Commentaire :
Salut ^^ !
Et voili-voilou : le dernier chapitre est arrivé :)

Alors, quoi vous dire ? Ben déjà, très pragmatiquement, que je suis aussi soulagée que ravie d'être arrivée au bout de cette histoire. Oui, parce que faut-il vous le rappeler, elle a subi un p'tit break d'environ deux ans xD Et puis, évidemment (non pas parce qu'il est coutume de le dire, mais simplement parce que je le pense) que je suis heureuse de vous avoir eu comme compagnons de voyage. Un grand Merci à tous ! Sincèrement... Vous savez, si c'était pour voyager seule, je ne publierais pas. J'écrirais mes textes et je me les garderais dans mon ordi. Tout le plaisir de publier réside dans le fait d'avoir des lecteurs - dont certains participatifs (voire très participatifs pour mon plus grand bonheur :D) - et là, je vous le dis : vous avez été à la hauteur !

A côté de ça, je ne vais pas m'attarder trois heures sur ce dernier "commentaire". Peut-être nous retrouverons-nous sur une autre fic, sous d'autres cieux (j'ai deux ou trois fanfics à terminer et une histoire originale à publier, y'a donc de quoi faire ;) ), peut-être pas. Quoi qu'il en soit, je vous souhaite à tous de bonnes lectures et une agréable continuation dans votre vie de tous les jours.

Au fait, s'il y a des comm. à venir de personnes non-connectées, si le site le permet (je précise parce que j'ai eu publié sur un site où le contenu des chapitres devait exclusivement être de l'histoire, donc...), je publierai un dernier "chapitre" réservé à mes réponses ;)

Allez, cette fois c'est la bonne : Merci encore, bonne lecture et au revoir ^^ !
ewanna.

A Camila :
Coucou,
J'suis contente que tu aies aimé le chapitre précédent. Il est vrai qu'Assline n'a pas un tempérament particulièrement exubérant. Du coup, la voir réagir a quelque chose de libérateur.
*Comme quoi, rien n'est jamais perdu xD*
A côté de ça, t'as raison : son pouvoir est cool. Et sacrément efficace, même... ;)
J'te souhaite une bonne fin de semaine.
Alors, "à plus" pour un dernier comm, peut-être. Autrement, merci pour tous ceux qui tu m'auras écrits. C'était bien chouette ^^ !

A Twilight Lili :
Salut,
T'es gentille tout plein *^^* ! Mais ne t'inquiète pas, même si tu m'avais laissé ton comm. à la suite de ce chapitre, même si j'avais mis du temps à y répondre, je ne t'aurais pas oubliée ou zappée.
*C'est vrai que j'ai pu mettre beaucoup de temps à répondre à certains, mais à ma connaissance, je l'ai toujours fait ;)*
Merci à toi pour les gentillesses que tu m'as écrites. Ca m'a touchée. Tu sais, quand on écrit, on espère toujours faire passer nos émotions, nos pensées. Et quand j'ai lu ton comm., je me suis simplement dit que je n'avais pas dû trop m'y prendre comme un manche :D
Alors Merci encore et surtout à toi pour avoir suivi l'histoire jusqu'à sa fin.
Bonne soirée, bonnes prochaines journées et qui sait, si je replonge un jour dans Twilight, ça me fera plaisir d'avoir à nouveau de tes nouvelles ;)
Au revoir ^^ !
PS : Si ça peut te "rassurer", malgré le fait d'écrire l'histoire, je suis restée un tantinet ahurie en percutant que j'arrivais à sa fin xD

A Akira Kyo :
Hello ^^ !
Ah mais nooon ! Les escargots, c'était une image volontairement à l'opposée d'eux pour bien marquer la chose.
*C'était bien marqué, hein ? xD*
Ah ? Bon... Ben, faudra que tu me dises si tu boudes toujours à la fin du chapitre, alors ;)
Je suis bien contente que tu aimes comment ça évolue ^^ . Mais la vraie question est : aimeras-tu la fin ?
*Hum... Me demande... On verra ce que t'en diras*
Allez, j'te laisse à la lecture et te dis : p't-être à bientôt pour un last blagouillage :p Autrement : merci, merci, merci et encore merci pour tout ^^ !
Bisous !


Qu'il en soit ainsi…

L'ambiance, tout comme le ciel, était étrangement électrique. Au-dessus du territoire des Quileutes, les nuages s'étaient amoncelés, présageant les heures sombres à venir. La meute au complet était prête et s'était positionnée à la lisière est de la forêt. Carlisle avait pu s'entretenir quelques instants avec Sam pour lui faire part de sa façon de voir les choses. L'alpha l'avait attentivement écouté puis avait rejoint les siens. Comme annoncé, Carlisle et son clan avaient également pris position aux abords de la forêt. Officiellement, les Cullen s'y trouvaient pour chasser.

