Disclaimer :Tout l'univers de Saint Seiya que vous reconnaîtrez aisément appartient à Masami Kuramada. Les autres personnages sont à moi et ceux de la mythologie à tout le monde. Je n'ai pas d'informations précises concernant certains personnages de Saint Seiya, j'ai donc mis ce que m'arrangeait.

Genre :Romance/aventure avec de l'humour, enfin j'espère, de l'amour aussi Yaoi, bi, het, groupe. Un peu OOC. Les couples sont classiques.

Rating : M.

Spoiler : Encore des découvertes dans la Cité d'Atlantis, la Déesse Aphrodite s'amuse, l'Oracle a des visions, le dénouement commence à se mettre en place.


Chapitre 29

Sanctuaire d'Athéna, début août 1999

Saga fut le dernier à retraverser le passage dimensionnel qu'il avait créé. Avec Poséidon, il avait accompagné Héra et Apollon dans ce monde infernal pour leur démontrer que la menace était bien réelle. Les deux derniers récalcitrants avaient des mines décomposées. Ils avaient encore les yeux encore écarquillés par l'horreur de ce qu'ils avaient vu.

Héra se laissa tomber dans un fauteuil du bureau de Shion que celui-ci avait mis à leur disposition. En effet les deux divinités ne voulaient pas que tout le monde soit informé de leur petite escapade. Apollon s'appuya contre le bureau, le regard fixe, sans expression.

Saga et Poséidon se regardèrent, se comprenant sans rien dire. L'expérience semblait avoir portée ses fruits.

- Je m'attendais à tout sauf à ça, murmura la Reine des Dieux, visiblement bien éprouvée.

- Je vous avez dit que c'était effroyable ! fit Poséidon d'un ton compatissant.

- J'espère que ça suffira à vous convaincre de nous aider ! renchérit le Gémeaux d'une voix douce et calme.

- Je suis convaincue, fit Héra. Mon aide vous est acquise.

- La mienne aussi. J'avoue que je ne t'ai pas pris au sérieux Poséidon, mais je ne peux nier ce que je viens de voir. Vous pouvez compter sur moi !

L'Empereur des Sept Mers poussa un discret soupir de soulagement et posa une main amicale sur l'épaule de Saga. Les deux Dieux disparurent et Poséidon contacta le cosmos de sa nièce qui entra suivit de Shion.

- Saga, ça va ? demanda Athéna qui savait que revoir ce monde avait dû être éprouvant pour son Chevalier.

- Oui, merci Déesse.

- Ils sont convaincus, déclara Poséidon. Ils nous offrent leur aide. Athéna, il ne te reste plus qu'à libérer Arès.

La Déesse regarda son oncle avec crainte. Elle tournait et retournait le problème dans tous les sens, elle n'arrivait pas et se décider. Elle croisa le regard de Saga où elle lut clairement la désapprobation. Lui non plus n'avait envie de prendre le risque de se retrouver en face du Dieu de la Guerre et de ses Berserkers. Egoïstement, il avait envie de vivre cette vie que les Dieux leur avaient offerte. Cette vie où il avait retrouvé son frère, ses amis et surtout son amour. Il ne voulait pas voir tout ça s'envoler. Il les aimait trop, il ferait tout pour préserver leur vie. Athéna perçut ses pensées et le rassura. Elle non plus ne voulait surtout pas les mettre en danger. Ni eux, ni l'humanité.

- Je suis désolée mon oncle. De toute façon je ne vois pas en quoi le retour d'Arès changerait quelque chose. Onze Olympiens, ça devrait être suffisant non ?

- Je suis d'accord avec Athéna, fit Shion. Si nous pouvons éviter de le ramener avant que son heure ne soit venue, c'est pas plus mal. Surtout quand on sait de quoi il est capable.

- Athéna, non seulement Hadès et moi sommes là mais Aphrodite aussi et tu sais qu'il ne faut surtout pas la sous-estimer sous prétexte que les techniques de combat de ses Chevaliers sont peu orthodoxes. Elle est redoutable.

- Oui, mais elle est amoureuse d'Arès !

- Elle a passé un pacte avec nous, ne l'oublie pas. Elle préfèrera renoncer à lui plutôt que disparaître définitivement. Imagine un instant la Terre sans Amour ?

- Attendons de voir si la présence de mon frère est vraiment nécessaire. S'il est indispensable, alors je le ferai. Sinon, c'est hors de question.

Athéna avait parlé sur un ton qui ne souffrait aucune objection. Poséidon la regarda et accepta le compromis. Il alla voir Hadès et Aphrodite pour leur donner les dernières nouvelles. Il va sans dire que la Déesse de l'Amour fut très déçue, mais elle était bien obligée de rester tranquille. Si elle avait parfaitement bien cerné les avantages du pacte occulte qu'elle avait passé avec les trois autres, elle commençait à en percevoir les inconvénients.


