Auteur : Abby and Jes
Titre : A doua șansă
Couple : Lucius/Charlie
Genre : Romance/Drame
Rated : M
Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Cassandre, Isaac et Abigail sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.
Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.
Statut : Finie à l'écriture.
Bêta correctrice : Red Blood Apple.
Résumé : Après la guerre, le gouvernement a changé et le nouveau Ministre a décidé d'infliger à certains Mangemorts une peine qui se déroulera en dehors de la célèbre prison. Lucius Malfoy est concerné par cette réforme et il en est ravi. Enfin, au moins jusqu'à ce qu'il découvre où il va aller et qui sera son surveillant.
Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voire plus, si nous sommes gentilles.
Note Abby : Bonjour à tous et à toutes ! Un immense merci à ceux qui nous ont reviewés tout au long de cette aventure. Et oui, c'est la fin, mais une petite surprise vous attend à la fin du chapitre. N'hésitez pas à réagir, nous dire si ça vous intéresse, ou non *clin d'œil*. Et surtout, bonne lecture ! (\^-^/)
Note Jes : Hello helli hello (^-^) Voici le chapitre final de cette Fanfiction. Un immense merci à ceux qui ont suivi cette histoire et l'ont reviewés tout au long de sa publication. Ça aide à continuer de publier et ça fait énormément plaisir. Je vous souhaite une bonne lecture *coeur*
un grand Merci à castfan, Les Dodos sont nos amis, dobbymcl, Ewilan16, espe29, Raspoutine66, Lilywen, Westyversionfrench, Haley Black, bibi, yamashita6, Melissa-Lena, miss A pour leur review qui font chaud au coeur.
Partie I
A doua șansă
Chapitre 29
POV Lucius
Je m'éveillai en sursaut et ouvris brutalement les yeux, sentant ma lèvre inférieure me brûler. Je me détachai légèrement de Charlie, rassuré de ne pas l'avoir réveillé, et passai mes doigts sur ma lèvre. Je devais me l'avoir mordu assez violemment pour l'entailler. Je retins un soupir et observai Charlie pendant plusieurs minutes, essayant de retrouver le sommeil. Je passai mes doigts sur sa joue et souris de le voir si apaisé. Il était maintenant tellement habitué à ce que je m'agite à ses côtés qu'il ne se réveillait même plus.
Cela faisait à présent trois semaines que nous étions en Roumanie et mes rêves n'étaient toujours pas partis. Ils avaient évolué cependant, enfin, la partie avec Charlie du moins. Je ne le voyais plus batifoler avec Joaquim mais avec Émeraude, qui finissait ensuite par le croquer.
Je secouai la tête et me mis sur le dos, puis fermai les yeux. Au bout de plusieurs minutes et voyant que je ne m'endormais toujours pas, je me tournai de nouveau vers Charlie, puis me remis sur le dos. Je m'agitai ainsi un long moment avant de décider de me lever. Si je continuai de bouger comme cela, j'allais finir par le réveiller.
J'enfilai un pantalon, mes bottes ainsi qu'un pull puis je sortis de la tente. Je jetai un œil à la lune, pleine, en partant en direction du chantier. Je marchai jusqu'à la forêt et fis demi-tour, espérant me fatiguer rapidement en marchant ainsi. Sauf que le sommeil semblait m'avoir définitivement quitté.
Je jetai un œil à la barrière et m'avançai jusqu'à elle, je posai la tête contre et observai l'intérieur. J'avais toujours aussi peur que Charlie finisse par être blessé et une idée saugrenue avait commencé à germer dans mon esprit quelques jours plus tôt. Parce que le meilleur moyen de protéger Charlie serait probablement d'y aller avec lui.
Sauf que c'était stupide comme idée, n'était-ce pas ? Je plaquai également mes mains contre la barrière et fermai les yeux, rêvassant. Elle sentait la magie, elle était la magie.
