Adenoide : merci beaucoup ! Par moment, quand je me relis, je me demande comment j'ai pu penser à ça... ou oser écire ça... Normalement, il n'y a plus Aucune faute !

Lunicorne : et oui les vacances sont terminées et je n'avais pas internet sous le soleil d'Espagne ! Enfin, triste de reprendre l'école mais contente de pouvoir vous remettre la suite !

Neverland : alors voici la suite !

Kirin-Tenshi : merci beaucoup, tes reviews me font toujours autant plaisir !

Bonne lecture à tous et à toutes ! Heureuse d'être de retour parmi vous !

D'ailleurs, je me fais de la pub pour ma prochaine fic : "la veela attitude" (bref, couple Harry/Drago et le reste facile à deviner, en espérant qu'elle ne ressemble en rien à une autre à part le concept de base, j'ai déjà écrit les 6 premiers chapitres depuis juillet !)

59 – Campagne épuisante

Cela faisait trois jours que la course aux élections faisait rage. Trois jours que Harry rentrait en coup de vent à l'appartement. Trois jours que Sévérus ruminait du noir et maudissait son côté compagnon pour avoir laissé Harry continuer cette campagne. Trois jours où Sévérus pouvait enfin faire toutes ses potions et les potions demandées à droite et à gauche. Trois jours que Harry rendait visite avec Arthur Weasley à diverses associations. Trois jours où le calice faisait ce qu'il aimait mais qui commençait à fatiguer.

- Ah te voilà enfin ! s'exclama Sévérus alors que Harry rentrait et qu'il était déjà minuit passé.

- Bonjour, dit Harry en baillant et en commençant à se diriger directement vers la chambre en traînant des pieds.

Sévérus commençait sérieusement à s'inquiéter. Son calice devenait aussi pâle que lui et il tenait de moins en moins sur ses jambes. De plus, depuis hier matin, il n'avait pas pu prendre sa ration de sang et ce n'était certainement pas aujourd'hui qu'il l'aurait au vue de l'état de fatigue de Harry. Le vampire alla dans sa chambre pour passer un peu de temps avec Harry. Néanmoins, le calice était déjà endormi avec encore tous ces vêtements. Sévérus le déshabilla et le regarda donc dormir.

Le lendemain matin, à peine Harry fut-il réveillé que ce dernier avait pris un pain au chocolat et s'apprêtait à partir.

- Harry ! lança Sévérus, restes un peu, et manges !

- Mais, je mange, dit Harry en engouffrant son pain au chocolat, aujourd'hui, on va discuter du problème « créatures magiques ». Je te laisse !

- Attends Harry, dit sérieusement Sévérus en lui empoignant le bras, je ne savais pas qu'il y avait un problème pour les créatures.

- Moi non plus, répondit Harry en souriant, mais, justement Mr Weasley veut qu'on fasse en sorte qu'il n'y en ait plus.

- Harry… soupira Sévérus, tu dois te reposer, dormir, manger et…

- Je n'ai vraiment pas le temps aujourd'hui, murmura Harry, et je suis encore en retard…

- M'en fiche, dit Sévérus un peu boudeur, bon, ce soir, tu rentres quand ?

- Euh…

- Ok, alors restes au Terrier. Oui, tu perds presque une heure pour rentrer ici, alors ça te fera une heure de plus pour dormir, ajouta Sévérus en voyant le regard surpris de Harry.

- Mais, et pour toi. Hier, je me suis endormi avant de te donner du sang, protesta Harry.

- Je peux attendre, répondit Sévérus qui reçut alors un baiser tendre et passionné de la part de son calice qui partait.

Deux jours plus tard, Sévérus alla voir Drago au manoir Malefoy.

- Bonjour Sévérus, dit Mme Malefoy, comment vas-tu ? Tu viens voir Drago ? Il y a un problème ?

- Bonjour, bien, oui et non, répondit Sévérus à chaque question de Narcissa.

Quelques minutes plus tard, Drago Malefoy entra dans le salon où sa mère avait laissé Sévérus.