Ce matin là Mikael et Saga rejoignaient leur arène où Fabio affrontait Milo et Angelo combattait contre Aïolia sans cosmos, uniquement en se servant de leur maîtrise des arts martiaux. Saga donna un petit coup de coude dans les cotes du Poissons en lui désignant du menton Shaka assis sur les genoux de Shura, s'embrassant à pleine bouche. Camus commentait le combat entre le Lion et le Cancer quand Dohko et Shion firent leur apparition. La Balance invita le Poissons qui accepta.

Pendant presque deux heures, les affrontements se succédèrent. Kanon daigna se montrer et combattit Camus, la Vierge et le Capricorne consentirent à se décoller pour combattre respectivement Mû et Aïoros.

Dans une arène à proximité, les Chevaliers Divins, de Bronze et d'Argent s'affrontaient également. Le Grand Pope avait ordonné une intensification des entraînements pour être parfaitement préparé à toute éventualité.

Quelques Amazones vinrent également se mesurer aux Chevaliers. Depuis plusieurs mois, elles s'entraînaient avec les Bronze et les Argents. Cela leur permettait d'affronter d'autres adversaires et tous avaient fait beaucoup de progrès.

Shion consentit à baisser la barrière afin que tout le monde puisse regagner son Temple avant de se rendre à la convocation d'Athéna après le déjeuné. Même le Grand Pope ignorait la raison de cette réunion et dans le contexte actuel, ça ne le rassurait pas.

Après sa douche et son déjeuné, Mikael s'endormit quelques minutes sur son lit. Il eut un réveil des plus… sensuel ! Il émergea lentement des brumes du sommeil en éprouvant une étrange sensation, douce et caressante, au niveau de son entrejambe. C'était humide, agréable. A mesure que la sensation s'intensifiait, il s'éveillait, se détachant des bras de Morphée. Il ouvrit un œil et aperçut une masse de cheveux bleus entre ses jambes. Il sourit et referma les paupières avec un soupir de contentement. Il s'étira langoureusement tout en tendant ses hanches vers cette exquise caresse.

- Envie de câlin ? murmura-t-il entre deux soupirs.

- Envie de toi, tout court ! répondit Saga en plongeant ses prunelles vertes dans celles de son amant. Et sans crier gare, il referma ses lèvres sur le sexe. Le Poissons gémit, rejetant les bras au dessus de sa tête, se laissant complètement aller à son plaisir. Le Gémeaux le mena au bord de la folie douce avant d'investir son corps en douceur. Il s'allongea sur lui, s'empara de ses lèvres qu'il lécha avec gourmandise avant de partir à la recherche de sa langue qu'il goûta de la même façon. Mikael croisa ses jambes autour des reins de Saga pour lui signifier de le prendre plus profondément. Ce dernier ne se fit pas prier. Il amplifia ses mouvements mais conservait un rythme si désespérément lent que ça confinait au sadisme. A chaque soupir, à chaque gémissement, il souriait en regardant le Poissons se tordre de plaisir dans ses bras comme une anguille, le suppliant d'accélérer la cadence. Ses plaintes étaient comme les miaulements d'un chat que Saga recueillait sur ses lèvres comme un trésor.

- C'est… insupportable… hnn…, gémit-il en tentant une fois de plus d'obliger son amant à aller plus vite.

- Chuuut ! Non… c'est bon… j'adore te torturer comme ça…, souffla-t-il dans le creux de son cou.

- Sagaaaah… j'vais dev'nir fou…

Le Gémeaux eut un petit rire, plongea sur la gorge et le cou qu'il dévora en accélérant légèrement le rythme. Mikael gémit plus fort. Il plaqua ses mains sur les fesses fermes et rondes, les caressant comme pour les amadouer pour qu'elles aillent encore plus vite.

- Je t'aime Mikael, si tu savais comme je t'aime…

- Je t'aime aussi ! Fais-nous jouiiiir… ! supplia-t-il dans un souffle rauque.

Saga augmenta le rythme de ses coups de reins, collé à Mikael, leurs bouches soudées l'une à l'autre, leur bras entourant leur corps, si serrés que le frottement de leur peau conduisit le Poissons au bonheur suprême entre leurs ventres alors que le Gémeaux se libérait en lui. Leurs cris d'extase furent puissants, à l'image du plaisir qui ravageait leurs sens et leur corps.

Shura sentit l'eau glisser sur sa peau avec délectation. Il mit la tête sous le jet, les yeux fermés. Il entendait Shaka qui s'affairait dans la cuisine à préparer le repas. Lentement, la chaleur de l'eau engourdit son esprit. Il se sentait bien. Il s'appuya des deux mains contre le mur carrelé de vert tendre, se laissant glisser dans ce bien être. Ses muscles se détendaient et une douce sensation parcourut son corps. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que deux mains qui n'étaient pas les siennes, caressaient sa peau. Il sourit mais ne bougea pas.

