Hello ! Je suis en vacance mais j'ai trouvé le temps de publier ^^ Bon, le réseau est pourri c'est pour ça que j'ai hésité à le faire mais aujourd'hui ça marche alors bon...
Arthygold : Ils ne seront pas dans tous les chapitres, hein. Mais ils seront dans celui-là. Oui, ça va pas forcément bien se passer. Akashi aime bien (secrètement) être appelé crevette, et oui, c'est agréable de les revoir se taquiner. Au fait, je cherchais depuis un bon moment le nom du procédé dramatique que j'utilise lors des dialogues entre Akashi et Nash : ce sont des stichomythies. Très utilisée dans les dialogues amoureux et même dans les conversations normales, sans qu'on s'en rende compte. C'est ça, ce n'est pas la même (l'autre a vraiment fusionné, plus de problème). Ouais, c'est de la faiblesse, mais comme il se sentais en grand danger (faut le dire hein), il a crée ce concentré d'agressivité. Merci !
SesilliaS : yeah ! It's GoM time now ! But it's not love between GoM and Nash... Thanks !
Bonne lecture !
I hate me
PS : ça se passe le 20 décembre, je ne sais pas si je l'avais précisé, ils prenaient l'avion le 19.
Akashi quitta très tôt la maison. Il ne voulait en aucun cas dire bonjour à son père. Sur la route vers l'hôtel, il appela Nash et lui demanda de se préparer pour aller à Tokyo. Akashi avait prévenu samedi la génération des miracles de son retour au Japon. Depuis, il recevait des centaines de messages de Kise par jours et environ autant de la part de Murasakibara. Il lui demandait de lui ramener des friandises américaines.
Il attendit quelques minutes dans le froid de décembre, les mains enveloppées dans ses mitaines en laine et un foulard autour du cou. Nash finit par se pointer, emmitouflé dans une veste en laine qui avait la forme d'un sweat à capuche avec cette dernière fourrée.
-Ça caille !
-Je préfère ça à la chaleur de Los Angeles. Et puis, un Noël sans neige, c'est déprimant.
-Oui bah c'est sur qu'on va pas en manquer ici...
Ils marchèrent vers la gare d'un pas rapide pour se réchauffer. En attendant leur train, ils allèrent prendre un café qu'ils gardèrent longtemps entre leurs mains froides.
-Tu as bien dormit, Nash ?
-Oui. Le matelas est confortable. Parfait pour une partie de jambe en l'air, mais après, ce n'est que mon avis.
-Exact. On est loin d'être obligé de tester.
-Mais, le bon scientifique ne propose-t-il pas une idée avant de l'expérimenter pour prouver ou non ses dires ?
Akashi ne pu s'empêcher de rire. Heureusement, on annonça l'arrivé en gare de leur train et cela coupa cour à leur conversation. Dans le train, il ne se parlèrent pas et partagèrent les écouteurs de Nash.
Tokyo avait encore plus de neige que Kyoto. Akashi se sentait revivre dans ces paysages familiers. Il adorait le train, adorait l'air de la ville, adorait l'idée de se rapprocher à chaque pas de ses amis. Ils devaient l'attendre au Maji burger, comme prévu. Akashi n'avait pas prévenu de l'arrivé de Nash et il se demandait bien comment ils allaient le prendre. Ils allaient sans doute vouloir passer un peu de temps exclusivement avec leur capitaine et donc rejeter Nash en bloc. Akashi comprendrai cette réaction, mais il ne savait pas comment Nash pouvait réagir, jaloux comme il était.
Kuroko fut celui qui le remarqua en premier. Puis, ce fut Kise qui courut vers Akashi, bras ouverts. Akashi se laissa prendre dans ses bras sans broncher. Le blondinet lui avait bien trop manqué. Le sourire de Kise se fana dès qu'il vit Nash.
-Qu'est-ce qu'il fait là, lui ? Crachat-il.
-Il a tenu à m'accompagner. Il voulait visiter le Japon sans les autres.
Mention passable pour le mensonge.
-Bah, non. Moi je suis pas d'accord pour qu'il reste.
La génération des miracle vouait une haine viscérale contre Jabberwock. Il était stupide d'avoir cru qu'ils allaient l'accepter, même pour une journée.
-Akashicchi, comment as-tu pu accepter de le faire venir avec toi ?
C'était presque une part de dégoût qu'Akashi voyait dans ses yeux. Il avait déçu, trahit ses amis.
