Hello les Oncers!
Voici la suite des aventures rocambolesques des habitants de Storybrooke. Emma découvre enfin ce que trafique Killian, Mr Hyde n'apprécie de ne pas avoir été élu au conseil de Storybrooke, rien ne va plus chez les Nolan, Zelena est plus folle que jamais, Gold cherche un petit cadeau pour Belle et Lucifer décide d'animer un peu la copro. Et pour la première fois, nous allons avoir une scène... Snowing!
Bonne lecture :)
Chapitre 29 : La vie presque normale des habitants de Storybrooke
Depuis son élection au sein du conseil de Storybrooke, Emma n'avait pas arrêté d'enregistrer toutes les plaintes et les demandes possibles et imaginables. Certains la prenaient pour la mère Noël ! C'est ainsi qu'elle demanda poliment à Whale d'installer son laboratoire de chimie dans son appartement à la seule condition qu'il n'utilise pas de produits dangereux plutôt que de réquisitionner le local à tondeuses. Si Elsa voulait enseigner la danse classique, elle n'avait qu'à se trouver une salle appropriée en ville tout comme Marco qui aurait voulu pouvoir couper du bois dans les parties communes. Et pour couronner le tout, le chat que Milah lui avait offert pour sa pendaison de crémaillère lui avait lacéré sa veste en cuir rouge abandonnée sur le canapé, car la blonde avait oublié de lui nettoyer sa caisse.
Cet après-midi-là, Killian l'avait emmenée à bord de son bateau pour lui changer les idées avant qu'elle ne frappe quelqu'un. Il avait apporté du rhum, des chips aux crevettes et des grilled cheese de chez Granny. Quoi de mieux pour adoucir une femme en ébullition !
- Tu n'es pas un pêcheur, ni un tour opérateur, constata Emma. Que fais-tu vraiment avec ton bateau ?
- Je navigue, Swan ! avoua-t-il en écartant les bras, laissant l'air marin lui soulever les cheveux.
- Ça, je l'avais bien compris. Mais si tu naviguais juste pour le plaisir, tu aurais un voilier ou un hors-bord, pas un vieux…
- Rafiot ? Allez, Swan. N'ai pas peur d'exprimer le fond de ta pensée.
- Oui, je me le demande. C'est comme ce que tu fais à Storybrooke.
- Et qu'est-ce que je fais ? demanda-t-il en lui servant un verre de rhum.
- Tu espionnes Kathryn avec ta vieille longue vue, dit Emma en croisant les bras. Tu as une bonne explication.
- Kathryn ? Mais jamais je ne l'ai espionnée !
- Donc, elle ment.
- Ce n'est pas elle que j'observe !
- Alors qui ? Les moineaux ? Les géraniums de Clarke ? Les culottes de Milah ?
Sans un mot, Killan entra dans la cabine et en ressortit avec un de ses calepins.
- Swan, je suis ornithologue.
- Un orni quoi ?
- J'observe et j'étudie les oiseaux ou plus particulièrement les mouettes. Je note tous leurs faits et gestes. Et sur le toit de Neverland, un couple y a fait son nid. J'observe donc comment leur petite colonie se comporte et se développe.
Emma avait perdu sa voix. Aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres.
- Mais tu restes ma mouette préférée, confia-t-il avec un sourire.
- Arrête tout de suite le rhum ! Je ne crie pas et je n'emmerde pas tout le monde.
- Non, mais tu es attachante et tu chantes comme une mouette.
- Ramène-moi au port, exigea-t-elle en croisant les bras.
- Si on allait plutôt voir le petit îlot où elles se rassemblent ? Tu verras, on dirait le Facebook des mouettes. Il y a tellement de cris, comparables à la mise à jour de statuts et à la publication de photos, que tu te sens vite perdu dans leur monde.
- Je sais très bien me servir de Facebook. Et il suffit d'avoir quelques amis. Pas des centaines.
- Alors je dois être très populaire, ajouta-t-il avec un sourire charmeur.
- Sans déc ? T'as un compte Facebook ?
- Oui, ma jolie. Et je peux te dire que j'ai 643 amis.
- Et combien de vrais amis ? demanda-t-elle.
- Une dizaine. Les autres sont des relations de travail ou des admiratrices.
- Tu acceptes des admiratrices comme amies ?
