.
Le chef de la colonne leva la main. Aussitôt le petit groupe s'arrêta.
Avec circonspection, la soldate de tête passa la tête par l'entrée d'une grotte qui s'ouvrait à leur droite. Les wutaiens les utilisait parfois pour stocker du matériel. La forêt moite semblait retenir sa respiration.
Soudain, une nuée de monstres volants en jaillit en poussant des cris perçants !
Anya soupira en observant l'entrée rocheuse.
– Je t'ai déjà que je détestait les grottes ?
– Oui, répondit Séphiroth en passant devant elle. Un milliers de fois. Mais il faut y aller maintenant.
L'intérieur était toujours aussi humide et aussi sombre. La Cetra fermait la marche et son apparence spectrale projetait un peu de lumière, mais Jill et Ian n'en menait pas large. De temps en temps, un crissement ou un cri lointain les faisaient brutalement accélérer pour rattraper leur mère.
– Seph ? Demanda celle-ci. C'est encore loin.
Il se retourna
– Non pas trop, répondit-il. Encore 200 ou 300 mètres. Tiens regardes, on arrive, dit l'ancien Général.
Anya fut impressionnée par l'immense salle qui s'ouvrit d'un seul coup sous ses yeux. Les murs de pierre blanche gorgés de lumière sur lesquels courraient des ronciers, la cascade colossale qui dégringolait sous leurs pieds, les volutes des plantes qui formaient des arches aériennes dans une architecture aussi délicate que splendide … Mais son œil d'éclaireuse repéra aussi très vite les os blanchis des cadavres parmi les épines et son attitude se fit méfiante.
– On ne peut plus avancer, constata Ian avec dépit.
–Non, dit Séphiroth, il faut ouvrir le pont. Dois-je recommencer mon numéro d'acrobate ? ironisa t-il en s'adressant à la Cetra.
– Vous pouvez aussi me demander d'ouvrir le passage de manière polie, répliqua celle hautaine.
Elle agita la main et le pont de pierre blanche se déploya jusqu'à l'autre bout de la pièce.
– Il y a des moments où je me demande pourquoi vous avez besoin de nous pour régler la situation, marmonna Anya.
Séphiroth jeta un œil inquiet au plafond où il savait cachés les monstres volants qui les avait agressés la dernière fois.
– Les Xélioths ne nous attaquerons pas, lui assura la Cetra. Allez-y.
Le pont devant eux était largement ouvert. Sur une impulsion, Séphiroth saisit la main de sa compagne et fit le premier pas.
– Allons-y.
Voilà des jours qu'Aérith luttait. Des jours où elle mobilisait sans relâche la plus petite parcelle de ses pouvoirs pour essayer d'enrayer l'inévitable. Sous ses yeux, Oméga. Sa manifestation au sein de la rivière de la vie le faisait ressembler à un gros bébé endormi. Il bougea et commença à remuer dans son sommeil.
Avec une grande inspiration lasse, Aérith recommença à chanter. Une berceuse imprégnée de toute sa magie. Elle pouvait encore gagner un peu de temps … mais bientôt tout reposerait dans les mains de ses amis de l'autre monde.
Dors, dors mon tout petit, dans les bras de la Terre. Dors, dors bercé par la rivière qui te pousse vers la vie …
– Deuxième vague de débarquement, veuillez vous préparer. Trois secondes : 3 ; 2 ; 1 … Go !
Vincent se crispa sur ses cuisses et donna l'impulsion au moment où l'opératrice leur ordonna de sauter. Il glissa à son tour le long de la rampe métallique et jaillit à l'extérieur en même temps que des centaines d'autres combattants au milieu des aéronefs qui livraient une bataille acharnée contre les aragnes de Deepground.
Immédiatement, il mobilisa tous ses réflexes pour éviter les missiles qui volaient dans tous les sens. L'espace aérien était trop chaotique.
Il aperçu du coin de l'oeil un appareil qui fonçait sur la Shera qui semblait déjà touchée. Il évita de justesse la rafale tirée par l'ennemi et se mit à tirer sur la vitre du poste de pilotage jusqu'à ce que la machine fasse marche arrière avant d'exploser, ses moteurs en feu. Ils étaient également pris pour cible par des canons au sol qu'il avait le plus grand mal à éviter.
Bon sang Cloud ! Plus vite ! Songea t-il en essayant de reprendre le contrôle de son skateboard qui partait en vrille.
Il heurta un tuyau en métal, tenta de se stabiliser, perdit de l'altitude sans y parvenir et se retrouva bien plus bas que prévu entre les feux croisés des batteries antiaériennes. Il pris sa décision en une fraction de seconde et sachant qu'il ne pourrait pas remonter, il préféra plonger sous la plaque pour échapper aux tirs.
– Qu'est ce que tu fiche ! Le tança Shelke à travers le micro de son téléphone après son atterrissage plus ou moins contrôlé. Tu es à des kilomètres de ton point de chute initial. Il faut que tu remontes. Il y a des unités ennemies un peu partout qui affronte les troupes de la WRO. Donc fait attention et profite de ta situation pour éclaircir leur rangs. Je te rappelles. Terminé.
La famille Gwenhyll marchait à présent dans un long couloir rempli de squelettes des plus inquiétants.
– Papa c'est quoi tout ça ? Demanda Jill peu rassurée qui se cramponnait à sa main.
– Ce sont les aventuriers imprudents qui sont venus il y a des siècles pour essayer de piller mon sanctuaire jeune fille, lui dit la Cetra.
– Ils sont tous morts ? Gémit Ian
– Oui, lui répondit-elle sobrement.
Les deux enfants rentrèrent aussitôt leur tête dans leurs épaules.
– Vous étiez obligée de leur faire aussi peur ? Demanda Anya avec colère.
