Salut les gens !
Bien on y est, le dernier vrai chapitre de cette fic, vu que demain c'est un épilogue de 1000 mots environ. Je garde le discours de fin pour demain tout de même !
N'hésitez pas à laisser une petite review, rien qu'un mot ou deux serait sympa ^^
La douche que prit Drago était évidemment froide. Si cela calma son corps, temporairement du moins, cela ne calma pas sa tête. Ses pensées s'y bousculaient et se perdaient.
En se dirigeant vers la sortie des vestiaires, il avisa un bout de tissu rouge au sol. Il se pencha et le ramassa. Comprit qu'il s'agissait du sous-vêtement d'Hermione. Il le serra et les images l'assaillirent. Elle contre le mur. Elle le touchant. Lui enfonçant ses doigts. La faisant gémir. Il se sentit durcir et soupira, ajoutant la culotte affriolante à son propre linge.
Sur le chemin le ramenant au château, il essaya de se concentrer sur la dispute, avant que cela ne dégénère en préliminaires affolants. Il avait le sentiment qu'elle avait raison sur beaucoup de points et il détestait cela. Il n'était pas du genre à se remettre en question, encore plus quand il prenait une décision. Mais avait-il eu raison de tout finir avec elle ?
Il ne pouvait nier en premier lieu qu'il était toujours physiquement attiré par elle, la gêne ressentie dans son boxer était suffisante comme preuve. Mais il était un jeune homme, elle une femme désirable, alors cela pouvait encore s'expliquer. Mais l'intensité des baisers échangés démontraient selon lui plus qu'une attirance physique. Tout comme elle lui avait fait plus mal en ayant la volonté de le frapper plutôt que par la force de ses coups, bien qu'il se devait de reconnaître que son crochet du droit était douloureusement impressionnant. Et l'orgueil qu'il avait ressenti quand elle avait avoué être jalouse. La peine et la colère quand elle avait laissé entendre qu'elle irait coucher avec d'autres. La joie et le bonheur quand il l'avait vu dans le vestiaire, venir le chercher jusque là, lui, cela voulait dire qu'il comptait pour elle. Et, indéniablement, elle comptait pour lui.
Il soupira, il avait conscience qu'il savait déjà tout ça. Mais la piqûre de rappel avait été intense. Et maintenant, que comptait-il faire ? Elle avait visé juste, il avait peur. Oui son père était en prison, et sa mère, bouleversée par les événements, le laissait vivre sa vie. Mais devait-il tourner le dos à son éducation, à ses ancêtres, à son nom de famille ? Il ne pensait pas qu'Hermione ne valait pas la peine, mais il devait perpétuer les sang-purs. Alors certes, il pouvait envisager une simple amourette avec elle, se faire plaisir, mais il pressentait que le temps passé aux côtés de la Gryffondor pourrait s'avérer bien plus long que ce qu'il n'avait jamais connu, et surtout souhaité, il devait donc réfléchir avant de s'engager.
Il en avait envie, mais il ne voulait pas le regretter, et surtout ne pas lui briser le cœur. Il se sentait seul, et il avait besoin d'y voir plus clair, d'avoir du recul, un autre avis. Il avait besoin de Blaise
En entrant dans son dortoir, il se dit que la chance était avec lui. Seul le Serpentard qu'il devait amadouer occupait la pièce. Le silence lourd qui l'accueillit lui confirma que se rabibocher avec son ami ne serait pas chose aisée. Il s'assit sur son lit et observa le métis allongé, les yeux hostilement fixés au plafond.
« Je suis un con. J'ai agi comme un con. Et je suis tellement con que j'ai besoin de toi pour savoir à quel point je l'ai été. J'ai besoin d'un expert dans la connerie malfoyenne et tes années d'expérience sont les seules qui pourront satisfaire mon enquête. »
Le silence lui répondit
« Je ne justifie pas mes actions, mais ces derniers jours ont été compliqués. Mon père. Mon parrain. Le procès. Hermione. Les photos. Je suis complétement paumé et plutôt que de chercher du soutien, j'ai préféré… écouter ma fierté et agir … »
« Comme un con. »
"Hum, oui."
"Comme un petit con arrogant, buté, idiot, blessant, flatulent, concupiscant, pétulant … »
« J'ai saisi l'idée… »
« Comme un abruti, acariâtre, égocentrique, stupide, sale vicelard, insolent, irrespectueux…
« C'est très détaillé tout ça… »
« Comme un profond débile, imbus de lui-même, égoïste, sans cœur et … »
« Blaise ! »
L'appelé tourna enfin les yeux vers Drago, un léger sourire sur les lèvres.