- Faut croire que mes publications sur les mouettes les intéressent. Ou alors c'est mon corps de rêve.
Mr Hyde était furieux. Il en voulait à Cora qui n'avait pas rempli sa mission. Ce n'était pourtant pas compliqué de convaincre une vingtaine de personnes de voter pour lui !
- Pour quelqu'un qui se dit entièrement dévouée, je ne t'ai pas trouvée à la hauteur, chère Cora.
- Il y a eu un coup monté.
- Et tu ne l'as pas déjoué ?
- Les Joyeux Compagnons, lâcha-t-elle. La bande des mecs virils comme ils aiment aussi se faire appeler. Ils ont demandé à tout le monde de voter pour cet idiot d'Arthur. Tout est de la faute de Robin de Locksley.
- Robin dis-tu.
Hyde se servit un verre de cognac avec deux glaçons.
- C'est drôle mais la petite serveuse du Granny's m'a dit que l'idée ne venait pas de lui.
- Alors de qui ?
- De ta fille.
- Zelena ?
- Non, Regina.
Cora était sous le choc. Comment sa fille chérie avait-elle pu comploter avec ce vulgaire jardinier pour s'assurer que Hyde ne soit pas élu au conseil de Storybrooke, ni même Hades ? Elle était fortement déçue. Mais d'un autre côté, elle admirait son côté stratège. Elle avait de qui tenir !
- Je veux faire partie du conseil.
- Et comment pourrais-je le faire ? demanda la secrétaire.
- Tu sais être perspicace. Tu sauras convaincre ta fille.
- Elle n'a pas les pleins pouvoirs et maintenant, ils sont cinq.
- Tu ne veux pas que je te licencie de la mairie pour avoir omis de me dire pourquoi tu avais été virée du lycée ? Et tu sais très bien que ce n'est pas parce que tu étais une horrible prof d'histoire-géo.
- Mais… comment…
Elle était sous le choc. Comment avait-il réussi à connaître ce secret que même son mari ignorait.
- Être maire à certains avantages. Dont l'accès aux archives les plus secrètes.
- Je parlerai à Regina, promit-elle.
- Très bien. Et maintenant, vas me photocopier tous les dossiers de candidature pour l'aménagement des vieux entrepôts. Ensuite, vas au pressing récupérer mes chemises. Et pour terminer, tu colleras des timbres sur toutes mes lettres de demande de soutien.
- Mais il est 15h30, se plaignit elle.
- Il te reste quarante-cinq minutes avant que les bureaux ne ferment. Je sais que tu peux le faire. A moins que…
- J'y vais, répondit-elle en quittant son bureau.
Alors qu'elle s'attendait à trouver Robin au bar, Regina tomba sur Emma qui faisait tourner un verre de liquide ambré entre ses doigts.
- Dure journée ? demanda la géante en prenant place à côté d'elle.
- Killian me prend pour une mouette.
La noiraude eut bien du mal à retenir son petit rire.
- Traite-le de pirate de baignoire, dit Regina. Milah m'a dit qu'il détestait ce surnom.
- Bon, j'ai au moins résolu un mystère. Il n'espionne pas Kathryn mais note le comportement des mouettes qui nichent sur le toit.
- Finalement, tu n'es pas si inutile que ça, avoua Regina.
- Et de ton côté ? Quoi de neuf ?
- Je cherche le moyen de me débarrasser de Peter.
- Peter ? A cause de cette histoire de vol de culottes ?
- Tant qu'il sera là, mon père aura une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
- Je sais que tu trouveras, réconforta Emma. Au fond de ce verre ou plus tard.
Sidney Glass était dans les locaux du journal local à fixer son écran depuis une demi-heure. Il sentait que sa vessie lui lançait des signaux d'alerte, mais comment quitter des yeux la belle Regina Mills ? Il croisa les jambes et changea de photo. La noiraude était assise au Granny en train de boire un café et de lire un de ses articles, ses seins à quelques centimètres du papier. Comme il se sentait fier ! C'était comme si elle le caressait.
- Glass ?
Il sursauta et faillit renverser son café froid sur son clavier.
- Oui, Madame Bonnefamille ? demanda-t-il nerveusement en ouvrant un autre programme pour cacher la photo volée de Regina.
