Hello there !

Un peu plus d'attente cette fois-ci... Ce qui est complètement de ma faute parce que j'avais déjà fini d'écrire ce qui va suivre depuis quoi ? 2 semaines ? Mais j'avais complètement zappé de le poster. Appelez-moi la plus douée... Enfin, je ne sais pas si vous me verrez tant que ça cette été, notamment parce que même si j'ai enfin réglé mes problèmes de fac (le moment où j'ai reçu ma nouvelle carte étudiante, j'avais l'impression de recevoir le Graal), je n'ai toujours pas d'appartement (extrait de mes aventures dans l'immobilier parisien : "oh une annonce !... 500 euros par mois... pour un 10 m2... Sans douche... et des toilettes collectives... Booooooon...") et donc c'est un peu la merde... Mais c'est pas grave, I WILL SURVIVE !

Enfin bref... Entre nous, j'aime moyen ce chapitre... Nan mais vraiment, y'a quelque chose qui cloche dedans mais comme je n'arrivais pas à le régler et que ma cobaye de chapitres (je l'exploite aussi bien la fanfic que pour l'originale, la pauvre) m'a dit que ça passait large, j'ai fait : BOOOOON. M'enfin voilà.

Sinon, pour ceux qui suivent les scans, en ce moment, j'adore le manga hein... Encore plus que d'habitude et puis (sans spoiler), on a revu mon fav' même si c'était juste un petit coucou en mode "salut, je peux pas venir pour le prochain arc ! Passez le bonjour à Luffy de ma part ! A dans 5 ans !". Merci mon vieux, j'imagine que je devrai attendre quoi ? 2023 avant de te revoir de nouveau ? Entre ça et les flash-backs de vous savez qui (le traumatisme est toujours là, RIP mon petit coeur T-T)... De la bombe. Enfin bref !

Merci encore pour toutes les review et les petits nouveaux qui suivent cette histoire, aka mon torchon préféré ! D'ailleurs, à la base, ce chapitre devait avoir une autre partie pour se débarasser d'Erise pour le moment mais d'abord, j'aime beaucoup trop la chute et surtout, ça aurait été bien trop long...

Bonne Lecture !


Chapitre 26 : Du Plomb dans l'Aile

Lorsqu'il se réveilla, Marco ne put s'empêcher de sourire de contentement : il était seul dans son lit. Pas de pixie sans aucune gêne collée à lui pour le mettre dans les situations les plus ridicules du monde. Un bonheur, qu'il espérait prolonger par la suite.

Mais pourquoi avait-il un moment de répit ? Parce qu'il l'avait laissée sur le plancher.

Il n'allait tout de même pas la dorloter après tous les ennuis qu'elle se plaisait à lui causer. C'était de bonne guerre. En plus, elle avait tendance à prendre beaucoup de place et à lui mettre la main dans la figure sans s'en rendre compte.

Non, vraiment, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

D'excellente humeur, il se leva. Ses yeux tombèrent sur Erise qui faisait face au mur, sur le côté. Elle ne bougeait pas. Il la laissa tranquille. La pendule indiquait 7 h du matin. Il n'avait pas dormi beaucoup, mais celui lui suffisait.

Après s'être douché et habillé, il décida d'être quelque peu charitable. Il s'approcha d'Erise et la secoua un peu. Elle voudrait forcément faire partie des plans qui allaient être mis en place. Et vu que son compas en serait sans doute au centre, c'était le mieux à faire. Il l'attrapa par l'épaule et la fit rouler sur le dos.

C'était assez impressionnant de constater à quel point elle avait l'air moins chiante lorsqu'elle dormait.

Dans tous les cas, elle avait un sacré sommeil de plomb la bougresse. Malgré ses essais plus ou moins délicats, elle ne bougeait pas d'un pouce. Il avait toujours pensé que c'était l'inverse, suivant ce qui se passait depuis leur courte (et malheureuse) cohabitation. Cela n'avait pas d'importance : si elle n'était pas réveillée, cela signifiait au moins qu'elle ne faisait pas de conneries.

