En lisant le chapitre rappelez vous qu'il faut être bon en ce jour béni x)
Vous comprendrez assez vite pourquoi je dis cela, bonne lecture
Je voulais que ce moment paisible dure éternellement, alors que Neville et moi-même nous nous apprêtions à sortir de la calèche, le sort voulut que mon père passe par là. J'étais restée un moment tétaniser avant de refermer d'un coup sec la porte. Je le regardais avant de poser ma main sur sa bouche pour éviter qu'il ne fasse du bruit avec un peu de chance, il n'aurait rien vu.
J'entendais des pas dehors et une voix familière vint casser ce silence monotone qu'avait installé la nuit. Je me levais légèrement avant de tirer les rideaux justes assez pour apercevoir Karkaroff, apeuré se diriger vers mon père ennuyé.
Je n'entendais guère ce qu'il disait, je n'entendais pas bien ce qu'ils disaient mais les images étaient clairs. Le bras de mon père et le sien …, ils éprouvaient la même chose au même moment. Lorsque Karkaroff voulut lui toucher le bras, il eut un mouvement de recul assez violent juste assez pour qu'il regarde dans ma direction avant de se tourner vers le directeur de Durmstrang qui avait l'air énervé de son attitude.
Sans comprendre ce qui se passait, il se dirigea vers notre calèche, je baissais la tête, ramenant Neville avec moi en bas. Neville sans même broncher, me suivit mais malheureusement, la porte s'ouvrit sur un homme qui avait ses mains sur ses hanches et qui avait l'air en colère
- Dehors, somma-t-il
Moi et Neville sortirent aussi pâle l'un l'autre alors qu'il nous dévisageait
- Il est temps de vous mettre au lit M Londubat, dit-il sévèrement
- Je t'accompagne, ajoutai-je précipitamment, alors que Neville était assez loin
- Vous restez ici miss Evans ! Dit-il en posant sa main sur notre épaule
- Ce bâtard nous a interrompu, reprit énervé Karkaroff
- Pour protéger ma progéniture je peux être plus dangereux que le mage noir en personne, prévint-il, ne t'avise plus jamais de parler de ma fille comme tu l'as fait ainsi
- Elle causera ta perte, dit-il avant de s'éloigner. Elle aussi tu la perdras Severus, comme les autres
Je ôtais sa main de mon épaule troublé des propos qu'il venait de tenir. Je le dévisageai avant de me demander si l'homme qui prétendait être mon père était l'homme que je prétendais connaitre, l'homme que je respectai et surtout l'homme que j'aimais.
Trop de question trottait dans ma tête pour dire que je pouvais laisser cella la aussi en suspens. Trop de gens m'avait trahi alors que je prétendais les connaitre sans même qu'il ne me dévoile leurs véritable cœurs
- Nous aurons une conversation en rentrant, dit-il sévèrement
- Qu'a t-il voulu dire ? Demandai-je intrigué alors qu'il venait de perdre une teinte de couleur
- Cela ne vous concerne pas, dit-il sur un ton qui ne voulait pas laisser place à la discussion
- Non, commençai-je en le repoussant, c'est trop facile de dire cela, ajoutai-je tristement. Moi aussi j'ai droit à la vérité, pour une fois dans ma vie
- Pour la dernière fois, dit-il sur un ton plus glacial, cela ne vous concerne pas
- Je vois ! Repris-je en m'éloignant
Sans même un mot, je me précipitais au cachot avant de rejoindre ma chambre. J'enlevais mes chaussures avant de le lancer dans le miroir. On disait que briser un miroir portait 7 ans de malheur, 7 ans de plus ou de moins cela ne changerait pas de mon existence puisque je suis dévouée à les conduire tous à la déchéance.
Je m'adossais à mon lit avant de me mettre à pleurer, j'avais des doutes sur mon existence, sur ma vie, sur ma raison de vivre mais plus le temps passait et plus je me disais que je n'aurais jamais dû être née.