- T'es irrésistible quand tu t'douches ! murmura Shaka à son oreille en collant son corps à celui du Capricorne. Il enserra son torse, ses lèvres courant sur sa nuque et ses épaules. Shura frissonna agréablement.

- J'vois bien que tu résistes pas ! répondit-il de la même façon, un sourire aux lèvres.

Shaka descendit ses mains sur le ventre de son amant, sur ses cuisses musclées tout en dévorant sa peau de baisers. Shura bascula sa tête en arrière en gémissant. Contre ses fesses, le désir de la Vierge était de plus en plus évident. Il se cambra contre les hanches de son amant, provocant un éclair de sensations fabuleuses. Il tourna la tête et sa bouche rencontra celle de Shaka. Leur baiser les laissa haletant de désir. Le Capricorne sursauta en sentant son homme le préparer à sa venue. D'une main il caressait son sexe, de l'autre son intimité. Il passa une main entre leur corps et caressa la Vierge avant de le guider en lui. Un frisson de volupté le fit tressaillir lorsqu'il sentit le désir de Shaka prendre possession de son corps. Il se cambra d'avantage pour mieux s'offrir, soupirant et gémissant de plaisir. D'abords lents, les mouvements s'accélèrent progressivement, et Shaka entreprit de les mener aux sommets de l'extase.

Bian de l'Hippocampe terminait de remplir son sac. Il venait de passer quelques jours à Asgard avec Bud d'Alcor. Il aurait bien prolongé son séjour mais la réunion au Sanctuaire d'Athéna ne lui laissé pas le choix, ni à Bud. Il venait de tirer la fermeture éclair lorsqu'il sentit deux bras entourer sa taille. Il sourit et pris ses mains dans les siennes. Des lèvres caressèrent sa nuque, le faisant délicieusement frissonner.

- Après la réunion, on s'arrête chez moi, au Sanctuaire Sous-Marin si tu veux !

- Non ! C'est ici et tout d'suite !

Bud glissa sa main jusqu'à son entrejambe qu'il frôla à travers le tissu du pantalon. Bian gémit en se retournant dans les bras de son Guerrier Divin. Il passa ses bras autour de son cou et chercha sa bouche. Leurs langues s'affrontèrent en une sensuelle escrime, faisant monter le désir dans leur ventre et leur tête.

- On va être en retard…, murmura Bian qui perdait peu à peu le contrôle de son corps.

- M'en fous !

Bud débarrassa son compagnon de ses vêtements. Il dévora des yeux ce corps nu, magnifique et vigoureux alors que lui était encore habillé. Il avançait sur le Marinas qui reculait vers le lit sur lequel il tomba. A califourchon sur lui, Bud le coinça sous son corps. Il entreprit des mouvements de hanches sur son sexe qui frottait sur le tissu du pantalon tout en le couvrant de baisers. Bian voulut lui ôter à son tour son vêtement mais le Guerrier Divin le retourna sur le ventre et s'assit sur ses fesses.

- J'vais t'faire l'Amour comme ça… toi nu… moi habillé…, susurra-t-il à son oreille en se penchant sur lui.

- Tu veux jouer les pervers ?

- Non, mais ça m'excite !

Bian entendit le zip de la braguette de son amant et son désir monta d'un cran. Puis Bud lui fit lever les fesses et le Marinas soupirant bruyamment en sentant une langue humide caresser son intimité. Il alla à sa rencontre, se cambrant autant que possible. Un râle profond sortit de sa gorge lorsqu'il sentit Bud s'enfoncer entre ses reins. Il caressa son dos, ses hanches, déposant des baisers incendiaires sur tout son corps. Leur respiration se fit haletante et rauque. Rapidement, les mouvements du Guerrier d'Asgard s'accélérèrent, les menant vers le plaisir ultime qui les foudroya.

- Je t'aime, Bud…

- Moi aussi je t'aime…

- On s'arrête quand même chez moi au retour…

- Où tu veux… quand tu veux… comme tu veux…, lui rétorqua son amant, ponctuant chaque phrase d'un baiser sulfureux.

Milo finissait de se sécher les cheveux et fut soudainement surpris de ne rien entendre dans la cuisine alors que Camus était sensé préparer leur déjeuné. Il passa la tête par la porte, personne. Il passa devant le salon qui était vide aussi. Il se dirigea vers la chambre et entendit un bruit, comme une plainte. Craignant que le Verseau ne soit pas dans son assiette pour émettre un tel son, il poussa la porte entrebâillée. Ce qu'il vit le cloua sur place. Camus était allongé sur le lit, nu, appuyé sur un coude, un genou relevé. Ses longs cheveux caressaient ses épaules que Milo dévora des yeux avant de s'apercevoir que celui-ci le regardait avec un sourire aguicheur tout en caressant son membre fièrement dressé. Et par moment, il gémissait sous le plaisir qu'il se donnait lui-même en se mordant les lèvres.