« Oui ? »
« Très jolie logorrhée, je dois dire que tu m'impressionnes, trouvé autant d'adjectifs, pas mal. »
« Je peux continuer toute la nuit vieux »
Ils rigolèrent, et Drago, presque timide, lui demanda s'il lui pardonnait. Blaise l'observa et prit un air sérieux que Drago voyait rarement.
« Sans déconner mec, tu n'as vraiment pas été cool. Avec Hermione mais aussi avec moi. J'ai pas du tout apprécié ton comportement. C'est vrai, comme tu disais, les circonstances font que tu as le droit de péter une baguette, mais la prochaine fois, essaye de ne pas te mettre à dos les personnes qui t'apprécient vraiment, parce que tu finiras par te retrouver seul. »
« Je suis désolé Blaise, excuse-moi »
Jouant l'abasourdi à l'excès, le métis fit semblant de tomber de son lit et de se redresser avec difficulté, les yeux exorbités, la bouche ouverte :
« Suis-je dans un monde parallèle ou le grand Drago Malefoy a présenté ses excuses, sans qu'elles lui soient réclamées ou arrachées de force ? Merlin, tu es malade ? Qu'est-ce que t'as fait Hermione ? Elle avait l'air… remonté contre toi. »
« C'est pas peu dire… »
« Elle t'a encore frappé ? »
« Heu… pas vraiment. »
« Allez, raconte ! T'es venu pour ça non ? »
« Je… Blaise, je ne suis pas venu que pour parler d'elle, je n'aime pas qu'on soit en froid. »
« Je te connais, je ne dis pas que c'est faux, mais si ce n'était pas pour elle, tu n'aurais jamais fait le premier pas. Tu es comme ça, j'en ai l'habitude, mais c'est plutôt plaisant de te voir évoluer. »
Absorbant ce que venait de lui confier son ami, il laissa les mots qu'il avait sur le cœur couler de ses lèvres et raconta, quand il arriva au moment où la tension sexuelle avait pris le pas sur la dispute, il édulcora ses propos, mais Blaise ne fut pas dupe, et c'est d'un sourire entendu qu'il détailla Drago
« Alors si tu as de la lingerie fine dans tes affaires de Quidditch, c'est parce que tu aimes te travestir, ou bien parce qu'il y a eu plus qu'un simple bisou entre elle et toi ? J'ai besoin d'avoir tous les éléments en main si tu veux que je t'aide mec ».
Soupirant, Drago s'exécuta. A la fin de l'histoire, Blaise siffla.
« He ben, ce que vous êtes compliqués tous les deux. Surtout toi, je te l'ai toujours dis, je réitère, tu te prends beaucoup trop la tête. »
« C'est mon devoir. Et je préfère réfléchir pour elle, je ne veux pas justement agir sur un coup de tête, je ne veux pas tout foutre en l'air, et je préfère essayer d'obtenir son amitié que de la voir sortir entièrement de ma vie »
« Drago". La voix douce et pesé du Serpentard attira l'attention de l'autre qui s'accrocha aux prunelles noires, sentant le moment important. "Je vois ton raisonnement. Mais à mon avis, tu vois la solution comme le problème. Le fait que tu tiennes autant à elle, à la protéger, que tu veuilles réfléchir, toi, alors qu'il s'agit d'une fille, ça veut tout dire. Et je pense que tu refuses d'admettre ce que tu sais déjà, car tu en es effrayé. Elle a raison, ton père n'es plus là pour te forcer à te marier à Parkinson, et le devoir que tu te fais porter sur les épaules, je le conçois, mais … Tu ne penses pas que tu as autant un devoir envers ton nom de famille qu'envers la communauté magique ? Tu m'as avoué ne plus croire en la différence sang-pur et sang-de-bourbe. Ne pourrais-tu pas alors considérer que tu apportes à la société en montrant que tu entretiens une relation avec une née moldue ? Mais même sans parler de ça, tu accordes beaucoup trop d'importance à ce que tu devrais faire ou pas faire. Réponds simplement à cette question : veut-tu être avec Hermione ? »
« Oui, mais c'est plus compliqué que ça. »
« Que tu dis ! »
« Oui, je le dis Blaise, je ne veux pas.. »
« Ta ta ta … Laisse tonton Blaise réfléchir. Alors, voilà ce qu'on va faire… »
Le lundi matin, Gryffondors et Serpentards se trouvaient devant le professeur Slughorn, remplaçant Rogue pour le cours de potion. Blaise profita de l'effervescence de la fin du double cours pour glisser une lettre dans le sac d'une certaine rouge et or lorsqu'elle rendait sa potion parfaitement exécutée au bureau du professeur.
Lors du repas du midi, une note invita Ginny Weasley à se rendre à la fin de celui-ci dans le parc.