- Bonjour parrain ! lança Drago heureux de le voir.

- Bonjour Drago, répondit Sévérus en gardant un ton « enjoué ».

- Tu n'as pas l'air d'aller bien, je me trompe ? C'est à cause de Harry ? s'inquiéta Drago, je sais que ça fait deux jours qu'il n'est pas rentré et qu'il dort chez les Weasley.

- Oui, dit Sévérus en se frottant le front, comment va-t-il ?

- Bien.

- Drago…

- Il ne t'écrit pas ? demanda Drago surpris.

- Si, mais ces lettres font deux lignes, et c'est pour ça que je veux savoir comment ça se passe là-bas ?

- Deux lignes ? Pourtant, les gryffondors écrivent beaucoup, non ? lança Drago.

- C'est bien pour ça que je m'inquiète encore plus, alors j'attends de mon filleul qu'il me réponde objectivement et sincèrement, dit sérieusement Sévérus.

- Il va. Il peut aller mieux, dit Drago en se tortillant sur le canapé, en fait, il a beaucoup de travail. Il adore se mêler de tout. Arthur et lui commencent dès le réveil et se couchent très tard, vers les deux heures du mat'. Molly amène bien sûr de la nourriture, mais soit, Harry grignote, soit il n'a pas le temps et file pour une autre réunion au ministère. Et quand ils ne sont pas au Terrier et que je suis là, je les voie toujours travailler, travailler, travailler. En fait, si je ne connaissais pas Harry, j'aurais pu le mettre chez les Serdaigles. Néanmoins, il aime ça parce qu'il garde toujours le sourire. A mon avis, il utilise des sorts anti-fatigues et… …

- Et quoi ? demanda Sévérus de plus en plus inquiet, Drago, je t'en prie. Et ?

- Et… dit Drago en hésitant encore, et je le soupçonne de prendre des potions revitalisantes, anti-fatigues, anti-mangers. Bref, des potions pour le requinquer.

- Par Merlin ! soupira Sévérus, il faut que je le ramène.

- Oui, certainement.

- Mais, je ne peux pas, reprit Sévérus.

- Pourquoi ?

- Parce que, pour une fois, il fait ce qu'il a eu envie de faire, ajouta Sévérus comme si c'était évident, ça va durer encore combien de temps ?

- A ce rythme… mmm, voyons, moins d'une semaine, dit Drago en réfléchissant, ensuite, ça ralentira très nettement, et dans trois semaines, ce sera les élections.

- Moins d'une semaine…

- Et toi, tu tiendras le coup ? demanda Drago inquiet pour son parrain.

- De toute façon, dans deux jours, campagne ou pas, c'est dimanche et je le ramène à l'appartement, reprit Sévérus, bon, je dois y aller, j'ai encore pas mal de potions à faire. Merci Drago.

- Au revoir parrain, et à bientôt ! répondit Drago.

Dernier jour avant que Harry ne retrouve enfin les bras sécurisants et salutaires de Sévérus. La foule scandait encore une fois le nouveau slogan alors que le meeting entre Fudge et Weasley se préparait : « Weasley au Pouvoir

Fudge à l'Abattoir ! »

" Quelle folle semaine ! Je crois que j'ai vraiment besoin de faire un break… J'espère que Sévé… "

Les aurors se précipitèrent vers Harry, Arthur se retourna alors, et vit Harry, allongé, à terre, inconscient.

"" Harry ! ""

Alors que les aurors commencèrent à soulever Harry toujours inconscient, une chauve-souris arriva comme une flèche sur l'estrade et se retransforma en professeur de potion. Celui-ci blanchit et prit lui-même Harry dans ses bras.

- Que s'est-il passé ? grogna la vampire mort d'inquiétude, je croyais que vous deviez veiller sur lui ?

- Il s'est écroulé de lui-même, répondit un auror qui s'était écarté du vampire furieux, il… il…

- Il quoi ? s'exclama Sévérus perdant patience.

- Il doit être tombé de fatigue, dit tout bas l'auror.