- Qu'est-ce tu fais ? souffla Milo complètement hypnotisé par la scène.

- Je t'attendais… approche !

Le Scorpion ne se le fit pas dire deux fois. Il retira la serviette qu'il avait autour des reins et qui ne masquait plus depuis longtemps son désir. Il s'approcha du lit et Camus prit cette magnifique virilité qu'il connaissait si bien dans sa bouche. Milo eut un râle de plaisir alors que son sang se transformait en lave dans ses veines. Camus se caressait toujours en le regardant et cette vision fouetta ses reins comme un coup de cravache. Il repoussa le Verseau sur le lit et s'allongea sur lui à l'envers. Chacun entreprit alors de rendre l'autre fou de plaisir avec sa bouche et ses mains.

- Camus, tu sais… que tu me surprendras… aaah… toujours !

- Tant mieux… j'adore te surprendre… hnn… ouiiii

- Aaah… comme ça… c'est booooon…

- Milo… plus vite… t'arrêtes paaaaas…

Le Verseau se libéra dans la bouche du Scorpion qui dégusta le nectar avec délice avant lui-même d'atteindre la jouissance sublime. Leurs cris se mêlèrent, témoignant de la puissance de leur plaisir. Haletant, ils se calèrent dans les bras l'un de l'autre, se laissant aller avec béatitude à une somnolence apaisante.

Dans le Temple du Verseau où ils avaient définitivement emménagée, Shun et Hyoga se préparaient pour cette réunion. Andromède attendait que le Cygne finisse de s'habiller en lisant un magasine tranquillement assis sur le canapé. Soudain le livre s'envola pour faire place à un beau Chevalier Divin blond comme les blés qui prit place sur les genoux de son compagnon qui fut quand même surpris.

- Hyoga ? On a pas l'temps ! protesta Shun.

- Si ! J'ai envie de toi, maintenant, tout de suite !

- Sois raisonnable, on la réunion dans dix min…

Hyoga venait de le bâillonner de ses lèvres, lui imposant un baiser sulfureux auquel Shun répondit immédiatement.

- On va faire ça vite et bien ! souffla encore Hyoga en ouvrant le pantalon de son amant pour caresser son sexe déjà gonflé de désir. Shun gémit et fit la même chose. Il aida Hyoga à ôter son vêtement et celui-ci s'agenouilla entre ses jambes pour prendre sa virilité entre ses lèvres. Shun soupirait sous les assauts de la langue coquine et exquise. Le Cygne le chevaucha et s'empala sur lui avec une lenteur ignoble pour leur sens. Une fois habitué à la présence aimée, il commença à onduler des hanches tout en dévorant la bouche d'Andromède. Doucement, leurs gémissements s'intensifièrent à mesure qu'ils approchaient de l'orgasme libérateur. Hyoga s'appuya sur les épaules de Shun qui se mit à pilonner rudement son intimité, répondant ainsi à ses supplications. Leurs cris emplirent tout le salon d'une mélodie érotique et sensuelle. Chacun cria le nom de l'autre lorsque l'explosion sublime les foudroya.

Dohko s'apprêtait à sortir de l'appartement de Shion lorsqu'il stoppa net devant la porte. Le Grand Pope, trop près, lui rentra dedans.

- Ho ! T'as oublié d'fermer l'gaz ? plaisanta l'Atlante.

La Balance se tourna lentement vers son amant, avec dans les yeux une lueur qui en disait long sur ses intentions. Il avança vers Shion qui, instinctivement, reculait. Lui aussi sentait monter dans son corps une étrange sensation de chaleur et de désir. La Balance défit les boutons de la chemise du Grand Pope et le débarrassa du vêtement. Il caressa des yeux le torse puissant aux muscles parfaitement dessinés. Il prit la tête de l'Atlante et l'embrassa à en perdre haleine. Shion déchira brutalement le t-shirt de Dohko puis le souleva dans ses bras alors que le Chevalier croisait ses jambes autour de ses hanches. Le lit leur tendait les bras, ils s'y laissèrent tomber en riant.

Dans tous les Sanctuaires, les mêmes scènes eurent lieux. La réunion demandée par Athéna et qui devait initialement débuter vers treize heures trente commença aux environs de quatorze heures trente. Tous les Marinas, Spectres, Guerriers Divins, Amazones et Chevaliers étaient présents ainsi qu'Hadès, Poséidon et… Aphrodite. Ceux qui ne l'avaient jamais vu furent éblouis et subjugués par la Déesse de l'Amour et de la Beauté. Elle arborait un sourire mutin en laissant son regard errer sur les défenseurs des Dieux. Elle percevait dans les cosmos les vagues du plaisir charnel qu'ils venaient tous d'éprouver. Athéna ne fut pas dupe bien longtemps.