Et je me faisais de plus en plus penser à un drogué attendant sa dose. J'avais lu au Terrier que c'était un phénomène plutôt courant du côté moldu, moins que par chez nous du moins. Comme quoi, on ne pouvait pas se permettre de les laisser venir de notre côté, ils gâcheraient tout.
Je retins un soupir puis rouvris les yeux et reculai légèrement, sursautant en apercevant Isaac à côté de moi, adossé contre la barrière. Par Merlin, comment avais-je pu ne pas l'entendre arriver ? Je regardai autour de moi et réalisai que le soleil était dangereusement en train de se lever. Il fallait que je rejoigne Charlie avant qu'il ne se rendre compte de mon absence. Le portail s'ouvrit, laissant sortir Carlos, Johanna et Geoffroy sortirent de la réserve. Ce dernier me regarda étrangement et me dit :
- Tu faisais quoi là ?
Merveilleuse question. Je me passai la main sur le visage et répliquai :
— Je prenais l'air.
Okay, mais la prochaine fois, ne le prends pas aussi près de la barrière.
Je lui lançai un regard ennuyé et haussai les épaules avant de me détourner et de rejoindre Charlie. Ce dernier était toujours endormi et je me déshabillai à nouveau puis m'avançai sur lui le plus délicatement possible, le surplombant.
J'avais envie de le réveiller agréablement pour une fois. Je déposai un léger baiser contre son cou, puis embrassai toute sa peau découverte jusqu'à son ventre. Je tirai ensuite doucement sur les couvertures que je repoussai puis léchai son nombril, laissant mes mains caresser ses flancs. J'eus un sourire en constatant qu'il ne se réveillait toujours pas et continuai ma descente jusqu'à lécher doucement son sexe toujours endormi.
Je relevai la tête et me mordis la lèvre avant de le prendre totalement en bouche. Je caressai ensuite ses boules et le sentis durcir contre ma langue. Je le regardai cependant et remarquai qu'il n'avait toujours pas ouvert les yeux. Donc soit il dormait encore et faisait un rêve très agréable, soit il faisait semblant de dormir.
J'humidifiai l'un de mes doigts que je glissai ensuite entre ses fesses, le pénétrant doucement. Il fit un bruit étrange et je relevai les yeux pour croiser son regard surpris, les yeux encore embués de sommeil. Je donnai un coup de langue le long de son membre, enfonçant mon doigt plus profondément en lui.
— Encore mieux que dans mon rêve.
Je ris contre son sexe, le faisant vibrer, et j'ajoutai un second doigt au premier, me frottant contre le matelas pour me soulager un peu. Je cherchai sa glande et souris quand je la touchai. Les sons que Charlie faisait dans ces cas-là étaient les plus érotiques que je n'aie jamais entendus. Je caressai donc sa prostate, changeant la pression que j'y infligeais tout en continuant de le sucer. Je le sentais se tendre de plus en plus et je savais ainsi qu'il allait bientôt venir. J'hésitai quelques secondes mais décidai finalement de rester où j'étais.
Il finit par jouir dans ma bouche et le sentir se contracter autour de mes doigts comme il le fit suffit presque à me faire jouir également. Je me retirai de lui quelques secondes plus tard, après avoir fini de le nettoyer, puis remontai le long de son corps, embrassant et léchant chaque parcelle de peau à ma porté. Je déposai ensuite un baiser sur ses lèvres et nichai mon nez contre son cou, inspirant son odeur. Nous restâmes ainsi un moment puis je soufflai, amusé et curieux :
— Et de quoi rêvais-tu, exactement ?
— D'une blonde pulpeuse qui me faisait une petite gâterie.
Je fis glisser ma main jusqu'à son flanc et le pinçai avant de répliquer :
— La prochaine fois, je te laisserai avec ta blonde pulpeuse, si c'est ça...
Je le connaissais alors je n'étais pas réellement vexé mais tout de même. Et je ne savais pas ce qui était pire, être la blonde en question ou ne pas l'être.
