Bonjour ou bonsoir tout le monde :-)

Je vois que vous n'êtes pas encore lassés de mon histoire, cela me fait plaisir ^_^

Cette fois, c'est un chapitre entièrement Bamon (Damon/Bonnie!bis)

*teambonbon972 : Bonne année à toi aussi :-) pas de Mystic Falls actuel dans ce chapitre, mais tu as raison, Elena étant Elena, elle ne peut pas s'empêcher de se poser des questions, ayant toujours eu l'habitude d'être adulée par Damon... Ce chapitre est exclusivement consacré à Damon et à Bonnie!bis, qui ont beaucoup de choses à régler. Effectivement, toutes ces possibilités peuvent se produire, c'est ce qui, je pense, aide à maintenir un peu de suspense ;-)

*Feeli37 : la bande est-elle en danger ? Réponse dans les prochains chapitres, mais en effet c'est très dangereux car ils ne savent pas à quoi s'attendre s'ils trouvent le prêtre... Ce monde fait beaucoup réfléchir Damon, d'ailleurs tu auras plus de détails dans ce chapitre :-)

*Love the Original Family : oui oui il l'a bien dit :-) bon, il y a une part de culpabilité, mais l'histoire n'en est qu'au début et les éléments vont lentement se mettre en place ;-)

*bamonloveforever : j'adore écrire sur les mondes parallèles, les voyages spatio-temporels,... si je vais au bout de cette histoire (version complète, pas abrégée) je pense qu'elle va beaucoup te plaire :-)

Merci beaucoup pour vos reviews et votre fidélité, bonne année et bonne lecture :-)

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

— Que je sois heureuse ? répéta Bonnie!bis, stupéfaite. Mais... je suis heureuse, Damon !

— Ne parle pas si fort, tu vas nous faire repérer, chuchota-t-il avant de pousser rapidement Bonnie!bis sur le côté car Damon!bis venait de regarder dans leur direction.

— On s'en va, mais cette conversation n'est pas terminée, répondit la sorcière à voix basse.

Cela fit se remémorer à Damon la fois où il avait fait voyager « sa » Bonnie grâce à ses pouvoirs, sans lui demander son avis. Il décida de ne pas faire la même erreur deux fois, même si ce n'était pas la même personne.

— Tu es prête à te déplacer à la vitesse supérieure ?

— Où allons-nous ?

— Dans la forêt, décida rapidement Damon.

Ils ne pouvaient pas aller à l'appartement, ils risquaient de voir l'autre Bonnie si elle avait fini son entrainement avec Emily!bis.

— Comme tu veux, répondit-elle en haussant les épaules, et Damon l'entraina avec lui loin du Manoir.

Bonnie!bis prit à peine le temps de reprendre son souffle qu'elle bombarda Damon de questions.

— Pourquoi crois-tu que je ne suis pas heureuse ? Et qui t'a donné le droit de te mêler de ma vie ?

— Hé, doucement ! s'exclama le vampire. Je te l'ai dit, je veux que tu sois heureuse car tu ne l'es pas, contrairement à ce que tu sembles croire.

— Je suis heureuse quand je pratique la magie, répondit Bonnie!bis d'un air buté.

— Tu ne pratiques pas la magie, corrigea-t-il. Tu ne l'utilises pas, c'est elle qui te contrôle.

— Tu dis n'importe quoi, répondit la jeune femme, néanmoins troublée par les paroles de cet inconnu, ce Damon venu d'ailleurs.

Et s'il avait raison ?

— Et pour répondre à ton autre question, je veux que tu sois heureuse car ma Bo... enfin, la Bonnie de mon monde, se reprit-il, n'a pas la vie qu'elle mérite. Et j'en suis en grande partie responsable.

Bonnie!bis prit un air pensif.

— C'est comment, là-bas ? lui demanda-t-elle brusquement.

— Où ça ?!

— Chez toi. Dans ton monde.

Damon soupira.

— Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que je te dévoile la vie d'autres personnes que tu ne connais pas vraiment.

— Tu plaisantes ?! Tu es dans mon monde, tu viens chambouler toute mon existence en me révélant qui tu es, mais tu refuses que moi j'en sache plus sur ton monde ? Désolée, Damon, mais ton excuse craint !

Elle sourit malgré tout, et Damon songea que c'était le premier vrai sourire qu'il avait vu sur son visage depuis leur rencontre.

— D'accord, je l'admets, ce n'est pas juste, mais j'ai tellement de choses à raconter, ce serait trop long !

