note : Alors alors ... Salut ! Ca va ? De mon côté, je suis vivante. Je ne peux pas en dire autant de mon ordinateur : il est décédé. Dans ce genre de cas, je perd toutes mes petites habitudes et patatra les publications. Mais de temps en temps, je reçois une review qui relance la machine. J'ai eu une review dans ce genre ... et me re-voilà. J'ai corrigé vite fait ce chapitre ... j'espère qu'il est lisible ... Vous me direz ce que vous en pensez ? A bientôt !

Chapitre 28 : le sang

Harry Potter est-il un sang-pur ?

Pour Harry cette question était ridicule mais surtout hors de propos. Lorsqu'il se battait pour les centaures, personne ne le soupçonnait d'être un centaure. Tout le monde semblait comprendre qu'il se battait pour les centaures parce que c'était la meilleure chose à faire pour l'intégrité de la magie. Lorsqu'il se battait pour le gobelin, il n'y avait pas davantage de problème. Tout le monde comprenait bien qu'il était un sorcier mais qu'il abordait le problème de l'intégrité magique d'une façon globale. Bien-sûr, ça ne plaisait pas à tout le monde qu'il ait ce type d'intention. Pour beaucoup, les centaures auraient pu être réduit en esclavage, comme les elfes de maison, pour servir comme des bêtes de sommes, ça aurait été très bien. Alors leur offrir des terres, des droits, des traités commerciaux ... Ca n'avait aucun sens, néanmoins, même les plus hostiles comprenaient qu'il agissait en faveur de l'intégrité magique.

Harry Potter est-il un sang-pur ?

Cette question réduisait tout ses actes à un statut de naissance. Et cette question, elle ne sortait pas de n'importe où ... Il aurait pu s'y attendre, l'avait même sermonné Rowena. Le problème, c'était Voldemort en réalité. Voldemort avait construit sa politique sur un clivage de société agrémenté de choc des cultures. La culture moldus d'un côté qui s'insinuait grandement dans la vie des sorciers au travers de tout ces nés moldus qui développaient des pouvoirs magique. La culture ancestrale des sorciers, de l'autre, qui pouvait se représenter sous les traits des sang-purs. L'aristocratie sorcière.

Voldemort avait attiré les jeunes Sang-Pur dans ses filets avec milles promesses de reconnaissances et de gloires. Alors bien-sûr, si Harry voulait sauver tout ces futurs mangemorts, s'il voulait les aider, il se retrouvait à aider un certain nombre de sang-pur. En le faisant, il sauvait des centaines et des centaines de né-moldus, de cracmols et de sang-mêlé. Mais cet effet était invisible. Il n'y avait pas un compteur de vie sauvée. S'il y en avait eu un, personne n'aurait osé formuler cette question lourde de sous-entendu.

Harry Potter est-il un sang-pur ?

Parce que, comprenez-bien, si Harry Potter était un sang-pur, alors ses actes pourraient s'expliquer d'une façon tout à fait pragmatique. Il sauvait sa culture. Il sauvait sa famille également au travers de tout ces futurs criminels qu'il n'envoyait pas à Azkaban. Si Harry Potter était un sang-pur, peut-être qu'il voulait une politique semblable à celle proposée par vous-savez-qui car après tout, quand on reprenait les promesses du Seigneur des Ténèbres et bien, le jeune Potter comblait bien des attentes. Vous-savez-qui avait assuré vouloir un meilleur enseignement des cultures magiques. Harry Potter l'avait fait. Vous-savez-qui voulait que l'on reconnaisse ces sorciers ! Harry Potter avait fait posé des plaques commémoratives au nom d'Abraxas Malefoy !

Alors ... certains disaient que la question était légitime. On soulignait ses rapports obscurs avec le fils Malefoy. Entretenaient-ils un lien d'amitié ? Ou étaient-ils plus proches encore ? Certains speculaient sur le fait que le jeune Lucius ait réussi un tour de maître, celui de devenir le conseiller attitré du voyageur. Toute les décisions, c'était peut-être lui qui les prenait et alors, si Harry Potter n'était pas un sang-pur, ses actes s'expliquaient au moins par la présence de Lucius. Lui, c'était un sang-pur, sans le moindre doute. Si c'était lui qui décidait, alors tout s'expliquait.

Harry Potter est-il un sang-pur ?

Et puis, s'il ne l'était pas ? Pourquoi refuser de répondre à cette simple question. C'était comme cette histoire étrange, il aurait suivi sa scolarité à Poudlard d'après les informations qu'ils avaient eu mais il refusait catégoriquement d'indiquer dans quelle maison il avait été réparti. Etait-ce parce qu'il faisait parti de l'élite de Serpentard ? Harry Potter était-il un sang-pur de Serpentard ? Peut-être même un descendant de Salazar !

Si ce n'était pas ça, ça devait être encore pire sinon pourquoi se taire ? Les anciens étudiants de l'illustre école de Poudlard étaient tous très fier d'afficher leurs couleurs. Quand aux statuts de sang, ce n'était pas forcément très glorieux mais jamais ainsi caché ! Potter leur devait des réponses affirmaient des membres du ministère de la magie comme des journalistes comme des passants dans la rue.

Ils n'étaient pas les seuls à se poser des questions. Dans la salle d'entraînement, un jour le sujet revient sur la table. Au faites Harry, c'était quoi ta maison ? La question pouvait sembler totalement innocente. Elle ne l'était pas. Un autre avait ajouté à mi-voix, presque comme s'il avait peur d'être entendu : et tu es un sang-pur comme James ? Qu'est-ce qu'il était censé répondre ?

Il avait soupiré et s'était affalé au milieu des poufs, pas loin d'un Lucius qui paraissait toujours très étrange dans le paysage malgré sa présence quasi-habituelle.