– Je suis partisane de toujours dire la vérité aux enfants, répondit sèchement la Cetra. Et ils n'ont rien à craindre, ils sont mes invités.
– C'est vrai que l'on a pu admirer votre sens de l'hospitalité la dernière fois, maugréa Séphiroth.
Il avait encore des cicatrices là où les ronces s'étaient resserrées autour de sa gorge.
– Cessez de dire des bêtises et tournez à droite, dit l'Ancienne, c'est un raccourci. Vos amis auraient été bien avisés de le prendre la dernière fois d'ailleurs. Ça leur aurait évité de manquer de mourir.
– Plus ça va et moins j'apprécie votre sens de l'humour, fit remarquer Anya.
Sous leurs yeux une paroi de pierre que rien ne différenciait des autres s'enfonça dans le sol et dévoila un escalier qui s'enfonçait vers les profondeurs de la terre.
– Super, fit remarquer Anya. Il fait encore plus noir mais il n'y a plus de squelettes. C'est déjà ça. Allons-y.
Vincent courrait dans les rue des anciens taudis en éliminant les soldats de Deepground qui l'avait pris en chasse dès son atterrissage. Le feu était soutenu. Pour échapper un instant aux tirs, le temps de recharger son arme, il s'engouffra dans un égout et ressortit quelques dizaines de mètres plus loin. Chaque soldat ennemi qu'il éliminait était un soldat qui ne menacerait pas ses amis. Mais il n'avait pas de temps à perdre à se battre sous la Plaque.
– Monsieur Valentine ! S'exclamèrent deux voix.
Il tourna la tête, deux miliciens de la WRO venaient de surgir à sa gauche. Il s'arrêta.
– Nous avons raté notre point d'atterrissage, expliqua la jeune femme désemparé. On dirait … on dirait que nous avons atterri dans l'ancien Taudis du secteur 7. Dans l'entrepôt des trains …
– Ça y ressemble, acquiesça l'ancien Turk.
Un talkie-walkie sonna.
– Je viens de recevoir des information, dit la milicienne. Les autres ont atteint leur objectif et ont rejoint les troupes au sol.
– Bien, répondit Vincent avant de tourner les talons et de s'éloigner.
Il devait se dépêcher.
– Euh monsieur ? Fit l'autre milicien.
Il échangea un regard hésitant avec sa compagne.
– Per...permission de vous accompagnez jusqu'à la Plaque demandée ! Dit celle-ci en faisant le salut militaire.
Il les observa circonspect. D'autre soldats alliés les avaient rejoint et le regardait avec le même mélange d'hésitation et d'espoir. Il se demanda ce que Cloud aurait fait dans cette même situation. Et puis non, penser à Cloud n'était pas une bonne, idée, son ami blond était presque aussi asocial que lui. Il ricana intérieurement. Ça devait être pour cela qu'il s'entendaient aussi bien. Mais les autres, Tifa ou Yuffie n'aurait jamais abandonné ces gens.
– Comme vous voulez, répondit-il.
– Merci Monsieur !
Il sourit dans sa cape. Il allait peut-être être un peu ralentit, mais amenez ces soldats à bon port pourrait être décisif dans leur manœuvre de sabotage du circuit mako de Midgard.
Shelke éprouvait un sentiment étrange. Pour la première fois, elle participait à une bataille en se entant vraiment utile.
Un voyant se mit à clignoter sur sa console. Un groupe de soldats étaient coincés à cause de barrière magnétiques dans le secteur 9. Elle entra dans leur système de contrôle et les désactiva à distance, permettant aux hommes et aux femmes de la WRO de se mettre à l'abri des tirs de mitrailleuse. Ces gens ne sauraient probablement jamais qu'elle venait de leur sauver la vie, et pourtant elle ressentait une étrange satisfaction. Était-ce par ce qu'elle avait décidé de les aider d'elle même ? Sans qu'on ne lui en ait donné l'ordre ?
Dans la foulée elle libéra l'accès à un magasin d'armes que des troupes alliées allaient bientôt croiser. Ils pourraient y refaire leur stock de munitions.
Un autre voyant se mit à clignoter sur son terminal. Elle avait un appel de Vincent, il avait utilisé le code spécial qui permettait de la joindre ! Elle s'empressa de décrocher.
– Shelke ? Entendit-elle dans son haut parleur.
– Vincent Valentine, répondit-elle.
– Nous somme coincé sous la Plaque par des tirs de gatlings aux cimetière des trains du secteur 7. Y a t-il un moyen de sortir d'ici sans sacrifier toute la troupe.
Elle fit une rapide recherche.
– Le seul moyen est de passer par les tunnels, dit-elle. Je vais télécharger une carte sur ton téléphone.
Elle hésita.
– Deepground semble avoir déployé un périmètre de protection, ajouta t-elle. Je ne pense pas que cela te posera un problème mais il m'a paru plus judicieux de t'en informer.
– Merci. Je te recontacte.
Il raccrocha.
Il l'avait remercié. Elle ne s'y habituerait jamais.
Il rappela à nouveau un quart d'heure plus tard alors qu'elle était en train de rallumer un réseau de caméra dans un centre commercial afin de surveiller l'avancée de troupes ennemies.
– Bien, lui dit-elle. Tu as atteint le complexe central. Rend toi à la plateforme et …
Elle ressenti soudain une forte douleur à la tête. On essayait de la pirater !
– Shelke, qu'est ce qu'il se passe ?
– L'unité de Deepground … Non rien, je te rappellerai. Ils ont envoyé des troupes aériennes. Bonne chance Vincent.
Elle coupa la communication et repoussa la tentative de corruption de sa base de donnée. Apparemment ses piratages avaient finis par attirer l'attention de ses anciens alliés. Ce n'était pas très bon pour elle.
À des kilomètres du front principal, et bien loin de se douter de la violence des combats qui faisaient rage à Midgard en ce moment même, la famille Gwenhyll avait atteint les salles inférieures de la base secrète de la Cetra.
