Oha-yooo !
Merci pour les review aux chapitres précédents~ (*^ー^)ノ J'ai fait du jardinage avec ma mère aujourd'hui, et comme les divins ont pas trouvé ça assez drôle de me blesser pour me coller un pansement reine des neiges sur l'indexe, ils ont décidé qu'une araignée me bouffe la jambe sous mon nez... Je peux vous dire qu'elle a souffert la **** (p`・ω・´q) Donc maintenant, je suis avec une poche de glace et heureusement une crème miraculeuse qui marche sur tout type de piqûre d'insecte et d'allergie. Sinon je mourrais comme quand je m'étais fait mordre l'année dernière (je pouvais plus marché et j'ai fait infection, Ô joie...) Bref, faite bien attention aux sales bêtes qui traîne ! ( è ^é)
Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture et un bon grignotage~
Akela ouvrit doucement les yeux, sa reprise de conscience difficile alors qu'elle avait envie de vomir et que la sensation que tout tournait autour d'elle n'arrangeait rien. L'amazone essaya de bouger un peu pour examiner son corps, tout réagissant normalement à l'exception de ses jambes. Elle pouvait les sentir, mais les bouger était moins facile qu'avant, quelque chose bloquait. Ses yeux tombèrent sur des prunelles bleues glaces, le visage inquiet penché au dessus d'elle était encadré de longue mèches noires. Elle reconnue de suite Shin, savourant le contact froid de sa main sur la sienne.
- Hey, doucement... Mani a dit que le réveille serait un peu dure, chuchota-t-il en devinant son mal de tête.
- On est où ?...
- À Castelblanc, on est revenu le plus vite possible après avoir soigner tes blessures. Théo avait prit les devant donc il n'était pas avec nous pendant le voyage.
- Bob ?..., souffla la chasseuse en déglutissant, un goût horriblement amère dans la bouche.
- On lui donne l'antidote depuis deux jours maintenant, il ne s'est pas encore réveillé. Il souffrait tellement que Mani l'a mit dans une sorte de sommeil le temps du traitement. On en sait pas plus. Tu connais Théo, il veille à ce que personne d'autre que Mani ne rentre dans la chambre, sourit un peu l'archer sur un ton plus léger mais échoua sa tentative d'humour.
La jeune femme regarda le plafond, soupirant de soulagement, avant d'essayer de se lever mais son concubin la stoppa et la rallongea. Son air grave ne lui plut pas du tout, elle détestait les mauvaises nouvelles.
- Je crois... Que tu devrais te reposer un peu également...
- Pourquoi ? Je me sens bien, rétorqua-t-elle, vexée.
- Tu dois déjà remercier Théo et Liebel pour ne pas être paralysée à l'heure qu'il est... Quand tu es tombée du dos du dragon, tu t'es d'abord pris la parois rocheuse avant de chuter au sol. Tu as eu le bassin complètement en miette, presque toutes les côtes cassées, le bras également en plus d'être déboîté et un trauma crânien... Ils ont put tout ressouder et soigner tes hémorragies internes mais tu ne pourras plus jamais marcher correctement...
La nouvelle s'abattit sur ses épaules avec un poids colossal, si elle avait été debout, elle serait tombée à genoux. Bien sûr, elle était soulagée de toujours pouvoir se déplacer toute seule mais son handicape allait exiger qu'elle ne cour plus l'aventures au travers du Cratère. Son souffle s'entre-coupa et elle détourna ses yeux humides en aspirant ses lèvres. Son compagnon montra son soutient en ouvrant l'un de ses poings serrés pour glisser sa main à l'intérieur, la serrant aussi fort qu'il le put. Elle refusa de perdre la face, même si elle était détruite par sa nouvelle infirmité.
- Bon..., souffla-t-elle d'une voix tremblante en essayant d'être nonchalante. Je suppose qu'après avoir fait du rodéo sur un dragon, je m'en sors pas trop mal, hein ?
Elle avait fini sa phrase avec un sourire, déjà difficile à faire, qui s'effaça rapidement. Un son mat et hésitant se fit alors entendre sur le sol, le bois claquant un pas sur deux dans le parquet. Akela essuya ses yeux en reniflant, reprenant son assurance en combattant encore ses tremblements. Le petit garçon trouvé dans la caverne se mit aux côtés de Shin, la regardant avec inquiétude, son air timide la touchant un peu. Sa peau laiteuse avait une brillance étrange, presque scintillante, trahissant sa nature et lui apportant un charme mystique. Ses mèches noir luisante d'un éclat tout aussi particulier mais magnifique avaient été réuni en une queue de cheval basse. Le son précédent et le fait qu'il était debout laissa deviner à l'amazone qu'il avait une jambe de bois sûrement faite par Grunlek , et qu'il apprenait encore à l'utiliser.