« Bon, reste ici, ce n'est pas grave… souffla-t-il. Je descends. »

Marco se releva et sans plus s'intéresser à Erise, sortit de la pièce. Il n'était pas son baby-sitter après tout : si elle ne voulait pas se lever, c'était son problème.


« Bien dormi ? lança Ginmo. »

Il n'y avait pas tant de monde que ça au quartier général du Lotus Bleu. Mais ça, ce n'était qu'une façade : il y avait fort à parier que le sous-sol était rempli de pigeons qui n'attendaient que de perdre leur argent dans la joie et la bonne humeur sous les yeux scrutateurs de Belelia.

Le Phénix avait fini par remarquer à quel point celle qui dirigeait le Lotus Bleu avait une poigne de fer. Il en avait touché deux mots à Ace qui n'avait pu que lui confirmer ses soupçons : aussi sympathique qu'elle pouvait paraître, elle n'était pas arrivée là où elle en était en lançant des fleurs. Sa cruauté était justifiée, néanmoins, elle était bien réelle.

Il ne pouvait s'empêcher de penser que le compromis qu'ils avaient passé avec ce clan de Venaler avait peut-être été précipité. Ce n'était pas que l'équipage de l'homme le plus fort du monde n'aurait pas pu se débrouiller avec un simple cartel mafieux au niveau du pouvoir brut. C'était plutôt que l'île était bien plus sombre qu'elle n'y paraissait au premier abord lorsqu'on rencontrait des personnes comme Erise. Et la question était : est-ce que l'état d'esprit de Belelia s'accorderait bien à ce que Barbe Blanche appréciait chez les gens ?

C'était une interrogation en suspens qui devrait attendre un petit moment avant d'être résolue. De toute façon, il n'était pas inquiet : peu importe la situation dans laquelle ils étaient fourrés, sa famille trouvait toujours une solution.

« Oui, pas de problème.

- Tu es un oiseau de nuit ?

- Je ne savais pas que tu aimais faire de mauvais jeux de mots… »

Il en était presque à lever les yeux au ciel face à la prévisibilité de cette blague. Ginmo eut un petit rire :

« Désolé… Il fallait que je la fasse. Ça doit être Erise qui me contamine petit à petit.

- Et sinon, vous ?

- Comment ça ?

- Eh bien, les affaires ? Elles ont été tranquilles cette nuit ?

- Oh ça ? Juste un imbécile qui a essayé de tricher aux cartes. Mauvaise idée, une de nos serveuses l'a pris sur le fait.

- Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? demanda le pirate.

- Tu veux vraiment le savoir ? répondit le barman en haussant les sourcils.

- Oui, insista son interlocuteur.

– Ah ? On souhaite se renseigner sur nos méthodes, monsieur le Phénix ? »

Le petit sourire de Ginmo était maintenant exempt de toute chaleur. Il y avait à la place une ironie qui frisait la malveillance. Le visage de Marco resta neutre : ce n'était pas la première fois qu'il faisait face à des criminels. Il en était un lui-même et en avait rencontré qui n'étaient pas des tendres avec leurs victimes.

« Hum… Il se nomme Connor. La petite trentaine, il n'est pas d'ici. Sinon, il n'aurait pas été aussi bête... Enfin, il est venu plusieurs fois, sans doute pour tenter de décrocher une place dans notre clan. Mais on a bien remarqué qu'il n'était pas assez doué. À peine capable de tenir tête à nos croupières alors qu'elles n'utilisaient pas un de leurs petits tours. On l'a laissé revenir pour voir s'il allait se faire la main. Ça n'a rien donné. Pour tout te dire, on attendait qu'il parvienne à tricher de manière suffisamment subtile pour qu'il gagne enfin et qu'on puisse le recruter. Il n'a pas réussi le test des trois essais : on lui a coupé la main droite. Il a eu de la chance dans un sens : on a bien pire, en réserve, crois-moi. »

Le Phénix resta impassible : ce nouveau trait de la personnalité de Ginmo n'était pas très appréciable. Mais en même temps, il correspondait bien à ce qu'on pouvait attendre du bras droit d'un cartel mafieux.