- C'est pas très malin de ta part ! la tança Hadès qui n'avait pas échappé au sortilège, tout comme Athéna et Poséidon.

- Ce qui se passe est grave et tu ne trouves rien de mieux que de retarder cette réunion ? fit Athéna, furieuse.

- Comme si vous alliez vous en plaindre ! se défendit la belle Déesse. Si j'en crois vos cosmos, vous vous êtes pas ennuyés ! Et puis on est pas à une heure près, non ?

- La question n'est pas là Aphrodite ! s'écria Poséidon visiblement excédé par son attitude irresponsable. Un grave danger nous menace ! On pouvait bien attendre quelques heures pour t'honorer tu crois pas ?

- Quelle bande de coincés vous faites ! Regardez un peu ! Tout le monde est détendu et a l'esprit clair. On réfléchit mieux dans ses conditions que lorsqu'on est stressé ou frustré !

- C'est pas la peine ! renonça Athéna. Elle admettra jamais qu'elle a eut tort ! Bon si on commençait ?

- En matière de sexe, je n'ai jamais tort ! insista-t-elle.

Athéna demanda le silence. Tous les regards étaient tournés vers elle. Aphrodite se promenait parmi tout ce beau monde, se félicitant de constater que certains éprouvaient un sentiment amoureux si fort qu'ils semblaient être au bord de la folie sans même s'en rendre compte. La Déesse en fut émue et décida de les protéger des effets dévastateurs auxquels une telle passion peut mener.

- Nous avons décidé d'emmener le Cristal de Vie sur l'Olympe, commença Athéna, pour qu'il soit alimenté par les cosmoénergies des Dieux. De ce fait vous récupèrerez rapidement vos forces et vous ne serez plus soumis à sa puissance. Maintenant, quelqu'un a-t-il une petite idée sur la signification de la prophétie ?


Sanctuaire de Gaïa, le même jour…

Même si Gaïa s'était définitivement fondue dans sa création, Kamryl continuait à venir dans la petite grotte où se trouvait la Flamme Sacrée de la Vie. Il lui arrivait d'avoir encore des visions mais rien qui ne puisse être interprété avec précision. Rien qui ne veuille réellement dire quelque chose. L'Oracle en était frustrée parce que jusqu'à présent, ces visions avaient permis aux Amazones de savoir quelles décisions prendre en certaines circonstances, quelles directions choisir. Pourtant, elle ne renonçait pas. Elle gardait l'espoir que peut-être Gaïa ou n'importe qui d'autre de bien intentionné lui indiquerait la marche à suivre.

Alors qu'elle allait abandonner pour aujourd'hui, elle sentit venir le malaise qui précède une vision. Elle se concentra autant qu'elle put, priant sa Déesse que cette fois, ce soit plus clair, plus compréhensible. Tout ce qu'elle vit, c'est une énorme pomme. Le Chevalier d'Or du Scorpion se prénommait Milo qui voulait dire pomme en grec. Se pourrait-il que sa vision ait un rapport avec lui ? Si oui, lequel ? Puis une autre image se forma. Il lui sembla reconnaître la silhouette d'un homme. C'était une ombre avec une carrure imposante. Aucun détail ne vint préciser cette vision. Seulement deux yeux de couleur ambrée, comme ceux des grands fauves, des prédateurs. Rien à voir avec Milo qui lui avait les yeux bleus. Et la silhouette semblait tenir cette grosse pomme.

Elle reprit pied dans la réalité sans savoir comment expliquer cette… pomme et cette ombre masculine ! Pourtant, comme toujours, elle en fit part à Makira, son apprentie et à sa Reine qui ne comprit pas d'avantage.

Dans les jours qui suivirent cette réunion où personne n'avait trouvé ne serait-ce que le début d'une hypothèse concernant la prophétie, Shion demanda à doubler les équipes de recherches dans la bibliothèque d'Atlantis. Il sentait confusément que le temps allait leur manquer. C'était une sensation désagréable, comme lorsque l'on est poursuivi, talonné par une chose menaçante dont on ignore la nature. On n'arrête pas de se retourner pour tenter d'apercevoir cette chose derrière et on en oublie de regarder où on met les pieds. Cette étrange impression ne le quittait pas. Il s'en ouvrit à Dohko qui tenta comme il put de le rassurer, en vain. Lui-même éprouvait quelque chose de similaire.

Tous les matins, les six Atlantes plongeaient dans leur mémoire ancestrale pour tenter de découvrir un indice qui leur permettrait de mieux comprendre le rôle du Cristal vis-à-vis des failles dimensionnelles. L'après-midi, ils poursuivaient leur recherche dans la bibliothèque de la cité. Ils s'accordaient quand même trois dans la journée pour s'entraîner. Ceux qui les aidaient ne pouvaient que se contenter de classer les documents qu'ils découvraient car ils étaient malheureusement dans l'incapacité de les lire. Pourtant ça leur faisait gagner un peu de temps.