N'était-il pas déjà trop tard ? Où étaient les Volturi ? Étaient-ils déjà arrivés à Forks ? Se doutaient-ils qu'Assline était en route pour les rejoindre ?
Autant de questions qui ne cessèrent de marteler le cerveau d'Assline et autant de questions auxquelles elle ne trouverait réponse qu'une fois arrivée. Alors, durant le parcours qu'il lui restait encore à accomplir, elle se força à ne pas penser à tout ce qu'il était peut-être déjà en train de se passer, à ce qu'elle pourrait découvrir en arrivant… Elle avait quitté Forks si peu de temps avant. Comment les choses pouvaient-elles changer si vite ? Elle qui pensait que le plus dur serait de parler à Démétri, de lui dire qu'elle était sincèrement désolée et accepter ensuite qu'il lui en veuille, peut-être même que… Mais jamais elle n'aurait imaginé qu'une fois encore, elle impliquerait dans ses choix des personnes innocentes.
Plus elle avançait, plus le ciel s'obscurcissait. Pourvu qu'il ne soit pas trop tard...


La meute et le clan des Cullen attendaient dans un silence absolu. Comme pour marquer davantage le chaos qui menaçait, plus aucun bruit, plus aucun son ne leur parvenait. L'atmosphère était devenue lourde et oppressante. Tous étaient à l'affut. Le temps s'écoula lentement, péniblement, lorsque soudain, Alice donna le signal : ils seraient là dans quelques minutes.

Comme prévu, ils arrivèrent tous les quatre, d'un front commun, tels des fantômes noirs sans visage qui glissaient sur le sol. Les premiers aperçus, perchés au sommet de surplombs rocheux, furent les loups. D'entre les arbres, ils observaient les intrus, immobiles et furieux, prêts à en découdre. Les Volturi se figèrent puis, la plus petite des silhouettes se tourna vers une ombre qui se tenait un peu plus loin et s'avança jusqu'à se découvrir entièrement. Jane abaissa alors son capuchon et salua à sa manière Carlisle.

- Assurément, nous nous trouvons bien sur votre territoire, lança-t-elle, sarcastique. Vous semblez apparaitre de nulle part dès que quelqu'un s'y présente.
- Bonjour Jane, répondit aimablement Carlisle, qui se trouva rapidement entouré par les sept autres membres de son clan. Oh, tu sais, il est très fréquent que nous venions par ici - il n'y a pas lieu d'être surpris de nous y voir. Nous étions justement en pleine partie de chasse quand nous avons senti des présences étrangères – et tu sais à quel point nous veillons à ce que la paix demeure sur notre territoire. Ceci-dit…, ajouta-t-il avec un air interrogateur, personne ne nous avait prévenus de votre visite.
- C'est parce que personne n'avait à le faire, décréta froidement Jane. Les Volturi ont le pouvoir de se déplacer là où ils veulent et quand ils le veulent. Surtout si cela fait parti de leur devoir.
- Leur devoir ? Se passerait-il quelque chose que nous ignorons ?, demanda poliment Carlisle en faignant la surprise.

Jane esquissa un rictus mais ne s'écarta pas de son rôle.

- En effet. Sur ordre des chefs de notre clan - Aro, Caïus et Marcus - nous sommes venus ici afin de mettre un terme aux désordres causés par des individus hybrides.

Au-dessus d'elle, un premier grognement retentit, aussitôt coupé par un second plus puissant et menaçant.

- Je ne comprends pas de quoi tu parles, Jane, reprit Carlisle. Quels désordres ?
- L'une d'entre nous s'est rendue ici-même il y a peu, répondit sèchement Jane. Les faits sont précis : il y a eu agression et nous sommes là pour punir cet acte.
- Agression ?, intervint Bella. Et agression de qui, s'il te plaît ?

Jane la regarda alors avec condescendance.

- De eux, dit-elle en pointant du doigt, sans les regarder, les loups qui trépignaient à présent d'impatience, ne supportant pas de se faire ainsi accuser à tort par ceux qu'ils haïssaient le plus au monde.

Carlisle s'avança, un petit sourire aux lèvres.

- Et quelles preuves avez-vous de cette agression ? Car pour ce qui l'en est de la personne dont tu parles, nous savons aussi bien toi que moi qu'elle est…
- Vous ne savez rien, le coupa Jane. Etiez-vous avec elle tout du temps ?
- Non, évidemment pas.
- Eh bien nos espions, si !, dit Jane. C'est amplement suffisant.
- Il n'y a jamais eu d'agression et vous le savez !, s'énerva Bella, qu'Edward attrapa vivement par le bras pour la retenir près de lui.

Jane plissa les yeux tandis qu'un sourire se dessina sur ses lèvres minces.

