Chapitre 23 : Exécution ou pas alors ?

Maintenue à genoux, je fixe le sol paniquée. Il ne rigole vraiment pas. Je n'aurais vraiment pas dû l'inclure dans notre plan diaboliquement pervers. Baaah.. Trop tard maintenant. Je relève la tête et utilise tous mes sens pour observer autour. Pas un bruit. Elles ont peut-être déjà quitté l'île, fuyant pour rester en vie.

Je pense que c'est le mieux à faire. Sengoku ne tiendra pas parole. Civiles ou pas, elles sont coupables.

Ça me chauffe le dos avec l'homme au magma. Un peu trop. Je grimace en sentant un liquide chaud qui commence à couler lentement le long de ma colonne vertébrale. Aie. Ça brule quand même sa saloperie. Je gémis légèrement, les dents serrées. L'amiral Sakazuki fait un sourire mauvais, en se penchant vers moi.

- Vous voyez ce que nous, vos supérieurs avons dû subir votre … petit jeu ?!

- C...c'est pas la même … chose... Vous me torturez là..

- Exactement, siffle-t-il. De la torture... Vous aimez ça ?!

Je secoue la tête de droite à gauche, frénétiquement. Pauvre taré. Rousette a loupé ton éducation quand elle t'avait entre ces griffes ! Attends qu'elle revienne espèce d'enragé. Des pas s'avancent derrière nous, je tourne la tête et observe tous les autres marines qui observent moi ou Sakazuki, je ne sais pas...

Avec anxiété et fermeté. Ils approuvent ces cons ?! J'y crois pas. Même mon Borsa chéri, ne bouge pas d'un pouce pour me libérer. Je plisse les yeux. Sengoku le retient presque. J'ai peut-être un allié alors. J'vous jure, ce vieux il me sort par les trous de nez parfois. Je l'avoue clairement. Je lui souris avec franchise, et je vois les visages déstabilisés de l'assistance.

- Vous croyez que les deux autres vont se déplacer ? Elles sont pas si débiles vous s'vez..

- …

- Que faisons-nous alors Sengoku ? Grogne Sakazuki en me laissant me vautrer les dents sur le béton.

Je me tourne, et les observe. Trop près, je n'aurais pas le temps de me lever pour déguerpir rapidement. Je soupire et m'assois, les mains devant moi attachées avec du lourd et pénible granit marin. J'ai pas de trombone ou de pince... Fait chier ! Mon chouchou ne m'est d'aucune utilité ici... Maman m'avait pourtant bien dit que c'était pas pratique ! Désolé !

Sakazuki s'écarte de ma position et rejoint son supérieur avec ces collègues. Ils forment un cercle et j'entends d'ici, des bas murmures sur ce que l'on va faire de moi. J'suis l'objet non pas de convoitise, mais de grosses emmerdes en vue moi. Génial. Je baille sans trop de discrétion et me frotte les yeux. Besoin de sommeil on dirait... J'ai besoin de mon matelas : IMMEADIATEMENT !

Je le regarde avec intensité, et le vois enfin tourner les yeux vers moi. C'est pas trop tôt, monsieur je suis très looong à comprendre ! Je lui fais un signe de la main tandis qu'il regarde rapidement ces collèges et amis qui continuent de discuter à voix basse sans se préoccuper de lui.

Rapidement, il s'approche et vient s'asseoir à côté comme si nous n'étions que des vieux amis. Je le fixe un moment, avant de sourire et de poser ma lourde tête sur ces genoux. Je baille sans discrétion et vois du coin de l'œil, les têtes se tourner vers moi.

Le silence est lourd, la surprise est grande dans l'assemblée des géants. Je les observe à mon tourne et fais un sourire en coin.

- Vous croyez réellement que je n'ai aucun allié ? La preuve que non, est juste devant vos yeux.

L'ombre gagne mon visage et je regarde l'obstacle qui me cache du doux et beau soleil que je n'aurais sans doute plus l'occasion de voir dans peu de temps. Je fais la moue, et croise les bras.

- Tu m'caches le soleil là...

- M'en fooout...

Je le regarde s'approcher avec un vilain sourire de pervers psychopathe qui va t'emmener ans sa cachette sécrète pour ... te donner un magnifique gâteau à la fraaaaaaaise ! Nààn, il va me donner une bonne sucette (If you know what I mean guys ! .. /SBAAAM X1000/ Désolé !

Je glousse un peu en le regardant, avec son air d'idiot bêta et pervers que j'adooore j'avoue !

L'homme n'est que Borsa-kun. Alors que je ferme les yeux, pour me reposer quand une pression soudaine apparaît sur les lèvres.

J'ouvre brutalement les yeux. On veut m'assassiner ! HEEEELP ! J'essaye de bouger, mais des bras m'écrase contre un truc dur. La pression cesse quelques minutes après, je m'écarte et respire fortement en le regardant toute rouge comme une tomate.

- Que ...

- Tu m'aaaimes pluuus ?

- Borsa...

Cet idiot. Il a manqué de me tuer, et je lui en veux même pas. Grr. Je suis trop folle de lui. Je souffle et me redresse pour coller mon dos à son torse et regarde les autres, choqués. Ah, ils ont compris que c'était réciproque ces crétins. Enfin. Je souris tranquillement et m'écrase contre lui. J'peux crever en paix maintenant et sans regret.