— J'ai tout mon temps, s'entêta Bonnie!bis en prenant place sur les racines d'un gros chêne.

— Très bien, capitula Damon en s'asseyant près d'elle. Que veux-tu savoir ?

— Je ne sais pas par où commencer, avoua-t-elle. Quelles sont les plus grosses différences entre ton monde et le mien ? Avons-nous les mêmes amis ? Vivons-nous au même endroit ?

— Caroline et Elena sont tes meilleures amies, confirma le vampire. Caroline vit seule avec sa mère, car son père l'a quittée pour un homme.

— Quoi ?! s'exclama Bonnie!bis, incrédule. Ils forment une famille pourtant si unie, ici, ajouta-t-elle pensivement.

— Elena vit chez elle avec son frère Jeremy et sa tante Jenna, poursuivit Damon.

— Mais elle est pratiquement toujours au Manoir avec toi, non ? le contredit Bonnie!bis.

— Hé bien en fait... non, finit par avouer Damon. Elena sort avec mon frère Stefan, avec qui je vis au Manoir.

— Parce que tu as un frère ?! Damon... enfin l'autre Damon, n'en a jamais parlé !

— Je sais qu'ils sont en froid, dit prudemment le vampire, et que l'autre Damon voudrait reprendre contact avec son frère mais il n'ose pas faire le premier pas.

— C'est dommage, dit simplement Bonnie!bis, avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres : Et moi ?

Penaud, Damon regarda le sol sans oser relever la tête. Comment allait-il pouvoir raconter à cette autre Bonnie tout ce qu'il avait fait à son « double » ? Il faillit sursauter en sentant une main se poser sur son épaule.

— Je veux savoir, murmura calmement Bonnie!bis. Peu importe ce qu'il s'est passé, j'ai envie de savoir, à présent.

— La boite de Pandore est ouverte, répondit Damon, qui voulait retarder le moment de la confession.

— Quoi que tu me dises, cela ne provoquera aucun malheur, crois-moi. Je veux juste satisfaire ma curiosité.

— En 1864, commença Damon d'une voix grave, j'ai fait une promesse à ton ancêtre Emily, enfin, l'ancêtre de l'autre Bonnie : je lui ai promis de sauver sa descendance de la population qui brûlait toutes les sorcières présumées sur le bûcher, en échange d'un... service.

— Quel genre de service ?

— Je voulais qu'elle sauve la femme que j'aimais et avec qui je croyais pouvoir passer l'éternité. Elle s'appelle Katherine, et c'est une ancêtre d'Elena. En fait, c'est son sosie parfait.

— Quoi ?! Elena a une sorte de... double ?!

— Oui, et elle existe également dans ce monde, mais je vois que tu n'as pas fait sa connaissance, du moins pas encore.

— Et Emily, a-t-elle réussi à sauver cette Katherine ?

— En quelque sorte, marmonna Damon, de moins en moins à l'aise. Katherine était un vampire, et les habitants de Mystic Falls l'avaient enfermée avec d'autres vampires dans une église, avant d'y mettre le feu. Les vampires avaient trouvé refuge dans un tombeau caché sous l'église, qu'Emily avait protégé grâce à un sort, et c'est ainsi qu'ils ont été épargnés.

— Donc, tu as pu la retrouver... Katherine ?

— Tu sais mieux que moi comment sont les sorcières... rien n'est jamais facile. Pour pouvoir rompre le sort, il fallait que certains éléments soient réunis. J'avais besoin du cristal d'Emily et je devais attendre le passage d'une certaine comète. Je l'ai attendue... pendant 150 ans.

— Tu as attendu Katherine pendant tout ce temps ?!

Bonnie!bis n'en revenait pas : elle ne connaissait rien à l'amour, elle était trop obsédée par la magie, et elle ne parvenait pas à concevoir qu'on puisse attendre quelqu'un aussi longtemps.

— Quand j'ai enfin réussi à réunir tous les éléments, j'avais besoin qu'une sorcière Bennett lève le sort qui avait emprisonné les vampires dans la tombe. Je... Je t'ai obligée, enfin, j'ai obligé Bonnie, ainsi que sa grand-mère, à lancer ce sort.

— Et tu as sauvé Katherine ?

L'expression sur le visage de Damon se durcit.

— Non, car elle n'était pas là. Elle avait réussi à s'enfuir avant que l'église ne prenne feu en 1864, mais elle n'avait jamais jugé bon de m'en avertir. J'ai perdu un siècle et demi de ma vie pour une femme qui n'en valait pas la peine.

— Je suis désolée, commença Bonnie!bis d'un ton compatissant mais Damon la stoppa net.