Elle dévisagea un peu le garçonnet avant de fixer Shin qui était raide, ne sachant pas trop quoi dire en se rappelant de leur dernière dispute. Elle soupira profondément, fataliste, regardant le plafond en se résignant. De toute façon, elle n'avait plus que ça à faire.
- On forme une sacrée famille d'écloper, c'est magnifique...
Pris de court par la décision de sa partenaire, l'archer eut un sourire jusqu'aux oreilles en riant doucement. Son cœur bondit dans sa poitrine en serrant plus fermement la main de la métis, se tournant vers l'enfant pour lui frotter la tête avec l'autre. Le petit fit surpris mais apprécia le geste, ses joues rosissant par sa timidité. De petits pas se firent entendre, précipités, et deux fillettes entrèrent en trompe dans la chambre, courant au chevet de la blessée.
- Tata ! s'exclama Kaly en sautant sur le lit après être passée derrière Shin avec sa sœur, entourant le cou d'Akela de ses bras.
- Hey, salut bande de petites pestes ! rit doucement la jeune femme en serrant les fillettes de son bras libre.
- Doucement les filles, s'inquiéta le demi-élémentaire en les écartant un peu. Elle vient juste de se réveiller.
- Allez jouer avec votre cousin, histoire de faire connaissance.
Les petites ne furent pas difficile et descendirent du lit. Kaly contourna l'archer pour attraper la main du garçonnet intimidé et l'emporter en riant, Liebel fermant la marche. Le calme revint dans la chambre avant que le couple ne se regarde. Shin était heureux comme jamais, désespérant sa dulcinée avant de sursauter en se rappelant de quelque chose.
- Oh, j'y pense, on devrait se marier, non ?
- Pardon ? cria l'amazone en se raidissant.
- On est ensemble, et maintenant on a un enfant, il ne reste plus qu'à se marier !... Non ? demanda l'archer avec moins d'assurance en voyant la mine déconfite de sa compagne.
- Est-ce que tu te rends un peu compte avec quel manque de romantisme tu viens de faire ça ?!
- Oh, Akela ! s'exclama Grunlek en arrivant, Mani le suivant en observant la troupe avec un intérêt innocent. Tu es réveillée ! Comment tu te sens ?
- Désabusé, répondit-elle d'une voix morne en fixant le plafond, Shin profondément embarrassé sur la chaise à côté du lit.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Shin vient de me demander en mariage..., soupira-t-elle désespérément alors que son amant avait cherché à la dissuader de parler.
- Franchement, t'aurais pu faire mieux, reprocha doucement le nain à son ami. Même Théo est pas aussi gauche !
- Et c'est pas comme si on pouvait s'unir ici, on va être grillé sur la place publique...
Les hommes se tournèrent vers la jeune femme qui regardait le mur à l'opposé en rougissant furieusement. L'ingénieur pouffa en voyant l'archer sourire d'un bonheur pur, entendant son cri intérieur de là où il était. Le botaniste les analysèrent curieusement, ne comprenant pas tout, mais souriant sous la bonne humeur ambiante qu'il ressentait. Il regarda alors sa montre et eu une petite exclamation, attirant l'attention. Il s'excusa et s'éclipsa en disant que son autre patient avait besoin de sa dose d'antidote, rappelant l'état de leur ami. Pour ne pas se laisser aller par leurs sombres pensées, Grunlek reprit la parole.
- Vous avez un nom pour le petiot ? Il ne va pas resté éternellement sans.
- Tu ne lui en as pas donné un ? demanda Akela vers le maître des glaces, étonnée.
- Bah... C'est une décision qui doit se prendre à deux, et je ne savais pas si tu voulais bien l'adopter ou non...
Elle apprécia qu'il ne l'ait pas à nouveau devancé, fixant le plafond en réfléchissant pendant une petite minute.
- Pourquoi pas "Drazen" ?
- C'est jolie, accepta son fiancé avec un tendre sourire.
- J'en ai marre d'être allongée...
- Tu devrais te reposer, c'est préférable vu ta hanche...