A la fin des cours, une rouquine se glissa dans le dortoir des filles de sixième année et s'approcha d'un lit. Un mouvement de baguette plus tard, elle sortait discrètement, un sourire malin sur le visage.
Une heure plus tard, le trio machiavélique se dirigea vers la bibliothèque.
Hermione offrit un sourire à Ginny quand celle-ci la joignit à sa table de travail.
« Ho mince ! Hermione, tu n'aurais pas un rouleau de parchemin à me dépanner ? »
« Si, attends deux secondes »
Elle fouilla dans son sac et en en extirpant le demandé parchemin vierge, elle aperçut une enveloppe blanche. Elle la sortit également, et les sourcils froncés, elle observa la calligraphie inconnue qui mentionnait son nom.
« Tiens Ginny. Étrange, je viens de trouver une lettre dans mon sac. »
« Oh, ça vient de qui ? »
« Aucune idée, je ne connais pas l'écriture ! »
« Ouvre-là ! »
« Ok ok »
La plus jeune observa l'ouverture et la lecture de la lettre, aucune émotion particulière ne passa sur le visage d'Hermione et Ginny commença à s'inquiéter, il fallait que ça marche !
« Alors qu'est ce que ça dit ? »
« Hé bien… Cette lettre me demande de me rendre dans mon dortoir et de fermer les rideaux de mon lit, puis de lancer un 'specialis revelio'. »
« Oooh, vas-y vite ! »
« Tu es folle ou quoi ? Et si c'était le photographe ? Si c'était une mauvaise blague ? Si quelqu'un essayait de me faire du mal ? »
Effarée, la rouquine paniqua. Non non et non. Elle se leva rapidement et abandonna la Gryffondor qui décortiquait la lettre, essayant de chercher des indices. Elle trouva deux Serpentard dans des rayonnages à côté et leur chuchota à quel point leur plan était débile et n'allait pas fonctionner.
« Demande-lui de se rendre dans la Salle-sur-demande, n'hésite pas à lui dire que c'est moi qui l'y attends, que tu viens de me croiser te demandant de jouer la messagère »
Hochant la tête, elle s'éloigna, et fébrilement, elle se précipita vers la table de la travailleuse, feignant l'excitation.
« Hermione, tu sais quand tu m'as raconté ce qui s'est passé samedi et que j'ai trouvé que vous manquiez vraiment de communication tous les deux avec Drago ? Je viens de le croiser, il quittait la bibliothèque et m'a demandé de te demander, désolée pour la répétition, de le retrouver dans la Salle-sur-Demande ! »
« Quoi ? »
« Allez ma grande, fonce ! Tu veux savoir ce qu'il à te dire non ? N'hésite pas ! »
« Je … Tu pense vraiment que c'est une bonne idée ? »
« C'est toi qui lui a dit de te contacter s'il voulait parler non ? Bien il veut parler, alors arrête de tergiverser et fonce ! »
D'un coup suspicieuse, Hermione observa Ginny :
« Je te trouve… bien sûre de toi. Tu me caches quelque chose ? »
« Ha ha mais bien sur ! Absolument pas, arrête un peu. »
Haussant les épaules, la jeune femme mordilla ses lèvres en réfléchissant. Elle finit par se lever et ramasser ses affaires. C'est en soupirant qu'elle s'éloigna de la table sous le regard approbateur et confiant de Ginny Weasley.
'Allez Hermione, inspire. Expire. Bien, encore une fois. Inspire, expire.' Elle se tordait les doigts devant la porte apparue quelques minutes plutôt mais ne se décidait pas à entrer. Elle avait déjà failli faire demi-tour deux fois mais elle s'arrêtait toujours, quelque chose la retenant. Après encore quelques respirations profondes ayant pour but de la calmer elle posa la main sur la poignée, ferma les yeux et s'engouffra dans la pièce.
Drago ne s'attendait pas à être si gêné. Ils s'évitaient du regard, quand l'un observait l'autre, celui-ci détournait les yeux et vice versa. Elle finit par s'éclaircir la gorge.
« Bon et bien tu voulais me parler »
« Oui. Écoute, tu m'as fait réfléchir. J'ai été stupide. Ça je l'ai compris. Et je tiens à toi. Ça je le savais déjà. Mais oui, j'ai peur. Peur parce que même si je te considère comme mon égal, je me demande si je veux oublier ce que ma famille attends de moi, c'est-à-dire prolonger la lignée des sangs-purs et me conduire honorablement, peur parce que… »
« Oh mais dis moi que tu plaisantes ?! »
Oui il aurait du se douter qu'elle ne le laisserait jamais finir.