- Lucius est un sang-pur. Et il a étudié à Serpentard. Imaginons que demain, je lui passe le flambeau. Ce sera à lui de sauver l'intégrité de la magie. Est-ce que vous vous sentiriez tous représentés ? Est-ce vous ne vous demanderiez pas régulièrement s'il agit pour tout le monde ou uniquement pour les serpentards ? Pour tout le monde ou juste dans l'intérêt des sang-purs ?

Harry s'arrêta et passa une main épuisée dans ses cheveux qui se rebellèrent davantage encore.

- Et si au contraire, j'étais un Poufsouffle ? Alors on m'accuserait d'être trop mièvre ? Pas assez ferme ? On dirait que si les prisons ne sont pas remplies c'est parce que je n'en ai pas le courage ? Si j'étais un Gryffondor ou un Serdaigle se serait quoi ? ...

Les étudiants se regardèrent les uns les autres comprenant que dans tout les cas, le comportement de Harry serait analysé à travers un filtre, celui de sa maison et de son statut de sang. En refusant de le donner, Harry restait une personne qui faisait des choix parce qu'elle faisait ces choix là. Point final.

- Alors on ne sera jamais ?, demanda l'un des plus petits.

- Oh si. Je vous ai donné la réponse. Je suis un Serdaigle. Je suis un Poufsouffle. Je suis un Gryffondor. Je suis un Serpentard. Je suis un étudiant de Poudlard. Je suis un Sang-Pur. Je suis un Sang-Mêlé. Je suis un né-moldus. Je suis un moldus. Et même si ça semble moins crédible. Je suis un centaure. Je suis un loup-garou. Je suis un gobelin. Je suis ... Tout ce que je dois être pour défendre la magie.

Harry eut un sourire triste en se rendant compte que nier sa maison, d'une certaine façon, ne le dérangeait pas. Ça ne le dérangeait plus du tout. Parce qu'il était vraiment devenu un Serdaigle à travers les enseignements de Rowena. Il était vraiment devenu un Poufsouffle en apprenant à faire passer les autres avant tout et à s'occuper d'eux. Il était devenu, pleinement, le serpentard qu'il avait toujours été en acceptant les plans et les combines, les magouilles et la politique. En acceptant que l'humain ne soit pas juste des caricatures d'eux-même, droit dans leurs bottes et le menton haut.

- Les journaux continueront de demander ..., nota Lucius tout doucement comme à chaque fois qu'il osait prendre la parole devant Harry.

- Je suppose que c'est bon signe. Ça veut dire qu'ils n'ont pas des listes de morts à déplorer ou d'attaques à raconter.

Il avait malheureusement raisons. Les questions sur son statut de sang ne se posèrent plus lorsque Voldemort fit un massacre. Les journaux ne savaient même pas quoi titrer. Là, une édition spéciale affichait juste une page toute noire, sans le moindre titre en couverture. Ici, une autre édition avait noté "consternation", une autre parlait "d'horreur". Que dire de plus ?

Voldemort avait attaqué Sainte Mangouste. Les aurors en faction s'étaient fait déborder. Un massacre avait été commis. Où était Harry Potter à ce moment là ? Il était à des milliers de kilomètres de là, entrain de chercher ces horcruxes introuvables. Il devait mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible. Il y avait trop de morts.

Harry eut envie d'hurler, de tout détruire, de courir après les mangemorts et de les tuer, un par un. Ce n'était pas ce qu'il allait faire pour autant. Parce que malgré la rage, sans doute légitime, il n'avait pas réellement envie de faire couler plus de sang. A la place, il se rendit sur place pour voir s'il pouvait aider. Il se confronta aux familles des victimes, furieuses, à juste raison, elles aussi.

Il allait devoir trouver une façon de récupérer les horcruxes rapidement. L'épée de Gryffondor viendrait à lui. Le poison du basilic la renforcerait. Ce morceau là était prévu. Mais sans les horcruxes, sans Voldemort, il n'arriverait pas à aller plus loin. Il était perdu dans ses pensées, cherchant à aider et à faire au mieux lorsqu'une mère de famille arriva sur lui, furieuse. Elle hurlait. Elle fit un scandale. Elle lui demanda s'il avait fait exprès ! Son fils n'était pas un Sang-pur après tout, c'est pour ça qu'il ne l'avait pas sauvé, n'est-ce pas ? Son petit était mort ! Il était mort ! Elle hurlait. Elle hurlait parce qu'il était mort. Son sang coagulait sur ses doigts ! C'était le sang de son petit qu'elle lui plaquait presque sur le visage en hurlant.

- Je suis désolé., murmura Harry tout en reculant.

Il n'aidait personne en restant ici. Il devait aller voir Rowena et tout ceux qui pourraient l'aider parce que demain, il allait détruire un premier horcruxe. Il allait venger ce qui s'était produit ici. Il allait rentrer pleinement dans la guerre. Toute sa magie frémissait jusqu'au tréfond de son estomac. Elle était prête à l'attaque et elle voulait se faire violente ...

Quand il partit, plus personne n'osait s'approcher tellement sa magie était épaisse et envahissante. Il ne rentra pas au chateau dans cet état là. A la place, il fit résonner des "pop" sur des "pop" sur d'autres "pop". Il transplana encore et encore et encore. A chaque destination, il s'arrêtait une seconde et marquait l'endroit de sa magie en la laissant jaillir à travers une grande vague. Il vérifia des milliers d'endroits ainsi, en quelques dizaines de minutes. Il cherchait le goût du sang ou de la magie noire. Quelque chose de marquant. Mais il ne trouvait rien ... Il ne trouvait absolument rien. Le monde était tellement vaste.