- J'ai été soignée, je ne vois pas pourquoi je devrais me reposer pour une blessure passée !
Ne lui laissant pas le choix, elle se redressa, insistant pour que ses jambes lui répondent et tournent afin qu'elle soit assise au bord du lit. Elle sentit directement que l'articulation au niveau de ses fémurs coinçait et que ses hanches n'étaient plus droites. Ce qui l'interpella en baissant les yeux sur son ventre découvert, fut les cicatrices de deux grosses griffes à droite passant sur son abdomen et sous ses clavicules jusqu'à son épaule. D'autres plus fines étaient les vestiges de sa chute contre la parois, couvrant les mêmes côtés que les griffures. Elle toucha inconsciemment son visage, regardant son amant en se demandant si elle avait aussi des marques à cet endroit. La comprenant, le bleu sortie un petit miroir dans le tiroir de la table de chevet et la lui donna. Elle put constater une ligne barrant son nez, passant sous son œil gauche et finissant dans la racine des cheveux, quelques autres plus éparses sur sa joues droite, comme sur son corps, et une sur son menton, similaire à celle du nez. Un large sourire émut étira ses lèvres, ses yeux humides.
- J'ai de nouveau des cicatrices..., souffla-t-elle, heureuse comme jamais.
- Et elles sont magnifiques, complimenta son compagnon en venant embrasser celle du menton.
Elle posa le miroir sur le lit en tournant la tête vers lui, prenant ses joues pour échanger un baiser. Elle était à nouveau elle même, la chasseuse pleine de cicatrices après avoir vagabondé. Le voyage en valait vraiment la peine, même si elle ne pourrait plus jamais repartir à l'aventure comme elle le faisait depuis deux ans. Elle se sentait complète, et tout l'or du monde n'aurait pas pu le lui donner.
L'amazone dirigea un regard emplit de demande à son compagnon qui suivit ses pensées d'un battement de cils. Il se leva et se pencha pour lui prendre un bras afin de l'aider à se lever en la soutenant pendant qu'elle apprenait à prendre différents appuis pour tenir sur ses jambes. Elle trébucha un peu, appréciant que Grunlek ne se précipite pas pour l'aider mais l'encourage en silence. Après quelques essaies elle fut debout et réussi à comprendre comment marcher après quelques pas. Ses jambes coinçaient un peu, elle devait comme forcer légèrement plus que la normal pour les bouger. De plus, elle sentait sa démarche boitillante. Avec un peu de temps, elle prendra l'habitude et pourra minimiser la visibilité de son handicape.
Shin et le nain la suivirent pour descendre les escalier, la repoussant dans le dos quand elle tombait vers l'arrière. Ils la laissèrent avancer seule en s'accrochant à la rampe, la surveillant simplement. Ils prirent ensuite place à table, partageant un repas ensemble, la peine leur pinçant le cœur de voir Mani apporter une part à Théo qui refusait de sortir. Dès que la porte de la chambre s'ouvrait, les fillettes étaient alertes et se contorsionnaient de loin pour essayer de voir à l'intérieur de la pénombre. L'archer apprit à Akela que depuis leur arrivé il y a deux jours, les petites n'avaient pu voir aucun de leur parents, et qu'ils commençaient à leur manquer. Elles prenaient leur mal en patience, les adultes les apaisant sur le fait que Balthazar devrait se réveiller le lendemain. La nouvelle rassura également la chasseuse, rejoignant son lit à l'étage qu'elle partagea avec Shin pour la nuit.
Le jour suivant, vers midi, le mage sortit effectivement de son sommeil forcé à cause de la potion de son soigneur. Il grogna, se sentant vaseux, avant de sursauter quand son lit fut secoué par un poids tombant sur le matelas. Rapidement, il vit Théo penché au dessus de lui, le visage ravagé par l'inquiétude et l'espoir. D'abord surpris par la petite barbe ornant la mâchoire de son homme, le demi-diable le dévisagea, puis sa gorge desséchée lui rappela qu'il avait terriblement soif.
- De l'eau..., articula-t-il difficilement en essayant de déglutir.
Éclairé par l'unique bougie de la pièce sur la table de chevet, les volets fermés pour plonger la pièce dans le noir, le paladin dénicha une gourde et revint auprès de son amant. Il l'aida à s'asseoir sur le lit, l'adossant au mur, et tint avec lui la poche pour qu'il puisse boire. Balthazar se prit une petite minute pour retrouver ses esprits, son corps carencé ne l'aidant pas à réfléchir.