– C'est magnifique, souffla Jill.
Séphiroth dut convenir que sa fille avait raison. Une caverne immense, tapissée de cristal lumineux s'ouvrait devant eux.
À une centaine de mètre, un piédestal majestueusement ouvragé sortait de terre tandis que plus loin, un étang, lisse comme un miroir, réfléchissait la lumière turquoise que diffusaient les rochers.
Séphiroth supposa qu'il s'agissait de l'endroit où la clé secrète de l'Arme Cetra avait été entreposée jusqu'à ce que l'O.C.F.D. ne s'en empare. Mais c'est le plan d'eau qui attira plus particulièrement son regard.
– N'y pensez même pas, l'avertit la Cetra.
– Mais …
– Écoutez, fit-elle d'un ton surprenamment plus doux qu'à son habitude. Je sais que vos anciens amis vous manquent. Mais vous ne pourrez pas leur parler à travers la mare aux esprits. Angeal est mort depuis maintenant trop longtemps. Son âme a trouvé la paix et a rejoint la Rivière de la Vie. Et Genesis est encore vivant.
– Quoi !
Genesis, vivant ? Il n'y comprenait plus rien. Quand il s'était informé sur ce qu'était devenu son ami pendant sa longue absence, tout le monde lui avait assuré qu'il était mort, bien que personne n'ait retrouvé son corps. À moins que … Il avait lui même conclu que sans remède la dégénérescence du SOLDAT avait du finir par le tuer. Mais c'était sans compter sur la vitalité de son ancien Lieutenant. Peut-être se trouait-il quelque part, toujours vivant mais incapable d'agir à cause de son état. Non. Ça ne ressemblait pas à Genesis d'attendre passivement la mort. Mais alors où … pourquoi ?
Il voulu interroger la Cetra mais celle-ci s'était déjà éloignée pour montrer à Anya l'entrée d'un passage qui semblait descendre encore plus profondément dans les entrailles de Gaïa.
– Attendez, dit-il, qu'est ce qu...
– Seph, dit Anya, ça va ?
Il observa le visage de sa compagne, puis celui de ses enfants. Non, Genesis allait devoir attendre, il ne pouvait pas troubler Anya avec ses problème alors qu'elle allait devoir effectuer un saut dans l'inconnu. Il se força à se calmer et recomposa son visage de Général impassible.
– Tout va bien. Tu es prête ?
Anya l'observa avec attention. Elle n'était pas dupe. Il avait trop souvent utilisé sa carapace de froideur devant elle pour masquer ses émotions. Mais elle n'insista pas. Ils en reparleraient plus tard, qu'il le veuille ou non.
– Ça va, dit-elle. De toute façon je n'ai pas le choix pas vrai ? Ce n'est pas comme si on avait un monde de rechange après tout.
– Ce passage descend au cœur de la planète, lui dit l'Ancienne. Heureusement, les voleurs de la dernière fois ne l'on pas découvert. Mais à partir de maintenant vous devez descendre seule.
Anya observa le trou qui s'enfonçait dans le sol. Les parois étaient lumineuse, comme imprégnée de l'énergie de la Rivière de la vie.
– Bon, bah … j'y vais.
Elle se pencha pour étreindre Jill et Ian et se hissa sur la pointe des pieds pour embrasser Séphiroth.
– Je vous aime. Attendez moi, ici, je vais revenir d'accord.
– Oui Maman, dit Ian.
– Bien.
Elle leur sourit puis se détourna. Allez, se dit-elle avec une grande inspiration. C'est partit.
Rosso adorait la guerre. Tout ces cris, cette souffrance, ces explosions ! Tout cela résonnait comme une symphonie à ses oreilles. Elle avait rejoint le dessus de la Plaque. Leurs pitoyables adversaire avait, semblait-il, réussi à avancer jusqu'à leur ligne de défense et à la passer. Un bon point pour eux, leur défaite finale n'en serait que plus désespérante et effroyable.. Elle éclata d'un rire sardonique. Oui, Rosso adorait vraiment la guerre.
Elle se lécha les lèvres en songeant au duel qui l'avait opposé à Cloud, ce misérable héros au cheveux blonds. Quel combat intense ! Ce petit ne se défendait pas mal du tout, elle avait même l'impression qu'il n'avait pas donné lieu à son vrai potentiel. Quel dommage tout de même qu'elle ait dû s'en séparer avant d'avoir réussi à l'énerver vraiment. Mais un camion en flamme leur était tombé dessus et elle n'avait pas réussi à le retrouvé dans la mêlée.
Tant pis, elle pourrait toujours se rattraper plus tard. Mais le blondinet n'était pas prioritaire sur sa liste. Avant elle devait se venger du grand brun qui l'avait humilié à Kalm. Elle allait lui montrer que Rosso l'écarlate n'était pas quelqu'un qu'on pouvait se permettre d'irriter sans conséquence !
– Oh oh, dit-elle, Toujours vivant ?
Vincent qui pensait se rapprocher en silence fut surpris mais ne le montra pas.
– Et tu crois être humain, se moqua t-elle.
– Plus humain que toi en tout cas, gronda t-il.
Elle éclata de rire. Il était mignon, il pensait que ça allait l'affecter ?
– Apprend-moi quelque chose que je ne sais pas chéri. Je suis une Tsviet. J'ai abandonné mon humanité et toutes ses faiblesses il y a très, très longtemps. C'est le chemin que j'ai choisi, et le chemin que je suivrai : jusqu'à ce que j'aie anéantie ce monde pitoyable ! Et tu ne pourra pas m'en empêcher.
Elle lui adressa un sourire plein de suffisance.
– Tu as vécu assez longtemps Vincent Valentine. Cette fois je m'assurerai que tu ne revienne pas. Je vais te découper en rondelles !