-Désolé.
Il arriva devant le Maji burger et le silence des autres parla pour eux. Ils faisaient bloc contre Nash et leur animosité, même émanant de Kuroko, pourrait dissuader un taureau de foncer sur eux.
-Qu'est qu'il fou là, lui ?
-Il veut visiter le pays apparemment, Aominecchi.
-Hors de question. Aujourd'hui, c'est nous et Akashi. Personne d'autres n'est invité.
Il disait ça mais Kagami se cachait dans son ombre depuis le début. Akashi ne l'aimait pas particulièrement mais il pouvait le supporter quelques heures pour son anniversaire si cela pouvait faire plaisir à Kuroko dont il était désormais le meilleur ami.
Il ne demanda pas à la génération des miracles de faire un effort pour accepter Nash. À la place, il se tourna vers lui.
-Tu devrais t'en aller.
Son corps entier disait : reste. Mais c'était impossible, pas aujourd'hui.
-OK. Pas grave. Ça va me laisser du temps pour te trouver un cadeau d'anniversaire.
Akashi acquiesça et sourit légèrement. Nash fit demi-tour et s'en alla sans plus de cérémonie. Mais, au bout de trois mètre, il se retourna vers Akashi :
-Je viendrai te chercher à quinze heure !
Cela fit sourire le rouge. Quinze heure... cela lui laissait quatre heures avec la génération des miracles, cela semblait suffisant.
Une fois Nash assez loin, les visages se détendirent et la génération des miracles redevint comme avant, comme au début du collège, parfaitement insouciants et heureux, mais avec des conversations un peu plus matures.
Ils souhaitèrent tous un bon anniversaire à Akashi puis entrèrent dans le Maji burger. Akashi se retrouva au centre de l'attention durant tout le repas. Il parla des heures de l'Amérique, de Jabberwock et mentit un peu sur ce qu'il pensait d'eux. Il ne fit le portrait que de ce que ses amis voulaient entendre. Ils voulait qu'Akashi se plaigne de ses condition au lycée de son club qui sera toujours moins bon que Teiko ou Rakuzan, du manque d'amis, de la nourriture, de la chaleur (mais ça, il n'eut pas besoin de mentir sur ce point).
-Et tu as déjà joué des matchs avec Jabberwock ?
-Oui. Mais pas beaucoup.
-Tu t'entends bien avec eux ? T'as pas eu à subir de bizutage et tout ?
-Non.
Il ne répondit qu'à la seconde question.
Après le repas, ils allèrent digérer sur le terrain de basket. C'était une tradition chez les miracles de jouer au basket, tout simplement parce que c'était la seule vraie chose qu'ils avaient en commun. Pris un part un, on ne pouvait pas imaginer une seconde que ces personnalités si différentes puissent s'entendre.
Sur le terrain, tout ceux de la génération des miracles purent constater avec tristesse que leur capitaine avait changé. Ses mouvements étaient plus proches de ceux d'un joueurs de street basket. Il était indéniablement plus fort, mais c'était grâce à Jabberwock et non grâce à eux. Cette constations leur fit mal au cœur.
Akashi le comprit rien qu'à leurs tête au bout de deux matchs.
Il stoppa la balle et les regarda tout à tour.
-Je n'ai pas changé vous savez.
-Si, Akashi-kun. Tu ne joue plus comme avant, tu ne parle plus comme avant. Parfois, et tu semble ne pas t'en rendre compte toi-même, tu parle anglais. Tu as des expressions, des mots, qui tu n'utilisais pas.
Akashi recula d'un pas, blessé par les paroles de Kuroko alors qu'une part de lui, la plus faible, celle qu'il cachait au fond de lui, se fissurait et se laissait engloutir par l'agressivité.
-Tu comprend, on a l'impression de perdre notre capitaine. Du moins, encore plus que quand tu es partit. Et puis, quand tu reviens, c'est avec celui qui t'a arraché à nous. Ce n'est pas facile d'accepter ça.
-Vous n'aviez qu'à gagner, crachat Akashi.
Ils s'arrêtèrent tous de respirer, le souffle coupé par la déclaration venimeuse de leur ancien capitaine.
-Si vous teniez tant à moi, à Vorpal sword, nous n'aviez qu'à gagner. C'est de votre faute. Vous êtes faible. J'ai peut-être bien fait de me barrer. Qu'est-ce que j'aurai pu devenir avec des faibles ?