- Sage initiative, Edward Cullen. Peux-tu prouver qu'il n'y a pas eu d'agression ?, demanda ensuite Jane en fixant Bella.
- Ca serait plutôt à vous de prouver qu'il y en a eu une !, répliqua Bella. Attendez qu'Assline soit là et…
- Oh ? Parce que vous l'attendez ?, l'interrompit Jane avec amusement. Je l'ignorais... A ma connaissance, elle se trouve en ce moment-même à Volterra. Alors, qui croire ? Vous, qui n'étiez pas là pour voir ou nous, qui avons vu ?
- Vous feriez mieux de prouver ce que vous avancez, grinça Emmet en faisant craquer ses phalanges.

Jane se tourna vivement vers lui et concentra son regard. Carlisle réagit à temps.

- Emmet !, dit-il en s'interposant entre lui et Jane. Que vous ai-je demandé ? Quant à toi, Jane, il ne me semble pas que l'attitude d'Emmet justifie que tu…
- Mettre la parole des Volturi en doute est en soit un délit. Ne l'oubliez pas !


Autour d'eux, le vent se mit à souffler et bientôt, les premières gouttes commencèrent à tomber. Mais qu'importe, imperturbables, ils restèrent à s'observer en chiens de faïence durant de longues minutes jusqu'à ce que, derrière Jane, Alec décide de rabattre son capuchon. Félix et Démétri en firent aussitôt de même et là, tout menaça de basculer...
Jusqu'à présent, sur ordre de Sam, aucun des loups ne s'était montré belliqueux. Carlisle avait été très clair à ce sujet : tant qu'ils ne s'en prendraient pas ouvertement aux Volturi, ceux-ci hésiteraient à les attaquer – car quels qu'ils soient, les motifs de leur présence seraient assurément discutables. Mais si par malheur, ne serait-ce qu'un loup engageait le combat, la légitime défense serait alors invoquée et ils ne pourraient plus rien faire d'autre que se battre jusqu'à ce que, d'un côté ou de l'autre, tous tombent.
Malheureusement, lorsque Félix et Démétri dégagèrent leur visage et que Jared reconnut ceux qui l'avaient agressé, les trépignements de la meute se firent flagrants. Les pensées de Jared avaient instantanément circulé parmi les siens et ainsi, tous surent : voilà donc ceux qui étaient à la source de leurs maux, ceux qui étaient venus enlever l'une des leurs. Mais plus que tout, pour Embry, devant lui se tenait celui qui voulait lui ravir l'affection de celle qu'il aimait.

- Restez sur vos positions !, intima Sam. Je ne veux pas vous voir bouger d'un centimètre, c'est clair ?!

Mais de l'autre côté, les grognements des loups ravirent Jane et Alec qui sentirent qu'ils n'auraient plus beaucoup à patienter avant de pouvoir mener à bien leur mission. Toutefois, l'ordre donné par Sam sembla porter ses fruits et le calme revint… ou tout du moins, en apparence. Car Embry ne parvenait plus à décoller ses yeux de Démétri et sentait gronder en lui une colère de plus en plus forte.

- Embry !, le somma à nouveau Sam. Tu ne bouges pas ! Jacob ! Quil !

Aussitôt Jacob et Quil, qui avaient pris soin d'encadrer Embry, se serrèrent davantage, échangeant avec lui ce qui apparut aux oreilles des Volturi, des grognements et autres claquements de dents. Connaissant la situation, il n'en fallut pas plus à Alec pour comprendre de qui il s'agissait.

- Démétri, lui dit-il alors suffisamment fort tout en feignant d'être discret. Je crois bien que celui qui comptait te voler ta compagne se trouve entre les deux autres, là.

Sur quoi, Alec fit un signe de tête en direction des trois loups qui les dominaient et afficha un petit sourire narquois.

- Si cela te chante, nous te laisserons t'occuper de lui…

Ce qui eut un effet immédiat et inévitable sur Embry. Mais ce que Jane et Alec n'avaient pas prévu, c'est que si pour eux il était indispensable d'attendre le moment opportun pour agir, pour Démétri, ce n'était pas le cas. Pour lui, leur déplacement sur Forks équivalait à une expédition punitive et ce qui allait suivre était aussi évident que ce que le dialogue entre Jane et Carlisle avait pu être une perte de temps. Aussi, si tôt qu'il sut enfin quel loup était Embry, il pivota vers lui et, à la stupeur générale, s'élança.

- NOOOOON !, hurla-t-on de toutes parts.