Belta passa une main lasse derrière sa nuque douloureuse. Elle était penchée depuis plus de quatre heures sur les rouleaux de parchemins, des manuscrits et des tablettes d'argile. L'Amazone songea à faire une pause lorsqu'elle sentit deux mains se poser sur ses épaules et entamer un massage. Elle se retourna et fut surprise de croiser le regard de Minos.

- Que me vaut cette délicate attention ? fit-elle en se laissant aller contre le dossier de son siège.

- Hadès a ordonné à quelque Spectres de prendre soin de votre santé et votre bien être à tous les six.

- C'est gentil de sa part. Pense-t-il que nous serons plus efficaces ainsi ?

- Je l'ignore. Mais se sont les ordres.

- C'est fou c'que vous avez l'air emballé ! fit-elle, sarcastique tout en se laissant aller au plaisir que lui procurait le massage. Elle ferma les yeux et poussa un soupir de satisfaction. Sous les doigts de Minos, elle sentait ses muscles s'assouplir et être moins douloureux.

- Détrompez-vous ma chère ! C'est même moi qui ai suggéré cette idée au Seigneur Hadès. Il n'a fait que donner des ordres dans ce sens.

- Et peut-on savoir comment cette idée vous est venue ?

- Vous êtes la seule célibataire. Les autres ont leurs compagnons ou compagnes pour s'occuper d'eux. J'ai pensé que vous aviez droit vous aussi à un peu d'attention.

- Que voilà de biens étranges pensées pour un Spectre. Je vous croyais dénués de toute compassion et de pitié.

- Il fut un temps où s'était vrai. Mais les choses ont changé. Je suis mort et j'ai été ressuscité. Ca vous change un homme ces choses là !

- J'veux bien vous croire. Un peu plus à droite, voilà. Génial !

Belta ne boudait pas son plaisir. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait pas laissé son corps au soin de quelqu'un de doué pour les massages relaxants.

- Comment vous vous sentez ? fit la voix de Minos à son oreille.

- Divinement bien. Je vais demander à Hadès si je peux m'attacher vos services. Malgré ma condition physique, je commence à prendre de l'âge et mes muscles ne sont plus aussi souples.

- Inutile de demander à Hadès, je suis à votre entière disposition. Quand à votre âge, il importe peu. Tant que vous vous sentez bien dans votre peau c'est l'essentiel non ? Et puis votre maturité vous confère un charme auxquels peu d'hommes pourraient résister.

- Aucun vous voulez dire ! Charme mature ou pas, n'oubliez pas qui je suis !

- C'est juste. Personne ne peut résister à une Amazone. Pas même un Spectre.

Il posa sa main sur la joue de l'Atlante pour lui faire tourner la tête et prit ses lèvres. Belta avait depuis longtemps compris le manège du Juge et se sentait flattée d'intéresser un jeune homme si séduisant. Elle n'avait jamais songé à lui, encore moins de cette façon, mais après tout pourquoi pas. Qu'importe combien de temps ils passeraient ensemble, elle était persuadée qu'elle ne s'ennuierait pas. S'il était aussi doué pour le reste qu'il l'était pour embrasser, nul doute qu'elle allait passer des moments forts… plaisants !

- Il est tard, fit-elle après qu'il ait rompu leur baiser, il va falloir rentrer.

- Me permettez-vous de vous raccompagner ?

- J'en serais ravie !

Elle se leva et se tourna vers le Spectre qu'elle entoura de ses bras pour un autre baiser.

- Je pourrais presque être votre mère jeune homme, murmura-t-elle.

- Ce serait vraiment dommage !

Minos la serra contre lui avec un soupir de satisfaction. Depuis quand éprouvait-il cette attirance pour la mère des jumelles ? Il ne savait plus mais il avait beaucoup de mal à réfléchir. Le baiser de Belta était en train d'allumer un brasier dans son corps. Ils sortirent de la Cité d'Atlantis et se téléportèrent dans les appartements de la conseillère de la Reine. Elle commanda un dîné pour deux et lorsqu'ils eurent terminés, elle remplit le jacuzzi de la salle de bain. Elle laissa Minos la déshabiller. Chaque parcelle de peau qu'il découvrait était soumise à la douceur de ses lèvres. Elle entra dans l'eau et attendit qu'il la rejoigne. Rarement l'eau du jacuzzi bouillonna autant…


Belta s'éveilla vers deux heures du matin. Elle aurait était incapable de dire ce qui l'avait tirée du sommeil. Elle sentit le bras de Minos sur son ventre et eut un sourire dans la pénombre de sa chambre. Ce petit Spectre avait un excellent self contrôle et une certaine expérience. Elle avait beaucoup aimé faire l'Amour avec lui, il était passionné, tendre et fougueux à la fois. C'était un bon amant mais elle pourrait sans doute lui apprendre quelques bricoles pour faire de lui un homme que les femmes n'oublieront pas car elle ne se faisait pas d'illusions. Elle allait avoir quarante ans et même si elle était une femme magnifique, le temps faisait lentement son office sur elle. Un jour ou l'autre Minos lui préfèrerait une femme plus jeune, plus belle. En attendant, elle profiterait de sa jeunesse à lui. Sortant de ses pensées, elle essaya de savoir pourquoi elle s'était réveillée. Elle ne comprenait pas. Elle se leva doucement, s'habilla et gagna la cité d'Atlantis.