Les deux antithèses de moi-même, la lumière et les ténèbres, toutes deux se rejoignaient sur un point, le choix que j'étais censée faire. Mais plus le temps passait et plus je voyais se dessiner mon dessein. Mon cœur souffrait et malgré la sérénité que je croyais définitivement installé il ne cessait de souffrir.
Pourquoi devrais-je souffrir ainsi ? Me battre ? Il aurait été tellement plus facile pour moi de me laisser tomber définitivement dans les ténèbres, le pouvoir, la puissance qui compensait ce sentiment de solitude, de désespoir qui me hantait chaque jour.
On frappait à ma porte, je ne répondis pas, gardant ma tête entre mes jambes, pour une fois dans ma vie, je voudrais qu'on soit sincère avec moi, je voudrais qu'on me fasse confiance. Je voulais protéger les personnes qui m'étaient chers mais était-ce le cas pour eux ?
Aurait-il réellement le courage de sacrifier sa vie pour la mienne ? Mon propre père pourrait-il se sacrifier pour me protéger ?
Je le laissais partir, j'avais besoin d'être seule, de réfléchir. Je savais qu'il était de ronde ce soir et qu'il ne pourrait pas rester éternellement. J'enfilais un survêt avant de sortir. On avait l'autorisation de 6h00 exceptionnellement aujourd'hui. Quoiqu'il arrive, j'aurais été obligé de passer devant le hall et devant la grande salle et mon père.
Il était déjà 3h40 du matin, presque tout le monde avait regagné leurs dortoirs pendant moi je montais à l'horloger. J'avais de réfléchir, d'être seule et surtout de faire le point. J'avais laissé un mot sur la table basse avant de partir, je ne voulais pas l'inquiéter ni me faire punir à mon retour.
Je m'étais assise près de la fenêtre à admirer les étoiles, je ne voulais plus penser, je ne voulais plus avoir à faire à personne. Je ne voulais qu'une chose, ma mère, mon père, mon propre sang, j'étais certaine qu'eux au moins ne me trahiraient pas … du moins je l'espérai.
- Miss Evans, interpella une voix féminine
- Professeur Mc Gonagall, répondis-je en me levant
- Mais que faites-vous seule mon enfant ? Demanda-t-elle en s'approchant de moi, il est tard, vous devriez déjà être couché jeune fille
- Je sais, dis-je d'un ton très peu assurée, mais j'avais besoin de réfléchir, d'être seule, avouai-je
- Qui a-t-il mon enfant ? Demanda-t-elle en s'approchant de moi
- Même si je vous le disais, vous ne me comprendriez pas, d'ailleurs personne ne me comprend, dis-je en regardant ma main, je ne suis qu'un triste patin qui n'a que pour but d'aspirer de la pitié
- Oh, dit-elle sous le choc, cessez de dire n'importe quoi, allons dans mon bureau
- J'aimerais rester là, demandai-je, les étoiles m'apaisent
- Bien, dit-elle résolue, faites-moi une place.
A cet instant je lui avais confié mes craintes suites aux propos tenu par le directeur de Durmstrang. J'avais le don de sentir les sentiments des autres et à mon histoire elle se crispa elle aussi. Sans vraiment répondre à mes doutes, elle essaya de me rassurer sur les sentiments des gens qui m'entouraient. Elle était convaincue que je me trompais et que je devais parler à mon père de cette méprise.
Parler à mon père de cette méprise, cela sonne tellement bien que je n'y croyais plus. Il ne me dira rien, du moins pas ce que je voulais entendre. Le mensonge était les soubassements du monde mais pas de mon monde. J'avais tellement souffert des mensonges, des cachotteries, de la haine que cela pouvaient entrainer. J'avais été seule, et seul le désespoir ornait mon quotidien, pourquoi sous prétexte que je sois ici cela devrait changer ?
Si aimer voulait dire assister à la déchéance des personnes en qui vous croyez alors je voulais apprendre à haïr, à détester et ne plus être aussi faible.
La vie m'a préservé pour un but et ce chemin je refusais de le prendre, cependant tout ce que j'entreprenais me ramenait sans cesse à lui. Les ténèbres !
