Chapitre 28

-23 décembre-

Ils étaient levés et lavés depuis longtemps lorsque finalement Draco et Harry descendirent prendre un petit déjeuner. Personne ne semblait se trouver dans la maison tant elle était silencieuse. Seule Molly était debout, à préparer des petits déjeuners pour la maisonnée. Lorsqu'elle vit entrer Draco et Harry, elle leur fit un rayonnant sourire et s'approcha d'eux.

— Qu'est-ce que vous voulez manger les enfants?

— Hum, je ne sais pas madame Weasley...

— Je vous propose des pancakes, est-ce que ça vous va?

— Oui merci! Dirent les deux amants ensembles en rejoignant Molly.

— Est-ce que vous voulez de l'aide pour préparer le déjeuner?

— Oh... non merci... j'ai presque terminé de toute manière... Quoique... vous pourriez m'aider à mettre les couverts et placer les jus, les confitures sur la table... d'accord?

— Aucun problème madame...

— Appelez-moi Molly...

— D'accord... Mad... Molly. Dit Draco, peu sur de s'habituer à une telle familiarité avec la mère de Ron.

Elle leur sourit puis retourna surveiller les œufs et le bacon, crépitant dans la poêle alors que les rôties doraient lentement sous l'effet d'un sort de grillage. Une douce et appétissante odeur se promena alors dans la maison et c'est quelques minutes plus tard qu'on pu entendre des pas précipités descendant les escaliers.

Ce qui les surprit fut surtout que c'étaient Hermione et Ginny et non pas Ronald, comme tout le monde dans la cuisine s'étaient attendus à voir franchir le seuil de la cuisine.

Toutes deux prirent place à côté d'Harry et saluèrent Molly en regardant chacune leur copie de la Gazette du Sorcier, silencieusement.

— Excusez-moi Molly... auriez-vous du thé? Demanda Draco.

— Hum... oui, as-tu une saveur en particulier?

— Non... un thé vert devrait me suffire... dit-il, serrant la main de son petit ami dans la sienne en regardant les dizaines de sortes de thé que Molly possédait.

Harry sourit, s'imaginant très bien le nombre incalculable de différentes sortes de thé que devait avoir son amant chez lui et regarda son jus d'orange... pourquoi Draco ne buvait-il rien comme un adolescent normal? Du thé... ça faisait vieillot et trop aristocratique à son goût… Plusieurs des autres Weasley vinrent les rejoindre lorsque Molly déposa des assiettes sur la table, remplies de bacon et de pancake. Elle posa également des bouteilles de sirop de fraises et d'érable et du beurre. Des toasts vinrent dans les assiettes de Ginny et des frères jumeaux tandis que des œufs prenaient place dans l'assiette d'Hermione et de Fleur, qui venait à peine d'arriver, quelques minutes après les jumeaux.

/…/

Molly était contente, elle verrait aujourd'hui son fils Charlie, dans les environs de vingt heures ce soir. Il l'avait prévenue hier soir que ce serait dans cet environs-là qu'il arriverait au terrier.

Quand tous les membres de la « famille » furent attablés, le soir venu, Molly annonça l'arrivée du dresseur de dragon dans une heure et demie environ, ce qui eut pour effet de faire sourire tout le monde, excepté Draco, qui était complètement détaché de la conversation, ne cessant de penser à ce qu'Harry lui avait dit un jour sur Charlie. Il avait peur un peu, effectivement, que Charlie ne lui vole son gryffondor...

Flash Back

— Hey Dray... qu'est-ce que tu as?

— J'aimerais savoir... as-tu déjà sortit avec quelqu'un avant moi?

Harry rougit et regarda le sol, se distrayant en jouant avec ses mains.

— Pour dire vrai... j'ai déjà aimé quelqu'un... enfin, c'était à sens unique, j'en suis certain... C'était à un des Noël chez les Weasley... toute la famille était là et à moment donné, il a fait noir dans la pièce, complètement noir, et quand j'ai allumé ma baguette, pour savoir ce qui me tripotait depuis un instant, j'ai vu Charlie, la tête posée sur mon épaule, en train de me sourire... J'ai complètement fondu Dray... tu ne peux pas savoir à quel point...

Draco regarda Harry, un air douloureux sur le visage.

— Tu en parles comme si tu n'avais jamais fondu de la sorte... n'as-tu jamais « fondu » pour moi?

Harry cessa de rêvasser et regarda son amant, un air d'incompréhension sur le visage, jusqu'à ce qu'il voie la grimace de douleur du blond. Il sourit alors et le prit dans ses bras, posant doucement sa tête au creux de son cou.