— Oui, mais la blonde ne peut pas me faire jouir en étant en moi, fit-il en écartant les jambes.
J'étais toujours aussi dur et il n'eut pas à répéter l'invitation pour que je me glisse entre ses jambes. Je me penchai sur la table de nuit et attrapai le lubrifiant pour en étaler sur mon membre. Je jetai ensuite la bouteille plus loin et embrassai Charlie passionnément tout en le pénétrant.
Par Salazar, c'était toujours aussi bon, si ce n'est plus.
POV Charlie
Il se mit à bouger en moi, d'abord lentement, puis de plus en plus vite, suivant mes demandes. Je me tordais de plaisir, gémissais et hurlais dès qu'il frappait cette glande en moi. Je me demandai ce que je ressentirais à lui rendre ce geste, ce que ça me ferait d'être en lui. Avec tout ce que nous avions vécu ces derniers mois, et avec son départ forcé, nous n'avions pas pu le faire dans ce sens. Et j'en mourrais d'envie depuis son retour, mais je ne voulais pas le brusquer. Je devais lui laisser le temps de reprendre là où nous nous étions arrêtés. Sa main commença à me masturber et je cessai de penser.
— Oh bordel, soufflai-je.
Je griffai son dos et appuyai ensuite sur ses fesses pour qu'il se colle plus encore contre moi, le faisant de ce fait aller plus loin. Il me possédait et, désirant en ressentir d'avantage, je le repoussai. Il s'écarta et surpris pas tant de souplesse, je plaçai mes jambes sur ses épaules. Il écarquilla les yeux et je l'attirai de nouveau à moi, l'embrassant comme un fou. Seulement, il ne revint pas en moi. Je grognai et reculai un peu le visage.
Il m'observait attentivement, se léchant les lèvres, et il se rapprocha pour m'embrasser une fois de plus, son membre frottant entre mes fesses sans cependant me pénétrer.
— Ne me fait pas te supplier, grognai-je.
Je tentai de monter des hanches pour le sentir plus, mais dans cette position qui devenait de plus en plus inconfortable mais aussi beaucoup moins désirée, cela n'était pas facile.
Hm ? J'aimerai pourtant beaucoup cela, t'entendre supplier, susurra-t-il à mon oreille.
Je lui lançai un regard noir et commençant à vraiment me sentir mal à l'aise, je ne lui laissai pas le temps de réagir que je retirai mes jambes, les enroulant autour de ses hanches. Ça aurait été sûrement meilleur, mais il avait fallu qu'il gâche tout avec son caractère de merde.
— Charlie, soupira-t-il avec une moue déçue. Pourquoi est-ce que toi tu peux te moquer de moi et moi je ne peux pas ?
Il retira mes jambes d'autour de ses hanches et les remit sur ses épaules avant de venir en moi d'un mouvement de rein qui nous fit grogner.
— Connard, soupirai-je en gémissant.
Il s'activa en moi, me faisant perdre la tête. La sienne se posa dans le creux de mon cou où il y soupirait et grognait son plaisir. Quand il s'enleva complètement et revint en moi en une poussée si violente que mes yeux se révulsèrent, ma bouche s'ouvrit en un cri silencieux et mes orteils se replièrent alors que je commençais à voir des taches noires. Il le refit, encore et encore, et bientôt, c'était mon prénom qu'il gémissait, hurlait même. Et bordel de merde, qu'est-ce que c'était bon de juste l'entendre.
Sa bouche se posa sur la mienne et il me mordit la lèvre inférieure en se vidant en moi. Sa main vint me toucher et m'amener au plaisir rapidement alors qu'il bougeait de plus en plus lentement. Lucius se retira près d'une minute plus tard et roula afin de s'allonger sur le dos à mes côtés, caressant ma cuisse du dos de la main. Je repris une respiration normale, et mon corps cessa de trembler quelques minutes plus tard. Je me plaçai donc sur le côté et posai la main sur son torse.