« Un problème avec ça ? lança le barman en continuant son travail comme s'il ne venait pas d'expliquer qu'ils avaient privé un homme de son avenir.

- Pourquoi en aurais-je un ? rétorqua Marco.

- Les pirates de Barbe Blanche ne sont pas réputés pour être sanguinaires… Tu aurais pu ne pas être spécialement d'accord avec ces méthodes…

- Je ne le suis pas. Mais ce n'est pas mon rôle de faire la police chez vous. Ce n'est pas parce que nous sommes connus pour être une famille que nous sommes des enfants de chœur, vous tous feriez bien de ne pas l'oublier. »

Ginmo eut alors un sourire qui était de nouveau bienveillant et se contenta de répondre :

« Un café ? »

Souhaitant éviter que la conversation ne se tende un peu plus, le blond accepta. Néanmoins, il ne put s'empêcher de demander juste après :

« Une raison au fait tu sembles prendre plaisir à me dire tout ça maintenant ?

- Parce que je veux que tu comprennes dans quoi tu t'embarques avant que tu ailles plus loin.

- Mon capitaine sait parfaitement se défendre, ne t'inquiète pas pour nous. Vous avez beau être la mafia de Venaler, un empereur ne va pas se laisser intimider, assura le Phénix et ne lâchant pas son interlocuteur du regard.

- Oh, je me doute que Barbe Blanche est tout à fait à même de négocier avec la patronne. Et même s'ils ne parvenaient pas à un terrain d'entente, ce serait juste une perte de possibilités pour les deux partis. Elle n'est pas du genre à créer de conflits inutiles, surtout s'ils doivent finir dans le sang. Nous avons d'autres choses à faire. En plus, il est très probable que nous soyons les perdants dans l'histoire.

- Alors pourquoi ?

- Parce que tu ne devrais pas oublier que tous les membres de la mafia de Venaler sont des monstres dans leur catégorie. Même ceux qui semblent les plus sympathiques. Ne te laisse pas charmer ou tu auras sans doute une mauvaise surprise au réveil, conseil d'ami.

- Je peux savoir de qui tu parles ? Pas besoin de paraître nébuleux.

- Oh, je pensais que c'était parfaitement clair. Si tu ne le comprends pas là, tu le comprendras bientôt. »

Il partit alors servir un client qui était arrivé quelques secondes plus tôt de manière bien commode, laissant Marco dans ses pensées. Il avait bien une petite idée de qui il pouvait s'agir à la réflexion, mais c'était impossible. Ce n'était pas parce qu'il avait déclaré un cessé le feu avec la mercenaire et qu'ils arrivaient à coopérer à peu près bien, qu'il allait se passer quoi que ce soit de plus. Il n'était pas suicidaire.

Comme si Ginmo avait perçu vers qui se tournaient ses pensées, il revint vers lui et lança :

« Erise n'est pas avec toi ? Pourtant vous êtes cul et chemise, non ?

– Pardon ?

- Pourquoi me regardes-tu comme ça ?

- Parce que je suis plutôt surpris que tu dises ça : on ne s'entend pas du tout.

– Bizarre : vous êtes tout le temps ensemble.

- C'est uniquement pour cette mission. Sinon, tu penses bien que je l'éviterais le plus possible.

- Si tu le dis… »

Ignorant le ton peu convaincu de son interlocuteur, Marco redirigea la conversation vers quelque chose qui semblait plus important : avancer dans leur plan.

« D'ailleurs, il faudrait qu'on se mette au travail. Je me demande ce qu'elle fabrique.

