bonjour tout le monde !

voilà un nouveau chapitre comme promis aujourd'hui... j'espère qu'il vous plaira !

gros bisous

speedy


Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 28 :

Et vive la pierre Philosophale !

(POV Drago)

Je n'ai pas dormi depuis trois nuits, depuis qu'Harry a été envoyé à Azkaban. Je n'ai pas eu l'autorisation d'aller le voir, on m'a dit d'ici une semaine peut-être. Je sais qu'il est en vie car j'ai cette douleur au cœur qui m'indique qu'il va mal.

Comment pourrait-il ne pas être mal, de toute façon ? Après les horreurs qu'il a vues et vécues…

Je renvoie ma classe d'un geste de la main au moment où la sonnerie retentit et une fois le dernier élève sorti je m'appuis sur le dossier de ma chaise en me frottant les tempes. Merlin, faites qu'Harry supporte tout ce bordel, sinon on est mal barrés…

« Professeur ? » fait une voix en frappant trois légers coups à ma porte.

Je réouvre les yeux et aperçoit Lily qui me fait un faible sourire.

« Oh, bonjour, Lily, » fais-je doucement. « Entrez, je vous en prie. »

Elle acquiesce et obéit, venant s'asseoir sur une table devant mon bureau.

« Ce n'est pas lui, n'est-ce pas ? » me demande-t-elle directement.

Je soupire légèrement.

« Non, bien sûr que non, Harry serait incapable de faire du mal à Albus ou à qui que ce soit d'autre, » réponds-je.

Elle hoche la tête, il semble que j'ai confirmé ses impressions.

« Que va-t-il se passer ? »

« Il va y avoir un procès, » dis-je en me frottant les paupières. « Au Ministère, un procès public, ils pensent que c'est un partisan de Voldemort alors ils sont tout fiers de l'avoir attrapé, » fais-je, amer et furieux.

« Vous êtes son avocat, de ce que j'ai entendu dire, n'est-ce pas ? » me demande-t-elle. « Que prévoyez-vous ? »

« J'ai bien une idée, mais je vais avoir besoin de l'aide de quelqu'un, » réponds-je vaguement en me levant pour ranger les ingrédients.

« Le procès est annoncé pour quand ? »

« La fin du mois, » réponds-je laconiquement.

« Si tôt ? » s'exclame-t-elle, stupéfaite.

« C'est dans leur intérêt et à notre désavantage, » fais-je en laissant échapper un ricanement amer. « Alors oui, évidemment. »

Elle pince les lèvres.

« Je peux vous aider ? »

Je secoue la tête, j'y avais déjà pensé.

« Non, je refuse de vous impliquer là-dedans, » réponds-je. « C'est trop risqué. Le meilleur moyen serait que le directeur sorte du coma, malheureusement, on ne sait pas quand cela se produira. »

« Je veux vous aider, » me dit-elle fermement.

Je me tourne vers elle.

« Pourquoi ? » fais-je, un peu surpris d'une telle obstination.

« Parce que je veux me battre contre toutes les injustices, » me répond-elle en levant son visage avec défi. « Parce que vous êtes Drago Malefoy et qu'il semble que, d'une certaine manière, mon fils tombera amoureux de vous. Parce que j'ai déjà commencé à vous aider et que je refuse de vous laisser tomber maintenant. »

Je la regarde fixement pendant plusieurs secondes.

« C'est vous qui nous avez renvoyé le pendentif, » dis-je finalement, comprenant de quoi elle parle.

Elle hoche simplement la tête.

« Laissez-moi vous aider, Drago, » me dit-elle en s'approchant de moi. « Laissez-moi sauver mon fils. »

Je soupire alors qu'elle lève la main vers moi pour attraper mon avant-bras.

« Très bien, » dis-je faiblement. « Accompagnez-moi à nos appartements, voulez-vous ? Je vais vous expliquer. »

Si Harry apprend que j'ai mêlé sa mère dans cette histoire, il me tue. Enfin, tant pis. C'est le seul moyen…

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« Vous êtes complètement dingue, » lâche-t-elle abruptement une fois que je lui ai expliqué mon plan douteux.