— T'es un sale connard Lucius. T'es-tu une seconde posé la question de si cette position me plaisait avant d'oser me demander de supplier ?
Le plaisir passé, ma colère, petite malgré tout, refit surface.
— Je... C'est toi qui t'es mis ainsi, répliqua-t-il en tournant sa tête vers moi, visiblement surpris. Tu as pris cette position tout seul alors oui, excuse-moi d'avoir pensé que cela te plaisait.
Au début, parce que je voulais en sentir plus. Mais quand tu... Je n'ai pas aimé. Donc, ne le refait plus s'il te plaît.
Il tourna la tête vers le plafond sur lequel il fixa son regard et retira sa main de ma cuisse avant de souffler :
— Très bien, désolé.
— Est-ce... ça t'embête tant que ça que je te taquine ? demandai-je quelques minutes plus tard.
Je me sentis vide sans sa main sur moi et je bougeai les jambes pour toucher les siennes.
— Ça dépend. Je n'aime toujours pas que tu remettes en question ma masculinité, non.
Je ne le ferai plus, soufflai-je.
Bien que ça allait me manquer. Ce n'était en fin de compte que quelques blagues... alors que lui avait voulu m'entendre supplier. Ayant soudain froid, je repris les couvertures et me blottis contre lui, fermant les yeux.
— Pourquoi cela t'embête-t-il à ce point ? demanda-t-il ensuite après avoir passé ses bras autour de moi.
Je ne sais pas vraiment. Je... Mon mal-être est arrivé quand tu m'as demandé de supplier.
— Ce n'était pas méchant et je ne pensais pas que tu réagirais ainsi. Mais je ne le ferai plus.
— Comme moi avec mes blagues, ris-je.
— Hm, tes blagues ne sont jamais très drôles, de toute façon, dit-il en faisant glisser sa main de long de mon flanc.
— Tu n'as pas d'humour, c'est pour ça, murmurai-je.
Je soupirai ensuite et sortis du lit, me frottant le ventre avec un t-shirt trainant par là.
— Allez, on doit y aller.
Il se redressa et s'agenouilla au bord du lit avant de me tirer contre lui pour me voler un baiser. Il fit glisser sa bouche jusqu'à mon épaule qu'il embrassa également, me tenant contre lui d'une main alors que l'autre caressait mon dos.
— Ne me dis pas que tu as envie de remettre ça.
Oh si dis-le-moi, dis-le-moi, priai-je intérieurement.
J'ai toujours envie de remettre ça, répondit-il avec une légère grimace, reposant ensuite ses lèvres contre les miennes.
Je me reculai et le dévisageai, ne comprenant pas une telle réaction.
— Tu as l'air de ne pas aimer vouloir remettre ça.
— Quoi ? Non, ce n'est pas ça. Je suis juste... dépendant de toi, je suppose. Et ce n'est pas...J'aime ça mais en même temps c'est... Oublie.
Il reprit ma bouche et m'embrassa profondément, léchant et mordillant mes lèvres. Je lui répondis et nous fis tomber sur le matelas, allant ensuite mordiller son cou, ce qui le fit gémir et grogner.
— Moi aussi, soufflai-je au creux de son oreille.
— Quoi, toi aussi ? questionna-t-il en plaquant ses mains sur mes fesses, les malaxant doucement et nous pressant l'un contre l'autre.
— Oui... une sale petite drogue très, très excitante. Chiante aussi, je dois l'admettre, mais je t'aime comme ça.
— Pourquoi tous tes compliments sont accompagnés d'une remarque désagréable, hm ?
Il mordit ma lèvre inférieure et pinça l'une de mes fesses.
— Pour éviter que je ne prenne peur, répondis-je sans même réfléchir.
Je me figeai suite à cette déclaration et sa main caressa ma joue. Il ancra son regard dans le mien et m'adressa un sourire un peu triste puis souffla :
— D'accord.