Trop tard…
A son tour, Embry bondit dans le vide, laissant Quil et Jacob sans réaction. S'en suivit alors un terrible combat où le loup et le vampire opposèrent leur agilité, leur force, mais surtout, leurs motivations qui les menèrent à s'affronter avec une hargne et une agressivité sans précédent. Ils se catapultèrent contre les arbres, arrachant dans des hurlements effroyables ce qui se trouvait sur leur passage. Les branches craquèrent, les arbres s'effondrèrent, les buissons furent soufflés, les blocs de rocher projetés à des dizaines de mètres. Ils ne relâchèrent pas un instant leurs efforts. Il était hors de question que l'un d'eux perde.
Mais le plus incroyable dans tout ça, c'est que pris de court et affublés du mauvais rôle, les autres Volturi ne bougèrent pas. Jane, révulsée et trop consciente de la position qu'elle se devait de garder, s'était immédiatement rabattue aux côtés de son frère où elle n'avait d'autre choix que d'attendre l'issue finale de l'affrontement qui se déroulait sous ses yeux. En fin stratège, que Démétri gagne ou perde, elle venait de tout calculer afin que son attitude ne puisse porter préjudice au clan des Volturi. Toutefois, en ayant agi de la sorte, Démétri les avait mis dans une situation où il leur était impossible d'intervenir si les autres loups ne s'élançaient pas. Et ça, Sam le savait.

- Ne bougez pas !, hurlait sans arrêt l'alpha à la meute qui avait le plus grand mal à suivre ses ordres.
- Mais enfin Sam !, criaient les autres. On ne peut pas laisser Embry ! Il faut y aller !
- Vous ne comprenez pas qu'en nous retenant, nous empêchons les autres d'intervenir !
- Et Embry, tu l'oublies ?! Il risque d'être blessé !
- Faites-lui confiance !
- Mais Sam !
- Si seulement l'un de vous y va, les autres agiront aussi ! Nous ne pourrons alors même pas aider Embry ! Ce sera pire que maintenant ! Patientez encore et ne lâchez personne des yeux !

Suivant l'évolution des choses avec inquiétude, les Cullen s'interrogeaient sur le fait d'intervenir ou pas. Mais pour le moment, Carlisle préférait conserver son rôle d'observateur.

- Alors, Edward… ?, lui demanda-t-il tout de même, anxieux.
- Pour le moment, les loups se retiennent. Mais je ne sais pas si Sam arrivera à les convaincre encore longtemps, confia Edward en se pinçant les lèvres. Et si les choses tournent mal….
- Qu'en est-il pour Jane et les deux autres Volturi ?
- Les jumeaux sont contrariés – très contrariés, dit Edward en les fixant pour capter leurs pensées. Ils étaient persuadés que leurs provocations fonctionneraient. Quant à Félix… Il ne comprend pas pourquoi ils ne se lancent pas aussi dans la bataille. Il songe de plus en plus à le faire… Il va… NOOON FELIX !

Le géant fit un pas en avant, mais au moment où Edward cria, il s'immobilisa, se cambrant en arrière avec une grimace de douleur et revint lentement sur ses pas. Pour ceux qui l'avaient vu, aucun doute n'était possible.

- Jane ne peut pas se permettre que Félix y aille à son tour, murmura Edward en la fixant de nouveau. Nous sommes là et si cela se produisait, elle sait que nous pourrions intervenir pour protéger les loups. Depuis leur dernière visite, elle connait la nature de nos relations avec eux.
- Oh mon dieu !, s'exclama soudain Esmée en plaquant une main sur sa bouche.

Surpris par une attaque portée latéralement, Embry se retrouva à terre. Démétri en profita alors pour se jeter sur lui. Il l'enserra par derrière et chercha la meilleure position pour lui briser le corps.
C'est au moment où il était à deux doigts d'y parvenir, qu'Embry, sous l'effet de la douleur, se retransforma... que Sam hurla... et que les autres loups bondirent.
Horrifiée, Bella vit un sourire triomphant se dessiner sur le visage de Jane qui n'attendait que ça et comprit qu'au risque de devenir les ennemis des Volturi, les Cullen allaient devoir intervenir.
Pourtant, il n'en fut rien…
Au moment où les loups s'élancèrent, où Félix se précipita, où Jane et Alec éveillèrent leurs pouvoirs, une force irrésistible rejeta les loups sur leur territoire, plaqua à terre les Volturi et figea Démétri dans sa posture de bourreau.

- Arrêtez !, hurla Assline qui surgit au milieu du champ de bataille pour découvrir, épouvantée, Démétri qui n'avait plus qu'à serrer les bras pour en finir avec Embry.

Lorsqu'il la vit, l'étreinte de Démétri se relâcha imperceptiblement. De toute façon, dans l'état où était Embry, il ne pourrait plus se défendre.

- Démétri… qu'est-ce que tu fais ?, murmura Assline avant de se tourner vers les autres Volturi. Et vous ? Qu'est-ce que vous faites ici ?! Vous êtes fous ! Qu'est-ce qu'ils vous ont fait ?!