Pour toute réponse Vincent dégaina son arme et elle déploya son sabre-fusil à lame double. Elle évita le premier coup de feu en riant. Elle allait le faire danser jusqu'à ce qu'il supplie pour sa vie !
Cloud se battait depuis des heures sans aucun répit. Malgré son organisme renforcé à la mako il commençait à avoir du mal à reprendre son souffle.
– Viens, on fait une pause, lui cria une voix.
Il rejoignit Cid dans un renfoncement de la ruelle qu'ils venaient de nettoyer ensemble et accepta une gourde d'eau et un gâteau de riz.
– C'est Shera qui a fait ça pour nous avant de partir. Plutôt bon pas vrai, lui dit son ami.
– Tu ne regrettes pas de ne plus être là haut, lui demanda le soldat blond en lui désignant la bataille aérienne qui faisait toujours rage au dessus de leur tête.
– Nan, lui répondit le pilote, j'ai formé cette bande de bourriques bouchées du mieux que j'ai pu, ce sont de bons gars. Ils sauront se débrouillé contre ces connards de merdeux qui ne faisait rien d'autre que ramper sous terre avant quelques mois.
Il pris un autre bouchée de son gâteau de riz.
– En plus, ricana t-il, ils savent que si je retrouve une seul égratignure sur mon vaisseau à mon retour je les ferait tous frire comme de putain de beignets alors …
Après leur en-cas, les deux hommes en profitèrent pour soigner mutuellement leurs blessures.
– Beurk, dit Cid avant de lancer un sort de soin sur la vilaine estafilade que Coud avait dans le dos. Comment tu t'es fait ça ?
– C'est pas moi, c'est Rosso, répliqua le héros en se contorsionnant pour essayer de voir les dégâts.
– L'autre rousse complètement folle ? Ouais, pas étonnant, elle à l'air dangereuse.
– Elle l'est. J'aurai préféré réussir à l'avoir mais on a été séparé.
– T'inquiète pas va, lui dit l'aviateur en lui tapant sur l'épaule. Je suis sûr que ça ira. Allez viens, on retourne percer ces défenses de malheur. Il faut couper ces putains de réacteurs.
– Non, dit le soldat blond. Toi remonte là haut.
– Hors de question que je vous abandonne petit.
– Écoute Cid. On ne passera pas ces défenses sans notre meilleur pilote aux commandes des opérations. Et tu es notre meilleur pilote. Remonte, si je croise Yuffie je la protégerai pour toi.
– C'est pas comme si elle en avait vraiment besoin, grommela l'aviateur, gêné. Mais elle ne pense jamais à elle cette petite. Elle aime trop aider les gens.
Cloud sourit.
– Je sais, allez, vas y maintenant.
Lui même attrapa son arme et se retourna. Vincent avait besoin qu'ils réussissent. Il était hors de question d'échouer.
Vincent était épuisé, blessé, presque à court de munitions, mais enfin, Rosso était désarmée et à terre.
– Impossible, marmonnait-elle, quelqu'un de plus fort que …
Elle se remit sur ses jambes en grimaçant.
– Non, c'est absurde.
Vincent l'observa, impassible. Cette fois il l'avait vaincu sans l'ingérence de Chaos. Mais s'il s'agitait trop dans son état, il risquait de réveiller le démon.
– C'est absurde, répéta t-elle en se redressant, bien droite.
Il se tint prêt riposter si elle décidait de se jeter sur lui bien que désarmée.
Elle chancela puis se mit à pouffer, visiblement épuisée.
– Nous deux c'est fini, lança t-elle. Mais Azul saura remédier à ton insupportable existance !
Elle tourna les talons et se mit à courir en direction du rebord de la Plaque. Il la laissa faire.
– Je ne te laisserai pas la satisfaction de tuer Rosso l'écarlate ! Cria t-elle en brandissant une matéria. Personne ne me surpassera !
Sous l'effet de l'onde de choc magique la corniche où elle se trouvait se décrocha et elle tomba en riant. Une chute de quarante mètre avant une zone en ruine hérissée de débris pointus et tranchant. Aucune chance de survie dans l'état où elle était. Tu aurais dû la rattraper, chuchota une petite voix dans le cœur de Vincent. C'est ce que font les héros normalement. C'est elle qui a choisi son destin, répondit son bon vieil instinct de Turk à l'intérieur de lui. Tu as encore beaucoup d'ennemi à affronter. Ne traîne pas.
Le tireur jeta un dernier regard à l'endroit où la guerrière rouge avait disparue et tourna les talons. Ils manquaient tous de temps.
Il parcourut les rues en ruine de la ville aussi vite qu'il le put. Difficile de croire qu'il y avait moins de dix ans, des familles entières vivaient encore dans ces lieux à présent désert.
Son portable sonna. Il s'en saisit.
– Vincent Valentine, fit la voix de Shelke. Les équipes au sol n'ont pas encore pu franchir toutes les défenses de Deepground. Les réacteurs mako fonctionnent encore à plein régime.
– Oui, répondit-il, on dirait bien.
– Qu'elle est ta position ?
– Je suis à la Tour Shinra. Du moins ce qu'il en reste.
– Oui, elle est comme ça depuis trois ans. Il faut dire qu'il ne restait plus grand chose de Midgard après la chute du Météore. À part Deepground évidemment. Le quartier général est sous la Tour. Essaie de trouvé l'entrée secrète du président.
– D'accord, je vais …argh !
Il poussa soudain un grognement de souffrance. Une douleur aiguë, qui commençait à être familière, le plia soudain en deux. Sa vue se troubla et il se sentit tomber.
– Vincent ? Qu'est ce qu'il y a ? s'inquiéta Shelke.
