LES LOUVES DU NORD
Hello mes p'tits chous ! Un peu de retard pour ce chapitre, désolée.
Nymueh : pas de soucis, ravie de voir que tu es toujours là. Oui, Eowyn et Ashana ne s'aiment toujours pas XD Pancakes et jus de tomates !
em : hello ! contente que l'histoire te plaise, bisous
Capucine : j'espère que ce banquet sera à la hauteur de tes attentes !
Bonne lecture !
Tome 4 : Le Retour du Roi
Chapitre 3 – Le banquet
4 mars 3019, Château d'or de Méduseld, Edoras
Tout le monde était rassemblé dans le grand hall de Méduseld. Eomer avait laissé Maëlia sur un banc au premier rang avant d'aller se placer sur la gauche de son oncle. Elle avait été rejointe par Aragorn, Ashana, Legolas, Alyandra, Gimli, Gandalf, Merry et Pippin. Le silence se fit alors qu'Eowyn s'avançait, dans sa robe vert d'eau, vers le Roi Théoden, une coupe d'or dans les mains. Elle lui présenta la coupe en s'inclinant, et alla se ranger à sa droite. Tout le monde se leva alors que Théoden levait la coupe.
-Ce soir, souvenons-nous de ceux qui ont donné leur sang pour défendre ce pays, lança Théoden d'une voix forte. Saluons les morts victorieux !
-Gloire ! s'écria la foule.
Chacun leva sa choppe et en but une gorgée. Ashana vit Aragorn qui hésita une seconde avant de boire et elle perdit un peu de son sourire. Elle savait qu'il pensait à Haldir, et tous les autres.
-Essaies de ne pas trop y penser, lui glissa-t-elle discrètement.
Il lui fit un petit sourire et elle entrechoqua sa choppe avec celle de son fiancé avant de descendre son contenu d'une traite.
-Pas mauvaise, cette bière. Un peu légère, mais bon…
-Légère ? répéta Eomer en s'approchant. Venez donc goûter à celle qui est entreposée là-bas, vous m'en direz des nouvelles.
Les filles, Gimli et Legolas le suivirent sans hésiter. Eomer prit les choppes de Gimli et Legolas et les remplit à un tonneau.
-Ni pause, ni goutte renversée, leur dit-il en leur rendant leurs choppes.
-Ni régurgitation, ajouta Gimli dont les yeux brillaient.
-Alors, on joue à boire ? demanda Legolas.
Les hommes autour lui répondirent en cris joyeux alors qu'ils levaient leurs choppes.
-Le dernier debout a gagné, lui lança Gimli avant de descendre sa choppe comme si c'était de l'eau.
-Qui joue contre moi à la prochaine ? demanda Ashana avec un grand sourire.
-Avec grand plaisir, lui répondit Maëlia, mais tu vas perdre.
-Dans tes rêves, répliqua Ashana.
-Vous pensez que vous tiendrez ? s'inquiéta Eomer.
-Je vous mets au défi d'en boire plus que moi, si vous voulez, lui répondit Maëlia.
-Oh, non, je ne me permettrai pas de vous battre, répondit Eomer.
-Petit joueur, pouffa Ashana à voix basse.
Elle allait ajouter quelque chose mais ses yeux tombèrent sur une Eowyn qui s'approchait de son fiancé, un peu plus loin dans la salle. Elle tenait une coupe dans ses mains et avait un sourire débile. Elle lui dit quelque chose qu'Ashana n'entendit pas, et Aragorn lui prit doucement la coupe des mains pour en boire une gorgée en la regardant dans les yeux. Il lui rendit ensuite la coupe, mais Eowyn ne bougeait pas, restant fixée sur lui avec un grand sourire et les yeux brillants. Aragorn finit par se détourner et partir dans la foule pour le plus grand soulagement de la jeune princesse.
De leur côté, Gimli et Legolas buvaient pinte sur pinte, et les choppes vides s'accumulaient devant eux pour garder le compte. Gimli semblait passablement proche du coma éthylique, ne cessant de roter et de rire comme un hystérique.
-Ce sont bien les nains qui aiment nager avec les jolies femmes poilues, riait-il.
Les trois Princesses échangèrent un regard surpris et amusé.
-Je sens quelque chose, lâcha Legolas avec inquiétude. Un picotement au bout des doigts. Je crois que ça me fait de l'effet.
Eomer releva ses sourcils sous la surprise et cligna des yeux. Gimli éclata d'un rire gras.