— Tu n'as pas peur, toi ? le questionnai-je en me laissant aller sur lui, mon envie étant partie.
— Seulement que tu t'enfuis, avoua-t-il, de manière à peine audible.
Je le sentis se tendre et il m'embrassa ensuite puis inversa nos positions avant de se relever et de commencer à s'habiller.
— Tu as peur que je te quitte ?
— Oublie ça, souffla Lucius en secouant la tête après m'avoir observé attentivement quelques secondes.
— Non, non, explique-moi. Je...
Je secouai la tête et me disant que cette conversation était importante, je m'habillai aussi.
— Il n'y a rien à expliquer Charlie. Je... Ca va passer. Je suppose que c'est quelque chose de naturel d'avoir peur que l'autre finisse par partir, non ?
— Je ne sais pas. Mais moi, je n'ai pas cette peur. Ça fait peut-être de moi un idiot.
J'enfilai mes bottes tout en le mangeant du regard.
— Probablement parce que tu sais que je ne partirai pas, répondit-il avec un sourire. Ça fait de toi quelqu'un de malin, pour une fois.
Je devrais le noter. Mais sincèrement Lucius, je ne partirai pas. Pourquoi ferais-je ça ?
Une ombre passa dans son regard pendant une fraction de seconde mais il me sourit et dit :
— Pour rien, probablement. C'est stupide, oublie ça.
— Très bien, je ne vais pas te forcer à en parler, fis-je déçu. On y va ?
Je me levai et le dépassai, sortant de la tente. Il me rattrapa rapidement et une fois à mes côtés, souffla :
— Ce n'est pas contre toi Charlie... c'est juste... ça ne t'avancerait pas à grand-chose de savoir ça.
— Non, c'est vrai, tu as raison. Mieux te comprendre ne m'avancerait à rien.
Je me dégageai de sa prise et marchai d'un pas rapide vers la tente principale. Il me rattrapa juste avant que je ne pénètre dans cette dernière et agrippa mon bras pour me retenir.
— S'il te plaît Charlie ce n'est pas... J'ai juste... peur qu'en parler rende tout cela plus réel.
Il inspira profondément puis reprit dans un souffle :
— Mais si vraiment tu veux que je t'en parle, alors d'accord, je le ferai.
— Quand ?
— Quand tu veux.
Je voulais connaître ses raisons maintenant, alors je rebroussai chemin et une fois dans notre tente, m'assis au bord du lit.
— Je t'écoute, fis-je d'une voix calme.
Il resta debout et sembla hésiter un moment avant de soupirer :
— D'abord, je sais que c'est stupide, alors tu n'auras pas à me le dire.
Il alla s'appuyer contre l'armoire et se pinça les lèvres plusieurs fois puis souffla :
— J'ai fait beaucoup de rêves, à Azkaban et après. Des rêves loin d'être agréables qui ont... Je sais que ce n'est pas vrai, mais... dans ces rêves, tu me quittais pour Joaquim. Enfin, maintenant, tu te fais plus souvent manger par Émeraude mais c'est un autre problème. Et puis, je suis chiant et un sale con, c'est ce que tu dis tout le temps non ? Alors le fait que tu finisses par me quitter ne me semble pas si absurde que cela. Pas toujours du moins.
— Tu es chiant et es un sale con. Mais n'est-ce pas ce qui m'a plu chez toi ? Et je t'ai vu plus bas que terre, mais aussi en haut. Je t'ai vu Mangemort, mais aussi père. Seulement je ne t'ai jamais vu être gentil et normal. Tu es un connard que mon cœur aime.
— Je le sais. Je veux dire... une partie de moi le sait mais une autre continue juste de...
Lucius souffla et observa le sol quelques secondes avant de se tourner vers moi avec un sourire.
— Je suis juste un peu... abîmé, fit-il en grimaçant à ce mot. Enfin, pas abîmé mais... Bref, ça va passer.