Il parlait d'une voix basse, sourde, venue de nulle part. Sa tête baissée, personne ne voyait ses yeux zébrés de dorures.
-Akashicchi... Ce n'est pas ce que...
-Akashi, tu déforme nos paroles. Kuroko...
-Détrompez-vous. J'ai bien compris. Le problème c'est que dans cette histoire, je suis celui qui a payé le prix fort. Je suis celui qui a tout perdu.
Ses mains se contractèrent sur le ballon.
-Alors... J'en ais rien à foutre de vos états d'âme ! J'ai tout perdu, moi ! Je me suis sacrifié pour vous et vous trouvez anormal que j'ai essayé de me construire là-bas ! Pourquoi vous n'avez pas gagné ? Pourquoi vous ne m'avez pas plus soutenu ? Pourquoi m'avoir abandonné ?
Il balançât le ballon sur le terrain et celui-ci rebondit trois fois avant que Kagami ne le rattrape. Interloqués, les miracles le dévisageait alors qu'il semblait se calmer. Ses yeux reprenaient lentement une teinte normale.
Sa rage l'avait essoufflé. Son cœur battait la chamade, ses mains et ses jambes tremblaient, elle semblaient lourdes et dans sa tête, des milliards de pensée s'entrechoquaient.
-Ça ne me fait pas plaisir, murmurât Akashi. Je n'aime pas être loin. Je déteste le lycée là-bas, je déteste l'anglais, je déteste faire ami-ami avec Jabberwock.
Les yeux brisés, il releva la tête et les fixa un long moment. Il n'osait pas dire les quelques mots qui brûlaient ses lèvres, ceux qui ne demandait à sortir, cette vérité : Je me hais.
Avant que les autres n'aient pu comprendre ce qui se passait, réaliser ce qui venait de se passer, Akashi prit ses affaires et s'en alla. Aomine lui couru après, criant qu'ils étaient tous désolés, mais il avait disparu.
Nash se trouvait derrière le mur du terrain de street basket. Il attendait patiemment qu'il soit quinze heure pour venir rechercher Akashi. Normalement, il devait rentrer chez lui plus tôt pour un dîner avec son père ou un truc dans le genre. De là où il était, il entendit parfaitement bien le discours d'Akashi. Il sentit le changement dans sa voix, la détresse dans celle-ci mais aussi une part de sincérité. Ce n'était pas juste de la colère.
Nash vit le rouge passer à vitesse grand V devant lui.
-Tu déteste faire ami-ami avec Jabberwock ?
Le cœur d'Akashi s'arrêta quelques secondes. Il se tourna vers Nash et ouvrit la bouche mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.
Nash eu un sourire qui rassurât Akashi au bords des larmes et de l'implosion. Il s'approcha de lui et prit son poignet pour l'attirer vers lui. Ils entendirent Aomine crier son nom, puis s'éloigner. Il n'avait pas dû les voir.
-On va rentrer, déclarât mollement Nash.
-Tu ne m'en veut pas ?
-Non. Tu as parlé de Jabberwock, pas de moi en particulier. Or, avec moi, tu fais bien plus que ami-ami.
-Largement plus.
Avant que Aomine ne revienne ou bien que d'autres partent à la recherche, Akashi s'en alla avec Nash. Ils retournèrent à la gare. Dans le train, Akashi regarda ses messages et ne fut pas étonné de voir que ses amis lui avaient envoyé chacun plusieurs messages.
Akashi-kun, je suis désolé de ce que j'ai dit. J'ai bien conscience que c'est encore plus difficile pour toi. Mais nous gagnerons la prochaine fois. Je te le promet.
Akashi. Ça ne te ressemble pas tout ça, à tel point que je me suis demandé si je n'avais pas affaire à quelqu'un d'autre. Je sais que tu ne repars que le 26, repasse nous voir s'il te plaît.
Oy, Akashi, c koi cette crise de nerf ? Je dois dire que je sais pas tellement lequel de nous dois s'excuser. Tu nous as craché dessus tout à l'heure. T où là ?
Akashicchi ! C'est super méchant ce que tu nous as dit ! Pourquoi t'es parti comme ça ?
Akachin reviens.
Bon, ça se finit un peu mal mais je vous rassure : ils vont se réconcilier avant le retour d'Akashi en Amérique. Je vais pas le laisser partir sur une dispute.
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