Il l'entendit à peine. Les rugissements de Chaos explosaient à ses oreilles. Il se rendit à peine compte qu'un chien-monstre lui sautait dessus et qu'il l'envoyait balader dans le décore d'un seul revers du bras. Il luttait contre cette colère venue d'un autre monde qui l'envahissait en entier. Le démon voulait être libre. Pendant de longue minute ils luttèrent pour le contrôle de son esprit avant qu'il ne triomphe enfin, mais à quel pris. Il avait l'impression d'avoir été vidé de toute ses forces.
– Qu'est ce qu'il se passe, balbutia t-il. Pourquoi Chaos ? Pourquoi maintenant ?
– Tu ne comprend vraiment pas, lui dit Shelke à travers le combiné toujours au sol. La protomatéria que Rosso a arraché à ta poitrine n'était pas là pour faire joli. C'est elle qui t'aidait à contrôler le démon. Maintenant que tu ne l'a plus, ton état mental est devenu très instable.
– La protomatéria me permettait de … Quoi !
– Chaos … il fait partie de toi mais existe aussi indépendamment. Il est celui qui présage l'anarchie, le messager de la fin du monde.
– Shelke ? Demanda Vincent. Il avait l'impression que quelque-chose dans la voix de la jeune fille avait changé.
– Voilà ce qu'est Chaos, continua une voix derrière lui.
Il se retourna.
– Lucrécia !
– Il sommeille en toi. Bat-toi ou tu vas mourir. Je ne veux pas que tu meures !
Les deux voix superposées de l'adolescente et de son ancien amour à sens unique donnait à cette phrases des allures de prédictions funestes.
– Attends !
Trop tard, le fantôme de Lucrécia, ou quoi que cela puisse être, avait déjà disparu.
Dans la grotte la situation était calme. Trop calme au goût de Séphiroth. Même s'il avait souvent eu à le faire dans son métier, il avait toujours détesté attendre. Jill et Ian étaient aussi tendu que lui. Le décor avait beau être féerique, la splendeur minérale semblait devenir de plus en plus inquiétante à mesure de le temps passait.
– Et bien il m'en a fallut du temps pour parvenir jusqu'ici … fit soudain une voix rocailleuse pas très loin de l'oreille de l'ancien Général.
Il se retourna immédiatement.
– C'est la première fois que je descends aussi loin sous terre, fit distraitement remarqué Nero, pourtant le quartier général de Deepground se situe assez bas vous savez …
– Toi ! Siffla la Cetra. Comment …
– Les esprits des anciens n'aiment pas les ténèbres pas vrai, l'interrompit doucereusement l'homme au visage bandé. Si vous êtes vraiment une fidèle servante de la pitoyable déesse qui prétend régner sur cette planète, tu devrais plutôt aller avertir ta maîtresse du danger qu'elle courre au lieu de rester pour te faire corrompre et disparaître.
Le spectre sembla mener une courte lutte intérieure puis une frustration intense apparu sur son visage.
– Retenez-le, aboya t-elle en direction de Séphiroth.
Puis elle disparu.
Celui-ci se leva lentement, son sabre à la main.
– Voyons, rit Nero, ce n'est pas la peine d'être aussi hostile.
– Papa ! Hurla Jill, paniquée. Un tentacule de ténèbres venait de la saisir au vol.
– Ian, ordonna Séphiroth à son fils qui malgré sa terreur s'apprêtait à bondir pour aider sa sœur, sors immédiatement d'ici et va rejoindre ta mère.
– Mais …
– Immédiatement.
Après un dernier regard terrifié, le petit garçon obéit et partit en courant dans le passage lumineux.
– Rend moi ma fille, dit Séphiroth au Tsviet qui l'observait avec amusement.
– Vraiment, fit-il de sa voix qui rappelait le gravier frottant contre la pierre, vous auriez dû accepter de vous joindre à nous quand je vous l'ai proposé dans le Nord.
– Rend moi ma fille, exigea à nouveau Séphiroth.
Le Tsviet sembla hésiter sur la conduite à tenir. Puis, considérant visiblement que le jeu n'en valait pas la chandelle, il la lui renvoya avec désinvolture.
Séphiroth l'attrapa d'une seule main.
– Va retrouver ton frère, lui ordonna t-il.
– Non Papa ! Je veux t'aider !
– Je te remercie ma chérie mais ça m'aidera beaucoup plus si je sais que tu es hors de son atteinte.
Il la relâcha et elle partit à son tour dans les profondeur de la terre.
– Quel père exemplaire, ricana, Nero, laisser ses enfants seuls au cœur de la Rivière de la vie.
– Tais-toi.
– Ma proposition est toujours valable savez-vous. Laissez-moi passer et tuer cette femme qui est descendue et ce monde que vous avez tant haï disparaîtra enfin pour toujours.
– Je ne ferai jamais ça.
– Bien, alors battons nous !
Les deux adversaires se jaugèrent du regard. Nero avait senti dans les vibration de la planète qu'il se passait quelque-chose qui risquait de compromettre leurs plans. Il s'était alors rendu sur place et s'il ne craignait pas beaucoup l'ancien Général, il restait méfiant.
Séphiroth se mit calmement en garde et chargea sa lame du pouvoir de ses matérias.
– Oulà ! S'exclama son adversaire. Voilà qui me semble bien téméraire. Vous oubliez sans doute que nous avons de milliers de tonnes de roches au dessus de nos têtes. Je ne doute pas que vous ayez le pouvoir de toutes les faire s'effondrer pour nous entraîner tous les deux dans la mort. Mais qu'adviendrait-il alors de votre précieuse famille incapable de sortir de cet endroit hum … ?
– L'ancien SOLDAT jura. Il ne pouvait pas prendre ce risque.
– On dirait que ce terrain ne vous avantage guère, n'est ce pas ? C'est malheureux. Moi je suis un spécialiste de la bataille en espace clôt !