« J'essaye d'être honnête Hermione et de te faire savoir ce qui me pose problème »
« Attends, sérieusement, sans parler de ce soi disant devoir immonde que tu te crois obliger d'accomplir pour prolonger une tradition exécrable, tu vas beaucoup trop loin. Prolonger la lignée ? On a à peine 17 ans, tu crois qu'à notre âge il faut penser à ce genre de choses ? Les femmes ne sont pas des poules pondeuses cher Monsieur Malefoy, et tu ne devrais pas les considérer comme le moyen d'avoir une lignée, le moyen-âge c'est finit, depuis des lustres d'ailleurs ! Je n'arrive pas à croire que tu tiennes des propos pareils ! Je pensais, je voulais croire que tu avais changé mais absolument pas. »
« C'est le cas. J'ai changé. En grande partie, à cause de toi. Grace à toi. Je suis arrivé à la même conclusion, figure toi. Je ne cherche pas une épouse Malefoy, ni la femme de ma vie. Je ne me déshonore pas en te fréquentant. »
« Je suis sensée dire merci là ? »
« Hermione, fais un… »
« J'espère que tu n'escomptes pas finir ta phrase par fais un effort. Je te le déconseille fortement. »
« … »
Deux bières-au-beurre apparurent devant les fauteuils. Drago se laissa tomber dans l'un et se saisit du breuvage. Hermione l'imita.
« J'ai l'impression que j'ai tout foiré. J'ai l'impression que quoi que je dise, tu es en colère contre moi. J'ai le sentiment qu'on n'arrivera pas à revenir en arrière. »
« Je ne crois pas, les gens se disputent. Les gens se pardonnent. C'est comme ça que ça marche, ça peut prendre plus de temps. Tu… tu n'avais pas fini ton discours je crois. Je t'ai arrêté quand tu disais être effrayé par… trahir ton nom je suppose, dit-elle dans une grimace.
Elle saisit le paquet de cigarettes qui se trouvait sur la table, en proposa une à son voisin et alluma la sienne.
« Oui, hum, alors je voulais dire que.. j'avais… »
« Peur ? Tu n'arrives plus à le dire ? » demanda-t-elle, légèrement hautaine.
Il grinça des dents, pris sur lui, sachant qu'il l'avait mérité, et repris la parole, d'abord fuyant son regard, se concentrant sur la combustion de sa cigarette, puis, au fil de son discours, il se tourna vers elle, accrochant son regard au sien.
« J'ai peur, parce que justement, tu me fais penser au futur. Je n'ai jamais hésité avant de fréquenter une fille, même si fréquenter est un bien grand mot, n'ayant jamais eu de vraie relation. Mais oui, avec toi, je m'inquiète de ce que ça peut donner sur du long terme, parce que j'ai le sentiment et l'envie de faire du long terme avec toi. Je pense que si tu m'acceptes à tes côtés, je ferai tout ce que je peux pour y rester, en fait je ne le pense pas, je le sais. Et ça me fait peur. Peur parce que ce qui m'importe le plus, c'est de prendre la décision qui ne te blessera pas, qui te rendra la plus heureuse. J'ai peur de ne pas être… celui qu'il te faut, celui que tu mérites. Peur que tu t'en rendes comptes. Peur que tu ne le comprennes que trop tard et que je sois à jamais malheureux si tu me laisses. Alors j'ai peur de te dire ce que tu cherchais de moi samedi. Je suis absolument terrifié en fait. »
La réponse d'Hermione fut empêchée par un bruit extérieur qui résonna soudain dans la salle. Ils se tournèrent automatiquement vers la porte, et virent à travers le mur devenu transparent un tableau qui les fit immédiatement se lever et accourir dans le couloir.
Ginny et Blaise maintenaient immobiles au sol Nathan, appareil photo à la main, visage dédaigneux. Hermione n'en revenait pas :
« C'est toi, n'est-ce pas ? J'aurai du le savoir. J'attire que des psychopathes. »
Le léger raclement de gorge contrarié que fit Drago aurait pu la faire sourire mais elle était entièrement concentré sur le vermisseau à ses pieds qui l'avait pourtant fait craqué, dans un passé lointain. Elle en était dégoûtée par elle-même. Elle dégaina sa baguette, hésita quelques secondes, et décida de l'endormir pour le moment.
« Je vais voir McGonagall et lui raconter ce qu'il s'est passé. Drago, on pourrait reprendre notre conversation plus tard ? Ho et Ginny et Blaise, je pense que je vais éviter de vous demander ce que vous faisiez ici, je pense ne pas forcément apprécier la réponse. Je suppose que je ne crains rien si j'exécute ce que la lettre mystérieusement déposé dans mon sac me conseille de faire ? »
Ils hochèrent tous les trois la tête, préférant ne pas ajouter un mot, juste au cas où. D'un coup de baguette, elle fit léviter Nathan et s'éloigna vers le bureau de la directrice de sa maison, faisant cogner le corps endormi tout le long du mur.