- Tu n'as pas vu Erise, ce matin ? s'étonna le barman. Pourtant elle squatte ta chambre non ?

- Elle avait l'air de dormir. Enfin, avec tout ce qu'elle a bu, c'est pas surprenant… mais ce n'est pas forcément le bon moment pour cuver.

– Pardon ? Elle a bu ? Comment ? s'exclama Ginmo.

- Plusieurs bouteilles de vodka ?

- Oh merde ! jura Ginmo en posant brusquement ce qu'il avait dans les mains pour se ruer à l'étage. »

Ne comprenant pas ce qui se passait, Marco le suivit dans sa course. Les quelques clients « légaux » devaient avoir l'habitude de ce genre de situation étrange puisqu'ils les ignorèrent. C'était aussi peut-être parce qu'ils savaient quand ne pas regarder.

Lorsque le blond franchit le pas de la porte de sa chambre, le second du clan du Lotus Bleu était à genoux à côté de la mercenaire. Il s'approcha rapidement.

« Hey ! Erise ! Réveille-toi ! »

Marco ne savait pas si c'était la meilleure des méthodes que de la gifler pour la faire réagir, néanmoins, c'était bien ce que faisait Ginmo à l'instant. Un liquide noir et épais coulait de son nez et à la commissure de ses lèvres.

La mercenaire plissa les yeux et ouvrit la bouche pour articuler :

« Ginmo… c'est toi ? »

Mais elle ne put pas aller plus loin puisqu'elle se pencha sur le côté pour vomir. Ce qu'elle rejetait ressemblait à une sorte d'huile visqueuse. Oui, Marco devait bien l'avouer, c'était dégueulasse. Il n'y aurait touché pour rien au monde. Ginmo releva ses cheveux blancs afin qu'ils n'entrent pas en contact avec l'immonde matière.

« Va chercher le remède. Miss Teigne doit l'avoir. Allez crache Erise, c'est bien, allez… »

Le carcajou était à côté de sa maitresse, lui aussi paniqué. Il n'avait pas l'air agressif pour une fois. Cependant, cela ne réglait pas un problème :

« Je fais comment ? »

En effet, il devait bien y avoir une astuce pour obtenir ce que l'on souhaitait sachant que le sac donnait l'impression d'être sans fin et qu'Erise avait à chaque fois tout du premier coup.

« Pense juste à ce que tu veux, elle te le donnera automatiquement ! Allez Erise ! Accroche-toi ! N'oublie pas : mauvaise herbe croît toujours ! »

À l'inverse de ce qu'il aurait pu croire, Miss Teigne ne moufta pas lorsqu'il plongea sa main dans l'ouverture. Il pensait intensément « l'antidote pour Erise ». C'était peut-être too much, mais il valait mieux ça que ne rien obtenir. Bientôt, ses doigts entrèrent en contact avec une forme. Il attrapa l'objet et sortit donc un sac en papier kraft. Il l'ouvrit et trouva une boîte en métal en forme de tube. Elle était froide. Il fit coulisser le couvercle.

Ses doigts s'enflammèrent instantanément pour le soigner en même temps qu'une vapeur blanche se diffusait dans l'atmosphère pour disparaître. De l'azote liquide. Et c'était au milieu qu'avait été positionnée une seringue.

« Bon, puisque tu l'as ouverte sans précautions, je ne vais pas pouvoir le faire. Tu vas t'en charger. Je vais te guider. Erise, eh oh ! Ne t'endors pas.

– Fatiguée… marmonna la mercenaire avant de vomir de nouveau.

- Il faut que tu mettes directement la main dedans, expliqua Ginmo à Marco. Ça ne devrait pas te poser de problème avec tes flammes. Ensuite, tu la piques au niveau du bras.

- C'est compris. Mais qu'est-ce qu'elle a, au juste ?

- Elle t'a parlé de ce qu'il s'est passé il y a vingt ans, j'imagine ?

– Oui.

