Kumiko Koda : Merci ! :) Tout ce que tu m'as dit m'a beaucoup touchée et je suis contente que mes histoires te plaisent. J'ai une petite histoire commencée avec Tobirama en guest star, Hashirama très présent aussi et Madara pas si loin que ça ;)
Kisous : Mais non, ça n'est pas cruel ! :p C'est l'histoire ! :D
Fuyuki417 : On verra :D
Bien entendu, Madara était parfaitement conscient qu'Azami avait eu beaucoup de mal à s'endormir, même s'il n'en connaissait pas la raison exacte. Mais la jeune femme n'avait pas arrêté de se tortiller sur place, le corps douloureux à cause de la roche qui lui servait de matelas.
Mais, il avait préféré la laisser s'endormir naturellement plutôt que de lui faire perdre connaissance. Il savait que l'effet des sharingans pouvait être difficile à surmonter pour une civile, surtout qu'elle était plutôt faible, physiquement. Les boucliers derrière lesquels elle s'était cachée durant toutes ces années éclaterait en une fraction de seconde s'il voulait vraiment les détruire. Jamais elle ne pourrais résister au Tsukuyomi, par exemple. Personne ne le pouvait.
Du coup, quand la jeune femme se réveilla, à cause de l'odeur de viande grillée, les restes du lapin de la veille, Madara préféra ne rien dire en lui tendant sa part tandis que lui préparait déjà à partir en ajustant sa cape sur ses épaules, la capuche sur sa tête.
Voyant la jeune femme se tenir le ventre, après qu'elle ait terminé son repas, il fronça doucement les sourcils en demandant :
- Un problème ?
- J-je …
- Ta viande était bien cuite, non ?
- Brûlante, oui.
- Alors ..
- J'ai besoin d'aller aux toilettes.
- Oh …
Un peu gêné, Madara hocha doucement la tête en attrapant ses armes, éteignit le feu du pied et murmura :
- Je t'attends dehors.
Et sans un mot de plus, il sortit de la grotte tandis que la jeune femme regardait un peau autour d'elle, écœurée de devoir faire ça en pleine nature. Mais au moins, elle saurait où elle marcherait, vu que le peu de lumière qui filtrait dans la caverne était suffisante pour qu'elle puisse se diriger, quoiqu'elle buta sur plusieurs rochers.
Une fois son affaire terminée, elle rejoignit lentement Madara, tenant sa cape contre elle et se demandant vaguement ce qu'il avait bien pu faire de son kimono mais quand elle arriva à sa hauteur, Madara se contenta de lui emboiter le pas et la diriger, avec une certaine distance, sur une route enneigée.
Sous sa capuche, Azami pleurait silencieusement, et ça n'avait pas échappé à Madara qui n'avait absolument aucune idée de ce qu'il pouvait faire pour qu'elle arrête. À part peut être la prendre dans ses bras.
Alors, bien qu'ils n'aient fait que quelque pas, Madara l'attrapa doucement par le col, l'attira contre lui et la serra dans ses bras d'une façon un peu maladroite mais en sentant Azami s'agripper à lui, il comprit qu'il avait fait la bonne chose.
Leur étreinte dura plusieurs minutes, durant lesquelles Azami put évacuer le poids qu'elle avait sur les épaules, rassurée, dans un sens, qu'il ne soit pas plus distant que ça, surtout qu'il n'avait pas l'air rassuré.
Et bien entendu, il ne l'était pas. Il avait quitté son clan et voyageait avec une civile. N'importe qui pouvait leur tomber dessus.
Après plusieurs minutes, Azami se redressa lentement en essuyant son visage d'un revers de manche et elle força un sourire pour Madara avant de lui murmurer qu'ils pouvaient reprendre la route puis, décidant de mettre ses peurs de côté, elle murmura :
- C-combien de temps avant qu'on arrive à Samohara ?
- Fin de journée, je pense, si on n'est pas trop ralentis par la neige.
- Tu … As voyagé rapidement, hier ? Quand j'étais évanouie …
- Je voulais sortir rapidement du territoire des Uchiha et être sûr qu'on ne serait pas suivis.
- Pourquoi nous auraient-ils suivis ?
- Maintenant que je ne fais plus partie du clan, je suis une menace pour eux. Même seul.