Jane s'était relevée et la fixait avec une profonde amertume.

- Et toi, que fais-tu ici ?, rétorqua-t-elle. Pourquoi n'es-tu pas à Volterra ?!

Puis remarquant qu'Assline ne portait plus son pendentif :

- Je vois, dit Jane aigrement. Tu n'es pas ici pour nous aider, mais plutôt pour nous contrer.
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ?, répliqua Assline. La seule chose que je veux, c'est que vous ne leur fassiez pas de mal, c'est tout !

Mais Jane n'avait que faire de ses souhaits.

- Tu es revenue ici parce que tu comptes y rester !, déclara-t-elle haut et fort. Tu as quitté notre clan et as l'intention de rester ici, avec lui !, dit-elle en lançant un regard dégoûté vers Embry, en sachant parfaitement quel effet auraient ses paroles sur Démétri. N'ai-je pas raison ?

Assline serra les poings mais ne lui répondit pas. Elle se tourna plutôt vers Démétri, à la fois désolée et effrayée qu'il commette sous ses yeux l'irréparable.

- C'est vrai…?, demanda doucement Démétri, incertain. Assline, tu comptais partir comme ça... sans rien me dire... et m'abandonner ?
- Bien sûr que non !, s'écria Assline. Je suis rentrée à Volterra pour toi parce que je voulais te voir ! Parce que je devais te parler !... Je ne serais jamais partie comme ça, sans rien te dire... Je t'ai dis que tu comptais pour moi et ce n'était pas un mensonge. Et ça ne l'est toujours pas... même si les choses ont changé...
- Oh..., intervint alors habilement Jane. Alors ce que nous ont dit les Cullen serait vrai ? Tout s'est réellement bien passé quand tu es venue ici ? Il n'y a pas eu d'agression ?
- Bien sûr que tout s'est bien passé !, s'énerva Assline. Et Aro le sait ! Il n'y a aucune raison pour que les Volturi soient là ! Tout cela est complètement absurde ! Laissez mes amis tranquille et allez-vous-en !

Dans le ciel devenu menaçant, le tonnerre gronda et tout près, un éclair foudroya un arbre mort. Tout cela n'avait rien de naturel et tous le savaient : les colères d'Assline pouvaient être destructrices. Ainsi, à la frustration des loups et d'Emmet, Jane préparait déjà diplomatiquement son retrait. Mais les choses étaient beaucoup plus délicates entre Démétri, Embry et Assline. Celle-ci ne ressentait que trop le sentiment de rejet que Démétri éprouvait. Mais si cela la faisait souffrir, ce n'était rien comparé à la peur qu'elle éprouvait à l'idée de perdre Embry.

- S'il te plaît, Démétri... lâche-le…, dit-elle doucement en faisant un pas vers lui.

Mais Démétri ne réagit pas. Il était venu ici dans l'espoir de regagner ensuite Volterra le cœur léger et serein, et voilà qu'en quelques secondes, il venait de tout perdre. C'était insupportable de douleur. Jamais situation n'aurait pu être pire. Comment Assline pouvait-elle lui préférer un loup-garou ? Un hybride qu'il avait vaincu si aisément ? Lui qui avait tant pris soin d'elle, qui lui avait redonné le sourire. Lui qui était prêt à tout pour elle... A tout...
Tout à coup, la colère l'envahit. Assline vit son visage se durcir, ses mains se crisper autour du torse d'Embry qui réprima un gémissement.

- Démétri, ne fais pas ça !, le supplia Assline.

Le danger n'avait jamais été si proche. Du coin de l'oeil, Assline devina les loups prêts à se jeter sur le vampire.

- Noooon !

Dans un réflexe défensif, d'immenses branches se mirent à balayer l'espace autour de Démétri qui resta, comme les autres, stupéfait.

- Ni lui, ni toi..., dit Assline en s'approchant encore, son regard désolé posé sur lui et Embry. Je ne veux qu'aucun de vous deux ne soit blessé. Alors s'il te plaît, lâche-le... Il n'a rien fait. Si tu veux t'en prendre à quelqu'un, prends-t-en à moi, mais pas à lui.

Embry était au bord de l'évanouissement, mais il parvint tout de même à ouvrir les yeux. Quand il entendit sa voix, quand il vit Assline, quand il sut qu'elle était revenue pour ne plus jamais le quitter, un faible sourire éclaira son visage éprouvé par la douleur. Assline le regarda, heureuse, mais si triste.
Ce fut trop pour Démétri...

- Je ne supporterai pas de te perdre, murmura Démétri, désespéré. Je ne le supporterai pas… Et si je le laisse vivre, tu vas…

Il ne fut nul besoin qu'il termine sa phrase. Assline comprit. Peu importe ce qu'elle pourrait dire. Peu importe que Démétri le comprenne ou non. Dans un instant, Embry serait mort. Emplie d'effroi, revivant une situation dramatique qu'elle refusait, Assline prit sa décision sur l'instant, sans réfléchir.