— Tu sais Dray... Toi, ce n'est pas pareil... Tu fais fondre tout mon monde... et tu en fais partie intégrale... Je t'aime Draco...

Le serpentard serra le lion encore plus fort dans ses bras, tentant d'ignorer la petite larme qui glissait lentement le long de sa joue rougie par la gêne. Harry venait de mordiller le lobe de son oreille, aussi délicieusement que possible, lui arrachant ainsi un doux gémissement.

Fin du Flash Back

— Hey Draco, est-ce moi qui te fais autant perdre le fil? Demanda Charlie, qui se trouvait devant lui.

Harry sentit ses poings se refermer. Depuis l'instant où Charlie était entré dans la pièce et s'était installé face à Draco, il n'avait cessé de le regarder, chose que le blond n'avait pas remarquée soit dit en passant.

Il sursauta donc lorsqu'il entendit le raclement de la chaise d'Harry à côté de lui, mais vit le sourire amusé de Charlie, qui voyait Harry partir, la fureur déformant ses traits.

— Allez, va le rassurer Draco... demain c'est la veille de Noël, c'est un jour heureux, et il n'a pas à être triste parce qu'il croit que tu me regardais tout ce temps... au fait, tu pensais à quoi?

— À la première fois qu'il m'a dit je t'aime...

— Wow... et pourquoi penses-tu à ça maintenant? Ça va mal entre vous deux?

— Non... tout est correct, j'ai juste eu envie de me souvenir de ça... Bon, désolé, mais je vais rejoindre mon lion...

— Aucun problème, en passant, dit-lui qu'il est un frère pour moi.

Draco sourit, sachant pertinemment que Charlie ne voulait pas qu'il passe le message, mais plutôt qu'il assimile que le roux n'aimait pas son Gryffondor personnel.

— Je n'en ai jamais douté... dit Draco avant de sortir de table, adressant un dernier sourire à Charlie.

Il monta les escaliers, ouvrit la porte de leur chambre et son cœur se serra. Face à lui, Harry appelait désespérément Sirius à travers un petit miroir, les deux yeux rougis de larmes, qui ne cessaient de glisser sur ses joues. Ses cheveux tombaient sur son visage sans qu'il n'initie un geste pour les enlever de là. Il était roulé en boulle au bout du lit, serrant autour de lui la chemise gris-bleu de Draco.

— Harry...

— Avoue que tu aimes plus Charlie que moi! Avoue que tu ne m'as jamais aimé! Dit-il désespérément, retenant des sanglots.

— Voyons Harry, j'étais perdu dans mes pensées quand tu m'as parlé tout à l'heure... je pensais à nous... notre premier je t'aime... Tu étais si beau... même si tu parlais de tes anciens sentiments envers Charlie... je t'en prie mon ange, crois-moi.

— Quand ai-je cessé de croire en toi?

— Jamais, c'est pourquoi tu dois continuer ainsi petit ange, sinon on va se chicaner et se séparer... et je ne veux pas cela... Je t'aime Harry...

Harry sourit, bien qu'il tente de cacher son visage dans les oreillers pour éviter que le blond ne le voie sourire.

— Tu es si facile à convaincre mon ange... souffla Draco en regardant Harry ouvrir les bras, quémandant des câlins de la part de son amant.

— Mérites-tu que je vienne te rejoindre Harry?

— Mais... mais oui... je n'ai rien fait... Draco... je t'en prie... je suis dés...

— Non! Tu ne dois pas dire ça... tu n'as pas à être désolé de quoi que ce soit... c'est normal que tu aies cru ce que tu as cru... mais ne doute plus de ma confiance à l'avenir... je te suis fidèle et après tout... qui voudrait aller voir ailleurs quand on t'as toi mon ange...

Le brun regarda le blond, une vive lueur de désir dans le regard, jusqu'à ce qu'un sourire fende ses lèvres et qu'il se redresse sur ses coudes pour être à la hauteur du visage de Draco.

— Embrasse-moi Dray.

Draco sourit malgré lui et acquiesça de la tête. Il s'avança et posa doucement ses lèvres contre celles de son amant. Sa langue caressa et fit le tour lentement de la bouche du brun avant d'en quémander l'entrée. Il laissa un gémissement s'échapper d'entre ses lèvres lorsqu'Harry posa sa main sur ses fesses, s'amusant à les masser alors que Draco l'embrassait.

Le reste ne concerne que les draps...


À suivre...