- Sévérus, je…

- Tais-toi Arthur ! coupa de façon sèche Sévérus, je l'emmène à l'appartement, continue Ta campagne tout seul, il ne bougera plus de l'appartement !

- Désolé Sévérus, Harry, murmura Arthur alors que le couple était déjà parti.

Une fois arrivés dans l'appartement, Sévérus allongea Harry sur leur lit et lui fit prendre une potion pour le réveiller.

- Sévérus, murmura Harry.

- Chut, ordonna Sévérus, tu es tombé et tu es maintenant à l'appartement.

Harry ferma les yeux et soupira.

- Tu vas rester ici maintenant, ajouta Sévérus, et avant que tu n'ajoutes quoique ce soit, je te ferais remarquer que tu n'as pas respecté ce que je t'ai dit. Si j'ai accepté que tu ne rentres pas à la maison, c'était pour te permettre de te reposer un peu plus. Or, tu n'en as rien fait, et pire, tu as travaillé encore plus. Toi et Ron vous pouvez parler de Hermione ! Mais là, tu as fait bien pire qu'elle. Te rends-tu compte que tu t'es évanouis ! De plus, je ne peux même pas te donner des potions car sinon tu y seras dépendant parce que tu as déjà pris des potions toute cette semaine. Harry ! J'ai failli mourir sur place en te sentant partir dans le lien !

- Désolé Sévérus, murmura Harry en mettant son doigt sur sa bouche, je suis content de te voir. Oui, tellement content… tu m'as manqué…

Harry s'endormit, bercé par les bras de Sévérus.

"" Oui, toi aussi tu m'as manqué, il n'empêche que tu as été encore une fois plus qu'inconscient ! Et je veillerai à que ça ne t'arrive plus jamais ! ""

Harry dormit très longtemps, près de vingt-quatre heures. Dès qu'il se réveilla, Sévérus lui apporta de la nourriture.

- Il y en a au moins pour un régiment ! s'exclama Harry ayant repris des forces.

- Et toi, tu as perdu plus de dix kilos, alors tais-toi et manges ! dit Sévérus en reprenant son calice dans les bras, ensuite, tu pourras dormir.

" Je m'en veux tellement… Et Sévérus qui n'a rien bu depuis une semaine… "

- Non, Harry, tu m'arrêtes tout de suite ce sentiment, il est horrible dans le lien, dit Sévérus qui avait eu le temps de se calmer, tu as… tu as été juste emporté par toute cette campagne, c'est tout.

- Merci, dit Harry entre deux bouchées de frites, tu sais je suis assez en forme pour que tu puisses te nourrir.

- On verra ça demain, dit sérieusement Sévérus, sinon, je ne sais pas si tu es au courant, mais Blaise est devenu le calice de Marcus.

- Vrai ? dit Harry heureux pour Marcus, dire que j'ai raté ça…

- Je ne crois pas qu'un jour tu verras une union calice-vampire autre que la notre, dit Sévérus en souriant, c'est un acte très personnel.

Harry rougit et maudit intérieurement Sévérus de toujours se moquer de lui ainsi.

- C'est bon d'être ici, murmura Harry avant de se rendormir.

Sévérus sourit. Après tout, son calice était revenu et son état n'était pas aussi critique que ça. Heureusement qu'il était calice ! De plus, il n'aurait pas à argumenter pour que Harry reste enfermé dans l'appartement, ou même la chambre pendant une semaine.

Cela faisait trois jours que Harry n'avait pas quitté l'appartement. Il reprenait des forces et du poids.

Puis, Molly Weasley arriva aux portes de Poudlard.

- Mme Weasley ! lança le directeur, comment allez-vous et que me vaut le plaisir de vous voir ?

- Bonjour Mr le directeur, je suis venu voir Harry, répondit Molly avec son panier de victuailles, je peux entrer ?

- Je… je ne suis pas sûr que… dit le directeur, bah, vous verrez avec Sévérus, ajouta joyeusement Albus en voyant le regard déterminé de la femme du « futur » premier ministre.

- J'y vais de ce pas alors, dit Molly en s'engouffrant dans les cachots.

