Le chapitre tant attendu ! Tout va s'arranger... ou s'aggraver ?

CHAPITRE 29

Pendant toute une semaine, je ne suis pas sortie de l'appartement. Shauna et Christina ont essayé de ramener Mel mais je ne la voyais pas beaucoup. Elle me manque tellement. Tobias ne veut toujours pas écouter. Je savais qu'il était borné mais pas autant. J'ai perdu du poids, pas mal de poids. Christina me dit que je suis trop maigre pour une femme enceinte mais je n'arrive pas à manger. Je reste assise sur mon lit, mes jambes repliées contre moi, mon menton sur mes genoux, dans le noir.

-TRIS ! Tris ! Christina hurle en entrant dans la chambre.

Elle allume la lumière, m'obligeant à fermer les yeux. Je les rouvre pour voir une Christina complètement paniquée.

-Quoi ?

-Dis moi la vérité ! As-tu trompé Quatre ?

Je la regarde complètement choquée.

-Quoi ?

-Répond-moi.

-Non, bien sur que non. Elle expire bruyamment.

-Dieu merci.

-Pourquoi tu as cru que.. ?

Ma gorge se resserre avant que je puisse finir ma phrase.

-Ce gars, Florian, il a dit que vous étiez ensemble depuis 6 mois maintenant, et que le bébé était le sien.

-Pa-pardon ? Je bégaye, je n'y crois pas, je ne le connais même pas.

-Quatre a pété les plombs. Il l'a démoli, puis il l'a envoyé chez les Sans-factions.

-C'est vrai ?

-Oui, il t'aime Tris. Il ne sort plus non plus. Shauna s'occupe de Mel la plupart du temps.

-Pourquoi ne veut-il pas écouter ?

-Il a peur. Il a peur que quelqu'un lui dise que c'est vrai et que tu veuilles divorcer. Mais tout s'arrangera maintenant que Florian n'est plus là.

-Oui, peut-être. Murmuré-je.

-J'en suis sûre. Bon, tu ne veux pas sortir un peu ? Et manger ?

-Si...

Je me lève puis prends une douche, mon cœur est rempli d'espoir.

Christina m'emmène à la cafétéria pour que je mange. Il n'y a personne. Elle m'assied à une table puis me ramène une salade de fruit et des crêpes.

-Merci.

-Mange maintenant. Ton bébé a besoin de forces.

Les portes de la cafétéria s'ouvrent et Zeke entre. Il s'installe à notre table avec un muffin.

-Salut les filles. Je suis heureux de te voir ici Tris.

-Comment tu as su qu'on était là ? Christina lui demande, la bouche pleine.

-Je travaille dans la salle de contrôle. Les caméras.

- Ça fait pas un peu voyeur ?

-Mais non, je vous ai juste vu passé alors je voulais voir comment Tris allait.

Je n'écoute plus leur conversation. Je pense à la salle de contrôle. Là où Tobias travaillait. Je me sentais toujours en sécurité quand il travaillait là-bas parce que je savais qu'il me surveillait. Il y travaille encore d'ailleurs, quand il ne fait pas son boulot de leader. Il peut tout surveiller. Mon esprit s'éclaire et je sais comment m'expliquer face à Tobias.

-Zeke ! Je lui cris même s'il est assis en face de moi.

-Quoi ? Tout va bien ?

-Zeke, dans la salle de contrôle, tu peux visionner n'importe quelle vidéo ?

-Oui...pourquoi ?

-Retrouve la vidéo de la semaine dernière et montre-lui.

Son visage montre sa confusion mais il réalise vite ce que je voulais dire.

-Tris tu es un génie.

Il part en courant vers la salle de contrôle. Christina me tire par le bras vers mon appartement.

-Christina, où on va ?

-On va nettoyer ton visage et faire disparaître ces cernes. Tu ne veux pas être parfaite quand ton mari reviendra ?

-Mais s'il ne veut pas voir la vidéo.

-Crois-moi, Zeke le forcera.

Zeke entre dans l'appartement lorsque Christina continue de me maquiller. Il tient une clé USB en main.

-Tu l'as ? Je demande même si je connais la réponse.

-Oui. Je ne l'ai pas regardée, je me suis dit que tu voudrais la voir d'abord. Histoire de vérifier que tout est dessus.

Je prends la clé et l'insère dans la télé. J'avance la vidéo jusqu'au moment où j'apparais. Puis Florian.

À la fin de la vidéo, Christina me prends dans ses bras, les larmes aux yeux.

-Tris, je ne pensais pas que ça ai pu se passer comme ça.

-Je ne pouvais pas te le dire. J'avais honte, je l'ai laissé faire.

Elle me console quand mes larmes se forment. Zeke récupère la clé.

-J'y vais. Ne t'en fais pas pour Mel, elle reste avec nous ce soir. Quatre et toi avez des choses à régler.

-Je ne sais pas comment te remercier Zeke.

-Plus tard. Il part en courant. Christina essuie mes joues et efface le mascara qui a coulé avec ses pouces.

-Je vais y aller. Vous avez besoin d'être seuls. Elle embrasse ma joue avant de partir, elle aussi.

