Chapitre 29.
Peter se réveilla aux aurores et profita de quelques minutes de calme avant de replonger dans le cauchemar de cette enquête et la dure réalité. Il regarda Neal toujours endormi, sa tête sur sa poitrine. Il aurait aimé rester comme ça, juste pour penser l'espace d'un instant que tout allait bien, qu'il leur était permis de prendre leur temps pour bâtir une nouvelle relation, qu'il leur était permis d'espérer en un avenir plus serein... Ensembles...
Mais ils devaient d'abord mettre un terme à cette enquête avant de penser à se fabriquer de nouveaux souvenirs. La priorité était de contacter Jones et de voir ce qu'il avait trouvé sur Garner. Ensuite il devrait avoir une conversation avec Neal, une de celle qu'il aurait préférée repousser. Certaines questions devaient être éclaircies. Celles concernant cette affaire comme celles à propos de sa santé.
Peter dégagea son bras engourdi par de longues heures sans bouger. Neal ouvrit les yeux, d'abord surprit de ne pas être seul, il finit par se rappeler des dernières heures: l'hôpital, son évasion... Peter allongé près de lui. La proximité de son ami le mit subitement mal à l'aise. Il s'écarta vivement puis se leva pour se rendre à la salle de bains sans un regard pour l'homme avec qui il avait partagé son lit. À son retour, Peter n'avait pas bougé et semblait lui lancer un regard plein de questions.
-Bonjour, Peter.
-Bonjour, Neal. Comment tu te sens?
-Mieux. J'ai bien dormi.
Peter afficha un grand sourire, heureux d'entendre des paroles positives dans la bouche de Neal.
-Parfait. Prêt pour un petit café...
Neal hocha la tête. Le malaise qu'il avait ressenti plus tôt c'était un peu dissipé mais il avait du mal à poser les yeux sur Peter. Le fait de le voir allongé aussi détendu dans ce lit lui serrait l'estomac.
-Neal... Qu'est-ce qui ne va pas?
-C'est rien... Je...
Peter se leva. Il essaya de croiser le regard de Neal mais le jeune homme persistait à fuir le moindre contact, même visuel. Il renonça et se résigna à parler à son ami, tête baissée.
-Tu sais que tu peux tout me dire. Tu ne dois pas garder ce qui te tracasse pour toi. Alors,qu'est-ce qui ne va pas? Je vois bien que tu n'es pas bien.
-C'est rien... Enfin... Quand je me suis réveillé... Tu... Enfin... Je...
-Je vois. Tu veux que je te laisse seul? Je comprends que ça puisse te mettre mal à l'aise de te réveiller près de moi.
-Non, ce n'est pas ça.
Peter ne voyait pas très bien qu'elle autre raison pourrait expliquer le malaise de son ami. Il était convaincu qu'il devait amener Neal à lui parler, à se confier à lui. Il ne devait pas le laisser se renfermer sur lui-même comme il avait tendance à le faire quand quelque chose n'allait pas.
-S'il te plait, Neal. Je veux t'aider mais il faut que tu me parles.
Neal soupira.
-C'est ridicule... Peter, je suis désolé.
-Neal, regarde-moi. S'il te plait. Tu as parfaitement le droit de te sentir mal après ce que tu as vécu. Il faut que tu me dises si je fais quelque chose qui te mettes mal à l'aise.
-Tu n'as rien fait de mal. C'est moi. Tout à l'heure, en me réveillant, j'étais heureux que tu sois là... J'étais tellement heureux et pendant quelques secondes j'ai mis de côté tout ce qui s'était passé...
-Il n'y a rien de mal à ça...
Neal s'éloigna de quelques pas.
-Tu ne comprends pas. J'ai tout mis de côté... La prison...Ivan... Élisabeth...
-Neal, il faut que tu te calmes.