Il soupira, visiblement agacé puis inspira profondément et me sourit comme si de rien n'était. Je pouvais le comprendre, mais...
— Tu n'aurais jamais dû retourner en prison. Je...
Je me levai et le pris dans mes bras.
— Moi je sais que je ne te quitterai pas, à moins que tu deviennes bien trop aimable. Là, j'aurais peut-être un problème. Mais Lucius... je t'aime. C'est plutôt moi qui devrais prendre peur. Tu es ici à cause de ta peine. Qui me dit que quand tu seras libre, tu ne partiras pas simplement, un jour, sans même me prévenir ?
Il me serra contre lui en retour et répliqua :
— Je ne partirai pas. Je ne vais pas te promettre de rester en Roumanie toute ma vie parce que... ce n'est pas mon pays préféré, mais je ne vais probablement pas retourner en Angleterre. Et si nous sommes ensemble, je ne partirai pas sans toi. Tu es comme un poison qui s'est infiltré sous ma peau. Un gentil poison cependant. Ça va, ça ne fait pas trop aimable ou tu commences à avoir peur ?
Il rit quelque peu puis embrassa ma joue avant d'aller mordiller l'arête de ma mâchoire.
— Non ça va, murmurai-je.
Je laissai ma tête tomber en arrière afin qu'il continue.
— J'aime l'idée d'être un poison. Oh que oui.
— Ah oui ? Tu es décidément bien étrange, fit-il en continuant d'embrasser, lécher et mordre doucement ma peau.
— Je côtoie des Dragons, je dois l'être. Plus encore pour supporter Geoffroy. Et les autres. Et pour t'aimer toi, petit allumeur.
— Je ne suis pas un allumeur, sourit-il contre mon cou.
— Ce n'est pas l'impression que j'ai, arrivai-je difficilement à articuler.
J'étais déjà transporté par cette vague de sensations. Il avança, me poussant ensuite en arrière afin que je tombe sur le lit. Il passa ses mains sous mon T-shirt, sa bouche toujours sur ma peau, et caressa mon ventre et mes flancs.
— Rappelle-moi pourquoi tu as pris la peine de t'habiller ? rit-il ensuite en tirant sur mon haut pour me le retirer.
Je le laissai faire et lui enlevai le sien aussi. Il reposa sa bouche sur moi et lécha ma jugulaire. Je portai les mains à son pantalon et défis les boutons avant de le descendre, avec difficulté je devais l'avouer. Je le sentis sourire contre mon cou et allai mordiller le sien, lui tirant un gémissement. Ma main passa ensuite sur le devant et caressa rapidement son sexe, alors que mon autre main commençait à défaire les liens de mon cuir.
— Aide-moi bordel. Je...
Il rit et fit glisser ses mains jusqu'à prendre les liens entre ses doigts et les défaire doucement.
— Si tu savais à quel point j'aime quand tu portes du cuir...
— C'est vrai ? Pourquoi ?
J'avais murmuré à son oreille et l'avais senti frissonner. Je décidai de mordiller son lobe, avant de le cajoler de ma langue.
— Parce que tu es magnifique dedans, et excitant à un point au-delà du concevable. Ce truc est comme une seconde peau. Tout ce que je regrette est d'être obligé de te l'enlever pour te faire l'amour.
Joignant les gestes à la parole, il fit glisser le vêtement le long de mes jambes puis me le retira complètement, en profitant pour se débarrasser correctement du sien également.
— Souhaites-tu que je me balade nu ?
— Ça pourrait être une idée, s'il n'y avait personne d'autre que nous, bien sûr.
— Cesse de parler maintenant et fais-moi voir les étoiles, beau parleur.
Il rit et murmura à mon oreille, sur un ton quelque peu boudeur :
— Dis, je suis obligé de te préparer d'abord ? J'ai tellement envie de te sentir tout autour de moi, ta chaleur. Et de t'entendre gémir, j'aime tant les bruits que tu fais.