-Qu'est-ce que je disais ? brailla-t-il. Il ne tient pas l'alcool…
Les yeux du nain se figèrent alors qu'il louchait, et la bière s'échappa de sa bouche sur sa barbe alors qu'il tombait en arrière, raide et complètement bourré.
-La partie est finie, sourit Legolas.
Eomer ne semblait pas y croire.
-Les elfes ont une résistance à l'alcool plus qu'incroyable, lui dit Alyandra. Vous ne tiendrez jamais assez longtemps pour en voir un pompette, si vous buvez avec eux.
-Bon, à nous ! s'enthousiasma Ashana. Maëlia et moi avons une petite compétition !
Eomer se remit à remplir des choppes alors qu'elles se plaçaient de part et d'autre de la table. Alyandra en profita pour saisir gentiment la main de Legolas et l'entraîner à l'écart.
-Tu as beaucoup bu, tu es sûr que ça va aller ? s'inquiéta-t-elle.
-Tu l'as dit toi-même, elen-nil, sourit-il en passant ses bras autour de sa taille. Les elfes ne sont pas facilement pompettes. Je vais très bien.
-Tu as quand même dit que tu sentais un picotement dans les doigts, que ça te faisait de l'effet !
-Mais je n'ai pas dit quel effet cela me faisait, elen-nil, sourit-il avec les yeux brillants.
Elle rougit légèrement, comprenant où il voulait en venir. Il se pencha à son oreille.
-Et mes doigts picotent toujours… de t'enlever ta robe, ajouta-t-il dans un murmure.
Il continua à lui chuchoter quelques phrases d'amour avant qu'elle ne l'entraîne avec elle hors du hall.
Ashana et Maëlia avait déjà descendu une dizaine de choppes, et aucune des deux ne montrait de signes de faiblesse pour le moment. Eomer remplissait les pintes avec de plus en plus d'étonnement. Finalement vers la dix-huitième ou dix-neuvième, Maëlia tangua un peu trop et faillit s'écraser sur la pierre, heureusement il réussit à la rattraper.
-Maëlia ! Maëlia, vous allez bien ? s'inquiéta-t-il.
-Mais ouais ! brailla-t-elle. Je vais trèèèès bien.
Elle réussit une seconde à se tenir droite en s'appuyant sur la table, puis fut secouée d'un fou rire incompréhensible et elle faillit s'écrouler à nouveau, mais Eomer la rattrapa encore une fois et la tint dans ses bras cette fois.
-Très bien, il vaut mieux que vous alliez vous reposer, d'accord ? dit-il.
-Non, je veux faire la fête ! protesta-t-elle mollement.
-Allons, ne faites pas l'enfant, soupira Eomer. Vous allez vous allonger juste une minute et après vous reviendrez faire la fête, d'accord ?
Cela sembla convenir à la jeune femme puisqu'elle se laissa faire lorsqu'il la prit dans ses bras comme une jeune mariée et sortit de la pièce avec elle. Ayant vu Alyandra disparaître plus tôt, et ne voulant pas la déranger, il se décida à aller coucher Maëlia dans son propre lit, se résolvant à dormir par terre devant la cheminée plus tard. Elle passa le trajet à marmonner des choses incompréhensibles, et quand il la déposa sur le lit après lui avoir enlevé ses bottes – et ses dagues, elle parla un peu plus fort.
-Vous avez les yeux verts, dit-elle avant de s'endormir comme une masse.
Il la couvrit d'une couverture et retourna au banquet, se sentant tout drôle. Ashana lui lança un regard quand il revint, il hocha la tête pour lui signifier que tout allait bien. Elle-même tanguait un peu – beaucoup – et tentait de se frayer un chemin de manière très aléatoire parmi les gens présents. Eomer soupira en se disant qu'il allait devoir la rattraper avant qu'elle ne s'écroule comme sa cousine, mais Aragorn passa par là et serra Ashana contre lui pour l'empêcher de tomber, ne pouvant empêcher un sourire attendri de s'étendre sur son visage quand il vit dans quel état elle était.
-Ashana, soupira-t-il. Combien de choppes as-tu bu ?
-Sais pas, grommela-t-elle. Je te dirai ça demain matin. On va dormir ?
-Bonne idée, je te ramène à ta chambre.
-Alyandra et Legolas dedans, réussit-elle à articuler avant de lâcher un rôt impressionnant.
-C'était une huit sur dix, celui-là, s'esclaffa Aragorn.
-Dix sur dix, souffla Ashana en fermant les yeux alors qu'elle s'appuyait sur son épaule.