— Ne le sois pas, la suite va probablement te donner envie de me faire un anévrisme, et je dois reconnaitre que tu en as tout à fait le droit.

— Que s'est-t-il passé ? demanda nerveusement Bonnie!bis.

— A cause de l'effort causé par le sort trop puissant, Sheila est morte ce soir-là, lui annonça-t-il froidement.

Un silence s'installa, et Damon n'osa pas regarder Bonnie!bis, qui ne disait rien. Au bout d'un moment, elle finit par prendre la parole.

— Je n'arrive pas à imaginer perdre ma grand-mère, dit-elle lentement, car elle est toujours là, je ne sais pas ce que ta Bonnie a ressenti car je ne l'ai pas vécu. Mais cela doit être horrible, en effet.

— Tu as le droit de me détester, dit Damon d'une petite voix. Je ne suis pas fier de moi.

— Damon, il y a une chose dont tu dois te souvenir : ce soir là, Bonnie et toi avez chacun perdu une personne que vous aimiez, d'une façon ou d'une autre.

— Mais Sheila est morte à cause de moi ! insista Damon, se débarrassant de sa culpabilité, même s'il ne s'agissait pas réellement de la personne concernée. Et ce n'est pas tout, j'ai également essayé de te tuer, ou plutôt de tuer la Bonnie de mon monde !

— J'espère qu'elle t'a rendu la pareille.

Enfin, Damon esquissa un sourire.

— Bien sur qu'elle l'a fait, et plus d'une fois : Bonnie n'arrête pas de me lancer des anévrismes dès qu'elle est contrariée, exagéra-t-il exprès. Elle a même essayé de me brûler !

— J'imagine que tu l'avais bien cherché, répliqua-t-elle, légèrement amusée.

— Oui, je l'avais mérité, concéda-t-il plus sérieusement. Bonnie... j'ai une question...

— Laquelle ?

— Pourquoi cela ne t'affecte-t-il pas plus que ça ?

Bonnie!bis haussa les épaules.

— Ce n'est pas moi, Damon. Ce n'est pas ma vie. J'ai toujours ma grand-mère, et le Damon de mon monde n'a jamais essayé de me tuer.

— Mais... tu ne trouves pas que je suis un monstre ?!

— Tu veux entendre la vérité ?

— Oui, répondit Damon sans hésitation.

— Pour nous les sorcières, tous les vampires sont des monstres car nous sommes ennemis par nature. Mais certains monstres sont plus agréables que d'autres à fréquenter, ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.

— Donc, tu ne nous détestes pas, ni l'autre Damon ni moi ?

— Non, répondit-elle avec conviction. Je ne peux pas t'en vouloir pour quelque chose qui est arrivé à quelqu'un qui n'est pas moi, tu comprends ? Il faut que tu essaies d'arrêter de prendre les choses aussi à coeur : toi et moi, nous n'avons rien à voir. Tu n'es pas responsable de ce qui m'arrive, et même si tu es en désaccord avec le comportement de l'autre Damon, ce n'est pas à toi d'intervenir.

— Je ne peux pas m'en empêcher, rétorqua-t-il. Il faut que je répare mes torts.

— Pourquoi n'essaies-tu pas de les réparer auprès de la bonne personne ? lui suggéra-t-elle.

— Parce qu'elle n'acceptera pas mes excuses, murmura-t-il. De toute façon, je ne suis pas sur de mériter son pardon.

Bonnie!bis secoua la tête.

— Tu es trop dur avec toi-même. Et tu ne laisses même pas le bénéfice du doute à Bonnie.

— Parce Bonnie n'a aucune raison de me pardonner ! Je ne pardonnerais pas si quelqu'un m'avait fait autant de mal que je lui en ai fait, tu comprends ?

— Rancunier, chuchota Bonnie!bis en souriant.

Malgré lui, Damon sourit également.

— Allez, arrête de te prendre la tête et essaie de t'excuser, l'encouragea-t-elle.

— A une seule condition, répondit Damon, amusé.

— Laquelle ?

— Tu sors un peu le nez de tes grimoires, et tu vis !

Avec un soupir, Bonnie!bis acquiesça.

— D'accord, tu as gagné, mais tu as intérêt à respecter ta part du marché.

Damon lui tendit la main, et ils scellèrent leur accord.

— Marché conclu, dit le vampire, qui n'avait aucune idée de la manière dont il allait s'y prendre pour s'excuser auprès de Bonnie, mais au moins, il avait convaincu Bonnie!bis de commencer à vivre autrement que par la magie.