- Je repartirai avec toi !, s'écria-t-elle. Je repartirai avec toi, Démétri ! Ne lui fais pas de mal !... ça ne servira à rien. Tu sais aussi bien que moi qu'une fois à Volterra, il ne pourra rien contre nous… Je te promets alors de ne plus jamais chercher à en partir et de rester à tes côtés... pour toujours. Mais ne lui fais pas de mal... Pas lui...

Si dans le rang des Volturi, il était difficile de masquer son contentement, dans ceux des loups et des Cullen, c'était la consternation. La même chose... C'était la même chose que Jared et Edward avaient vécue dans un passé par trop présent. C'était la même chose face à laquelle, dans une frustration extrême, ils ne trouvaient pas de solution.

- Assline, non…, fit Bella dans un souffle. Non…

Assline l'entendit et pivota lentement vers elle. Singulièrement calme, elle remua lentement la tête, lui demandant de ne pas insister. Rien n'avait plus d'importance pour Assline que sauver Embry. Repartir n'était même pas un sacrifice si elle savait qu'il pourrait vivre en retour. Mais tout n'était pas si simple...
Démétri retint un soupir, puis il regarda Assline.

- Tu l'aimes donc à ce point ?

Assline baissa la tête.

- Ce n'est pas ainsi que je veux que les choses se passent, poursuivit doucement Démétri. Ce n'est pas avec une prisonnière que je veux vivre… C'est avec celle que j'ai vue me sourire et accepter mes bras pour y trouver le réconfort que j'ai à lui donner… C'est avec cette jeune femme que je connais que je veux repartir, tu comprends ?

Sa voix était étouffée, empêchée par le chagrin. Et quand elle voulut lui répondre, Assline se rendit compte qu'il lui était aussi difficile de s'exprimer.

- Je suis désolée, Démétri... Tellement désolée… Mais ma présence est tout ce que je peux t'offrir…

Démétri acquiesça d'un faible mouvement de tête, puis il lui adressa un sourire. Un sourire qui perça le cœur d'Assline tant il était tendre et triste à la fois.

- Dans ce cas… qu'il en soit ainsi.

Un épouvantable craquement résonna soudain dans la forêt.

- NOOON !

C'était fini.


La pluie tombait lourdement, les éclairs crépitaient autour d'eux, mais personne ne bougea. Tout était allé si vite. Leurs regards étaient posés sur le centre de la scène. Tombée à genoux, Assline était incapable de réaliser ce qu'il venait de se passer...
Soudain, les Cullen accoururent et d'autorité, se placèrent entre les loups et les Volturi. Seul Carlisle s'approcha d'Assline, tandis que Jacob et Quil, qui avaient pris le risque de se transformer en pareille situation, se précipitèrent sur Embry, tombé à terre, inerte. Juste à côté, là où les yeux d'Assline restaient accrochés, une énorme branche s'était abattue avec une précision chirurgicale. Tout autour, un souffle léger commençait à disperser une fine poussière blanche et étincelante.
Démétri...
Carlisle passa un bras autour d'Assline pour l'aider à se relever. Fébrile et fantomatique, c'est tout juste si ses jambes parvenaient à la soutenir. Brusquement chancelante, Carlisle la prit dans ses bras... quand Sam s'interposa.

- Il dit qu'elle doit rester avec eux, traduisit Edward qui percevait les pensées du loup. Il dit que sa place est…
- Je sais où est sa place, le coupa doucement Carlisle. Mais elle vient de subir un terrible choc et j'ignore comment elle pourrait réagir. Il serait plus sage qu'elle vienne avec moi - ne serait-ce que le temps de nous assurer que tout ira pour elle. Tu es d'accord, Sam ?

Le loup noir émit un léger grognement.

- Il l'est, traduisit aussitôt Edward.

Il avait répondu sans regarder son père, trop occupé à observer Jane, Alec et Félix. C'était la première fois qu'il les voyait aussi désorientés et incrédules. Les choses étaient pourtant bel et bien telles qu'elles leur apparaissaient : ils avaient perdu. Et ils avaient fait bien plus que perdre un affrontement. Ils avaient perdu deux des leurs et faisaient désormais face à une meute de loups et un clan de vampires. Leur place n'était plus ici – elle ne l'avait d'ailleurs jamais été.
Carlisle alla trouver Emmet et lui confia Assline. Il rejoignit ensuite Edward et considéra gravement Jane.