Elle pénétra dans la bibliothèque et enflamma son cosmos pour localiser le générateur électrique. Depuis qu'ils avaient emporté le Cristal, la cité était totalement privée d'énergie. Elle enclencha l'appareil et les projecteurs éclairèrent d'une lumière crue la vaste salle encore jonchée de cailloux et de rochers par endroits. L'Amazone laissa son regard errer sur les dizaines de mètres de rayonnages couverts de rouleaux et de manuscrits. Elle observa les frises qui ornaient les bords des étagères de pierres. Le style rappelait un peu l'architecture grecque ou bien était-ce le style hellénique qui s'inspira des motifs Atlantes ? Elle leva les yeux vers la voûte de corail qui se perdait dans la pénombre.

Mais qu'est-ce qu'elle faisait là? Pourquoi avait-elle ressenti le besoin de venir ? Elle fit le tour des tables montées sur tréteaux sur lesquelles étaient étalés une multitude de documents couverts d'une écriture inconnue du monde actuel. Ils n'étaient que six à pouvoir la lire. Elle regarda encore les rayons. Elle sentait confusément que quelque chose titillait sa mémoire ancestrale mais elle n'arrivait pas encore à mettre le doigt dessus. Elle poursuivit son exploration lorsqu'elle sentit une cosmoénergie entrer dans la Cité. Shion.

Il entra à son tour dans la bibliothèque et lui sourit.

- Insomniaque ? lui dit-il en s'approchant à son tour des tables.

- Non. Je sens qu'il y a quelque chose là, fit-elle en touchant son front du doigt, mais ça m'échappe constamment.

- Moi c'est pareil ! Tu veux qu'on fasse une recherche ensemble dans la mémoire ?

- J'en éprouve pas le besoin. C'est comme si j'allais avoir une révélation imminente. Et toi ?

- Aussi. Je vais faire comme toi, regarder ce lieu, peut-être que ça viendra tout seul.

Pendant presque une demi-heure, ils se promenèrent en silence dans ce temple de la connaissance et du savoir de leur peuple. Ils songeaient à toutes les choses qu'ils avaient apprises sur leurs ancêtres dans des domaines comme l'astronomie, l'agriculture, les mathématiques. Ils n'avaient pas encore trouvé de manuscrit relatant comment ils avaient découvert les propriétés énergétiques du Cristal et comment ils avaient eu l'idée de s'en servir en créant des machines qui captaient cette énergie pour fonctionner. Pour l'instant ça restait un mystère.

Du coin de l'œil, Belta vit Shion prendre un rouleau de papyrus sur une étagère et le dépoussiérer avant de le dérouler.

- Belta ? Viens voir !

- T'as trouvé quelque chose ?

- C'est possible. Comment tu traduis le terme "Zuica" ?

- Le mal, l'enfer.

- Lis ça !

Elle parcourut le texte rapidement et leva les yeux vers le Grand Pope. Ils restèrent plusieurs secondes ainsi, sans dire un mot.

- Ils savaient… murmura-t-elle.

- Et ils l'ont écrit.

- Il faut retrouver les autres textes auxquels il est fait référence dans celui-ci.

- Ca va pas être facile vu la pagaille !

- Shion, on a pas de temps à perdre. Gaïa a dit que la menace se montrerait avant la fin de ce millénaire et on est déjà début août. Ca peut nous tomber dessus demain !

- T'as raison ! Au boulot !

Deux heures plus tard, ils avaient trouvé une vingtaine de rouleaux et manuscrits se rapportant au texte que Shion avait découvert. Il fallait les lire maintenant. Ils en prirent la moitié chacun et se transmettaient mentalement se qu'ils lisaient.

- J'arrive pas à y croire ! s'exclama Belta. Ils connaissaient l'existence des failles et s'est en tentant de les combattre que l'Atlantide fut engloutie.

- Notre peuple a disparu à cause d'elles ! J'ai une raison supplémentaire de me battre contre ça !

- Sauver l'humanité et venger les Atlantes ! Tu peux compter sur moi !

- Si on gardait ça pour nous pour l'instant. On en parle aux enfants et on fait une exploration de la mémoire tous les six.

- Les enfants ? Tu as le même âge qu'eux !