- Je vois que vous êtes très occupé, constata-t-elle en voyant son écran.
Il tourna la tête et vit qu'il avait ouvert… le solitaire !
- Allez donc interviewer le fermier qui a trouvé une truffe de cinq cents grammes. Et soyez de retour avant 17h, car vous devez vous rendre chez Hamsterland pour faire un reportage sur les nouveaux jouets pour rongeurs.
- Bien madame, dit-il en se levant péniblement.
Sa vessie était sur le point de lâcher.
- Dépêchez-vous, le photographe vous attend devant l'entrée.
Il prit son trench-coat démodé et descendit les escaliers.
- Fais chier, je n'ai même pas le temps d'aller pisser, pesta-t-il pour lui-même.
Ça lui apprendra à passer trop de temps avec la belle Regina ! On ne l'y reprendrait plus.
C'était l'heure de pointe. Comme d'habitude, Granny lançait des obscénités à tous les usagers de la route et usait abondamment du klaxon.
- Mais pourquoi tous ces vieux vont faire leurs courses maintenant ? se plaignit-elle. Ils ne pouvaient pas aller ce matin quand il n'y avait personne ?
Ruby qui était sur le siège passager haussa un sourcil.
- On aurait pu aller demain matin acheter ton détecteur de mouvements, lâcha Ruby.
- Non, parce qu'il n'y en a plus qu'un en stock d'après leur site Internet.
- Tu sais utiliser Internet ? s'étonna sa petite fille.
- Tu me prends pour une vieille ?
- Non… c'est juste que… ça me surprend. Et d'ailleurs, tu aurais pu leur téléphoner pour qu'ils le mettent de côté.
- Avance pétasse ! hurla Granny en maltraitant le klaxon. C'est vert !
Dans la voiture devant elle, la conductrice se teignait les ongles.
- Heu… tante Zelena, dit Henry. C'est vert.
- Je sais, j'adore cette couleur ! répondit-elle en lui montrant sa manucure toute fraîche.
- Le feu tricolore est vert. Ça veut dire que tu peux y aller.
Mais soudain, le feu tourna au rouge. C'est à ce moment-ci qu'elle appuya sur la pédale de droite.
- Mais t'es folle ! hurla-t-il en se cramponnant à la poignée de la porte.
Les voitures qui venaient de la droite et de la gauche plantèrent sur les freins et la klaxonnèrent.
- Pas de risque, pas de fun, mon neveu ! répondit hystériquement la rouquine en remontant une rue à sens unique.
- Tu sais, ce n'est pas parce que Hades a des cercueils trop cools que j'ai déjà envie de mourir, ajouta Henry qui pâlit encore un peu plus lorsqu'elle monta sur le trottoir.
- Tu devrais arrêter d'écouter tes mères.
- Mais…
- Tu veux aller faire du paintball ou je te dépose à l'arrêt de bus ?
- Paintball !
Zelena faillit renverser une famille sur le parking et se gara dans la place handicapé.
- Tu sais que tu n'as pas le droit de te parquer là.
- Bien sûr que j'ai le droit.
Elle sortit un panneau bleu avec une chaise blanche qu'elle déposa sur le tableau de bord.
- Tu l'as volé ?
- Non, Had me l'a offert pour mon non-anniversaire. Comme ça je ne n'ai plus de problèmes pour me garer juste à côté de l'entrée.
- Tu peux marcher aussi depuis les autres places.
- On en rediscutera quand tu porteras des talons de douze centimètres.
Milah était inquiète. Baelfire tira la chasse d'eau pour la quatrième fois en moins d'une heure.
- Tu es sûre que tout va bien ? demanda-t-elle en lui mettant la main sur le front lorsqu'il ressortit de la salle de bain.
- Mais oui, maman, ne t'inquiète pas.
- Qu'est-ce que ton père t'as encore fait manger ? Trop de raisin ? Du moût ? Un truc trop gras ? Un yogourt périmé ?
Elle lui posa sa main sur le ventre puis son regard se posa sur ses pantoufles qui étaient détrempées. Elle écarquilla les yeux, se demandant bien ce qui se passait.
- Ce n'est pas de sa faute. Je fais une expérience.
- Une expérience ? s'étonna-t-elle. Quoi comme expérience ? Te laver les pieds dans les toilettes ?