- Tout cela ne méritait pas la mort de Démétri, Jane. Ni tout ce carnage... Je ne pense pas que vous ayez encore à faire ici. Compte tenu de ce qu'il vient de se passer, je ne pourrais vous garantir votre sécurité dans les prochaines heures. Le mieux serait que vous rentriez à Volterra annoncer que...
- Les Volturi n'ont d'ordres à recevoir de personne, le coupa sèchement Jane, orgueilleuse et arrogante. Ce qui vient de se passer n'est pas de notre fait.

Ils furent plusieurs à la fixer soudainement, les yeux ronds. Mais fidèle à elle-même, Jane poursuivit sans y prêter attention.

- Nous étions là pour nous rendre compte par nous-même des évènements qui nous ont été rapportés. Démétri a, de sa propre initiative, attaqué l'un des... vôtres. En aucun cas, le clan des Volturi ne pourra en être tenu pour responsable. Cela n'a été qu'un acte isolé dont nous ferons bien évidemment un rapport à Aro. Allons-y, maintenant !, ordonna-t-elle ensuite en faisant volte-face sans accorder un regard à qui que ce soit.

Alec balaya l'assemblée, soupira discrètement, puis fit de même. Quant à Félix, il resta immobile devant l'endroit où avait disparu son ami. Jane le rappela alors à l'ordre. La tête basse, il se détourna et la suivit.

- Je n'arrive pas à croire qu'elle ait pu dire des horreurs pareilles, dit Alice, choquée. Comment peut-on être comme ça ?

Carlisle eut un sourire triste.

- Je n'en attendais pas moins d'elle... D'autre part, restons lucides. La colère de Aro sera grande. Froide, stérile, mais grande. Tâchons donc de nous montrer discrets... Rentrons maintenant. Mieux vaut éviter qu'Assline soit toujours ici quand elle reprendra ses esprits. Emmet, je te laisse le soin de la ramener à la maison.
- Tu ne rentres pas avec nous ?, lui demanda Edward.
- Non. Je vais commencer par aller à la réserve pour m'assurer que les blessures d'Embry ne sont pas graves. Je vous rejoindrai après.
- Je viens aussi !, lança Bella.
- Pourquoi ça ne m'étonne pas..., commenta Edward en levant les yeux au ciel.


Assline redonna des signes d'activité convenables plus d'une heure après être arrivée chez les Cullen. Esmée et Alice l'avaient installée sur le canapé où elle était restée allongée, apathique, pendant que Jasper, Emmet et Edward s'en étaient allés lui chercher de quoi manger au cas où il y ait besoin rapidement. Rosalie était en charge de la veiller. C'est lorsqu'elle vit son regard recouvrer de la vivacité que :

- Ça a l'air d'aller mieux...

Aussitôt, Esmée arriva.

- Comment te sens-tu ?, demanda-t-elle à Assline en lui caressant maternellement le visage.

Assline se redressa sur ses coudes, sourcils froncés. Au bout de quelques secondes, elle réalisa enfin où elle se trouvait, puis elle regarda tour à tour Esmée, Alice et Rosalie qui paraissaient perplexes.

- Heu... Ca va, dit-elle alors, peu convaincante.

Parce qu'en vérité, ça n'allait pas. Non, ça n'allait pas du tout. Un désagréable noeud dans son ventre lui indiquait clairement que quelque chose clochait, mais sans lui dire quoi. Soudain, des flashes lui revinrent en mémoire.
La forêt. Les loups. Démétri et Embry. Démétri... Ce qu'elle lui avait fait... Son dernier sourire...
Assline ferma les yeux et serra sa main sur son cœur pour retenir son chagrin. Rosalie, Alice et Esmée échangèrent un regard, impuissantes. Il n'y avait rien à dire, rien à faire. Seul le temps adoucirait les choses. Tout à coup :

- Embry !, cria Assline, faisant sursauter les autres. Où est-il ? Comment va-t-il ?
- Calme-toi, tenta de l'apaiser Esmée. Il va bien. Il est à la réserve. Carlisle est allé s'occuper de lui.
- Mais comment va-t-il ? Est-ce que ses blessures sont graves ?, insista Assline qui essaya de se lever... avant que Rosalie ne la retienne délicatement par les épaules.
- Il se remet déjà, répondit alors une troisième personne qui venait d'arriver.
- Bella ?
- Ca n'était finalement pas bien grave, ajouta Carlisle qui suivait, en déposant sa mallette de médecin sur la table. Il avait plusieurs côtes de cassées, mais les fractures étaient propres. La consolidation est déjà presque finie. Il va bien, assura-t-il en souriant à Assline. Et dès que tu auras repris quelques forces, tu pourras aller le retrouver.

Il interrogea ensuite Esmée du regard.

- Oui, sourit-elle, tout s'est bien passé ici aussi. Nous attendons maintenant que les garçons rentrent de la chasse...