- Tu es si fort ?
- S'ils avaient fait les choses selon les règles, que seuls les généraux avaient été présents pour ma destitution, je les aurais tous tués.
- C-c'est vrai ?
- Oui.
Le ton froid mais sincère de Madara rassura légèrement la jeune femme qui se racla la gorge.
- Et Hitomi ? Tu l'aurais tuée ?
- Avec plaisir, oui.
Cette fois, le visage de la jeune femme perdit toute émotion, à part une ombre de folie qui passa dans ses pupilles grises et ils marchèrent en silence de longues heures.
Madara était sur ses gardes et s'attendait à être attaqué à chaque pas qu'il faisait. La nouvelle de sa désertion ne mettrait pas longtemps à circuler dans les clans et il savait que les Uchiha avaient déjà sûrement pris contact avec les Senju à propos de l'alliance. Après tout, lui seul s'était occupé des Yotsuki, le clan en lui même n'était pas impliqué là dedans, à part de réputation et c'était facilement rattrapable à présent.
Puis, il posait le regard sur Azami, qui marchait d'un air décidé. Non, résigné. Peut être se rendait compte qu'elle n'aurait sûrement plus jamais le même niveau de vie qu'au village, qu'elle allait devoir combattre la faim et la fatigue.
Mais, ce qui importait le plus à Madara, pour le moment, était de passer l'hiver en sécurité et leur errance serait beaucoup moins difficile quand les beaux jours reviendraient. Peut être pourrait-il trouver une maison abandonnée, dans un endroit sécurisé, pour la jeune femme tandis qu'il irait effectuer des missions en tant que mercenaire. Ça pouvait fonctionner, comme ça. Ce truc qui se passait entre eux, et dont il avait eu la confirmation, la veille au matin. Cette étrange alchimie, quoiqu'un peu bancale et pas encore tout à fait acceptée.
En tous cas, il ferait ce qu'il fallait pour que ça marche.
Leur arrivée à Samohara fut assez discrète. Les rues étaient désertes depuis que le jour était tombé, sans parler de leurs capes et de leur capuche, abaissée avec soin devant leur visage. Ils n'étaient que des ombres parmi d'autres.
En passant devant la maison de passe de Taku, Madara, alors qu'il envoyait un regard sombre vers la lanterne rouge, sentit la jeune femme trembler et frémir près de lui alors, afin d'essayer de la rassurer, il glissa la main dans la sienne, caressant son pouce du sien sans pour autant trop se rapprocher d'elle et une fois hors de portée d'oreilles indiscrètes, il murmura :
- On va s'arrêter chez Aika.
- Cette vieille bique …
- Ne fais pas la difficile !
Énervée que Madara s'autorise à la disputer comme s'il était son père, Azami baissa la tête, les mâchoires serrées tandis qu'il la menait le long des ruelles et ils entrèrent dans la petite auberge miteuse où Madara s'était arrêté, quelques semaines plus tôt.
Cependant, le lieu était loin du souvenir que Madara en gardait et même Azami fut surprise de voir à quel point l'endroit s'était amélioré. Il n'y avait plus de poussière, plus de toiles d'araignée, les verres derrière le bar étaient propres et le mobilier semblait neuf.
Sans un mot, ils s'approchèrent du comptoir, où Madara enleva sa capuche mais fit signe à Azami de garder la sienne et Aika débarqua, de son pas inégal, écarquilla les yeux en reconnaissant Madara et s'exclama :
- Uchiha-sama ! Je ne pensais pas vous revoir un jour !
- Nous avons besoin d'une chambre.
- Bien sûr.
- Et je n'ai pas d'argent.
- Oh, ça ne sera pas un problème.
La vieillarde lui tendit une clé, d'un air ravi avant de jeter un coup d'oeil vers la seconde personne et demander en la montrant d'un signe de tête :
- Votre amie a perdu sa langue ?
- Un repas pour deux, dans dix minutes. Ne lésinez pas sur les quantités.
- Bien sûr, bien sûr.
La tenancière jeta un nouveau regard suspect vers la silhouette avant de les mener à leur chambre, sûrement l'une des plus grandes de l'auberge et à peine entrés, Madara en verrouilla la porte tandis qu'Azami se débarrassait de sa cape et se tournait vers lui, une main sur la hanche, en disant :
- Je peux savoir ce que tu fais ?