-Si tu veux, sourit Aragorn en l'embrassant sur le front avant de la soulever dans son bras. Allez viens, la couchette de Legolas sera libre…
Ashana, amorphe dans ses bras, se laissa emporter par le sommeil.
Couchée près de lui, elle ne se réveilla même pas quand il sortit discrètement de la pièce, avant l'aube. Par contre, quand Aragorn fit irruption dans la pièce à nouveau en courant, suivi de Legolas, elle sortit brusquement de son sommeil et se redressa d'un coup, les yeux à moitié fermée. Puis elle se mit à crier en se griffant la poitrine comme si elle voulait s'arracher le cœur, les yeux révulsés. Maharib, couchée près d'elle avec les deux autres louves, se mit à hurler, le museau tendu vers le plafond, comme si elle était en peine. Aragorn s'était saisi du Palantìr, mais heureusement il le laissa rouler plus loin après quelques secondes, et le dos arqué d'Ashana retomba sur la couchette.
Aragorn se releva, aidé par Legolas, et se précipita aux côtés de sa fiancée.
-Ashana ! Ashana ! Ashana, réponds-moi ! la pressa-t-il.
Elle papillonna des yeux et finalement les ouvrit complètement, se retrouvant immédiatement happée par les iris bleu clair cerclées de bleu très sombre de son fiancé.
-Aragorn… souffla-t-elle d'une voix éraillée en se redressant avec son aide. Que… que s'est-il passé ?
-Pippin a regardé dans le Palantìr, et je… j'ai tenté de lui prendre des mains.
-Tu n'as rien ? s'inquiéta tout de suite Ashana.
-Je vais bien. Toi, ça va ?
-Oui, je crois… J'avais… le cœur qui me brûlait…
Elle baissa les yeux et sursauta quand elle vit les marques de griffures écarlates sur sa peau hâlée, où perlaient déjà de toutes petites gouttes de sang. Elle releva les yeux et vit Gandalf qui se relevait du chevet de Pippin, et s'approchait d'elle. Il la regarda dans les yeux et passa sa main au-dessus des griffures en marmonnant.
-Je ne peux rien faire, déclara-t-il finalement en se levant. Cette douleur a été provoquée quand vous avez saisi le Palantìr, Aragorn. Ce phénomène vient d'une magie sur laquelle je ne peux rien.
-De quelle magie s'agit-il ? pressa Aragorn.
-De l'amour, Aragorn. Il s'agit de l'amour puissant qui vous lie, la Princesse Ashana et vous. L'amour des Uniques. Mahal seul sait à quel point vous êtes liés, tous les deux. Elle saura vous en parler mieux que moi. Il faut qu'elle prenne l'air. Donnez-lui de l'eau fraîche, et si elle fait de la fièvre, allongez-la et rafraîchissez-la.
-Bien, répondit Aragorn en hochant la tête. Mais à propos… du Palantìr ?
-Je vais chercher Théoden, dit Gandalf.
Eomer et Maëlia, épée au clair, arrivèrent alors en courant dans la pièce.
-Nous avons entendu des cris, lâcha l'homme d'une voix inquiète.
Alyandra débarqua, enroulée dans la cape de Legolas.
-C'est quoi ce vacarme ?
-Aly, Maëlia, fit Legolas. Pourriez-vous emmener Ashana dehors ? Elle a besoin d'air et d'eau fraîche.
Il ajouta quelques mots en elfique pour lui raconter brièvement ce qu'il s'était passé. L'urgence dans sa voix acheva de réveiller son amante qui prit gentiment sa sœur par le bras, et suivies de Maëlia qui grognait pour cause de phénoménale gueule de bois, elles se rendirent dans la cour arrière, au milieu des fleurs qui embaumaient l'air de ce début timide de printemps.
Les trois louves les rejoignirent peu de temps après.
-Que s'est-il passé ? demanda Maëlia. Je dormais tranquillement, et là j'ai entendu des cris horribles, je me suis réveillée dans une chambre et un lit inconnus, et surtout avec la pire gueule de bois de ma vie, et j'ai suivi Eomer machinalement, et voilà.
-Pippin a regardé dans le Palantìr, Aragorn a voulu l'aider et a saisi la sphère, expliqua Alyandra. Il a été frappé par un genre de mal, et c'est ce qui a blessé Ashana. Leur lien d'Unique est tellement fort que le maléfice de Sauron les a frappés tous les deux. Elle a littéralement essayé de s'arracher le cœur qui la brûlait, d'où les griffures.