- Eh bien, tu en as la manifestation sous les yeux. Lutter contre l'alcoolémie ou bien lutter contre le poison. Lorsque son corps fait les deux, forcément, il perd sur les deux tableaux et elle se retrouve dans cet état. Par chance, elle a un sacré métabolisme, cette fille… mais parfois, ça ne suffit pas. »

Un poison qui pouvait se déclencher à cause de la bibine… Il n'y avait bien qu'Erise pour avoir ça.


« Donc, ça veut dire que ce soir, on est tout seul pour infiltrer la soirée de Van Doom ?

- C'est ça…

- Ça va être cool, je le sens ! Enfin un peu d'action, d'espionnage. Dommage pour Erise, par contre. J'espère qu'elle va s'en remettre, continua Ace en s'étirant sur son siège. »

Le bureau de la chef du Lotus Bleu accueillait à cet instant presque la totalité des protagonistes de cette sombre affaire de Granite Marin. Il était assez encombré et l'absence de fenêtre n'aidait pas à le faire paraître plus grand. Pourtant, ils y rentraient tous les quatre sans soucis.

En jetant des coups d'œil à droite et à gauche, le blond ne put s'empêcher de se demander si des interrogatoires avaient été menés ici. Sans doute pas : trop peu discret.

« Ne t'en fais pas pour elle, répondit Ginmo qui avait pris une pause pour l'occasion. Il en faut plus pour la tuer.

- Oh ça oui, confirma Belelia. Bien plus. Regarde : même abandonnée sur Aquaela en pleine tempête de neige, elle a trouvé un moyen de survivre. »

En repensant sans doute à tout ce que la mercenaire avait pu lui raconter de cet épisode, elle ne put s'empêcher d'émettre un petit rire. Ce ne fut pas le cas de Marco qui avait plutôt envie de lever les yeux au ciel : cette histoire lui avait quand même mis un coup à son égo. Se faire battre par une planche… c'était inacceptable.

« Récapitulons, lança la chef du Lotus Bleu en se renfonçant dans son siège. Ce soir, vous allez chez Van Doom. On ne pourra pas vous aider directement, cependant, je vais vous donner deux Escargophones en cas d'urgence. Comme personne ne vous soupçonne de quoi que ce soit, ça devrait bien se passer.

- Le problème reste le coffre qu'il a fait installer dans son bureau, pointa Ginmo. Parce que nous comptions sur Erise pour le forcer, mais à cause de votre petite sauterie, elle est hors-jeu.

- Je peux m'en occuper, lança le plus jeune.

- Tu as déjà donné dans le cambriolage ?

– Non, pas à proprement parlé, mais quand j'étais gamin, il m'est arrivé de voler de menues choses…

- Oui, enfin là, il ne s'agit pas de rapine.

- Faites-moi confiance sur ce coup, je m'en charge.

- Okay… répondit Belelia même si elle n'était pas totalement convaincue puisqu'ils n'avaient de toute façon pas le choix.

- Je vais monter chercher le compas. Entre-temps, continua Marco à l'intention d'Ace, il faudrait que tu trouves une excuse, un personnage pour venir avec moi puisqu'à la base, Van Doom s'attendait à me voir me ramener avec ma fille. Erise a vraiment des idées de merde parfois. Souvent en fait. Très souvent. »

Alors qu'il se dirigeait vers la porte pour remonter dans sa chambre et récupérer l'objet avant que la mercenaire ne se réveille, il fut arrêté par son compagnon :

« Attends, Marco ! Qu'est-ce qu'il l'avait motivé à vous donner une invitation ? »

Le blond n'avait pas envie de s'enliser dans les détails de cette soirée tout aussi désastreuse qu'il avait passée dans la maison close de l'Aconit Violet, mais il n'eut pas d'autre choix que de répondre :

« Je lui ai tapé dans l'œil et je crois qu'il ne serait pas contre m'avoir dans son lit. »

Ces derniers jours, il se retrouvait vraiment dans des situations qui n'avaient rien à voir à d'habitude en tant que pirate. Sinon, à l'inverse de ce qu'il aurait pu penser, Ace ne s'en amusa pas. Il préféra dire d'un ton songeur :

« Erise aurait dû m'emmener à la base, alors…

- Comment ça ?