- Taku a payé des renégats pour avoir ta tête, et a même réussi à t'atteindre dans une forteresse shinobi. S'il apprend que tu es ici, nous ne tarderons pas à avoir de la visite.
- Je ne parlais pas de ça.
- De quoi, alors ?
Détournant les yeux, Azami souffla un bon coup et murmura :
- Ca sera plus simple si tu le fais maintenant.
Ne comprenant pas, Madara fronça les sourcils et demanda :
- Plus simple ? Je ..
- Allez, pars. Je me tourne, même, si ça peut aider.
Et Madara réalisa en la voyant se tourner, la mine sombre. Pensait-elle vraiment qu'il allait l'abandonner ? Et surtout, faire cette erreur une seconde fois ?
Sans un mot, il s'approcha d'elle, sentant parfaitement la tension qui parcourait son corps, il posa une main douce sur son épaule droite et murmura, d'un ton presque amusé :
- Tu es stupide.
- Va-t-en. T'inquiète pas, je …
Un peu agacé, le jeune homme glissa sa main de son épaule à sa bouche pour l'empêcher de continuer, tandis que son autre allait se placer sur son ventre et il murmura, contre la peau délicate de son cou :
- Tu crois franchement que je t'aurais faite venir ici juste pour t'abandonner ?
Azami, tremblant légèrement, hocha la tête en fermant les yeux et Madara déposa un léger baiser dans son cou, un sourire aux lèvres avant de murmurer :
- Ne crois pas te débarrasser de moi aussi facilement.
Sans le vouloir, la jeune femme lâcha un petit rire, étouffé par la main de Madara qui la lâcha pour glisser la main dans ses cheveux en murmurant :
- Allez, souffle un bon coup, calme toi. Notre repas va bientôt arriver.
- P-pourquoi on est ici alors ?
- Tu m'as demandé de m'occuper de Taku. J'ai pensé que maintenant qu'on avait tout notre temps, on pouvait bien faire un petit détour.
- Un détour avant d'aller où ?
- Où tu voudras.
Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, à cause du souffle ardent de Madara sur sa nuque et Azami souffla longuement, les lèvres tremblantes, pour essayer de se reprendre avant de s'éloigner légèrement de Madara pour aller se passer un peu d'eau sur le visage, rassurée pour le moment.
Profitant qu'Azami visite un peu la chambre, Madara se posta en dehors de la chambre, afin de réceptionner leur repas des mains d'un grand baraqué aux allures sombres mais quand il retourna dans la chambre, qu'il vit Azami déjà prête à manger, installée au kotatsu, Madara ne put s'empêcher de sourire légèrement.
Elle avait retrouvé un semblant de sourire, elle aussi.
En silence, il s'installa à table, lui donna son assiette de pommes de terres et lard fumé et entama la sienne en murmurant :
- Ne t'habitue pas à ce genre de repas.
- Je l'avais compris oui. T'as tué ce pauvre lapin !
- Et il était délicieux.
Azami écarquilla les yeux avant de secouer la tête et murmurer :
- J'avais de la graisse plein les mains ! Et du sang et ..
- Et tu t'y habitueras.
- Hors de question.
- L'hiver est loin d'être terminé et nous n'avons pas d'argent. Tu apprendras à t'y faire. Et même à tuer toi même …
- Quoi ?
- Et à éviscérer les lapins et autres rongeurs que nous pourrions déguster comme repas de la journée.
- Je pourrais jamais faire ça.
- Tu apprendras.
- Mais … Je veux pas tuer ! Et je ne … Non.
Amusé par le dégout apparent sur le visage d'Azami, Madara ajouta :
- Ca n'est pas si dur. Un coup sec sur la nuque et c'est terminé.
- Arrête !
Voyant la jeune femme pâlir et poser une main sur sa bouche, Madara se pinça les lèvres en se disant qu'il était peut être allé trop loin et murmura :
- Sinon, je m'en occuperai. Et tu te chargeras du linge, de la maison et …
- La maison ?
Azami écarquilla les yeux en relevant la tête vers Madara, qui prit le temps d'avaler son morceau de pomme de terre avant de murmurer :
- A moins que tu veuilles dormir à la belle étoile toute ta vie.