Ils se jetèrent l'un sur l'autre.
Jill courrait dans le couloir. La brume verte émeraude était de plus en plus épaisse.
– Ian ! Maman ! Vous êtes où ! Papa !
Elle s'effondra avec l'envie de pleurer.
– Ian! sanglota t-elle.
Son frère n'était parti que quelques minutes avant elle mais elle avait la sensation que les parois absorbait toutes les couleurs et tous les sons et qu'elle ne le retrouverait jamais.
– Grand-Papy, Mamie,Grand-mère Iolanne, Grand-Tatie, appela t-elle enfin, dernier membre de sa famille dont elle se souvenait.
C'est alors qu'il se passa une chose extraordinaire : un filament de brume turquoise se matérialisa soudain devant elle et frappa le sol où une silhouette se dessina progressivement avant de prendre du volume.
– Mais qui m'appelle enfin ! Protesta une voix. Même morte je n'ai pas le droit d'être tranquille ?
– Grand-Tatie ! S'exclama Jill, si surprise qu'elle en oublia même de pleurer.
– Et bien alors, qu'est ce que c'est que ce nez rouge et ces yeux gonflés. Un peu de tenue enfin ! Et trouve toi autre chose à mettre que cette robe affreuse. Ta mère n'a vraiment aucun goût.
– C'est des vêtements de voyage, renifla la petite fille. C'est fait pour être pratique.
Le fantôme de son arrière grande-tante soupira.
– Bon, qu'est ce que tu me voulait. Si c'était pour revoir votre part sur mon héritage à la hausse, c'est trop tard. Je suis décédée à huit heure.
– Quoi ?
– Pourquoi tu m'a appelé ? S'agaça la vieille dame.
– Je suis perdue, avoua la petite fille d'une petite voix.
– ne te voûte pas comme ça voyons ! Tiens toi droite ! La tête haute ! Non mais, fait un peu honneur à ta famille au nom de la Déesse ! Tu es perdue ? Et qu'est ce que tu veux que j'y fasse ? J'était en train de m'endormir tranquillement pour toujours dans cette satanée Rivière, ce n'était pas pour servir de GPS a une petite écervelée qui ne connaît même pas son chemin !
– Je suis désolée, sanglota Jill.
– Mais arrête de chouiner bon sang ! Allez, je vais voir ce que je peut faire. C'est dans un drôle de coin que tu es là dis-moi. Pas un des plus sûr. Mais si j'étais toi, j'irai par là, dit la vieille dame en pointant une direction à gauche au dessus de l'épaule de la fillette.
– Tu m'accompagne ?
La vieille dame eu un petit rire.
– Je ne crois pas non. Je ne suis pas folle. Et je ne suis pas autorisée à rester longtemps avec toi non plus. Mais c'est là bas que tu trouvera le meilleur protecteur dans ces lieux dangereux.
Séphiroth haletait. C'était la première fois qu'il affrontait un adversaire capable de se téléporter. Sans le soutien de ses matérias et avec l'inquiétude permanente qu'il ressentait pour sa compagne et ses enfants, il n'était pas assez concentré.
Nero quant-à lui était également à bout de souffle. Il avait cru pouvoir triompher aisément de l'ancien première classe. Ses compagnons et lui s'étaient tellement souvent moqué des projets S et G qu'ils jugeaient timides, des œuvres destinés à en mettre plein les yeux au grand public, contrairement à eux, armes redoutables et secrète. Maintenant il se demandait si c'était bien le cas. Simplement en utilisant son arme, sans faire usage de magie et en restreignant ces capacité, cette ''expérience inférieure'' était en train de le vaincre à petit feu. Nero mesurait le fossé qu'il y avait entre son expérience et la sienne.
Son sixième sens l'informa soudain que les choses ne tournaient pas bien à Midgard. Rosso était morte. Ce qui ne le chagrina pas du tout. Mais surtout, Valentine était toujours vivant et cette traîtresse de Shelke l'aidait. Il devait partir.
Ravit d'avoir une excuse pour rompre le combat, il rompit l'assaut et leva une main.
– Impressionnant, lança t-il, je vous ai peut-être mal jugé. Contrairement à ce que je pensait, vous êtes bien plus fort que cette loque rousse que nous avons récupéré alors qu'elle agonisait il y a quatre ans.
– Tu connais Genesis ! S'exclama Séphiroth
Son instant d'inattention lui fut fatal. Nero chargea un brasier infernal dans sa main et le lui envoya en plein figure, il reçut le liquide brûlant en plein dans les yeux et se mit à hurler en sentant sa chair fondre. Il lança un coup d'épée à l'aveuglette et manqua de trancher un bras de son adversaire qui ne demanda pas son reste et s'enfuit. Le sort de feu avait soudé ses paupières, il ne voyait plus rien. Il ne servirait à rien à Anya dans cet état. Mais il avait mémorisé le chemin qu'ils avaient pris pour venir ici.
Avec un hurlement de rage, et bien qu'aveugle, il se lança à la poursuite de son adversaire. Cet homme lui dirait tout ce qu'il avait besoin de savoir sur Genesis.
– Je ne veux pas que tu meures, répéta Shelke. Elle avait dit ces mots sous l'influence de Lucrécia qui l'avait momentanément possédée. Mais elle le pensait vraiment. Elle s'était malgré elle attachée au grand brun ténébreux.
Soudain la connexion avec Vincent sauta et son casque eu un dysfonctionnement fatal. Étourdie, elle l'ôta alors qu'il crépitait toujours. Les fusibles avaient visiblement grillé. Une alarme résonnait dans tous le vaisseau.
Elle couru jusqu'au poste de pilotage. Sans vouloir se l'avouer, elle avait vraiment peur. Vincent n'était pas le seul à qui elle s'était attaché. L'équipage du Shera et leurs amis si étrange avait fini par avoir une espèce d'importance pour elle.