-S'arracher le cœur ? répéta Maëlia. Carrément… Heureusement qu'elle ne dort pas avec une dague.
Ashana pointa ses bottes pour toute réponse.
-Je n'ai juste pas eu le réflexe de les saisir, grogna-t-elle. J'avais tellement mal…
-Tu n'as pas de fièvre, ta température corporelle semble normale, annonça Alyandra en posant une main sur son poignet et l'autre sur son front. Ton cœur bat normalement, et tu as l'air bien.
Maëlia s'allongea directement sur le sol.
-J'ai pris une cuite de l'enfer… geignit-elle. J'ai tellement la gueule de bois que je pourrais ouvrir une menuiserie !
-Je t'avais dit que tu ne me battrais pas, ricana Ashana.
-Je t'ai toujours battue aux jeux d'alcool, comment j'aurais pu savoir ?
-Ta cousine est partie avec des litres d'alcool sur elle, répondit Alyandra dans un éclat de rire. Et il en reste, crois-moi.
Maëlia éclata de rire à son tour, et alla pomper un seau d'eau au petit puits dans un coin de la cour avant de plonger sa tête dedans.
Elles décidèrent de retourner à l'intérieur, Maëlia et Ashana voulaient se changer puisqu'elles portaient toujours leurs robes de la veille. C'est là que Maëlia remarqua qu'Alyandra était toujours emmitouflée dans la cape de Legolas alors qu'il ne faisait pas si froid.
-Aly, qu'est-ce que tu portes sous ta cape ?
La concernée devint rouge comme un coquelicot et soupira avant d'écarter les pans du tissu. Elle avait son pantalon de cuir, même pas lacé, rien aux pieds, et une chemise à Legolas mise de travers, un peu trop grande pour elle.
-Vous avez vraiment remis le couvert alors ! rit Ashana. Il était temps que tu passes à autre chose. Mais porter sa chemise et sa cape, franchement… Ce n'est pas très discret.
-C'était ça ou la robe de vierge à froufrous, marmonna Alyandra.
-Je suis trop cuitée pour ces conneries, déclara abruptement Maëlia. J'ai besoin d'un verre. Ashana ?
-J'ai un flacon de whisky Celte, neuf ans d'âge, sourit Ashana en sortant le flacon de sa botte comme si c'était normal.
-Au nom du verre, du vice et du saint Whisky, passe la bouteille ! sourit l'aînée.
-Mais comment tu fais pour avoir autant de babioles dans tes chaussures ? s'étonna Alyandra.
-J'ai des poches à l'intérieur, répondit la plus jeune comme si c'était une évidence. Tiens, Maëlia. Mais rappelle-toi que l'alcool ne résout aucun problème.
-Je sais, mais l'eau et le lait non plus, répliqua Maëlia en débouchant le flacon.
Elle en prit une gorgée et fit claquer sa langue de contentement. Elles retournèrent à l'intérieur et mirent des vêtements plus confortables – pantalon, bottes, chemises et capes uniquement. Elles prirent les robes et se mirent en quête d'Eowyn pour les lui rendre. Elles la croisèrent dans un couloir, et la suivirent jusqu'à sa chambre pour y déposer les vêtements.
-Belle journée, n'est-ce pas ? fit courtoisement Maëlia en accrochant la robe dans la penderie.
-Oui, répondit sèchement Eowyn.
Maëlia leva les yeux au ciel mais ne dit rien. Alyandra et Ashana accrochèrent les deux autres robes et se dirigèrent vers la porte avec leur cousine.
-Vous avez dû vous sentir femmes, pour une fois, marmonna à voix basse Eowyn alors qu'elles allaient sortir.
-Je vais vous laisser méditer sur cette phrase, lança Maëlia avec un sourire. On ne naît pas femme, on le devient. Réfléchissez-y parce que quand je vous regarde, ce n'est pas une femme que je vois, mais une fillette capricieuse. Bonne journée.
Et elle claqua la porte derrière elle. Alyandra et Ashana lui renvoyaient des regards admiratifs.
-Quand elle m'a parlé froidement alors que j'ai fait l'effort d'être sociable, j'ai eu envie d'écraser sa tête sur un mur avec des clous, grogna Maëlia. Allons explorer la ville.
TADAAAA ! comme d'habitude, on laisse une review, on met en favori, et on sourit parce qu'il fait beau ! Des images sur ce chapitre seront postées sur facebook. Bisous mes p'tits chous !