- Comment tu veux acheter une maison ? Tu as dit qu'on avait pas d'argent !
- J'en ai plusieurs fois vu dans les bois, dans différents pays, abandonnées. Ou je pourrais en construire une.
- Toi ? Construire une maison ?
Madara leva les yeux au ciel devant son incrédulité et murmura :
- Je ne suis pas si bête que ça.
- N-non mais .. Enfin … Je pensais déjà que ..
- Que j'allais te laisser là. Oui, je l'ai compris. À moins peut être que tu veuilles tenter ta chance seule …
Le regard froid que Madara lui jeta fit frissonner la jeune femme qui baissa la tête en murmurant :
- Tu l'as toi même dit, Taku a mis ma tête à prix.
- Et la mienne l'est depuis plus de quinze ans. Tu n'es pas en sécurité avec moi.
- Plus que si j'étais seule. J'ai bien compris, quand les Senju m'ont attrapée, que ça arriverait de toutes façons. Que ce soient eux ou un autre clan. Tu m'avais prévenue.
- Alors, tu n'es pas si stupide que ça.
Appréciant l'espèce de compliment, la jeune femme rougit légèrement en entamant son repas et ils mangèrent en silence.
Quand le plateau fut dans le couloir, que Madara eut verrouillé la porte, il inspecta un instant la chambre avant de commencer à se déshabiller et Azami se détourna, un peu plus en le sentant s'installer sous le kotatsu, près d'elle et il murmura :
- Profite qu'on ait un kotatsu.
- Pour dormir nue ?
- Ça serait une première oui.
Gênée, Azami enleva ses vêtement un à un, sans se lever, prit son temps pour les plier et les poser près d'elle avant de s'allonger, les bras croisés sur sa poitrine, sous le regard serein de Madara. Il avait baissé l'intensité de la lampe à huile posée sur la table mais elle pouvait quand même facilement voir son visage, sous la lumière tamisée. Et il la regardait avec tellement d'attention et de tendresse qu'elle en rougit.
Sans un mot, alors qu'il était sur le ventre, Madara se tourna sur le côté, accoudé sur les tatamis et d'une main douce, il remonta le long de la taille de la jeune femme jusqu'au noeud qui tenait sa manche en place et, sans la lâcher des yeux, il tira doucement sur les liens pour la détacher avant de lui faire enlever ce cache misère et murmurer :
- Tu n'as pas besoin de ça avec moi.
- J-je voulais pas que tu sois dégouté.
- Ton corps t'appartient, Azami, et je l'accepte comme il est.
- Tu ne préférerais pas que mon bras soit normal ?
- Non. Et toi ? Tu voudrais changer quelque chose, chez moi ?
Un sourire taquin apparut sur les lèvres de la jeune femme qui murmura :
- Tes cheveux sont vraiment trop longs.
Sans cligner, Madara lui donna le kunai qu'il avait posé à porté et discrètement, au cas où avant de rassembler ses cheveux et les lui tendre, l'incitant à les couper mais Azami lâcha son arme et avoua :
- Mais ils sont trop beaux …
- Rien d'autre, à part mes cheveux ?
- Arrête, tu sais très bien que tu es beau.
- C'est la première fois depuis longtemps qu'on me le dit.
- Pardon ?
Madara acquiesça légèrement pour appuyer ses mots en remettant son arme à la place et avoua :
- La dernière fois, c'était ma mère, et je devais avoir sept ans.
- Aucune de tes conquêtes ne t'a jamais complimenté ?
- Pas à ce sujet, non. On m'a dit que j'étais un guerrier fantastique, que les Senju ne valaient rien à côté de moi, que j'étais … sexy, mais beau, tu es la première.
Gênée, la jeune femme sourit légèrement et murmura :
- Je ne l'aurais jamais imaginé.
- Rien à changer, alors ?
- Non.
- Je suis parfait ?
- Ne fais pas l'innocent.
Un sourire sincère étira les lèvres de Madara et Azami posa sa tête dans ses bras en demandant :
- Alors ? C'est quoi, le plan ?
- Pour Taku ?