Contre toute attente mon directeur de maison réussit à apaiser mes craintes, sa force je la ressentais en moi et je finis enfin par m'endormir. La nuit à ma plus grande surprise se passa relativement bien.
Au matin, je me rendis au salon où une magnifique table était dressée et des cadeaux ornaient le sapin. Mon père lisait la journée alors que revenait tous mes doutes simplement en le regardant
Tout cela me coupait l'appétit, sans même m'asseoir, je me dirigeais vers ma chambre.
- Vous ne voulez pas manger ? Demanda-t-il calmement avec une petite touche de tristesse mais pas aussi grande que la mienne
- Je n'ai pas faim mais merci quand même, ajoutai-je en m'en allant
- Ouvre tes cadeaux au moins, demanda-t-il avec une lueur d'espoir
- J'en veux pas, répondis-je sèchement
- Lily je ne vais pas supporter ce comportement en ce matin de Noël, dit-il énervé. Que veux-tu ?
Je pense que sa question était la question de trop, je me retournais alors qu'il était debout devant la cheminée. Je me dirigeais vers le sapin, prenant le premier cadeau avant de le jeter à la cheminée. J'avais un tel excès de rage en moi qu'il fallait que sa sorte
- Je veux la vérité ! Réclamai-je
- Mes histoires ne te concernent pas, dit-il en s'éloignant.
Je sortis ma baguette avant de l'agiter pour le pousser sur le canapé. Manier le vent avec ma baguette la rendait plus puissante et aussi plus précise, comme quoi cela avait des avantages de manier les éléments
- Vous n'allez pas vous en tirer aussi facilement, dis-je énervé. Pour une fois dans votre vie dites-moi la vérité
- Arrête, somma-t-il, le plus autoritairement possible
- Je suis quoi à vos yeux ? Un vulgaire pantin ? Un jouet ? Une marionnette ? Demandai-je en le regardant qui avait une expression sévère, un objet de rédemption ?
Contre toute attente, je sentis son cœur vibrer à cette dernière proposition. Je lâchais ma baguette, stupéfaite, bouche bée et choquée de ce qu'il ressentait. En faites, il ne m'avait jamais aimé, j'étais juste un objet de rédemption, un objet qui le mènerait à la postérité.
Je ne réussis à rien dire le rendant finalement sa liberté avant de partir. Je ne savais pas ce qui était le pire passé d'un objet de désir à de rédemption. J'avais voulu être plus forte mais mes larmes coulèrent malgré moi
- Attend, demanda-t-il alors que je lui faisais dos
- …, je fermais les yeux mon cœur venait de se déchirer
- Ce n'est pas ce que tu crois, dit-il triste.
- J'ai tout à fait compris, répondis-je le plus calme possible. Ce n'est pas la peine de se justifier auprès de moi, après tout ce n'est pas le premier coup bas que l'on me fait et cela ne sera pas le dernier. J'avais juste espéré que … qu'après tout ce que vous m'aviez dit que vous soyez différent. Je tâcherais de ne plus vous mettre de bâton dans les roues
- Lily ! Cria-t-il alors que je venais à peine de sortir
Personne au grand jamais ne pourra me rassurer, ni me réconforter. Je m'étais cachée dans la volière, en compagnie des oiseaux. Shadow profita de ma présence pour se blottir contre moi, je m'étais assise refoulant comme toujours mes sentiments pour ne plus pleurer car cela n'en valait tout simplement plus la peine. Pour pleurer il fallait de l'énergie, chose que je n'avais plus. Je commençais peu à peu à accepter ma destinée, j'étais celle qui mènerait le monde à sa destruction, à son anéantissement.
Je regardais le ciel, vidant mon esprit, refusant de penser à quoique ce soit. Le vent commençait à se lever et même si je ne voulais pas rentrer, je commençais à avoir froid. Je déposais Shadow avant de me rendre à ses appartements, espérant ne pas le voir.
J'espère que votre réveillon était beaucoup plus festif que celui de Lily, bisous à tous
