Today is the big day... Je n'arrive pas à réaliser que je publie aujourd'hui mon dernier outtake... Je n'arrive pas à réaliser qu'aujourd'hui, c'est officiellement la fin d'Oxymoron desti, alors que je suis à moins de deux minutes de cocher "complete"... Que Merlin me garde !
Voici donc mon second outtake. Celui-ci est un tout autre genre, il n'a absolument rien à voir avec le premier ahah Il contient également mon clin d'œil à Maraille pour toutes ses prédictions. :p
Musique d'ambiance : "Celtic Music | Irish Highlands | Sleep, Study, Relax, Ambience" sur youtube.
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J'attends vos avis avec impatience !
Slytherin : Super ! :D Et tant mieux si tu as bien compris au final, le but n'était pas non plus de vous noyer dans une mer de mots incompréhensibles, même si ça m'a beaucoup amusé. :p
J'ai également un message particulier pour Kitten : j'ai bien reçu ton message pour moi via la review laissée à Mery-Alice Gilbert. Merci ! Je suis bien d'accord avec toi sur le fait qu'une fiction écrite sans fautes et bien plus agréable à la lecture. N'hésite cependant pas à me faire part directement quand tu parles de mes écrits ahah Ta démarche est particulière, mais ça m'a quand même fait plaisir. :p A bientôt, peut-être !
Outtake 2
La prophétesse
Marie Trelawney était accoudée à son pupitre. C'était l'été de l'année 1068, et la chaleur était oppressante, même lorsque l'on se trouvait dans les contrées écossaises.
Il y avait de cela quelques années, Marie s'était refusée à l'union avec l'homme qui lui était promis. Il s'agissait pourtant d'un homme d'une grande classe, appartenant à une lignée de sang pur depuis plusieurs générations. Mais cet homme n'aurait pu lui offrir la vie à laquelle elle se destinait. Non, Marie ne voulait pas être comme toutes les autres sorcières, elle ne voulait pas être mère au foyer, tenir la maison et engendrer une ribambelle d'enfants. Elle aspirait à une autre vie.
Oh ! Ne vous y méprenez pas. Elle ne voulait pas s'extraire à son devoir de descendance. Elle comptait bien devenir mère un jour, au moins pour perpétuer son nom. Mais elle voulait d'abord explorer d'autres horizons. Elle se trouverait un gentil sorcier, à qui elle se vouerait sa vie durant, lorsqu'elle aurait vécu sa jeunesse.
C'était en cela qu'elle travaillait en ce moment même. Marie avait toujours été captivée par les dons de voyance de sa grand-mère. Cette dernière lui avait enseigné les rudiments de l'art divinatoire, et elle s'y exerçait ardemment. Sa propre mère n'ayant pas hérité du troisième œil, elle espérait plus que tout être échue de ce don.
Il se disait qu'une aïeule, prénommée Adelais, était réputée dans son village pour son écoute et sa bienveillance, mais également pour ses facultés de communication avec l'au-delà. Pour elle, les ancêtres disparus détenaient la clef de l'avenir, et elle se chargeait de transmettre les présages importants. C'était une fierté chez les Trelawney, à tel point que le nom de famille se transmettait de génération en génération, que la descendance soit masculine ou féminine.
Un coup frappé à sa porte fit sursauter Marie Trelawney. Pourtant, elle l'avait prévu. Sa boule de cristal lui avait annoncé la visite d'un lointain voyageur, en provenance des contrées du sud de l'Angleterre. Elle avait aussi compris, par le biais des tasses de thé, que celui-ci ne serait pas très commode.
Ainsi, elle se leva pour aller ouvrir la porte, non sans appréhension. Devant elle se tenait un homme aux longs cheveux blonds et aux yeux aussi bleus que le ciel d'été. L'élégance de son habillement était propre à l'aristocratie.
Ce dernier lança un regard circulaire peu avenant à son habitat ; visiblement, la chambre de bonne qu'elle occupait ne seyait guère avec ses standards immobiliers.
Elle attendit patiemment, pressentant qu'avec ce genre de sorcier, il était préférable de faire profil bas. Ce dernier ne tarda pas à se présenter.
- Armand Malefoy, sang pur, annonça-t-il avec un air rogue.
Le nom de famille du sorcier ne lui annonçait rien qui vaille. Elle avait ouï dire qu'il avait obtenu des terres en rendant divers services au Roi moldu Guillaume 1er d'Angleterre, utilisant la magie tout en prétextant des connaissances pointues dans diverses matières. Il s'en était ainsi attiré les faveurs, par pure malice.
Il devait être un manipulateur sans vergogne, intéressé par le pouvoir. Néanmoins, ses prédictions ne lui ayant présagé un quelconque danger, elle le lança entrer. Elle lui proposa un siège, mais il déclina son offre, préférant rester debout. Il affichait des airs suffisants d'icelui qui se croit au-dessus des autres.