- Tu ne peux pas comprendre.
- Bae, tu sais que tu peux tout me dire, dit-elle d'une voix douce en posant ses mains sur ses épaules.
- Je… j'essaie d'aller au Ministère de la Magie.
- Le quoi ? Bae, qu'est-ce que c'est encore que cette idée de digue ?
- Tu vois, tu ne comprends rien ! rétorqua-t-il en se libérant de son étreinte. Je le fais pour toi ! Pour que tu sois heureuse.
- Je suis heureuse, répondit-elle. Je t'ai toi.
- Juste trois-quatre jours par semaine.
- Et il y a Killian aussi.
- Killian ? Je crois qu'il préfère Emma et ses mouettes. Et je vois bien que tu es triste. La dernière fois qu'il est venu, vous avez presque rien dit et quand je suis allé dans ma chambre, vous vous êtes engueulés. C'est pour ça que j'ai besoin de magie.
- Tu sais, chéri, la magie, ça n'existe pas.
- C'est faux. C'est parce que tu es une adulte que tu n'y crois plus.
- Imaginons une seconde que ton Ministère existe, commença-t-elle. Pourquoi veux-tu y accéder en tirant la chasse d'eau ?
- C'est comme ça qu'ils font dans Harry Potter !
- Harry Potter… encore lui, se plaignit-t-elle. Il est temps qu'on aille à la librairie t'acheter quelque chose de plus intelligent à lire. Allez, mets tes chaussures.
Rien n'allait plus chez les Nolan. Chaque conversation se terminait en conflit. La nuit précédente, pour la première fois, Kathryn avait jeté son service de mariage à la figure de son mari. Tout y avait passé : les assiettes, les bols, les verres. Même la cloche à fromage.
David lisait tranquillement un magazine sur les animaux quand on sonna à la porte.
- Vas ouvrir, ordonna Kathryn qui pliait le linge.
- Je crois que c'est pour toi, répondit-il.
Elle soupira, râlant intérieurement contre le comportement machiste de son mari et se demandant qui pouvait bien la déranger. Quand elle ouvrit la porte, elle trouva sur son paillasson, un jeune homme d'à peine vingt ans, d'un bon mètre huitante, les cheveux bruns coiffés en arrière, les yeux bleu saphir et un sourire charmeur qui tenait un superbe bouquet de fleurs dans les tons lilas, roses et blancs.
- Ces fleurs sont pour vous Madame Nolan, annonça-t-il de sa voix chantante.
- Merci beaucoup…
Elle ne put rien dire de plus. Elle était scotchée.
- Qu'est-ce qu'il est beau ! s'exclama-t-elle une fois qu'elle eut refermé la porte.
David n'était pas peu fier. Il fallait dire qu'il avait dû casser sa tirelire pour lui offrir un bouquet aussi gros. Il était heureux de la voir sourire et aimer son cadeau. Il la suivait du regard, attendant qu'elle le remercie. Elle posa les fleurs sur la table de la cuisine et prit la carte. Quand elle vit qui lui offrait les fleurs elle… jeta la carte à la poubelle !
- Mais Kathryn ! Je croyais que tu aimais mon cadeau.
- C'est très gentil de ta part de m'avoir permis de poser mes yeux sur un tel homme quelques secondes. Maintenant si tu veux bien m'excusez, je vais jouer avec mon vibro.
Fâché et déçu, David sortit prendre l'air.
Lucifer, le chat de Lady Tremaine, se prélassait sur un tapis sur la terrasse. Le matou s'ennuyait. Cette copropriété manquait sérieusement d'animation. Il suivait du regard Robin qui tondait la pelouse de droite à gauche, puis faisait demi-tour et recommençait. Ce mouvement l'hypnotisait et le faisait bailler. Il avait aussi mangé beaucoup trop de pâtée et son estomac et ses boyaux étaient pleins. Avant de faire une troisième sieste, il profita que son voisin soit parti promener son chien pour faire une petite blague. Il se rendit sur le paillasson de sa maîtresse et arrondit son dos tout en levant bien haut sa queue. En voyant le chien et son maître approcher, il sourit et alla s'asseoir sur la terrasse du psychiatre, espérant réveiller les instincts primaire du dalmatien. Il allait enfin y avoir un peu d'action !