Quelques minutes plus tard, un Sévérus assez mécontent qu'on le dérange ouvra la porte en grand.

- Mo… Molly ? Qu'est-ce que vous faîtes là ? demanda Sévérus plus que surpris et qui fronça les sourcils en voyant le panier.

- Bonjour Sévérus, dit Molly qui ne se démontait pas, Harry est là ?

- Où voulez-vous qu'il soit ? lança Sévérus.

- Hum… dit Molly en se grattant la gorge et en forçant l'entrée, je… je m'excuse.

- Ce n'est pas à vous de le faire, dit Sévérus, et d'ailleurs, Arthur s'est déjà excusé. Et enfin, Harry est assez grand pour s'occuper de lui-même… Enfin, c'est ce que je pensais. Mais, j'ai réglé le problème.

- Comment ? demanda Mme Weasley.

Sévérus ouvra de nouveau la porte et fit le signe à Molly de sortir.

- Comme ça, dit Sévérus.

- Non merci, ajouta Molly, bon, je peux voir Harry ?

- Non, il a besoin de repos.

- Et de nourriture.

- Et je le nourris, répliqua Sévérus, je sais très bien m'occuper de lui.

- Et moi aussi je peux m'occuper de lui, ajouta Molly en s'approchant de la chambre.

- Vous n'en avez pas besoin. Et vous n'avez aucune raison de le faire puisque moi je suis là, dit Sévérus d'une voix posée.

- Je peux vous décharger.

- Je ne prends pas Harry pour une charge.

Dans un mouvement très vif, Molly Weasley ouvra légèrement la porte de la chambre où Harry dormait. Porte qui se referma aussitôt grâce à la pression du vampire.

- Vous avez bien vu, il dort ! Et il a besoin de repos, dit Sévérus en commençant à serrer son poing, je vous prierais de partir maintenant. Je crois que vous avez assez abusé… de ma… patience.

Mme Weasley recula légèrement en entendant clairement la menace dans le ton de la voix du professeur de potion et en voyant la tension dans les épaules de ce dernier.

- Pourriez-vous alors donner ce panier à Harry ? demanda Molly en partant, ce sont des petits gâteaux maison, il y a aussi des lettres de Ron et Hermione, et des magazines…

- Merci Molly, j'ai compris, je les lui donnerai, dit Sévérus, et au revoir.

- A bientôt, lança Molly en repartant un peu dépité.

- Adieu, murmura Sévérus en fermant la porte.

"" Par Merlin ! Jamais tranquille ! ""

- Sévérus…

Sévérus se lança alors dans la chambre où son calice l'avait appelé.

- Qui c'était ? demanda Harry bien réveillé.

- Qui ça ? demanda Sévérus innocemment.

- Pas de ça avec moi Sévérus, dit Harry, il y avait quelqu'un, je le sais, alors ? Qui plus est, tu m'enfermes ici, et je ne me plains pas parce que je suis très bien comme ça. Néanmoins, je ne tiens pas à être coupé du monde, alors ?

- Molly, cracha Sévérus un peu honteux de son comportement sur-protecteur.

- Ah… bon, tu vois quand tu veux, tu peux être a… do… ra… ble, ajouta Harry en détachant bien toutes les syllabes et en tendant les bras réclamant ainsi un câlin.

"" Il ne changera jamais. Ah ! Ces gryffondors ! ""

- Sinon, elle t'a ramené un panier garni, ajouta Sévérus en embrassant Harry.

- Très intéressant, dit Harry sur un air du « je m'en fiches totalement » et en invitant Sévérus à aller plus loin que le simple baiser.

- Je savais bien que c'était une pure perte de temps d'aller ouvrir, murmura Sévérus en enlevant magiquement ses habits et en rejoignant Harry sous les couvertures.

Alors que le couple s'abonnait au plaisir total, au Terrier, le plaisir était une notion inconnue au bataillon.

- Alors… s'hasarda à dire Arthur.

- ALORS ! s'exclama Molly, il ose me demander alors ! Je l'ai A PEINE entraperçu !