-Me calmer...? Peter tu es là, dans cette maison isolée à te cacher de tes collègues. Tu risques d'aller en prison à cause de moi, tu risques de perdre ton poste, ta liberté, Élisabeth... Et moi, je me réjouis de pouvoir me réveiller dans tes bras...?
Peter était perplexe et un peu décontenancé par les paroles de Neal. Il avait cette capacité à se sentir responsable de tous les malheurs qui pouvaient frapper ses proches, à endosser les conséquences de décisions qui ne lui appartenaient pas.
-Neal, je te l'ai déjà dit, nous avons pris la décision de te faire sortir de cet hôpital en ayant pleine conscience des conséquences possibles.
Neal secouait vivement la tête comme s'il refusait d'entendre les paroles de son ami.
-Neal, on va tirer cette affaire au clair et ensuite on aura le temps de penser au reste. Pour le moment, tu dois te concentrer sur les indices et les pistes qui pourraient nous amener à trouver qui est derrière tout ça...
-Je t'ai dit... Je n'ai aucune idée...
-Je sais, Neal mais peut-être qu'avec un peu d'aide tu pourrais réussir à te souvenir de ce qu'Ivan a pu dire.
À nouveau, Neal secoua la tête mais cette fois, Peter y vit surtout la peur... Peur de revivre ce cauchemar.
Peter posa une main sur le bras de Neal. Il devait le convaincre de replonger une dernière fois dans cet enfer et il détestait avoir à faire ça.
-Tu n'auras pas à faire ça seul. Je serais avec toi, Daniel sera là aussi. Il faut qu'on sache...
-Je sais, Peter. Je sais...
Les deux hommes sortirent de la chambre. Ils retrouvèrent Daniel déjà installé à la table de la cuisine, les mains serrées autour d'une tasse de café. Lorsqu'il leva les yeux vers son frère, un sourire radieux illumina son visage.
Peter était le témoin muet de la naissance de cet amour fraternel dont ils avaient tous les deux été privés. Il sourit en voyant Neal s'avancer vers Daniel.
-Comment tu te sens?
-Mieux...
Daniel comprit que l'affirmation de son frère était probablement un demi mensonge. Il semblait physiquement mieux mais ses yeux reflétaient encore cette peur et cette angoisse qu'il avait déjà observées la veille.
Daniel s'avança vers son frère et le prit dans ses bras. Peter fut étonné de la facilité avec laquelle Neal acceptait l'étreinte mais il était soulagé de les voir aussi proches.
-Tu n'as pas besoin de faire semblant, Neal. On est là pour t'aider...
-Merci, Daniel.
Ces simples mots avaient suffi à effacer les derniers doutes dans la tête de Neal. Peter avait raison, ils avaient besoin de renseignements et ce qu'Ivan avait dit lors de cette nuit tragique pourrait bien leur donner la clé de cette affaire ou du moins les orienter vers une nouvelle piste.
Les trois hommes déjeunèrent en silence. Mozzie s'était absenté pour la journée. D'après Daniel, il avait rendez-vous avec un informateur qui prétendait avoir des renseignements sur le dénommé Carson. Peter ne se faisait pas de souci. Mozzie n'était probablement pas sous surveillance et on pouvait compter sur lui pour brouiller les pistes si le besoin se faisait sentir.
-Neal...?
La voix inquiète de Daniel sortit Peter de ses pensées. Neal semblait à nouveau s'être perdu dans une rêverie silencieuse. Maintenant qu'il connaissait la probable origine de ces absences, Peter ne pouvait s'empêcher de s'alarmer. Il avait du mal à contrôler sa peur de voir son ami sombrer de plus en plus profondément dans cet état de semi-conscience. Le jeune homme ne semblait pas les entendre et ce n'est qu'après ce qu'il leur sembla une éternité que Neal revint à lui. Il regarda les deux hommes à côté de lui, conscient de leur inquiétude mais incapable d'en comprendre l'origine.
-Quelque chose ne va pas?