- En quoi puis-je vous être utile ? lui demanda-t-elle.
Il lui lança un regard perçant, avant de lui répondre, comme si cela lui provoquait une intense souffrance.
- Vous êtes bien épigone d'Adelais Trelawney ?
Marie encaissa la remarque peu avenante sans mot dire, avant de confirmer d'un hochement de la tête.
- Bien. J'ai une requête à vous faire, déclara-t-il.
- Je vous écoute.
Conservant ses airs supérieurs, il afficha un tel mépris à son égard que Marie Trelawney n'eut aucun doute sur ses intentions : elles étaient animées par le désir d'asseoir une domination sur le monde.
- Je désire savoir si la comtesse Lucrecia Fawley, fille d'Yvon Fawley, est digne de porter mon nom, exigea-t-il.
C'était donc cela ! Il voulait savoir si cette femme pouvait lui apporter la réputation dont il s'estimait à la hauteur. Acquiesçant, elle lui demanda de revenir quand le soleil se sera couché trois fois de suite, pour lui laisser le temps d'interroger les astres.
C'est ce qu'elle fit donc les jours suivants, travaillant nuit et jour à ses arts divinatoires. Elle s'attela ainsi à la tâche jusqu'à ce que la prescience lui parvienne. Et elle comprit sur-le-champ que la réponse céleste ne plairait pas à Armand Malefoy.
Icelui se présenta au jour convenu. Marie Trelawney ne pouvait plus surseoir à son devoir de révélation.
- Alors ? fit-il, à peine entré dans la chambre de bonne.
Anxieuse, mais fière du travail accompli, Marie Trelawney lui tendit l'aboutissement de sa persévérance : un médaillon, contenant une prophétie. Sa première, qu'elle espérait annonciatrice de nombreuses autres. En effet, la destinée de la famille Malefoy lui avait été révélée.
- Qu'en est-il ? lui demanda-t-il d'un air suspicieux.
Prenant une grande inspiration, Marie se lança.
- Vous êtes destiné à vous unir à cette dame, Lucrecia Fawley. Mais votre réputation ne reposera pas uniquement sur cette décision, annonça-t-elle.
Armand Malefoy l'observa avec intérêt. Les mots choisis par Marie Trelawney retenaient toute son attention.
- Que voulez-vous dire ?
- Un membre de votre descendance aura une décision cruciale à prendre, qui pourra influencer l'honneur de votre famille, au point de pouvoir en redéfinir son histoire, expliqua-t-elle.
Il lui lança un air épouvanté, comme si elle venait de lui prédire la pire des abominations.
- Qu'avez-vous pu déchiffrer ?
- Il s'agit d'une prophétie s'imputant à un serpent et à un lion. Ils seront attirés l'un par l'autre, malgré leurs racines respectives. L'un sera de sang noble, le second sera jugé impropre à la dignité Malefoy. Et la décision du serpent sera celle qui pourrait influer sur l'honneur de la famille.
Un regard en direction d'Armand Malefoy fit comprendre à Marie Trelawney qu'il avait d'emblée interprété à sa manière ses propos. La prophétie était pour lui présage d'un péril grave.
- Comment éviter cela ? lui demanda-t-il.
- Il faut informer votre descendance et lui faire confiance. Le médaillon contient la prophétie. Elle saura guider l'Élu dans ses choix.
Cette fois, il accepta de s'emparer du médaillon.
- Quand cela se produira-t-il ?
- Seul Merlin le sait, éluda-t-elle.
Il était furieux lorsqu'il quitta précipitamment l'habitacle, non sans avoir déposé un sac de Gallions sur sa table à manger. Mais Marie Trelawney avait dit vrai : les astres ne pouvaient être aussi précis qu'il l'aurait voulu. Cela arriverait, mais elle ne pouvait en dire plus.
Il ne lui restait plus qu'à espérer que l'Élu ne soit pas à ce point aveuglé par son statut. Mais elle était positive. Car il y avait bien un élément qu'elle n'avait pas révélé : elle connaissait l'entièreté de la prophétie. Elle savait ce qu'elle présageait. Et elle comptait sur l'ego de l'Élu pour aller jusqu'à la révélation en comprenant qu'il était concerné.
Voilà, c'est officiel, je pleure. xD Merci à tous et à toutes pour vos gentils messages, ceux déjà laissés comme ceux qui arrivent encore.
Merci aussi à ceux et celles qui ont déjà prévu de me suivre dans mes prochaines aventures. Merci à l'Impératrice Cha', la meilleure bêta/relectrice en chef qui soit pour moi.
On se retrouve très vite ! Je vous aime.