- Comment va-t-il ? demanda Ron qui passait par là pour prendre des gâteaux.

- Il doit… aller mieux, en tout cas, il avait l'air reposé et serein, ajouta Molly, non mais ! Toi ! s'exclama-t-elle de nouveau en pointant son doigt vers Arthur, que je ne t'y reprennes plus à jouer avec la vie d'un de nos fils !

- Mais…

- Dire que je me suis fait jeté par Sévérus ! N'ajoutes rien ! C'est de TA faute si je ne peux même pas aider Harry ! Le pauvre…

- Mais… essaya de dire Arthur.

- Oh, tais-toi ! ajouta Molly en se dirigeant dans sa cuisine.

- Mais, Sévérus doit bien s'occuper de lui, non ? murmura Arthur alors qu'il était seul.

60 – Campagne extraordinaire

- Alors ? demanda Harry à son compagnon qui lisait une lettre.

- Mmm… Arthur prend une position ferme sur les créatures, et il a prévu de les voir toutes ensembles pour leurs faire part de ses prédispositions, dit Sévérus.

" Je ne peux pas manquer ça, en plus, je pourrais voir tout un autre monde ! "

- Dis, Sévérus…

- Inutile de me demander pour se déplacer parce que nous ne nous déplacerons pas, ajouta Sévérus, ils viennent à nous. Apparemment, tu es l'un des fervents défenseurs des droits pour les créatures, tel que les vampires. Je te remercie de penser à nous. Bref, Arthur et Albus les accueillent ici même, à Poudlard, pour que tu puisses assister à la grande réunion.

- Quand ? demanda Harry tout excité.

- Caches ta joie, murmura Sévérus plus pour lui-même, ce week-end, ajouta-t-il plus fortement.

- Géant ! souffla Harry en reprenant de la nourriture.

"" Si tu le dis… ""

Quelques heures plus tard, un vol de chauve-souris entra dans l'appartement.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry craignant le pire.

- On se partage le travail ? proposa Sévérus, je prends le parchemin officiel et apparemment mortellement long et tu prends ceux de Daniel et de Blaise.

- Ok.

- Alors ? demanda Sévérus dont le regard s'était assombri tout au long de sa lecture.

- Stick, Daniel, Marcus et Blaise viennent à Poudlard pour la réunion extraordinaire ! lança Harry heureux de retrouver les calices et surtout heureux de pouvoir avoir des nouvelles, et toi ?

- Aussi mauvais que toi, répondit Sévérus, Victor et la cousine de Daniel viennent ici, ils ont reçu une invitation de la part de Mr Weasley, et il a hâte de voir où on habite.

- Mais, c'est bien, non ?

- L'appartement n'est pas prêt d'être désempli, ajouta Sévérus, c'est toujours bien ?

- Euh… on verra bien…

- Bien, dans ce cas, j'en profiterai peut-être pour voir notre cher avocat, ajouta Sévérus.

- Je ne crois pas que Victor apprécierait si tu t'enfuyais alors qu'il te rend visite, dit Harry.

- Ne t'inquiètes pas.

"" Je ferai venir Mr Vantardé tout simplement à Poudlard, et donc, je serai obligé de le voir, et bien entendu, seul à seul. Puisque Harry a l'air heureux de leurs visites, il sera heureux de leur tenir compagnie… ""

Week-end extraordinaire.

Des dizaines de délégations commencèrent à arriver à Poudlard, et Harry, qui était sorti pour la première fois depuis son évanouissement, assista aux présentations officielles au côté de Sévérus, de Arthur et de la famille Weasley.

- Incroyable ! murmura Ron subjugué, tu te rends compte ! Toutes ces créatures…

- … maintenant, on les voit en vrai ! continua Hermione, j'espère pouvoir discuter avec eux pour en apprendre plus sur leurs coutumes !

- Alors bonnes études Hermione ! ajouta Harry, moi, je vais juste profiter du week-end !

- De toute façon, Harry a déjà un temps d'avance sur toi Hermione, ajouta Ron pour la taquiner, bah oui, Harry connaît bien les clans de vampires, non ?