Peter passa une main sur son visage, soulagé d'entendre Neal parler d'une voix claire mais affolé que le jeune homme n'ait aucun souvenir des dernières minutes écoulées. Pour une fois, l'agent du FBI laissa Daniel prendre les choses en main.
-Neal, tu viens de passer presque deux minutes le regard dans le vide. Tu ne répondais pas à nos questions.
-Désolé, je suis un peu dans la lune en ce moment...
Peter réalisa que ce n'était pas la première fois que Neal essayait d'éluder une question concernant sa santé. Le jeune homme face à eux savait de quoi Daniel lui parlait et, encore une fois, il essayait de trouver une explication plausible qui lui éviterait de parler du cœur du problème.
-Ce n'est pas seulement ça et tu le sais très bien...
Daniel laissa quelques secondes de réflexion à son frère avant de poursuivre. Ce n'était pas un sujet facile à aborder surtout vu l'état émotionnel dans lequel Neal se trouvait.
-Ça fait combien de temps que tu t'es rendu compte que quelque chose n'allait pas?
-Tu veux dire quand je me suis rendu compte que j'étais incapable de me souvenir de ce que je venais de faire? Quand je me suis rendu compte que je perdais plusieurs minutes par jour sans m'en rendre compte?
Le jeune homme semblait agacé par les questions de son frère et Peter comprit que, pour Neal, cet état était insupportable. Il ne pouvait admettre ne pas être totalement en contrôle. Il avait, jusqu'à maintenant, construit sa vie sur des illusions et des mensonges qu'il devait assumer et maintenir coûte que coûte. Pour cela, il avait besoin de maîtriser pleinement ses souvenirs, être à son maximum en permanence.
Peter commençait à entrevoir l'énergie que ses cavales successives avaient dû lui demander ces dernières années. Et il soupçonnait aussi que, d'une manière ou d'une autre, cette maladie était à l'origine de son arrestation.
-Oui, Neal, c'est le sens de ma question.
Neal poussa un profond soupir comme s'il réalisait qu'il serait inutile de mentir. Il était peut être temps de laisser tomber le masque et de faire confiance à ses proches. Les événements des derniers jours avaient accentué les crises. De longues minutes disparaissaient sans qu'il en ait conscience et il devait admettre que ça commençait à lui faire peur.
-Ça a commencé à l'adolescence. Mes copains de classe se moquaient souvent de moi, je ne comprenais pas pourquoi. Tim est le seul à m'en avoir vraiment parlé. Il m'a dit que parfois je restais de longues minutes sans parler, sans répondre à personne. Je l'ai dit à maman mais je ne faisais pas vraiment parti de ses priorités alors j'ai fait comme si c'était normal.
-Tu n'as jamais consulté un médecin pour savoir d'où ça pouvait venir?
Peter était choqué qu'une mère puisse être aussi insouciante. Neal parlait rarement d'elle et il avait compris que le sujet était sensible pour son ami. Il commençait à comprendre pourquoi.
-Non, les crises se sont atténuées par la suite et je me suis dit que ça pouvait attendre. C'est juste comme si je baissais le rideau pendant quelques minutes. C'est parfois embêtant quand ça survient à un mauvais moment...
Neal semblait s'être convaincu que ses absences étaient sans gravité et il ne semblait pas plus inquiet que s'il s'agissait d'un simple rhume.
Daniel resta un moment silencieux, se demandant comment son frère en était arrivé à faire aussi peu de cas de sa propre santé. Qui avait pu l'amener à croire à qu'il comptait si peu, que personne ne pouvait s'inquiéter pour lui? Il n'avait pas connu sa mère mais il commençait à penser que celle-ci lui avait peut-être rendu service en l'abandonnant. Son seul regret était de ne pas avoir pu connaître son frère plus tôt.
-Neal, ces pertes de conscience sont dues à une maladie, génétique dans notre cas. Quand les symptômes deviennent gênants ou dangereux, la chirurgie peut aider. Je n'arrive pas à croire que tu aies passé toutes ces années sans jamais voir un médecin.