- Les autres..., commença-t-il, inquiet, mais son compagnon l'embrassa pour le faire taire, le poussant à savourer le baiser avant qu'il ne se sépare de lui.
- Ils vont bien, et toi ? Comment tu te sens ?
- Ça va, je crois... J'ai faim, à vrais dire, pouffa un peu l'érudit malgré sa faiblesse, rassuré des nouvelles.
Théo sourit largement, l'embrassant à nouveau, plus doucement cette fois ci. Il esquissa un mouvement pour se lever mais son amant le retint, une expression moqueuse tirant ses traits.
- Je t'en supplie, rase-moi ça, c'est immonde...
Étonné, le guerrier toucha sa barbe.
- Je trouve ça viril, moi.
- C'est moche.
Il voulu répliqué, cependant, l'état dans lequel l'autre était l'empêcha d'ouvrir la bouche et le fit abdiquer. D'un pas loin d'être motivé, le membre de l'ordre de la lumière alla vers le bol de toilette et attrapa un rasoir en se penchant vers le petit miroir accroché au mur. Le mage le regarda faire, un petit sourire aux lèvres en chérissant ce moment qu'il aurait pu ne plus jamais connaître.
- Je t'aime...
L'aveu avait fureté sans qu'il ne puisse la contrôler, stoppant Théo dans son geste pour le dévisager avec surprise. L'émotion se lut dans son regard alors qu'il déglutissait, un sourire imperceptible pour beaucoup répondant tendrement à son allégation. Le guerrier arracha son regard du sien pour terminer de se raser, se rinçant avant de s'essuyer rapidement avec sa chemise, faisant rire son conjoint dégoûté.
- Et ouvre un peu cette fenêtre, putain. On est pas dans une cellule, ici, fait donc rentrer le soleil, sourit le mage en secouant sa main. En plus ça doit sentir le chacal...
- Normal, t'as transpiré et il a fallut que je te fasse pisser, répliqua l'autre en essayant d'être amer, en vain, ouvrant un peu les volets.
Il ne voulait pas trop dévoiler l'intérieur de la pièce, de crainte que les voisins les reconnaissent pendant qu'ils cherchaient à commérer. La lumière du jour entra dans la pièce, le son grinçant des volets ayant sûrement dû faire réagir leurs amis attendant dans la pièce principale juste à côté. Il alla donc ouvrit la porte, voyant tout le monde qui écoutait derrière se redresser. Le groupe afficha un petit sourire coupable, secouant leur main pour le saluer. En dépitant, Théo s'écarta et les laissèrent passer, tous parlant en même temps pour demander son état au patient. Ils furent interrompus par Kaly et Liebel qui débarquèrent en trompe, la rouquine criant le surnom parental en sautant sur le lit avec sa sœur. Encore faible, le mage les réceptionna comme il put, manquant de tombé sur le côté, mais Grunlek le retenu par le bras en riant avec les autres. Les petites serrèrent leur père aussi fort qu'elles le purent, heureuses comme jamais de le revoir.
- Doucement, doucement ! pouffa le demi-diable. Je suis pas en sucre mais quand même... Ah, c'est qui alors qui a buté ce dragon ? Et comment ça s'est passé ? Je suis sûr que c'était épique !
Un mal aise s'installa alors dans la salle, le groupe se regardant avec hésitation en se concertant en silence. Mani et son patient dévisagèrent les aventuriers, s'échangeant ensuite un regard perdu. Shin toussa un peu après avoir déglutit de travers, s'étouffant avec sa salive en détournant les yeux. Son ami convalescent dépita et poussa un profond soupire d'agacement.
- Ah, encore toi ? T'as raflé des gonzesses à la fin, c'est ça ?
- En fait, Bob... Aucun de nous n'avons tué le dragon...
- ... Alors comment... ?
- Oh, il est mort, et on a récupéré ce qu'il nous fallait, le rassura le nain en secouant la main. Cependant, on a eu une aide, disons, inattendue.
- Ce sont les filles.
Théo avait lancé la bombe, agacé de les voir tourner autour du pot. Tous se tournèrent vers lui en faisant les gros yeux, reprochant en silence son manque de tact. Adossé à côté de la porte ouverte, les bras croisés, l'inquisiteur haussa les épaules en avançant la tête, ne voyant pas ce qu'il avait fait de mal. Un petit rire emplit de tension et de mal aise retentit, tout le monde regardant Balthazar qui semblait être plus blême que quelques secondes avant.