– Salle des machines ! Que se passe t-il ! Salle de machine, répondez bordel !
Cid, seul aux commandes demandait désespérément des information en criant dans son micro.
– Qu'est ce qu'il se passe, demanda t-elle.
– Je n'en ai aucune putain d'idée. Ces foutus moteurs ce sont arrêtés d'un seul coup. On n'a pourtant pas été touché de plein fouet, tout devrait encore fonctionné !
Il frappa son tableau de bord de dépit. Il était remonté pour aider ses amis qui se battaient au sol et voilà qu'il était aussi inutile qu'un bouchon de liège accroché à un ballon et dérivant au gré du vent.
– Je vais aller voir, dit Shelke.
– Merci, je compte sur toi, répondit-il.
Elle baissa la tête. Vraiment beaucoup de gens comptait sur elle ces derniers temps. Ça devenait embarrassant d'une certaine façon. Bizarrement heureuse malgré la situation, elle se rua dans les coursives.
La salle des moteurs était un vrai champ de bataille. Elle y déboula avec toute sa vitesse d'être optimisé.
– Impossible, murmura t-elle.
Il n'y avait plus trace des ingénieurs qui y travaillaient. Et des restes évident d'obscurité signait le crime. Nero devait être ici. Pourquoi ne l'avait-elle pas perçu ! Elle surveillait tous ce qui venait de Midgard !
– Tiens, te voilà, fit une voix rocailleuse derrière elle.
Elle se retourna à la vitesse de l'éclaire.
– Nero.
– Quel surprise de te voir ici, se moqua t-il.
– Qu'est tu venu faire ici Nero.
– Et bien, ricana t-il, il me manquait quelques âmes. Je suis venu me servir.
Il affectait d'être détaché, mais en vérité il bouillait de colère de ne pas être parvenu à se débarrasser de Séphiroth. La blessure qu'il lui avait infligé n'était pas mortelle, même pas permanente, il le ressentait comme une profonde insulte.
– Qu'à tu fait de l'équipage ? Demanda Shelke.
Il rit de plus belle.
– Mais regarde autour de toi. J'ai accompli ma tâche.
– Oh …
Il y avait quelque-chose sur le sol. Caith Sith. Reeve avait-il vu ce qu'il s'était passé. Et ces hommes. S'étaient-ils senti trahis ? Elle avait promis de les protéger. Elle dégaina lentement ses armes.
– Qu'est ce que tu compte faire avec ça, lui demanda son ancien allié.
– Je ne sais pas vraiment, répondit-elle. Mais depuis que je suis ici j'ai découvert une chose. Je déteste décevoir les gens qui comptent sur moi !
Oui, ce sentiment bizarre qu'elle ressentait, c'était bien de la colère. Elle activa ses capacité de combat. Elle n'avait probablement aucune chance contre Nero. Mais elle ne le laisserai pas partir sans combattre.
Vincent contempla un instant la Tour Shinra, symbole d'un empire tombé en ruine. Il ne savait pas ce qui avait coupé la communication avec Shelke mais la jeune fille tait de taille à se défendre. Il entra dans le bâtiment.
Les locaux étaient en bien meilleur état à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il devait descendre. Pour ça, il fit sauter une grille d'aération et se laissa tomber dans le conduit. En en sortant, il se retrouva dans un couloir, exactement semblable à ceux que l'on trouvait plus haut. Bien sûr, la Tour avait beau être construite sur la plaque, elle était en plein milieu de la ville, sur le Pylône. Évidemment que le président Shinra n'avait pas manqué d'utilisé cet espace pour y placer ses activité moins nettes encore que celles visibles au grand jour.
Il lui fallut quinze bonnes minutes pour atteindre le cœur de cet étage. Il ne croisait pas tant de soldat de Deepground que des monstres de toutes espèces qui avaient investis les lieux. Arrivé devant les ascenseurs, il essaya de contacter Shelke, mais toujours aucun signal. Peut-être que les murs de la Tour faisaient écran. Il rempocha son mobile et allait repartir quand l'appareil sonna à nouveau. Ce n'était pas Shelke. Il décrocha.
– Eh ! J'ai la ligne ! Fit une voix joyeuse dans ses oreilles.
Derrière elle il entendait des bruits de coups de feu et d'explosions.
– Tifa ?
– Tu as la ligne ? Demanda la voix de Barret, plus éloignée, et couverte par des bruit de mitrailleuse. Yo, Vincent toujours vivant !
– Bien sûr qu'il l'est puisqu'on lui parle, repris la voix de Tifa. Et par pitié, est ce que tu pourrai arrêter de me crier dans les oreilles ?
Le rire de Barret résonna.
– Désolée Tifa.
– Pardon pour ça Vincent, je te passe Cloud.
Il y eu de léger bruits parasites, puis la voix du jeune homme résonna à son tour dans le combiné.
– Vincent ?
Ce dernier ne pouvait s'empêcher de sourire. Ses amis ne changeaient pas.
– Cloud. Ça fait longtemps.
Il écouta son ami lui donner les dernières informations.
– L'aéronef de Cid, demanda t-il.
– C'est ça lui répondit le héros. On a perdu contact avec eux depuis un quart d'heure.
Le moment ou la communication avec Shelke avait coupé. Il se passait bien quelque-chose là haut.
– Je ne crois pas qu'on doive s'inquiéter, repris son ami blond. Ces deux là sont de taille à s'en sortir.
– Oui, approuva le brun. Et vous, ça va ?
Cloud eut un rire bref.
– À ton avis ?
– Tu peux compter sur nous ! S'exclama la voix de Tifa, un peu plus lointaine
– Quand j'en aurai fini avec eux il n'y en aura pas un seul qui tiendra encore debout ! Hurla Barret en arrière plan.
Vincent rit.