Quand elle sortit du bureau de McGonagall, l'heure du repas approchait à grands pas mais elle voulait passer dans son dortoir avant. Elle voulait voir ce que Drago, sans doute avec l'aide de Ginny, avait manigancé dans sa chambre.
Le long du chemin, elle essaya de faire le point. Drago semblait sincère, et ce qu'il lui avait dit l'avait touché. Mais peut-être qu'il avait raison, peut être que tous les deux ensemble, c'était voué à l'échec. Peut-être étaient ils trop différents, peut être cela ne mènerait à rien d'autre qu'à les faire souffrir.
Mais elle avait envie d'être avec lui. Pas que physiquement. Il l'avait soutenu, sauvé, et puis… elle l'avait aimé. Elle l'aimait. Ou commençait à l'aimer. Alors oui, si elle avait déjà des sentiments, pourquoi les combattre ? Même si c'était une erreur, une mauvaise idée, c'était une erreur qu'elle avait envie de faire. Elle n'avait que 17 ans, comme elle lui avait rappelé. Bien sûr, les événements passés avaient donné une tournure très sérieuse à la relation qu'elle entretenait avec Drago. Mais c'était fini maintenant, elle pouvait vivre une vie classique d'adolescente. Vie classique certes remplie de magie, de château enchanté et d'aventures, mais elle, elle restait une humaine, et son cœur battait pour un garçon.
Son pas se fit plus allègre et elle accéléra, soulagée, emplie d'une nouvelle force. Elle voulait Drago. Quand elle atteignit son dortoir, elle jubila en le trouvant vide. Malgré l'impatience qui l'habitait, elle se calma, ferma les rideaux, insonorisa le tout, et d'une voix douce, murmura
« Specialis revelio »
Une note de musique s'éleva. Un courant d'air balaya le lit et troubla l'atmosphère. Une boule se forma et s'agrandit. Elle se concentra, une pointe d'inquiétude devant ce sort inconnu. Elle se détendit en observant ce qui se forma dans la boule. Des souvenirs.
Elle s'observa, assise devant la Salle-sur-Demande en pleurs, Drago voulant y entrer. Leur première conversation civilisée. Puis leur première conversation dans la Salle-sur-Demande. Quand il lui avait proposé son aide après l'avoir poussé à raconter ce qu'il se passait avec Rogue. Leur après-midi shopping, et elle se rendit compte du regard appréciateur qu'il avait porté sur elle au fil des essayages. Elle revisionna quand il lui avait avoué venir dans leur sanctuaire par peur de l'avenir, celui d'épouser Parkinson, celui qu'il devait suivre en tant que Malefoy. Elle le vit attendre sur son lit ses réponses pendant leurs échanges épistolaires. Elle se revit l'enlacer après qu'il se soit disputé au sujet de sa future retenue avec Rogue, la première fois qu'elle l'avait pris dans ses bras. Sa tentative de se faire punir pour être présent avec elle pendant sa retenue. Leur fou rire interrompu par Nathan. Puis quand elle s'était réveillée, blessée, défigurée et sanglante dans ses bras, sur le chemin de l'infirmerie. Son intervention dans la salle-sur-demande face à Nathan. Et leur premier baiser, échangé dans l'ombre et le silence devant l'infirmerie. Des images brèves des autres échangés les jours qui suivirent ce tout premier. Elle s'entendit se reprendre alors qu'elle allait utiliser le mot aimer. Puis ce fut l'épisode des vestiaires. Elle rougit en se voyant des yeux de Drago, échevelée, les yeux emplis de désir et de plaisir. Elle fut surprise de le voir ramasser sa culotte. Et enfin, elle se trouva dans le dortoir des Serpentard, face à Zabini :
« Tu l'aimes ou pas ? »
« Je… Je… C'est un grand mot aimer alors je ne sais pas si ... »
« Arrête de tergiverser, oui ou non »
« Oui ».
La boule commença à se dissoudre, mais des mots s'en échappèrent avant sa disparition : "Excuse moi Hermione, tous ces moments, je veux que ce ne soit qu'un début, que le début de notre histoire. Alors pardonne-moi. Et aime-moi. Je t'attendrai devant la Grande Salle avant le dîner."
Merlin, elle n'aurait jamais imaginé que Drago puisse être si … romantique ! Elle avait vu sa partie sensible, à quelques occasions, mais il ne la montrait pas par plaisir, alors qu'il lui offre ces souvenirs, qu'il monte ce stratagème pour la convaincre de sa bonne foi… Elle était presque tentée de le taquiner dès qu'elle le verrait. Mais ce n'était pas ce dont elle avait envie.