Tout en parlant, il lécha et mordilla mon oreille, son gland se pressant doucement contre mon entrée et sa main caressant mon membre et mes bourses.
— Un peu de douleur ne fait jamais de mal, dis-je.
Je le regrettai quand il me pénétra de quelques centimètres, mais je ne dis rien, parce que la douleur engendra rapidement une sorte de nouveau plaisir. J'appuyai mes talons sur ses fesses, le faisant me pénétrer entièrement, gémissant.
C'était différent, complètement différent.
Pas comme la première fois, ce n'était pas la même douleur. Celle-ci était chaude, et dévorante. J'étais partagé entre hurler qu'il arrête et le supplier pour qu'il continue. Une fois qu'il fut enfoncé en moi jusqu'à la garde, il cessa tout mouvement et grogna de plaisir. Je montai des hanches, lui faisant comprendre qu'il devait bouger et dis, tout en le voulant réellement :
— Baise-moi jusqu'à me faire perdre toute notion de la réalité.
— Tu veux vraiment me tuer n'est-ce pas ? souffla-t-il en se retirant complètement, avant de se renfoncer brutalement en moi.
Je me tendis et laissai ma tête partir en arrière.
— Alors ? Qu'attends-tu pour y aller à fond ?
Je n'attendis pas pour le mordre, au niveau de sa clavicule et il glapit en me pénétrant une fois de plus, me faisant me mordre la lèvre. Il changea d'angle plusieurs fois, me pilonnant avec toujours plus de force, puis il trouva ma glande et se fit un devoir de la toucher à chaque fois. Je ne fus plus qu'une loque gémissante, aux abois. Mon corps était en feu, mon cul me brûlait, mais je ne désirais pour rien au monde arrêter.
Lucius commença à me mordiller le lobe d'oreille et cela me rendit fou alors je bougeai des hanches, frénétiquement, l'amenant toujours plus loin en moi.
Sans même me toucher, je me vidai entre nous après quelques coups de reins qui m'avaient mené au bord de la déraison. Il me suivit rapidement, haletant et gémissant contre mon oreille. Pour une fois, il resta en moi et ne bougea pas, se contentant d'embrasser mon cou et de caresser mes flancs.
Quand mes bras acceptèrent de me répondre, je l'enlaçai, le serrant contre moi de toutes mes forces. Bon, en ce moment je n'en avais pas beaucoup, mais quand même assez pour le garder contre moi. Je le sentis sourire contre ma peau puis il souffla :
— On est en retard, mais je crois que je m'en fiche.
— Surtout que là, une douche s'impose.
Nous restâmes quand même ainsi plusieurs minutes avant que je ne le repousse et ne me rhabille. Je le vis en faire de même avec des gestes lents.
Quand nous fûmes prêts, nous allâmes rapidement prendre une douche et une fois sur place, le voir comme ça, nu, l'eau coulant sur son corps, je ne pus m'empêcher de le sucer.
Quand je me reculai pour ne pas le recevoir en bouche, je me relevai et empoignai nos deux sexes ensemble. Nous nous vidâmes et finîmes de nous laver rapidement. Une fois habillés, nous prîmes le chemin de la tente principale. Moliva était là, patientant sûrement que je daigne arriver.
— Désolé pour le retard.
— Bon sang Charlie, ce n'est pas parce qu'on est d'après-midi dans la réserve qu'on n'a rien à faire d'ici-là ! Et Geoffroy voulait te parler de quelque chose avant d'aller se coucher mais il en avait marre d'attendre alors il est parti dormir.
— Ouais, je sais qu'on doit faire autre chose. Je serais à l'heure la prochaine fois. Tu me laisses le temps de manger un truc ou pas ?
— Oui c'est bon vas-y, pas envie que tu fasses un malaise.
Je souris et allai en cuisine où Lucius était déjà. Je me préparai un chocolat et quelques toasts. J'allai ensuite l'enlacer, posant le menton sur son épaule.