-Ma vie n'était pas vraiment très stable... Et ça ne m'empêchait pas de faire mon travail.
Neal sembla soudain réaliser le sens de ce que son frère venait de dire.
-Génétique...? Toi aussi?
-Je ne présente pas les mêmes symptômes. Dans mon cas, ça se limite à des maux de tête. Rien de grave.
Neal parut soulagé. Peter ne put se retenir plus longtemps. Il comprenait l'inquiétude de Neal pour son frère. Il ne voulait pas faire culpabiliser son ami mais il se devait de lui faire prendre conscience des conséquences de ses choix.
-Tu n'as pas cru bon de m'en parler? Que se serait-il passé si tu avais eu une crise pendant une opération? Ou pendant que tu étais sous couverture? Tu aurais dû me le dire...
Neal baissa la tête. Il savait bien que Peter avait raison et qu'il aurait pu mettre ses collègues en danger.
-Je suis désolé, Peter mais les crises n'étaient pas si fréquentes et j'arrivais à sentir quand une crise allait survenir.
-Tu aurais quand même dû m'en parler.
-J'avais trop peur...
Peter fut stupéfait par cette affirmation. Il n'avait aucun mal à imaginer la peur de son ami mais le fait qu'il admette aussi facilement avoir eu peur était surprenant. Il y avait quelque chose d'inquiétant à voir de tels changements dans son caractère et son attitude. Les événements des dernières semaines l'avaient changé et il commençait seulement à entrevoir l'étendue de ces bouleversements.
-De quoi avais-tu peur? Tu ne penses quand même pas que j'aurais pu te renvoyer derrière les barreaux à cause de ça?
Le fait que Neal ne commente pas cette remarque fut plus éloquente qu'une réponse formulée à voix haute. Peter n'aurait jamais imaginé que le jeune homme à qui il avait fait signer cet accord pouvait être, à ce point, peu sûr de lui, pour prendre des risques avec sa santé.
-Neal, de nombreux agents sont atteints d'une maladie ou même d'un handicap et, avec quelques aménagements, ils arrivent à faire le même travail que les autres.
Peter eut un frisson quand Neal leva les yeux et fixa sur lui ce regard pénétrant dont il avait le secret. Dans ces moments là, il lui semblait que le jeune homme était capable de lire ses pensées. Peter se sentit rougir parce qu'à cet instant précis, il ressentit une envie presque irrépressible de l'embrasser. Neal lui sourit... Évidemment, il avait compris ce qui faisait rougir son partenaire et il semblait plutôt fier de provoquer ce genre de réaction. Peter fut heureux de revoir une étincelle de malice dans ces yeux bleus.
-La grande différence c'est que je ne suis pas un agent, Peter.
Neal retrouva son sérieux.
-Comme tu me l'as souvent dit, je ne suis qu'un criminel et rien ne changera ça.
-Neal, mes paroles ont souvent dépassé ma pensée et je suis vraiment désolé de t'avoir blessé. Tu n'es plus le criminel que j'ai arrêté et je dois avouer que j'en ressens une certaine fierté. Je regrette de t'avoir donné des raisons de te méfier de moi et de craindre que je puisse te renvoyer en prison.
Neal s'avança vers Peter, posa une main sur sa joue ne le quittant pas des yeux.
-Tes paroles m'ont blessé non pas parce qu'elles étaient fausses mais parce que je ne pouvais supporter que tu aies une mauvaise opinion de moi. Je te dois tellement... Mais parfois j'ai l'impression que tu ne mesures pas les efforts qu'il m'a fallu faire pour rester sur le droit chemin. J'ai essayé d'être celui qu'on attendait que je sois mais j'ai conscience aujourd'hui que c'était impossible. Tout simplement parce que ce n'est pas moi. Je ne peux pas effacer mon passé et je ne veux pas renier ce que j'ai fait parce que ça fait parti de moi, de ma personnalité.