Elle courut plus que ne marcha jusqu'à la Grande Salle. Arrivée à la dernière volée de marches, celle où quelques temps plus tôt elle avait découvert ses amis se disputant pour savoir si oui on non elle était en relation avec Drago, elle s'arrêta et observa les portes. Il était là, elle pouvait deviner, derrière son flegme affiché, qu'il était nerveux. Il leva soudain la tête et la vit. Le sourire qu'il vu sur le visage de la jeune fille fit envoler son cœur.
Elle voulut descendre doucement et l'air de rien l'escalier, mais les dernières marches furent dévalées et elle s'élança dans ses bras. Près de son oreille, elle entendit un merci qui aurait pu la faire s'envoler de joie.
Elle allait trouver ses lèvres quand il passa le pouce sur ses lèvres.
« Je veux d'abord faire quelque chose »
Il la prit par la main et avança à grands pas vers la table des professeurs.
« Heu.. Drago ? »
Il monta les marches mais s'arrêta et fit face aux quatre tables des différentes maisons. Quelques personnes les regardaient avec curiosité, d'autres commentaient sur leurs mains jointes mais la majorité n'avaient même pas remarqué leurs présences. Après un rapide sonorus, il serra la main d'Hermione et prit la parole :
« Étudiants, étudiantes, je ne dérangerai pas votre repas longtemps. Je voulais simplement vous informer de ma relation avec Hermione Granger. Je me permets de le faire, cela évitera des rumeurs de circuler, et mettra les choses au clair. Alors acceptez le et laisser nous tranquille. Merci, et bon appétit. »
Le silence qui s'ensuivit fut gênant pour le couple. La moitié des élèves les regardaient bouches bée, l'autre semblait mécontente. Un applaudissement joyeux, et incongru, vint briser l'atmosphère. Luna tout sourire, sautillait sur sa chaise. Cela déclencha les commérages et chuchotements et la salle fut de nouveau plongé dans le brouhaha habituel.
« On pourrait se trouver un petit coin tranquille ? Je n'ai pas envie de rester ici »
Il hocha la tête et ils retraversèrent la salle, Hermione faisant un signe de la main à Harry, Ron et Ginny. Elle préféra ne pas s'attarder sur les expressions des deux premiers, ils s'y feraient. Qu'ils l'apprécient ou pas, elle était avec Drago maintenant. Rien que de le penser lui fit savourer cette soirée. Ils allèrent grignoter dans la cuisine, puis après une ballade dans le parc, ils retrouvèrent leur abri habituel, la Salle-sur-Demande.
« Hé bien, Drago. Si je ne te connaissais pas si bien, j'aurai pu croire que toutes ces attentions romantiques n'avaient que pour but de me mettre dans ton lit… »
« Mais tu me connais »
« Exactement, je sais que tu n'as pas d'attentions romantiques pour elles ! »
« Touché. Mais remarque, comment pourrais-tu le savoir ? »
« Tu ne te souviens pas que je t'avais vu avec Kinsy ? »
« Hmph… C'est vrai. Tu ne penses donc pas qu'être prise sur un bureau puisse être romantique ? Ou du moins découler d'action romantique ? »
« Absolument pas »
« Alors, qu'est ce qui en découle ? »
« Je te montre ? »
Le sourire aux lèvres, elle le rejoignit sur le canapé, et monta à califourchon sur ses cuisses. Elle passa ses bras autours de son cou et le regarda, une lueur au fond des yeux.
Le silence se fit religieux. Elle adorait la façon dont il la regardait. Il posa sa main sur sa joue et la caressa du bout des doigts. Elle lui sourit, un sourire qui illumina son visage, et la rendit encore plus belle. Drago la vit s'approcher de son visage, et elle posa son front contre le sien. Elle respira profondément, les yeux clos. Enfin, elle baissa ses lèvres et trouva celle de son partenaire.
Leurs lèvres jouèrent ensemble, au diapason de leur cœur. C'était intense, profond, et beau. C'était la première fois qu'elle comprenait ce qu'était un beau baiser. Ca se vivait, ça ne s'expliquait pas, ça ne se décrivait pas, et ça ne se voyait pas forcément. C'était beau parce que vrai, intime, et empreint de sentiments. Elle ouvrit les yeux et avala difficilement sa salive en regardant Drago. Il était ému. Ému par elle et sa beauté, elle et sa douceur, elle et son amour.
Elle retrouva immédiatement la bouche du Serpentard. Les baisers échangés devinrent plus passionnés, plus tentateurs, plus sensuels. Les mains de chacun prodiguaient des caresses de plus en plus évocatrices et provocantes. Les langues mimaient quelque chose de plus profond. Les formes se pressaient, demandant pour plus, suppliant pour ne plus avoir de barrières vestimentaires.