Chose qu'ils firent une dizaine de minutes plus tard.
Après avoir été pour ainsi dire obligée à se nourrir, Assline insista pour aller à la réserve. Carlisle donna évidemment son accord et c'est Bella qui l'y accompagna.
Ses retrouvailles avec Embry furent intenses... mais certainement pas comme ils les avaient espérées – ou même imaginées. Rapidement, tous deux ressentirent le besoin de s'isoler, préférant le silence et la seule compagnie de la nature à la présence de ceux qui s'étaient inquiétés pour eux. Personne ne les vit pendant deux jours. Un conseil eut ensuite lieu. C'est là qu'Embry et Assline firent part de leur décision aux autres membres de la meute.

- Avec votre accord, nous allons partir quelques temps, annonça doucement Embry, Assline tout contre lui. Nous avons besoin de nous éloigner de ces endroits le temps que s'en effacent leurs mauvais souvenirs.

Les chefs s'observèrent en silence, puis Billy approuva d'un sobre mouvement de tête.

- Cela pourrait être une sage décision.
- Mais... Vous allez revenir, quand même ?!, s'inquiéta Seth.
- Bien sûr, répondit Embry. Bien sûr... J'appartiens à la meute et notre place est ici, avec vous. Mais les circonstances font que...
- … Que vous avez besoin de vous retrouver tranquillement, termina Jacob en efficace et éternel soutien.
- Mais... Quand allez-vous partir ?, questionna Seth.
- Si nous le pouvons, demain.

Seth eut brusquement l'air d'un chien battu.

- Et où allez-vous aller ?, demanda-t-il.

Embry et Assline se regardèrent puis haussèrent les épaules.

- Nous n'avons pas de but précis, répondit Embry. Nous allons certainement descendre vers le sud, après quoi il est possible que nous quittions le continent.

Il sourit ensuite tendrement à Assline et :

- Et puis... Assline voudrait voir comment vont ses parents.

Les autres froncèrent légèrement les sourcils.

- Faites bien attention, surtout, leur recommanda Harry. Pour tout être humain, Assline est désormais morte.
- Et n'oubliez pas où vous vous trouverez alors, dit Sam. La France est proche de l'Italie...
- Ne vous en faites pas pour ça, dit Embry. Nous serons prudents et très discrets.
- Ah ça ! Entre l'un et l'autre, question exubérance, je ne me fais pas de soucis, lança Seth.

Comme les autres, il avait de la peine à les voir partir si tôt alors qu'Assline venait tout juste de revenir. Mais il comprenait également qu'ils aient besoin d'être ensemble, seuls. Emily se leva et s'approcha alors d'Assline qu'elle prit dans ses bras.

- Tu vas nous manquer…
- Vous me manquerez aussi.
- Mais au moins, quand vous reviendrez, vous aurez votre chez-vous, sourit Emily. Les garçons sauront bien profiter du temps de votre absence pour vous construire une vraie maison.
- Oh… ? C'est gentil, dit Assline reconnaissante.
- Oui, c'est gentil, reprit Embry en grimaçant. Mais… qui compte s'occuper de la construction ?
- Et ça veut dire quoi, ça ?, répliquèrent aussitôt Quil et Seth.
- Ca veut dire que quand on voit votre dernier ouvrage, y'a de quoi s'inquiéter sérieusement pour le suivant, ricana Paul. Non mais y'aura pas de problèmes, dit-il en pivotant vers Embry et Assline. On va prendre les choses en main correctement et vous aurez plus que quatre planches vermoulues au-dessus de la tête pour vous abriter.
- Hé !, protestèrent Quil et Seth. T'as pas fini de te foutre de nous ?!
- Euuuuuh… Non !

C'est ainsi qu'en guise d'énergique au revoir, les trois quart de la meute se sautèrent dessus. Assline se gratta la tête en regardant Emily, Sue et Leah.

- Je me demande si ça va me manquer ou si au contraire, ça sera reposant de ne plus les voir se jeter les uns sur les autres à la moindre occasion…
- Oh, crois-moi !, soupira Leah en roulant des yeux. Ca ne va certainement pas te manquer ! Profites-en !

Les heures suivantes furent merveilleusement légères et agréables, si éloignées des troubles qui avaient précédé. Mais à l'aube naissante, finit par arriver le moment de se dire au revoir. Ce n'étaient pas des adieux, certes. Tous savaient qu'ils se reverraient dans peu de temps. Mais les séparations garderaient à jamais un côté pénible. Surtout pour eux... Tant de souffrances les avaient accablés, tels des obstacles dressés sur le chemin de leur existence qu'il avait fallu surmonter pour atteindre leur lumière...
Un loup-garou amoureux d'un vampire n'était pas très commun, même dans leurs mondes. Pourtant, cet amour-là ne cessa jamais et plus les jours passèrent, plus il gagna en force, avec cette certitude que leur monde à eux valait la peine qu'ils se soient autant battus pour le préserver.