- Ahah, pardon ?...
- Bah, tu vois, commença Shin en évitant ses yeux qui devenaient de plus en plus foudroyant. Normalement, Zen devait les surveiller mais une fois sur place... Elles ont réussi à nous rejoindre et... On tué le dragon ensemble...
- DE QUOI ?!
C'était à prévoir, et sa colère était justifiée : ses enfants avaient encouru un danger si énorme qu'elles auraient pu y rester.
- IL EST OÙ CE CON QUE JE LE CRÂME !
- Je l'ai déjà frappé, le rassura Théo.
- Vivant ?
- Vivant.
- Donc je peux encore le cramer. Amène-le.
- Doucement, Bonnie and Clyde, intervint Grunlek. L'important c'est que tout le monde est en vie et que ce dragon est mort.
- Et moi je vais pouvoir cultiver la dragonnière, jubila Mani, une innocence toute enfantine qui amusait les autres en dehors du guerrier.
- Oh, bordel de merde... Mais comment..., commença le mage en peinant à réfléchir, ses bouffées d'émotions le vidant de sa faible énergie, se tournant vers ses filles sur ses genoux. Comment vous avez fait pour retrouver leur trace ?
Les frangines se regardèrent avant d'accepter d'avouer leur démarche. Jusque là, les adultes avaient été préoccupés par l'état du malade et de la blessée mais l'interrogatoire allait forcément arriver. Elles s'inquiétaient un peu de leur sort, se demandant si elles allaient être puni.
- J'ai fouillé ton sac et j'ai trouver la potion qui fait faire dodo, signa Liebel.
- Vous aviez pris mon sac ? s'étrangla l'érudit choqué en regardant son groupe.
- Bah, t'es le seul à avoir un kit de soin, mais pour le trouver ça nous aurait prit des plombes tellement que c'est le bordel ! râla Théo.
- Mais y'a des grimoires hyper dangereux ! Des parchemins de sort automatique quand tu les ouvres, des poisons... VOUS ÊTES MALADE D'AVOIR LAISSÉ ÇA À UN CAMP AVEC DES ENFANTS !
- Désolé, on connaît pas ton merdier, rétorqua Shin en haussant les épaules.
- Aaah... Bref, et ensuite ? demanda Balthazar à sa fille en abandonnant, épuisé.
- Kaly a occupé le type pendant que je mettais la potion dans sa gourde. Quand il s'est endormi, on a demandé à Eden de nous emmener voir papa.
- Vous avez escaladé la montagne toute seules ? fit l'ingénieur avec étonnement, se rappelant de certain passage peu évident à passer.
- Eden nous a aider quand on arrivait pas à monter, répondit Kaly en souriant à la louve couché près du lit du malade, la voyant battre joyeusement de la queue.
- Une seconde, les arrêta leur père magicien. Comment vous avez pu différencier la potion de sommeil avec le poison ? Les deux sont quasiment identique !
- C'est écrit sur l'étiquette.
Tous dévisagèrent la blanche qui rougit d'embarras. Ils ne lui avaient jamais appris à lire, ils n'y avaient pas vraiment pensé, en fait. Savoir qu'elle est appris toute seule les surprirent au plus haut point.
- Depuis quand tu sais lire ? Et comment ? souffla le demi-diable, choqué.
- Toujours... Dans le livre des signes, c'est écrit en lettres à côté.
- Elle a réussi à faire le lien entre les deux ? siffla Shin avec admiration.
- Un autre petit génie dans la bande ? sourit Akela en croisant les bras.
L'érudit et son amant dévisagèrent leur enfant pendant que les autres faisaient des éloges. Certes, ils avaient déjà remarqué une forte intelligence de la part de la petite, justement parce qu'elle avait très rapidement assimilé la langue des signes. Mais jamais ils ne se sont douté qu'elle pourrait apprendre par elle même à lire. Balthazar se redressa une fois le choc passé, éclaircissant sa voix.
- Donc pour résumé : du haut de vos quatre ans, vous avez lu et utilisé une potion pour endormir le garde chargé de vous surveiller. Puis vous avez fugué avec une louve vers la montagne en suivant les traces d'un autre groupe, retrouvant ce dernier pour défoncer un dragon ?
- C'est ça, répondit Shin.
- Putain, ça promet...