« Hmm Hermione, attends »
« Oh non pas encore ! Tu ne vas pas nous demander d'attendre cette fois, si ? »
« J'aimerai juste… Tu m'as demandé des explications, que je t'ai donné, mais je ne t'ai jamais présenté mes excuses. Alors, voilà, je te présente mes excuses Hermione. »
« Drago, tu sais que tu n'as pas à jouer au gars gentil, tu as réussi, tu vas pouvoir 'me baiser'… »
« Tu n'as vraiment pas aimé que je te dises ça, alors je m'excuse de nouveau »
« Va falloir être un peu plus convaincant » ajouta-t-elle joueuse, posant ses lèvres dans son cou et remontant pour mordiller son lobe
« A vos ordres mademoiselle »
Il la renversa sur le canapé alors qu'elle éclatait de rire. Mais le regard qu'il posa sur elle éteignit ses rires, et la fit déglutir avec difficulté. Ses lèvres étaient chaudes, elles se posèrent sur sa clavicule et tracèrent un chemin humide jusqu'à la naissance de son chemisier, qui petit à petit s'ouvrit sous les doigts agiles du Serpentard. Ils se redressèrent en s'embrassant et les deux chemises finirent au sol. Ils se levèrent et Drago descendit la fermeture de la jupe qui glissa à ses pieds alors qu'elle desserrait sa ceinture et ouvrait son pantalon. Les chaussettes suivirent. Et enfin ils se collèrent, découvrant la chaleur, la douceur, l'odeur de la peau de l'autre, soupirant sous leurs touchers respectifs. Hermione sentit l'air frais sur ses seins quand son soutien-gorge rejoignit le tas de vêtement. Elle passa ses mains dans le dos musclé et fort contre elle, ayant la sensation de ne jamais pouvoir se rassasier de sa peau blanche. Lui ne voulait jamais oublier la forme de son corps. Il fit le tour de sa poitrine, soupesa ses seins, se baissa pour les goûter.
Elle jeta sa tête en arrière quand une bouche chaude et inquisitrice se posa sur un téton tendu. Les dents roulèrent autour du mont pointu, provoquant des soupirs empreints de plaisir. Elle gémit en sentant le sexe dur contre le bas de son ventre. Le feu incandescent de son désir serrait son estomac, faisait battre son cœur fort et vite. Elle posa ses mains sur les hanches du blond, jouant avec l'élastique du boxer. Il la pressa de le descendre, elle s'exécuta. Simultanément, ils passèrent les mains sur les fesses de leurs partenaires, pressant leurs intimités, s'excitant mutuellement. Elle murmura son prénom et cela l'électrisa encore plus.
Ils se caressèrent, soulageant leurs sexes respectifs, revivant les émotions expérimentés lors de la scène des vestiaires, mais tellement plus décuplées. C'était plus doux, chacun plus attentifs aux réactions de l'autre, cherchant à se faire plaisir plutôt qu'à se battre.
« Drago, s'il te plait, je n'en peux plus, j'ai besoin de toi, de ta.. oh s'il te plait, je te veux, je veux que tu… »
Elle fut coupée par un baiser fulgurant, fort et prometteur. C'était une promesse pour ce qui venait, pour ce que leurs corps réclamaient, nécessitaient. Ils aperçurent le lit, apparu sans qu'il ne le demande. Mais ce n'était pas le moment d'y réfléchir. Il la porta jusqu'au lit et l'y laissa tomber sans ménagement, obtenant un petit gloussement
« Je vais te faire mienne »
Cela la fit taire de nouveau, et il posa ses mains sur ses genoux, remonta le long de ses cuisses et les écarta doucement. Il avança à quatre pattes, et ses mains finirent de part et d'autre de la chevelure folle et toujours désordonnée de la Gryffondor. Elle était là, allongée sous lui, magnifique, l'implorant du regard, les lèvres gonflées d'envie et rougies par ses baisers.
« Je suis déjà tienne » dit-elle d'une voix rauque
« Humm tu es encore plus sexy avec ses mots sortant de ta jolie bouche, mais je veux que tu m'appartiennes aussi physiquement »
Il frôla sa taille, remonta à ses seins et pressa son organe contre elle. Elle gémit en le sentant si proche de la pénétrer, sans s'en rendre compte elle écarta encore plus ses cuisses, le voulant tellement en elle. Il obéit et la pénétra. Doucement, lentement, centimètre par centimètre.