— Une dernière question, ajouta rapidement la sorcière.

— Qu'est-ce que tu veux encore savoir ?

Bonnie!bis hésita un bref instant.

— Est-ce que tu... est-ce que tu as des sentiments pour la Bonnie de ton monde ?

Les yeux du vampire s'écarquillèrent.

— Quoi ?!

— Je veux dire, tu as l'air si... si déterminé à réparer tes torts, alors, je me demandais...

— Je ne suis pas amoureux de Bonnie, déclara Damon sans même se poser la question. J'aime Elena.

C'était tellement évident qu'il ne devait pas y réfléchir : il avait toujours aimé Elena, pourquoi cette autre Bonnie insinuait-elle qu'il ressentait quelque chose pour sa petite sorcière ? C'était complètement ridicule, il voulait juste se racheter.

— Je vois, répondit pensivement Bonnie!bis. Peut-être que tu ne fais pas tout ça pour Bonnie, mais pour être apprécié par Elena, analysa-t-elle.

Damon lui lança un regard noir.

— Le sujet est clos, dit-il sèchement.

— Damon, ne le prend pas comme ça, c'était une simple question, soupira-t-elle.

— J'ai horreur qu'on m'interroge comme ça, répliqua-t-il, toujours un peu énervé.

Brusquement, Bonnie!bis se leva, vexée par son ton désagréable.

— Tu sais quoi ? Me parler était une erreur, toute cette histoire est une énorme erreur, d'ailleurs ! Tu ferais mieux de rentrer chez toi dès que possible. J'aime ma vie et je n'ai pas besoin de ton aide, surtout si c'est pour te décharger de ta culpabilité ou te faire passer pour une meilleure personne que tu ne l'es !

Elle voulut s'en aller mais Damon lui barra le passage.

— Tu ne vas pas recommencer ! s'exclama-t-il. Je pensais que tu allais faire des efforts et arrêter de te laisser entrainer dans cette spirale infernale. Ton obsession pour la magie doit cesser !

A la fin de sa phrase, il poussa un cri : Bonnie!bis venait de lui faire un anévrisme.

— C'est ton obsession pour ce monde qui doit cesser ! répliqua-t-elle, furieuse. Tu n'as rien à faire ici. Je ne suis pas la Bonnie que tu connais, Elena n'est pas celle que tu connais, alors dès que tu auras obtenu ce que tu es venu chercher, pars !

Sur ces derniers mots, elle libéra Damon de son emprise et il ôta ses mains de sa tête, la douleur étant enfin partie.

— Je pensais que tu avais de bonnes intentions, Damon, mais j'ai eu tort.

— Attends !

A sa grande surprise, le vampire lui avait pris la main pour la retenir.

— Tu... tu as raison, admit-il à contrecoeur.

— A quel sujet ? demanda-t-elle, mal à l'aise car il la tenait toujours par la main.

— Je prends cette histoire trop à coeur, avoua-t-il à voix basse. C'est comme si je voyais mes propres erreurs se produire sans pouvoir y changer grand chose.

— Je te l'ai dit, quand tu rentreras chez toi, tu pourras toujours changer ce que tu veux changer. Il suffit d'agir.

— Peut-être, mais au fond de moi, je saurai toujours qu'il existe, quelque part, une version de moi horrible que je déteste, et une version de toi malheureuse.

— Je ne suis pas malheureuse, murmura-t-elle, à demi-convaincue par ses propres paroles.

— C'est parce que tu ne sais pas ce que tu rates, objecta-t-il. Si tu commençais vraiment à vivre ta vie, tu...

— Je le ferai, le coupa Bonnie!bis d'une voix ferme.

— Vraiment ? Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

— Tu peux être très persuasif, quand tu veux, répondit-elle en souriant. Cela ne coûte rien d'essayer. Et puisque tu te donnes tant de mal pour que je sois plus heureuse, je pense pouvoir te rendre la pareille en t'offrant un cadeau.

Damon fronça les sourcils.

— Lequel ?

— Hé bien... comme tu le sais, je passe beaucoup de temps à étudier la magie, et je suis devenue très puissante.

— Et ?

La sorcière prit une profonde inspiration avant de se lancer.

— Puisque le fait de te souvenir de ce monde quand tu rentreras te dérange à ce point, je peux te faire tout oublier, si c'est ce que tu veux.

Elle posa les yeux sur le vampire.

— C'est ton choix, Damon. Si tu acceptes, tu n'auras aucun souvenir depuis que tu es arrivé ici. A toi de décider.

A suivre...