Je ris légèrement sous son regard ahuri.

« Non, dites-moi que vous n'êtes pas sérieux, » me supplie-t-elle.

« Vous n'êtes pas obligée d'accepter, » dis-je doucement.

« Répétez-moi ça, pour voir, » me fait-elle en buvant une gorgée de thé brûlant.

« J'ai l'intention de prouver à tout le monde qu'Harry est innocent en utilisant un sortilège qui projettera devant tout le monde es pensées et ses faits et gestes pendant les quelques jours précédents l'attentat, » dis-je à nouveau avec un soupir.

« Et vous avez besoin de moi pour… »

« Que vous témoignez en attestant que ce sortilège marche et ne peut montrer que la vérité, » finis-je. « Il faudrait même que vous précisiez que c'est vous qui l'avez inventé, de toute façon c'est Harry et moi qui l'avons créé. »

« Ok, » fait-elle en se frottant les tempes. « Et s'ils me donnent du Véritaserum ? »

Je sors un flacon du placard à coté de la porte du bureau et le lui lance.

« Avec ceci, » dis-je simplement. « L'antidote que j'ai inventé dans quelques décennies. »

« D'a… d'accord. C'est totalement fou. »

« Vous n'êtes pas obligée, » dis-je encore une fois en venant me rasseoir à coté d'elle.

« Vous avez quelqu'un d'autre sur la liste d'attente ? » me fait-elle sèchement.

Je soupire et passe une main dans mes cheveux.

« Bon, » fait-elle en reposant sa tale sur la table basse. « Donc vous n'avez d'autre choix que d'accepter mon aide. Apprenez-moi ce sortilège. »

Je lui fais un petit sourire.

« Tu as comme ton fils au même age, » dis-je.

Elle me fait un clin d'œil.

« Dieux merci, je ne peux pas te retourner le compliment en te disant que tu es comme ton père, » plaisante-t-elle, amusée.

« Tu tutoie souvent tes professeurs ? » fais-je en me levant pour la guider vers la salle d'entraînement.

« Uniquement s'il s'agit de mon fils et de son compagnon d'âme, » me rétorque-t-elle en fermant la porte derrière elle.

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« Alors ? » me demande Lily un peu plus d'une semaine après qu'elle ait accepté de m'aider, alors que je viens de recevoir une lettre officielle du Ministère.

« J'ai l'autorisation d'aller le voir, » réponds-je d'une voix blanche en posant une main sur mon cœur, me massant la poitrine à cause de la douleur gênante.

« Je peux venir ? »

« Certainement pas, jeune fille, » réponds-je en me levant pour me servir un scotch.

« Mais pourquoi ? »

« Azkaban n'est pas en endroit pour toi, voyons ! » fais-je en fronçant les sourcils.

Elle penche la tête sur le coté, vexée.

« Je ne suis pas en porcelaine ! » rétorque-t-elle.

« De toute façon, là n'est pas la question ! » fais-je sèchement. « Seul son avocat – c'est-à-dire moi – a le droit de le voir, et encore de façon très exceptionnelle. »

Elle soupire profondément, agacée. Je hausse les épaules.

« On reprend ? Tu y es presque. »

Elle hoche la tête et je me replace devant elle pour qu'elle me lance le sortilège.

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« Ah, c'est vous, professeur Boisselier, » me fait un des rares hommes en liberté vivant sur ce caillou au milieu de l'océan.

« Monsieur le directeur, » fais-je en réponse en lui serrant la main. « Comment va mon client ? »

« Mal, très mal, » répond-il en secouant la tête d'un air désolé. « Je me débrouille pour qu'il ait moins de ronde de son coté, mais il supporte à peine leur présence, et puis la forteresse est baignée dans leur fluide maléfique. Il n'y a que ce bureau qui soit protégé. Il a dû voir bien des horreurs dans sa vie pour que ça le mette dans un tel état. Enfin, tout le monde finit par lâcher prise. Les Détraqueurs sont avides, et extrêmement puissants. »

« Oui, je sais, » dis-je à voix basse.