- C'est vrai ! souffla Hermione.

- Merci Ron, maintenant, elle ne va pas me lâcher et elle va même me donner des devoirs ! murmura Harry à l'oreille de Ron.

- Désolé vieux ! Mais, depuis la fin des examens, elle est pire qu'avant, elle attend les notes, ajouta Ron.

- C'est bien parce que tu es mon meilleur ami, finit par dire Harry en continuant de regarder les gens arriver.

" Des centaures, des elfes, des loups-garous, des créatures de la forêt… incroyable… Tiens, Victor et des personnes du clan… Ah voilà Daniel ! Et… tiens, tiens, Marcus a l'air d'être très très proche de Blaise… Evidemment, il fallait que Malefoy arrive en même temps que les grands invités ! Ah, Rémus est là aussi… attends, il est dans un clan ? Pourquoi ne m'en a-t-il jamais parlé ? Ouais, il n'a pas l'air vraiment heureux d'être avec eux. Ah pourquoi faut-il que les gens que j'aime n'aiment pas leurs clans ! Il y a aussi d'autres clans de vampires ! Mmm, je sens que ce week-end va être mémorable… "

"" Harry est tellement excité que je vais devoir rester ici jusqu'au bout… Oui, oui, moi aussi je suis très content de te voir Victor… ""

Quelques temps plus tard, Harry et ses amis se retrouvèrent entourés du clan Victorusien avec un Daniel broyant du noir, prit entre son compagnon et sa cousine n'arrêtant pas de jacasser.

- Ils sont toujours comme ça ? demanda Blaise à Harry en pointant le quatuor.

- Je ne sais pas… après tout, toi, ça fait une semaine que tu es au clan, dit Harry sur un coquin.

- Mmm… que répondre à cela Blaise ! murmura Marcus en souriant.

- Voyons voir… ah oui ! Il y avait beaucoup plus de choses intéressantes là où je me trouvais, répondit Blaise, mais au fait, Harry, et toi ? Drago m'a offert un petit topo tout à l'heure…

- Très intéressant aussi, ajouta Harry en jetant un œil vers Sévérus.

Tout à coup, un autre chef vampirique arriva dans la grande salle et jeta un regard moqueur envers le clan de Victor. D'ailleurs, à l'annonce de l'arrivée de l'autre groupe, les 3 guerriers vampiriques s'étaient tendus. Et chaque calicier gardait un œil précieux sur leur calice tandis que les autres s'approchaient.

- Si ça tourne mal, vous rejoignez tout de suite mes appartements, et tu prends ta cousine au passage Daniel, ajouta Sévérus en poussant les calices derrière « l'ennemi ».

Victor hocha la tête en signe d'accord.

- Bonjour Victor, lança le chef vampirique.

- Tu oublies mon Titre, répondit fièrement Victor.

- Un titre ? Mmm… mais de quoi veux-tu parler ? C'est toi qui oublie mon titre, Victor, ajouta le vampire en appuyant bien sur le prénom, après tout, je suis bien plus fort que toi maintenant.

- Maintenant ? demanda Victor.

- Oui, maintenant que tu n'es devenu qu'un pauvre calicier.

Tout à coup, Sévérus, Marcus et Stick se placèrent aux côtés de Victor.

- C'est étrange, tu ne trouves pas Marcus ? dit Stick sur un air amusé.

- Oui, je trouve aussi, répondit Marcus.

- De quoi parlez-vous ? exigea le chef de l'autre clan en sachant qu'on se moquait ouvertement de lui.

- De quoi parle-t-on Marcus ? demanda Stick.

- Je ne sais pas… et toi, Stick, tu le sais… Sévérus, peut-être ? ajouta Marcus en voyant Stick hausser les épaules.

- Je crois… dit Sévérus amusé de la situation.