Archie, en grand maladroit qu'il était, lâcha ses clés dans le gazon et retarda un peu la réaction que le chat attendait impatiemment. Quel empoté ! Las d'attendre, le matou profita de l'inattention du maître qui discutait avec le jardinier pour s'approcher au petit trot du chien. Il était forcément dans son champ de vision. Il ne fallait plus qu'il se lance à sa poursuite. Il se dandinait, agitait sa queue touffue. Mais rien n'y faisait. Le chien était trop bien éduqué.
Cruella passa le portail en titubant. Non pas qu'elle était saoule, mais ses escarpins lui faisaient atrocement mal. Ses orteils étaient comprimés et cloqués. Dans une perte totale de maîtrise, l'amatrice de fourrure bouscula Archie avant de marcher sur la queue de Lucifer. Le matou sicla, hérissa les poils et sortit les griffes qu'il planta dans la patte du dalmatien. Aussitôt, le chien se lança à la poursuite du chat. Le pauvre Archie fut traîné sur quelques mètres avant de lâcher la laisse.
- Pongo revient ! exigea Archie.
Mais les deux animaux étaient lancés dans une course à bout de souffle. Robin et Archie se mirent à courir dans leur direction lorsqu'ils entendirent des cris de filles venir de la piscine. Le chat avait fait tomber le sirop de grenadine d'Ariel dans son sac, noyant sa tablette, qui était heureusement étanche. Pongo sauta par-dessus le transat de Ruby et sa laisse claqua sur le visage d'Anton. Toto se mit à aboyer comme un fou, protégeant ainsi sa maîtresse. Mais tout s'arrêta lorsque Mulan tenta d'attraper le chat qui lui échappa et tomba… dans la piscine.
- Tu ne l'as pas volé ! lança Dorothy.
- Mais il va se noyer, nota Ruby en voyant le pauvre animal en panique.
Elle entra dans l'eau et le sortit sans mal. Archie avait repris la laisse de son chien et Lady Tremaine devint folle de rage en voyant que ces ingrats avaient lancé son chat chéri dans l'eau.
- Vous devriez avoir honte ! rouspéta-t-elle.
- Ce ne sont que des animaux, tenta de se justifier le psychiatre qui avait les cheveux en bataille, la chemise tachée de jus d'herbe et les lunettes de travers.
- Votre chien est tellement mal éduquer qu'il a fait ses déjections devant ma porte-fenêtre et j'ai mis le pied dedans !
- C'est impossible, se défendit-il. Je ramasse toujours les crottes de mon chien et il n'en fait jamais dans la copropriété.
- Alors c'est celui-là, accusa-t-elle en pointant Toto du doigt.
- Eh, mon chien est hors de cause, bondit Dorothy.
Anton s'approcha de Lady Tremaine qui empestait. La merde avait dû être bien molle après être restée au soleil.
- Eh mais attendez, intervint le géant. Cette odeur, je peux vous juré que ce n'est pas de la crotte de chien. C'est du chat.
Tous les regards se tournèrent sur Lucifer qui baissa la tête et les oreilles tout en mettant sa queue entre ses pattes postérieures.
- Vilain chat, dit Anton.
- Ce n'est pas grave Lucifer. Cendrillon va venir tout nettoyer.
- Cendrillon ? demanda Ruby.
- Ma belle-fille. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai un coup de fil à passer.
Elle s'éloigna en traversant le jardin la tête haute et son chat qui marchait triomphalement à côté d'elle.
- Il n'y a rien à faire, dit Dorothy, mais je ne l'aime vraiment pas.
- Qui l'aime ? demanda Ruby.
- Son chat, répondit Ariel et tous pouffèrent de rire.
La nouvelle année scolaire pour une maîtresse d'école avait la même signification que la nouvelle année pour tous les habitants de la Terre. C'était un renouveau, une nouvelle chance. Mary Margaret avait mangé beaucoup trop de glaces et de cupcakes durant l'été. La plupart de ses jupes droites la boudinaient et ses chemises col Claudine l'étranglaient. Il était temps de tenir sa première résolution : faire du sport. Ni une, ni deux, elle mit dans son sac une paire de baskets toutes neuves qu'elle avait achetées aux soldes deux ans auparavant, un t-shirt large, un legging, un bandeau, une gourde, deux serviettes, son déodorant, une barre de céréales, son gel douche et une culotte. Hop, direction la salle de sport !