Il hoche la tête et ouvre un placard à coté de lui pour me tendre une cape semblable à une cape d'invisibilité, mais en plus lourd.

« C'est une cape Patronus, » m'explique le directeur, en enfilant une également. « Ca vous protégera de leurs effets… et vous pourrez offrir un peu de répit à votre compagnon. »

J'acquiesce d'un signe de tête. C'est quelqu'un de bien, ce directeur, il ne juge pas les gens, ni ceux de la prison, ni les autres. Ce genre de personne est trop rare.

Il me fait ensuite quitter son bureau et me guide dans toute la prison. Ces capes sont sacrément efficaces.

Le directeur m'ouvre la porte d'une cellule au bout de quelques minutes de marche.

« Je dois vous enfermer avec lui, c'est le règlement, » me dit-il. « Je viens vous chercher dans deux heures. »

« D'accord, » réponds-je en pénétrant dans le cachot sombre. « Merci. »

La porte se referme derrière moi et il me faut quelques secondes pour apercevoir Harry, allongé sur sa couchette, le souffle extrêmement léger. On pourrait le croire mort, mais il tremble violemment. Je m'approche de lui et le prends dans mes bras, m'asseyant sur la couchette crasseuse et me débrouillant pour couvrir entièrement Harry de la cape.

« Harry, » dis-je doucement pour le réveiller. « Harry, petit lion, c'est moi, réveilles-toi, je t'en prie… »

Il ouvre doucement les yeux et me cherche du regard. Puis il m'aperçoit et sourit faiblement.

« Mon ange, tu me sors de prison ? » fait-il d'une voix quasiment inaudible.

Mon cœur se serre horriblement.

« Pas encore, » réponds-je, forçant ma voix à sortir de ma gorge nouée, retenant les larmes de désespoir qui me monte aux yeux pour les lui cacher. « J'ai eu un droit de visite. Tiens, mange ça, ça ira mieux. »

« Les… les voix, » me chuchote-t-il. « Elles sont parties… enfin… »

Je l'embrasse sur le front et lui tends le chocolat. Il le prend et le croque petit bout par petit bout, semblant privé de force. Il se blottit contre moi et respire profondément l'odeur de ma peau.

« Est-ce que ça va ? » dis-je doucement.

« Mieux depuis que tu es là, » me répond-il. « Je suis enfermé depuis combien de temps ? »

Je soupire.

« Douze jours. »

« Si peu… » murmure-t-il. « J'ai l'impression que ça fait des siècles. »

Je lui fais lever la tête vers moi et l'embrasse lentement, longuement, prenant mon temps pour savourer ces lèvres, cette langue, cette bouche. Il gémit faiblement et se colle encore plus à moi.

« Je n'en peu plus, » chuchote-t-il. « Je n'en peux vraiment plus, mon ange, je voudrais mourir… »

« Non, tais-toi, je t'interdis de dire ça, » réponds-je férocement. « Tu vas vivre, tu m'entends Harry ? Tu vas vivre et je vais te sortir de là. »

Il tremble et se met à sangloter dans mes bras. Je le serre un peu plus étroitement et me mets à lui murmurer des mots doux pour le calmer. Peu à peu les sanglots s'espacent puis s'arrêtent. Il renifle et relève la tête vers moi.

« Tu vas repartir, hein ? » me fait-il, désespéré.

Mon cœur se serre de plus en plus.

« Je n'ai pas le choix, » réponds-je à voix basse. « C'est déjà un miracle que j'ai pu venir te voir. »

Il hoche la tête.

« Je sais. Enlève ta bague, s'il te plait, je veux te voir avant ton départ. »

Ses yeux sont encore larmoyants et je ne peux guère lui refuser quoi que ce soit. Je me contorsionne pour atteindre mon anneau et l'ôte rapidement. Il fait de même et se redresse pour observer mon visage avec attention, passant ses doigts légers en caresses aériennes sur mes joues. Il finit avec sa main dans mes cheveux.