– Parfait.
– Et de ton côté ? Demanda Cloud.
– Ne t'inquiète pas, je m'occupe de Deepground, répondit-il.
– Ok, attend une seconde. Tifa ? Tu peux lui envoyer la carte de la Tour qu'on a réccupéré ?
– C'est comme si c'était fait !
Elle repris le combiné.
– Voilà, tu as la carte. Deepground est tout, tout en dessous du complexe. Prend l'ascenseur et descend autant que tu peux.
– Merci.
– De rien. Bonne chance.
– Bousille les tous ! Cria Barret
– Barret, protesta Tifa, je croyais qu'on avait dit …
– Aller, bon courage, lui souhaita Cloud en surpassant le bruit de la dispute de fond.
Et Vincent n'eut pas le temps de leur souhaiter la pareille que le blond raccrochait déjà. Il rempocha son appareil avec un sourire sur le visage. Même loin de lui ses amis avait toujours l'art et la manière de le faire sourire.
– À nous deux maintenant, dit-il à la porte de l'ascenseur.
Jill continua son chemin dans la direction que lui avait indiqué sa grande tante. Il lui sembla qu'elle avait passé plusieurs croisements mais elle n'était pas sûre.
Soudain, elle commença à entendre autre-chose que l'écho étouffé de ses propres pas. Ça ressemblait … à une chanson. Intriguée, elle se rapprocha encore plus et elle découvrit un spectacle étrange. Une jeune femme au cheveux châtains et au teint pâle était assise par terre et chantait. Elle semblait très pâle comme malade, ou très fatiguée. Et pourtant Jill se sentait comme accueillit dans une maison douillette et protégée rien qu'en la regardant. Elle se rapprocha.
– Bonjour, dit-elle timidement. Je m'appelle Jill. Et vous ?
Elle attendit patiemment que la jeune femme arrêta de chanter. Celle ci se tourna vers elle. Elle avait de beaux yeux, se dit la petite fille.
– Bonjour Jill. Je m'appelle Aérith.
Ce nom lui rappelait quelque-chose...
– Vous êtes la fille d'Elmyra ! S'exclama t-elle.
Aérith rit.
– Oui.
– Alors vous êtes morte aussi, gémit Jill, déçue.
– Oui, pourquoi donc ?
– J'espérai un peu trouver quelqu'un de vivant qui pourrait m'aider à retrouver ma Maman, avoua-elle en haussant les épaules.
– Je vois. Je suis une morte un peu spéciale. Je vais t'aider. D'accord ?
Elle tendit la main à Jill. Même si elle avait toujours l'air malade, elle était si rassurante. Soudain elle se mit à fixer quelque-chose que Jill ne pouvait pas voir et gémit.
– Oh non ! Je doit recommencer à chanter Jill, je suis désolée.
– Ne chantez pas!s'exclama la petite fille en s'agrippant au bras de la jeune Cetra. Vous avez l'air d'aller encore plus mal quand vous chantez.
– Il faut que je le fasse, dit cette dernière en se dégageant de la prise de l'enfant, au moins encore une fois.
– Alors il faut que ce soit la dernière, fit une nouvelle voix sortant du brouillard.
À quelques pas d'eux, deux silhouettes se dessinaient. Celle d'un homme aux cheveux en pagaille et celle d'un petit garçon au moins aussi ébouriffé que lui.
– Ian ! S'exclama la petite fille en sautant dans les bras de ton jumeau.
– Tu surestimes tes forces, dit le jeune homme à Aérith. Je refuse que tu disparaisse.
Celle-ci baissa la tête, honteuse.
– Zack, je suis désolée.
– C'est ton amoureux, demanda Jill à Aérith.
Elle rougit un peu.
– Oui, oui c'est mon amoureux.
La petite fille se tourna ensuite vers le dénommé Zack.
– Toi aussi tu es mort ?
– Euh … oui, on peut dire ça.
– Zack m'a trouvé alors que j'étais perdu, confia Ian à sa sœur. Il est un peu bête parfois, mais il est gentil.
– Dis donc morveux ! S'écria ce dernier, je t'ai entendu !
Il se tourna vers Aérith.
– Chante, mais c'est la dernière. Après cela nous ne serons plus en mesure d'aider nos amis.
Celle-ci accepta en hochant la tête et se remit-à chanter.
– Qu'est ce qu'elle est belle, chuchota Jill, admirative.
– Oui, approuva son frère, elle est belle comme une fée ou une déesse.
Quand la berceuse fut terminée, Aérith chancela et Zack se précipita pour la soutenir.
– Votre Maman est en train de visiter le cœur de la planète, appris t-elle aux jumeaux. Comme elle à la clé en sa possession elle ne risque pas de se perdre, mais vous ne pouvez pas aller la rejoindre là bas. Le plus sûr serait que vous attendiez ici, avec nous. Si vous ne trouvez pas la compagnie de deux fantôme trop assommante bien sûr.
– Je veux bien rester ici, dit timidement Ian.
– C'est moi qui allait le dire, dit sa sœur.
Les jumeaux se concertèrent du regard. Il ne pouvaient rien faire de plus pour aider. Juste attendre la fin.
Maman, Papa, Vincent. Gagnez s'il vous plaît.
Et voilà ! Au début je voulais vous mettre toute la fin d'un coup, mais ce chapitre est déjà assez mastoc et il me reste encore deux page de notes sur trois à rédiger pour la fin de cette arc ^^. Affaire à suivre donc. Je ne sais pas si j'aurais le temps de m'y remettre dans la période scolaire, du coup attendez-vous plutôt à un chapitre aux environ de Noël.
J'espère que vous avez aimé, n'hésitez pas à me le dire, les reviews sont la meilleure motivation pour moi quand il s'agit de m'atteler à l'écriture. Gros Bisous et Joyeux Halloween !