Voyant la jeune femme acquiescer, Madara s'installa plus confortablement et murmura :
- Facile. Tu vas te livrer à lui. En lui disant que tu as même un petit cadeau pour lui. Et je le tue.
- Ça me plait assez. Quand ?
- Demain soir.
- Soir ? Et on va faire quoi de la journée … ?
Le regard ardent que lui lança Madara la fit rougir et Azami se détourna en grognant :
- Sois sérieux !
- Je m'assurerais qu'on ait un sac chacun pour avoir quelques affaires, des outils simples, un couteau de chasse pour toi.
- Et comment tu vas payer pour tout ça ?
- Je sais être persuasif.
- Où est mon kimono !?
- Je l'ai brûlé.
Azami écarquilla les yeux et Madara leva les siens au ciel :
- Tu n'en auras pas besoin.
- C'était mon préféré !
- Ça n'était qu'un morceau de tissu.
La jeune femme réfléchit un instant, les yeux perdus dans le vide et murmura :
- On pourra aller chercher mon coffre ?
- Ton coffre ?
- Tu sais … avec le masque et la peluche que tu m'avais gagné.
- Tu veux t'encombrer de ça ?
- Oui.
Madara hocha lentement la tête, se disant que ça ne serait pas si mal et Azami ajouta :
- Si je retrouve l'endroit où je les ai enterrés.
Après un soupir, la jeune femme s'allongea sur le côté, pas spécialement à l'aise, le dos tourné vers Madara qui garda les yeux posés sur elle mais vu qu'il n'avait déjà pas dormi la veille, il préféra se laisser somnoler un peu tandis qu'Azami n'arrivait pas à fermer les yeux.
Les regrets venaient de fouetter Azami en pleine face. Elle était responsable de ça, et elle ne comprenait pas comment Madara pouvait être aussi oublieux avec elle. Ou bien, il ne montrait rien mais un jour, elle en était persuadée, il partirait et la laisserait seule. C'était obligatoire. Elle lui avait fait perdre son clan ! Il avait toutes les raisons de la haïr.
Et puis, il y avait pire. Bien pire. Que ferait-elle si un jour, il l'abandonnait ?
Lentement, elle se tourna vers lui, scruta un instant son visage paisible, à moitié caché sous une masse impressionnante de cheveux. D'une main incertain, elle caressa doucement sa joue et murmura, persuadée qu'il dormait :
- J-je comprends pas, Madara. P-pourquoi tu es toujours là ….
Elle l'embrassa doucement sur le front, le coeur lourd et murmura :
- Tu devrais m'abandonner, je le sais bien … J-j'aurais jamais dû lui en parler. Je doutais déjà de son amitié et elle m'a trahie … Merde, Madara, je lui en veux tellement m-mais je sais même plus si je veux la tuer .. Ca serait trop simple .. Mais Madara …
La jeune femme souffla un bon coup et ajouta :
- Ne gâche pas ta vie pour moi. Tu deviendras une légende Madara, ton nom sera connu du monde entier mais pas si je suis un poids pour toi … Ne t'étonne pas si je pars après la mort de Taku.
Après un nouveau baiser sur la joue de Madara, la jeune femme se blottit contre lui, un peu timidement tandis que, d'une façon innocente, il soupirait en glissant un bras sur sa taille et quand elle commença à dormir, Madara rouvrit les yeux, les lèvres pincées.
L'insécurité que ressentait la jeune femme était presque désespérante. Pourquoi n'arrivait-elle pas à lui faire confiance ? Que devait-il encore faire pour qu'elle se mette ça en tête ?
Mais, pour la première fois, la jeune femme avait eu besoin de lui, s'était réfugié contre lui pour se rassurer. C'était quand même un bon signe. Il posait les yeux sur elle et sentait son coeur battre douloureusement en pensant qu'elle pourrait le fuir à nouveau. C'était tellement désagréable de le penser et il commençait à lui en vouloir d'être aussi têtue.
Un sourire étira ses lèvres quand il pensa qu'elle l'avait toujours été. Il se souvenait parfaitement de son air boudeur quand quelque chose n'allait pas comme elle voulait. C'était adorable, et ça n'était peut être toujours autant, quoique les conséquences n'étaient pas les mêmes.
Il ferait tout pour l'empêcher de partir.