« Ils ont beaucoup poussées, » murmure-t-il.

« Oui, je sais, » réponds-je doucement. « Je les ferai couper en revenant à notre époque. »

Il me fait un faible sourire et se blottit à nouveau contre moi. Je souris légèrement et passes mes bras autour de lui.

« Je t'aime, » dis-je doucement.

Il renifle.

« Je t'aime aussi, » répond-il. « J'ai envie de dormir un peu. »

« Vas-y, petit lion, tu ne feras pas de cauchemar avec cette cape. »

Il m'embrasse doucement dans le cou avant de poser sa tête sur mon épaule. J'appuie ma joue sur son crâne et c'est quelques instants plus tard que je m'endors également, dans une position horriblement inconfortable mais avec le corps de mon aimé contre moi, meilleur somnifère que j'ai jamais connu.

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Je suis réveillé par le cliquetis de la serrure. Désorienté quelques secondes, je me rends compte très vite avec horreur que ni Harry ni moi ne portons nos anneaux. En deux temps trois mouvement, je remets le mien et en fait de même avec lui juste au moment où la porte s'ouvre.

Le directeur pénètre dans le cachot et s'approche de nous.

« Mr Sprea ? » fait-il, voyant qu'il dort encore.

Harry remue légèrement, gémit, et ouvre finalement les yeux. Il aperçoit le directeur et comprend aussitôt.

« C'est déjà fini… » fait-il en levant les yeux vers moi.

Je fais une petite moue et regarde le directeur qui paraît assez nerveux.

« Ce n'est pas une bonne idée, » marmonne-t-il en fermant les yeux. « Tant pis ! Albus, tu vas m'en devoir une belle ! »

Il réouvre les paupières et sort quelque chose de derrière son dos. Une autre cape-Patronus.

« Ecoutez, Sprea, je vous confie celle-ci, » lui dit-il précipitamment. « La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas la porter lors des rondes des Détraqueurs – ils le sentiraient – et de la cacher lors des inspections officielles. »

« Pourquoi vous faites cela pour nous ? » fais-je, étonné, alors qu'Harry s'empare aussitôt de la cape en la serrant autour de lui.

« Albus m'a contacté par télépathie, nous sommes de vieux amis. »

« Il est dans le coma, » fais-je en fronçant les sourcils.

« Son corps, oui, » me répond-il. « Pas son esprit. Rassurez-vous. Il m'a demandé de vous aider et de vous faire confiance. C'est le maximum que je puisse faire. »

« C'est déjà énorme, » répond Harry. « Comment vous appelez-vous ? »

« Flamel, » répond-il. « Nicolas Flamel. »

« Oh, » fait simplement Harry. « Eh bien, merci beaucoup, Mr Flamel. »

Il hoche la tête pour le regarder.

« Nous devons y aller, » dit-il.

J'acquiesce et me relève. Harry fait de même et je glisse mes bras autour de sa taille pour l'embraser longuement.

« Je vais te sortir de là, » promets-je à voix basse contre ses lèvres.

« Je te fais confiance, » me chuchote-t-il en réponse en m'embrassant à nouveau légèrement. « Va. »

Obtempérant, je le lâche.

« Les rondes de ce cotés sont à dix heures et à dix-huit heures, » dit Flamel à Harry. « N'oubliez pas. »

Harry hoche la tête et je lui lance un dernier regard avant de quitter la pièce derrière le directeur. L'estomac contracté à l'extrême, je me rends dans la zone de transplanage et retourne à Poudlard, vomissant mes tripes derrière un arbre avant de rentrer pour exercer Lily.


voilà c fini !

bon, alors la rentrée pour moi c'est demain et je suis en foyer pendant la semaine. C'est à dire que je ne pourrai, pour le moment en tout cas, écrire et publier que le week-end. Le prochain chap arrivera donc samedi ou dimanche prochain.

ce sera un POV Lily : Sachez que je n'aime pas vos manières, Albus !

je vous embrasse tous très fort

à très vite

speedy