— Ménage, chantier, cuisine ? C'est ça ?
— Hm. Encore et toujours.
— Désolé pour ça.
Il devait en avoir marre.
— Si tu veux, je peux essayer de trouver un créneau cet aprèm pour que l'on puisse remettre ça, proposai-je.
Je donnai un petit coup de hanche mais il soupira et dit :
— Tentant, mais je suis de chantier cet après-midi. Apparemment, ça n'avance pas assez vite. Mais je garde ta proposition en tête pour ce soir.
— D'accord.
Je l'embrassai rapidement et allai m'installer afin de petit-déjeuner. Nous devions, avec Moliva, vérifier les stocks de nourriture pour les Dragons, passer commande, vérifier ensuite l'infirmerie et par expérience, je savais que cette tâche banale pouvait prendre des heures. Moliva se planta face à moi et soupira avant de souffler :
— T'as toujours pas fini ?
— Je viens à peine de commencer, marmonnai-je en avalant ce que j'avais en bouche.
— Alors dépêche-toi. Si on est en retard dans nos tâches, Geoffroy va piquer une crise, il était vraiment de mauvais poil ce matin.
— Il s'est passé quelque chose cette nuit ? demandai-je en trempant mon toast dans mon chocolat.
Lucius arriva à ce moment là avec des œufs et un thé. Il prit place à mes côtés, et commença à manger, ayant salué Moliva d'un signe de tête plus tôt.
— Carlos avait trois minutes de retard hier soir je crois et ça l'a agacé. Ensuite, un Dragon s'est réveillé en colère et les a poursuivi pendant un moment, mais rien de bien grave. Ça l'a juste énervé un peu plus. Et Malfoy n'a rien arrangé.
— Qu'est-ce qu'il a fait ?
Je me tournai vers Lucius, voulant qu'il réponde, mais il haussa simplement les épaules et Moliva le fit pour lui :
— D'après Geoffroy, il a, je cite « visiblement décidé que la barrière était plus confortable que son lit ».
Je m'étranglai et me tournai de nouveau vers le blond.
— Tu... as quitté le lit ? Quand, pourquoi, combien de temps ?
Il leva les yeux au ciel puis jeta un regard à Moliva pour qu'elle nous laisse.
— Je te laisse encore cinq minutes Charlie, pas une de plus, dit-elle avant de sortir.
— Ce matin, soupira-t-il ensuite, un mauvais rêve et je ne sais pas... une heure ou deux, probablement. Je ne voulais pas te réveiller, c'est tout.
— Qu'est-ce que tu faisais dehors à cette heure ?
— Je voulais juste me changer les idées et essayer de me fatiguer assez pour me rendormir.
Je hochai la tête et vidai ma tasse avant d'aller la déposer dans la cuisine.
— Bon, à ce soir !
Je l'embrassai rapidement puis quittais la tente, heureux d'avoir retrouvé une certaine routine. Parce que ma vie, c'était ça : la réserve, Lucius et… ouais, Lucius. Bon sang, si on m'avait dit un jour que je serais heureux et comblé avec lui, j'aurais ri avant de jeter l'opportun dans la gueule d'un Dragon. Je n'avais plus qu'un souhait à présent, que rien ne change… Jamais.
Nous espérons que ce vingt-neuvième et dernier chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes
Nous tenons également à vous informer que notre cinquième collaboration, qui fait 800 pages et 29 chapitres, est également terminée à l'écriture. C'est en réalité la suite de cette histoire. La publication de cette seconde partie, intitulée « Bairim », ne tardera pas à débuter, une fois les 2-3 premiers chapitres corrigés. D'ici là, voici déjà en avant-première le résumé :
La vie n'a jamais été simple pour Charlie, encore moins depuis que Lucius Malfoy a été assigné sous sa garde. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que sa vie allait devenir encore plus compliquée. Et elle allait changer, irrémédiablement. Tout comme celle de Lucius.