« Drago, s'il te plaît… »
Restant sourd aux supplications de sa belle, il finit son lent cheminement, finissant par pousser ses hanches au maximum, se cambrant. Elle l'avait senti l'étirer, et elle le sentait enfin au plus profond d'elle. Son bassin réagit seul et elle se mouva sous lui, cherchant la friction qui allait libérer ses sens. Il ne résista pas longtemps et commença ses longs et profonds mouvements. Il cueillit ses lèvres, perdu dans les sensations qu'elle lui procurait. Sa peau, son odeur, son visage, ses seins, ses hanches, tout. Et il était en elle. Sous lui, elle gémissait en réponse à ses coups de reins, elle serrait son sexe avec le sien, elle soupirait son prénom avec une voix plus aigue ou rauque, modifiée par le plaisir et les gémissements qu'elle étouffait parfois.
Alors que c'était maintenant des petits cris qui s'échappaient des lèvres de la jeune femme, il perdit un peu le contrôle de ses mouvements, ceux-ci se faisant plus brutaux, plus rapides, plus puissants. Il la vit attraper les draps alors que les sons émanant de sa gorge semblaient se bloquer et sa bouche s'ouvrait dans un cri silencieux, cela le poussa à se calmer et il sourit sadiquement en se retirant d'elle. Elle poussa un feulement et se redressant, elle encercla sa taille de ses cuisses chaudes et saisit le sexe trempé de sa propre excitation pour le ramener à elle. Obéissant, il se renfonça profondément en elle, provoquant un soupir extatique des deux. Il recommença à la besogner, croyant perdre la raison chaque fois qu'il s'avançait en elle, il la perdit quand elle se serra autour de lui, formant le plus agréable des carcans autour de son sexe. L'étui de soie bouillant continua à se refermer autour de son organe, le pincement le saisit dans ses testicules, il l'entendit jouir, il ne put continuer, tout se contractait en lui, son visage, ses abdos, sa queue. Il se retira en vitesse et il explosa, les jambes flageolantes. Il se laissa tomber au sol, s'appuyant dos au lit, la tête en arrière, essayant de récupérer.
Les yeux clos, il sentit son délicieux petit corps se glisser sur lui, entre ses jambes, son dos contre son torse. Il la prit par la taille et alors qu'elle posait sa tête sur son épaule, il nicha la sienne dans son cou.
"Tu es totalement pardonné"
"Je ne sais pas ce qui m'a pris Hermione, j'étais tellement furieux de te voir nier toute possibilité de relation avec moi, j'ai perdu prise, et je me suis persuadé que nous deux, ce ne serait jamais possible, et que je ne te méritais pas. Et j'ai voulu tout faire pour t'éloigner, t'ignorer était douloureux, mais je pensais que tu finirais par t'y faire, et moi aussi."
Elle hocha la tête. Quelque chose l'obsédait mais elle n'était pas sûre de vouloir connaitre la réponse. Elle prit sur elle et se lança, heureuse d'être dos à lui, qu'il ne puisse voir son visage.
"Avec cette fille... Vous êtes allés jusqu'où ?"
"Je ne veux pas que tu penses à elle, ça ne voulait rien dire, et tu n'as rien à craindre, je l'ai vu dans un couloir, on s'est embrassés mais c'est tout. Comment tu as su d'ailleurs ? Tu étais dans le couloir ?"
"Oui, par hasard"
"Tu me harcelais ?"
Elle lui donna une tape sur le bras et le rassura, lui racontant son samedi passé.
"Qu'en est-il de Nathan ?"
"Exclu pour deux semaines, tout est transcrit sur son dossier. Il est en probation, le moindre faux pas et il sera définitivement renvoyé."
"Pourquoi il n'est pas viré directement ?"
"La seule chose contre lui c'est le harcèlement moral"
"Tu ne sais pas ce qui se serait passé si je n'étais pas intervenu, ça aurait pu être plus grave. On ne devrait pas laisser en liberté un détraqué sexuel"
"Je l'ai à l'œil. Et McGonagall m'a permit une petite vengeance. J'ai une photo et je compte bien rajouter un petit texte, afin que tout le monde sache comment il agit avec les filles, qu'il aime les dépuceler et qu'il n'arrive pas à se contrôler une fois excité."
"Piètre excuse"
Elle haussa des épaules, elle ne voulait plus penser à lui. Elle était bien dans les bras de Drago
"Promets moi qu'à la prochaine dispute, tu n'iras pas te consoler dans les bras d'une autre fille"
"Plus jamais, je te le promets."
Elle leva la tête, contre son épaule et il baissa la sienne. Le baiser scella la promesse.
Je crois que ça y est, le dernier chapitre officiel. J'espère que vous n'avez pas trouvé tout ça trop rapide, si c'est le cas, je m'en excuse. J'espère tout de même que vous avez apprécié ces derniers chapitres et la fic toute entière.
Alors je vous dis à demain, pour la dernière fois sur cette fic,
Cap'