- Eh bien, j'imagine que séduire Van Doom faisait partie de son plan pour pouvoir rentrer chez lui et que c'est pour ça qu'elle t'a emmené ?

- Je crois que c'était plutôt un hasard. Je ne suis pas sûre qu'elle ait eu cette idée à la base. C'est arrivé comme ça. Une coïncidence.

– Attends, alors pour quelle raison elle t'aurait emmené avec elle dans une maison close ? »

Marco fixa du regard Ace, se rendant subitement compte à quel point cette réflexion était justifiée : ce n'était pas tous les jours qu'une femme emmenait le bras droit de Barbe Blanche dans un tel endroit… et il était très simple de sauter aux conclusions les plus basiques.

« Oublie ce que je viens de dire, continua Ace après un court instant où il en était sans doute venu à des déductions étranges et sans aucun doute erronées. »

Alors que les deux membres du Lotus Bleu se retenaient de rire face à cette situation cocasse, Marco préféra se concentrer de nouveau sur leur sujet originel :

« Okay, sinon quel est le rapport entre toi et Van Doom ?

- Je ne dis pas que ça aurait été un plaisir, mais ça m'aurait peut-être mis moins inconfortable que toi.

- Mais pourquoi ?

- Parce que je suis gay, tout simplement.

- Pardon ? s'exclama le blond.

- Tu ne t'en doutais pas ? s'étonna son interlocuteur. »

C'est vrai qu'à la réflexion, Marco n'avait jamais vu le brun avec une femme lors des escales que l'équipage pouvait faire. Cependant, il ne s'était jamais penché plus sur ce fait : ce n'était pas ses affaires. Contrairement à une partie de ses frères, il respectait la vie privée des autres. Et le sujet n'était jamais venu sur le tapis, tout du moins en sa présence.

« Non, non. Je n'y avais jamais prêté attention.

– Bon bah maintenant, tu es au courant. Enfin Erise le savait déjà donc ça aurait été très clairement une meilleure option… »

Alors d'abord il apprenait des nouveautés sur son camarade qui sortaient un peu de nulle part. Mais en plus, une parfaite étrangère le savait avant lui. Il fallait dire qu'elle était du genre fouineuse… Cependant, cela ne l'empêcha pas de se figer de nouveau sur place :

« Comment ça, "elle le savait" ?

- Elle me l'a demandé.

– Quoi ?

- Oui, elle m'a juste abordé de but en blanc pour me dire : "t'aimes les mecs ?". Je crois qu'elle voulait voir si elle ne pouvait pas créer un service de rencontres, sous réserve de monnaie sonnante et trébuchante. Je pense même qu'elle a écrit un truc un peu bizarre sur nous deux. Moi je m'en moque, tant qu'elle ne me la montre jamais… rit-il comme si de rien n'était. »

À l'inverse, le Phénix avait buggé. Non, clairement, cette nouvelle information avait fait une surcharge dans son système. Ace était gay et Erise le savait. Et surtout, il était au courant pour les petites expérimentations littéraires de la mercenaire. Cela voulait dire que…

« Pourquoi tu me regardes comme ça ? ça ne change rien, tu sais…

- Mais non, ce n'est pas à propos de toi, c'est pour autre chose… »

Marco fulminait intérieurement. Il y en avait une qui allait dormir dans le couloir ou au mieux sur le parquet. Il ne put d'ailleurs s'empêcher de lancer d'un ton sans appel :

« La connasse ! »


Alors entre nous, comme je l'ai dit au début, je n'aime pas du tout ce chapitre, mais j'adore la chute. Oui, j'aime cette chute.