- Par la déesse de Sang ! jura le chef, si vous…

- Ttt, dit enfin Victor, la déesse de Sang ne peut pas être avec toi. Voyons Sévérus, tu sais bien que ces vampires n'ont pas la réputation d'être de vrais lumières ! Leur territoire ne fait que le tiers du nôtre…

- Oui… chef, ajouta Sévérus pour la forme, en fait, il est étrange qu'en tant que caliciers, nous vous faisons peurs à ce point. Vous ne trouvez pas ?

- Espè…

- Allons, allons, vampires ! dit un guerrier vampirique, ne le niez pas, dès que ces trois caliciers se sont approchés, vous avez reculé d'un pas. Et puis, vous avez aussi peur de notre chef sinon vous n'auriez pas gardé une épée de distance entre le chef et vous.

Sur ce, l'autre clan se retira tandis que les gens proches des deux groupes reprirent leur souffle.

- C'était peut-être un peu dangereux de rassembler tout le monde ici, ajouta un auror à l'oreille de Arthur et de Maugrey.

- Mais non, mais non, dit Arthur pour se convaincre lui-même, bon nous allons pouvoir commencer. Que chacun prenne place ! Bonjour à vous tous ! Vous vous demandez sûrement quelles sont mes motivations… Et bien, vous vivez ici, et pour la plupart, vous n'avez aucun droit de regard sur la situation.

- Oui, mais, nous ne voulons pas non plus qu'un sorcier se mêle de nos affaires, murmura un elfe.

- Je ne vous propose pas de diriger ensemble, mais, nous pouvons au moins ouvrir un dialogue, du moins dans un premier temps. De plus, les loups-garous sont des sorciers, et pourtant, les lois sont contre vous, je veux changer ceci… Et je le pourrais si vous votez pour moi.

- Mais, nous n'avons pas la possibilité de voter ! s'exclama un gobelin.

- Et pourquoi pas ? ajouta Arthur en abattant sa première carte, après tout, le vote du ministre se fait par signature magique. Vous avez vos propres pouvoirs, non ? Alors, qui vous en empêche !

Un brouhaha se fit entendre. Au bout de quelques heures, tous les partis et toutes les discussions étaient partis dans une situation non maîtrisée.

Beaucoup de personnes critiquèrent les autres clans alors que Arthur continuait à discuter.

Les loups ont eu du mal à se rapprocher des vampires pour le repas du soir et les elfes souhaitèrent ne pas interférer parmi tous les clans et toutes les races, ils voulaient juste être libres. Les centaures, eux étaient là en réalité par pure curiosité. Comme ils dénigrent un peu beaucoup les humains ce fut assez explosif avec la sécurité présente composée d'aurors.

Bref, à la fin de la journée, toutes les créatures furent d'accords sur un point : le ministère était débile, néanmoins, ils voulurent bien accorder un certain crédit de confiance à Arthur qui semblait très loufoque pour un sorcier.

- Bien sûr qu'il l'est, il est fan des moldus ! lança Drago à ses camarades présents.

Bref, personne ne souhaita rester plus longtemps, à part le clan de Sévérus et repartit chez eux.

- Enfin ! lâcha Maugrey Fol'œil qui avait gardé une vigilance constante sur les invités.

- Je crois que ça a été positif, dit Arthur assez enjoué.

- Oui, après tout, il n'y aucun mort dans aucun des camps présents, dit Bill qui était venu avec les gobelins.

- Bien parlé, mon fils ! dit Arthur, bon je crois qu'il est temps de rentrer au Terrier, ta mère va me tuer… Il est déjà 22 heures passé !

- Tu avais dit quelle heure ? demanda Ron.

Au lieu de répondre, le futur premier ministre s'en alla très vite en dehors de Poudlard pour transplaner. Vite suivi par ses fils.

- Alors, Sévérus ? demanda Victor, j'espère que tu as prévu un endroit pour nous accueillir.

- Bien sûr, dit Sévérus en prenant son masque froid pour les évènements cérémonieux, le directeur a réaménagé les dortoirs des Serpentards.

- Nous te suivons, répondit le chef heureux de voir que Sévérus s'était un peu assagi, il y a encore peu de temps, tu m'aurais dit que le directeur refusait de nous laisser dormir dans Poudlard, pensa Victor.