Quand elle arriva, elle fut impressionnée. Elle voyait tous ces hommes et toutes ces femmes hyper musclés qui soulevaient d'énormes poids. Elle fila au vestiaire et commença par une machine qui avait l'air simple. Elle prit place et posa ses mains sur la poignée, prête à tirer dessus de toutes ses forces.
- Arrrrrggg !
Son visage s'empourpra instantanément et elle lâcha.
- Non, non, non, ne faites pas ça ! hurla un homme qui quitta son rameur.
- David ?
- Mary Margaret ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il en reconnaissant soudainement sa voisine.
- Ça ne se voit pas ? J'essaie de retrouver mon corps de rêve.
- C'est ta première fois ici ?
- Non, troisième… en quatre ans.
- Viens, je vais te montrer car sinon, tu vas te blesser, proposa-t-il en lui lançant un sourire.
- Je ne vais pas t'embêter. Je devrais demander à un coach de me montrer comment ça marche.
- Ça tombe bien, je suis coach ici deux après-midi par semaine. Allez viens. On va commencer par t'échauffer sur le tapis roulant. Tu vas courir pendant dix minutes.
- Dix minutes ? s'inquiéta-t-elle.
- Alors cinq. Et après, on ira sur le rameur.
Mr Gold déambulait dans les rues, faisant du lèche-vitrine. Non, il n'avait pas attrapé la fièvre acheteuse même en cette période de soldes, loin de là. Il était à la recherche de quelque chose. D'un petit cadeau qu'il pourrait offrir à Belle qui l'avait invité à dîner. Une bouteille de vin ? Non, c'était plutôt un présent pour un homme. Un bijou ? Trop intime. Un parfum ? Inapproprié. Du chocolat ? Même si Belle était gourmande, il ne voulait pas prendre le risque qu'elle culpabilise en dévorant la boite. Un film ? Il ne savait pas vraiment ce qu'elle aimait. Un livre ? Trop délicat. Il passa devant la devanture d'un fleuriste, mais pas celle de Moe bien entendu. Une rose ? Elle correspondait bien à Belle mais cette fleur était très souvent associée à l'amour. Comment le prendrait-elle ? Il préféra éviter de se faire mettre à la porte à la première invitation sérieuse. Un bouquet d'œillets ? Non, c'était réservé aux belles-mères et aux défunts.
- Tiens, tiens, tiens. On devient romantique, darling ? demanda Cruella en arrivant, quatre sacs de marques de luxe au poignet.
Derrière elle, le pauvre James en portait une dizaine d'autres et suait à grosses gouttes.
- Pas du tout, répondit-il sans ciller. Je cherche juste des fleurs pour égayer mon intérieur.
- C'est sûr qu'au septième étage tu as plus de soleil que moi au deuxième. Toutes mes plantes sont mortes depuis longtemps.
- Pourtant Marian qui vit au premier, a de belles fleurs dans son salon.
- Son mari est jardinier, rappela-t-elle. Il doit avoir de la drogue pour plantes vertes.
- Ariel est célibataire, vend des ustensiles de cuisine et pourtant elle a des fleurs. Avoue que tu n'as pas la main verte.
- En effet, je ne suis pas la méchante sorcière de la cité d'Emeraude. Viens James, nous avons encore quatre boutiques à visiter.
- Oui, ma Cru-Cru d'amour.
Même si Gold n'aimait pas plus que cela James, le voir esclave de cette folle lui faisait pitié. Cet homme n'avait vraiment aucune dignité. Il s'apprêta à entrer chez le fleuriste quand Cruella se retourna.
- Prends une orchidée, conseilla-t-elle. C'est classe, raffiné et demande beaucoup d'attention.
- Bon shopping, rétorqua-t-il avant de faire tinter la clochette.
Mr Hyde se rendit à la poste car il attendait un important paquet de Cuba contenant ses cigares favoris. Il ne comprenait pas pourquoi il n'y avait pas de guichet VIP. Il était le maire de la ville et pourtant il devait prendre un ticket comme la populace. Il tira un bout de papier avec le numéro 187. D'après l'écran au-dessus de lui, il avait cinq minutes à patienter. Ce n'était que trois cents secondes, mais quand vous êtes impatient, cela semble être une éternité. Quand vint enfin son tour, il donna à l'employée postale la notification de retrait qu'il avait reçu dans sa boîte aux lettres.