- Moui, mais je me sens tellement vieux parfois… C'est quand même moi le plus âgé !

- Shion, qu'est-ce qui t'arrives ? Serait-ce une petite pointe de déprime que j'entends dans ta voix ?

- Je sais pas. Peut-être un manque d'optimisme sans pour autant sombrer dans le pessimisme.

Belta s'assit à coté de lui sur un bloc de pierre. Elle le regarda comme si elle voulait lire dans son âme.

- Toi et moi sommes bien placés pour savoir qu'il ne faut jamais perdre espoir. Tu étais mort et aujourd'hui tu es là avec la possibilité de servir encore Athéna. Même lorsque Hadès vous a ressuscité, vous n'avez jamais douté de votre victoire et vous lui avez menti. Les Amazones ont failli disparaître mais Gaïa nous a redonné l'espoir et même dans les pires moments, nous n'avons jamais baissé les bras. Nous avons eu des périodes difficiles où nous n'avions pas encore notre société pour nous aider. Des périodes de famines, les batailles contre les Abarites avec le ventre vide parce qu'il n'y avait pas assez de gibier pour nous nourrir toutes, où les récoltes étaient soient trop arrosées ou pas assez. Des hivers rudes et glacials, des étés de sècheresses et de canicules. Mais jamais nous n'avons perdu espoir, jamais nous n'avons abandonné, jamais ça n'arrivera. Et vous non plus de même que les Spectres, les Marinas et les Guerriers d'Odin. Personne ne laissera tomber, surtout pas maintenant que les Dieux se rangent à nos cotés et du coté des Hommes. Et le plus important, nous le devons à nos enfants. C'est leur avenir que nous protégeons, que nous érigeons, que nous bâtissons.

Shion souriait. Il avait écouté avec attention la tirade de Belta. Au fur et à mesure, il avait senti son cœur s'alléger.

- Comment tu fais ça ? lui demanda-t-il au bout d'un moment.

- Je suis une mère. Et rien ne m'est impossible pour le bien être de mes enfants et de mes petits enfants.

- Moi aussi je suis un père et…

- Ce n'est pas tout à fait la même chose. Le lien maternel est différent du lien paternel. Tu te sens père mais tu n'as pas porté tes enfants pendants neuf mois et tu n'as pas souffert pour les mettre au monde. Tu ne sais pas ce que c'est que de les sentir grandir dans ton ventre et leur donner la vie. Je ne minimise pas ton rôle, au contraire mais ce n'est pas pareil.

- Je crois que je comprends ce que tu veux dire. Moi aussi je serais capable de déplacer des montagnes pour les jumeaux.

- Et je ne pouvais rêver d'un meilleur père pour mes petits enfants !

- Je sais pourquoi tes filles sont géniales ! C'est parce que leur mère est géniale !

- Oui ! Je sais ! Mais ça demande beaucoup d'entraînement !

Ils éclatèrent de rire. Ils ressortirent de la Cité en marchant lentement, chacun perdue dans ses pensées.

- On se voit quand pour en parler aux autres ? demanda Shion.

- Ce soir, vers vingt heures après le dîné ?

- Ok ! Tu vas faire quoi de ta journée ?

- Pour l'instant je vais aller finir ma nuit dans les bras de Minos et après j'irai à mon bureau comme d'habitude.

- Minos ? sursauta le Grand Pope avec un sourire incrédule. Tu peux m'expliquer ?

- D'ordinaire j'aurais répondu que ma vie privée ne te regarde pas. Mais là il faut avouer que même moi j'ai été surprise.

- Comment ça s'est passé ?

- Il m'a dit que comme j'étais la seule célibataire de tous les Atlantes, il fallait bien que quelqu'un s'occupe de moi et qu'Hadès avait ordonné qu'il soit pris soin de nos personnes. Vous avez vos compagnons, moi je suis seule. Alors il s'est proposé de me faire un petit massage pour délasser mes épaules. Je l'ai vu venir de loin mais je me suis laissée séduire. C'est bien agréable et ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu d'amant. En plus il est à croquer.

- Il est pas un peu jeune ?

- Dans un couple, il y en a toujours un plus jeune que l'autre. Il y en a toujours un qui a plus d'expérience et qui transmet ses connaissances. Ni Minos, ni moi ne sommes perdant dans l'affaire. On passe du bon temps ensemble, je profite de sa jeunesse et de sa fougue et lui de mon expérience.

- Vu sous cet angle…

- Mais c'est ainsi qu'il faut le voir et pas autrement.

Ils finirent par se téléporter chacun chez soi. Belta se glissa aux cotés de Minos qui ne semblait pas avoir remarqué son absence.

Dohko ouvrit les yeux en sentant le lit remuer. Shion l'embrassa et le chinois se rendormit dans ses bras. Peut-être pourrait-il dormir deux petites heures…

A suivre…


J'espère que vous avez aimé.