Je m'assieds sur le canapé et attends. J'ai l'impression d'attendre une éternité. Et s'il ne venait pas ? Et s'il a besoin de réfléchir ? Je suis surprise par un léger coup à la porte.

Ma respiration se bloque, les battements de mon cœur tambourinent dans ma tête. Il est là. Je vois la porte s'ouvrir doucement puis il entre. Sa tête est baissée mais je peux voir les deux sillons formés par les larmes sur ses joues. Ses cheveux sont ébouriffés et je pourrais jurer avoir vu ses mains trembler quand il a fermé la porte. Il s'avance puis s'assied dans le fauteuil en face de moi.

-Je suis un minable. Dit-il sans relever la tête. Un idiot qui a laissé ses peurs prendre le dessus. Un pauvre con qui a rejeté sa femme alors qu'elle n'a rien fait de mal.

Il relève sa tête, ses larmes coulent librement sur ses joues.

-Je comprendrais si tu n'arrivais pas à me pardonner. Je ne me pardonnerais pas. Je t'aime tellement Tris, j'ai eu si peur, si mal. Si.. si j'avais écouté... Il se remet à pleurer, sa tête cachée dans ses mains.

Je ne supporte plus cette vision et me lève pour m'asseoir sur le bord du fauteuil.

-Tobias, regarde-moi. Regarde-moi s'il te plaît. Il relève sa tête doucement.

-Je ne peux pas te dire que je n'ai pas été détruite quand tu m'as quittée, tout s'est effondré. J'étais dans un état plus que pitoyable, j'avais mal, je ne pouvais plus vivre normalement. Mais sache que je n'ai à aucun moment éprouvé de la haine ou de la colère pour toi. Avec ce que tu as vu, tu avais le droit de croire ce que tu voulais. Si j'avais été à ta place, je pense que j'aurais réagit de la même manière.

-Ce n'est pas excusable, je m'en veux tellement Tris, ça me bouffe de l'intérieur.

-Arrête de te torturer avec ça. D'ailleurs, je veux te remercier de l'avoir expulsé, c'est tout ce qu'il mérite.

-Il a dit que vous étiez amoureux, que tu comptais me quitter mais tu ne savais pas comment, que le bébé était le sien. Si Mel n'avait pas été là, je serais déjà au fond du Gouffre depuis longtemps. Puis, il a dit que tu allais emménager avec lui et c'est là que je n'ai plus pu me contrôler.

Je pose ma main sur sa joue pour qu'il continue de me regarder.

-Il est partis. Tout ce qu'il a dit est faux, je t'aime toi. Plus que tout au monde même si tu peux être très borné.

-Je crois que je ne pourrais jamais assez m'excuser.

-Je t'aime Tobias, et tu peux me repousser autant que tu veux, je t'aimerais toujours autant.

-Je t'aime Tris.

Il scelle enfin nos lèvres. Ça m'avait tellement manqué. J'ai attendu ça pendant une semaine. Je pensais ne plus jamais pouvoir l'embrasser ou lui prouver mon amour. Ma main se pose sur son autre joue alors que les siennes se posent sur ma taille pour me faire basculer, afin que je puisse m'asseoir à califourchon sur ses genoux. Nos lèvres bougent ensemble comme si elles ne faisaient qu'une, et c'est le cas. Mes doigts se faufilent dans ses cheveux. Nous nous séparons pour respirer mais nos fronts se touchent encore.

- Ça m'a tellement manqué. Il murmure.

-Pas autant qu'à moi.

Il m'embrasse à nouveau mais avec plus de force et de passion. Il quitte ensuite mes lèvres pour déposer les siennes sur mon cou. Ses mains me collent contre lui puis quittent mes hanches pour retirer son t-shirt. Je fais de même avec le mien avant de l'embrasser encore. Il se lève pour nous emmener dans la chambre. Il m'allonge sur le lit puis monte au-dessus de moi pour m'embrasser. Il bloque mes mains sur le lit, tout en emmêlant nos doigts. Je sens qu'un de ses doigt est vide, son annulaire gauche.

-Tobias attends. Il me lâche immédiatement et s'écarte.

-Je suis désolé. Je..je.. désolé.

-Non, c'est pas ça. C'est juste que... attends. Je me lève et récupère sa bague dans le tiroir de ma table de nuit. Je lui rends et il la passe sans question.

-Je suis désolé pour ça. Je l'ai fait sur le coup de la colère et de la tristesse. Je n'ai pas réfléchis.

-Je comprends, j'avais fait pareil à l'hôpital, je ne veux juste pas que ça se reproduise un jour.

-Moi non plus...mon cœur. Je l'embrasse à l'entente de mon surnom.

Il laisse une traînée de baisers en partant de mon cou jusqu'à mon ventre.

-Toi aussi tu m'as horriblement manqué. Il murmure en embrassant notre bébé dans mon ventre.

Je le force à remonter à ma hauteur pour capturer ses lèvres.

Je sais que nous devons discuter mais ça peut attendre demain matin.

J'espère que vous êtes contents et que les menaces vont s'arrêter ;)

Honnêtement, j'aimerais vraiment avoir votre avis sur ce chapitre... (je n'en suis pas très fière c'est pour ça)

Je vous dis à demain pour la suite ;)