- Il me faut une pièce d'identité, demanda-t-elle.
Le maire mit sa main dans sa poche arrière gauche et réalisa que son portefeuille n'était pas là. Il l'avait sans doute laissé dans la poche intérieure de sa veste dans sa voiture sur le parking à cinq minutes de marche. Et pour ne rien arranger, il pleuvait.
- Voyons madame, vous savez qui je suis ?
- Vous pourriez être le pape, Donald Trump ou Madonna que je ne vous donnerais pas votre paquet.
Hyde décida de jouer sur sa notoriété. Il se retourna et fit face aux clients.
- Qui suis-je ?
- Le maire, répondit Gaston.
- Mr Hyde, dit Liam.
- Mr Hyde, le maire qui habite Storybrooke, précisa Tink.
- Je ne vous connais pas, ronchonna Granny.
- Merci d'aller chercher votre carte. Numéro 188 !
- Alors ? C'était comment l'autre jour avec Zelena ? demanda Regina à son fils.
- Mortel !
Elle ne savait pas pourquoi, mais Regina n'aimait pas trop qu'il emploie ce mot avec sa sœur ou son petit ami complètement timbré.
- Elle ne t'a pas fait faire de bêtises au moins ? s'inquiéta sa mère.
- Oh non. Les bêtises, elle les a faites toute seule.
- Comme quoi ?
- Elle roule comme les héros dans les films ! Elle file à toute allure et évite les accidents.
- Elle n'a blessé personne au moins ? demanda Regina qui pâlit subitement.
- Je ne crois pas. Un cycliste est tombé mais il s'est relevé et lui a fait un doigt d'honneur. Il me semble que c'était Merlin.
Sa sœur était définitivement devenue folle et était irrécupérable. Il était à présent hors de question que son fils monte à nouveau en voiture avec elle.
- Si on allait au centre commercial ? proposa Regina.
- Pour jouer au flipper ?
- J'ai lu dans le journal que le DVD de ta série favorite sortait aujourd'hui.
- Je croyais qu'il sortait en mars, répondit-il en fronçant les sourcils.
- Il faut croire qu'ils ont avancé la date, ajouta-t-elle avec un sourire crispé.
Henry n'était pas né de la dernière pluie. Il savait que quand elle faisait ce sourire-là, c'était pour qu'il fasse quelque chose pour elle car elle n'osait pas le faire elle-même. Lui dire non lui briserait le cœur.
- Okay pour le centre commercial ! Mais après, j'aimerai un doughnut glacé au chocolat.
- Bien sûr, répondit-elle avec un sourire.
Une fois devant l'entrée du magasin de multimédia, Henry comprit. Ce n'était pas sa série qui sortait en DVD, mais la préférée de sa mère. Et en plus, son actrice favorite était là pour signer les coffrets. Regina prit un coffret et le paya avant de pousser Henry dans la file d'attente.
- Tu ne viens pas ?
- Je t'attends ici, répondit-elle avec une pointe de stress dans la voix.
Quand ce fut le tour d'Henry, Regina se déplaça sur la pointe des pieds et prit une photo avec son portable. Elle n'arrivait pas à croire que son petit garçon était face à son idole. Ils parlaient ensemble et Henry avait réussi à la faire rire ! Regina était tellement fière.
- Alors ? demanda-t-elle lorsqu'il la rejoignit.
- Voilà, Paget Brewster, alias Emily Prentiss, t'a signé ton coffret Esprits Criminels. Elle t'a même dessiné un petit cœur.
- Henry, tu es le meilleur, répondit-elle la larme à l'œil en le serrant dans ses bras et en lui faisant un bisou. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
- Je vais tout te raconter autour d'un doughnut et d'un thé glacé.
Et voilà, encore un chapitre qui se termine. J'espère que vous avez passé un bon moment car je me suis bien amusée à écrire ces scènes. Comment l'avez-vous trouvé? N'hésitez pas à vous exprimer en me laissant un petit commentaire :)
La dernière scène est un petit hommage à Prentimily, grande fan d'Emily Prentiss.