Peter pouvait lire la sincérité dans les yeux de Neal et il était heureux que celui-ci s'ouvre enfin à lui et parle plus librement de ses sentiments même si ce n'était pas tout à fait ce qu'il en attendait.
-Je comprends, Neal. Mais aujourd'hui c'est un peu différent. Tu dois nous faire confiance. La situation dans laquelle nous nous trouvons tous est bien trop grave pour qu'on se permette de faire des cachotteries. Je sais que tu n'aurais jamais volontairement mis en jeu la sécurité des agents travaillant avec toi mais c'est pourtant ce que tu as fait... Tout ça parce que tu ne m'as pas fait suffisamment confiance.
Neal ne décela aucun reproche dans la voix de Peter,seulement une légère déception et peut-être le regret de ne pas avoir, lui-aussi, été plus attentif.
-Oublions tout ça... C'est du passé. On doit se recentrer sur l'affaire qui nous occupe. Je vais appeler Jones pour voir s'il a du nouveau.
Sans réfléchir, Peter se pencha vers Neal et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de quitter la pièce aussi naturellement que s'il venait de lui serrer la main. Neal se retourna vers Daniel qui affichait un sourire gentiment moqueur.
-Alors... Grand frère... On fricote avec son patron...?
Le ton se voulait léger mais Daniel se rendit vite compte que son frère était mal à l'aise.
-Peter n'aurait pas dû faire ça. Il prend suffisamment de risques pour moi. Je ne veux pas qu'il mette son mariage en question pour moi.
-Je suis désolé de te dire ça mais je pense qu'il n'a pas eu besoin de ton accord pour le faire. Durant les semaines qu'a durée ton incarcération, il n'a pratiquement pas dormi. Je pense que tu ne te rends pas bien compte de ce que tu représentes pour lui.
-Peter a déjà fait beaucoup pour moi et une fois cette affaire classée, j'ai bien l'intention de tout faire pour remettre les choses en ordre.
Daniel n'eut pas le temps de demander ce que Neal entendait par "remettre les choses en ordre" mais il n'oublierait pas de lui reposer la question plus tard. Peter entra dans la pièce remettant son téléphone dans sa poche, un grand sourire aux lèvres.
-On a mis la main sur Carson. Je vais retourner au bureau...
-Non, ils vont t'arrêter...
-Neal, cet homme peut probablement te blanchir.
-Ce n'est pas lui...
-Comment peux -tu en être sûr?
Peter s'approcha de Neal. Le jeune homme commençait à paniquer à l'idée que Peter puisse se jeter dans la gueule du loup. Il avait le sentiment que Carson n'était qu'un pion sur l'échiquier et le fait que cet homme réapparaissent maintenant alors qu'il le cherchait depuis des jours pouvait être un piège.
-Neal... Pourquoi penses-tu que Carson n'y est pour rien?
-C'est un piège... Il ne faut pas...
Neal était de plus en plus agité et incohérent et Peter qui le tenait serré contre lui pouvait le sentir trembler.
-D'accord, Neal. Jones va l'interroger... Je reste là...
-Tuer... Toi aussi...
-Neal, il faut que tu te calmes. Tout va bien je reste avec toi..
Malgré les mots rassurants de Peter, Neal avait de plus en plus de mal à contrôler ses tremblements et sa respiration. La fatigue et le stress eurent raison de sa volonté de rester conscient pour avertir et prévenir son ami. L'obscurité le submergea alors que Peter le tenait toujours contre lui. Daniel l'aida à allonger Neal sur le canapé.
Les deux hommes inquiets, ne savaient pas comment interpréter l'attaque de panique dont Neal venait d'être victime. Peter appela Jones pour lui demander d'interroger Carson sans lui. Il retourna ensuite vers Neal et lui prit la main. Les questions sans réponse s'accumulaient et Peter commençait à penser que la résolution de cette affaire était encore loin.
