Chapitre 28: "Je préfère la savoir morte que vivante à tes côtés !"

À l'étage tout était calme... Roy longeait lentement le couloir surveillant le moindre bruit suspect, le moindre souffle d'une respiration humaine proche, la moindre petite parole échappée... Tous ses sens étaient en alerte ; sans savoir pourquoi, il sentait une lourde angoisse naître aux creux de son estomac. Pourquoi ? Il n'aurait su le dire... Peut-être à cause de ce silence de mort... Peut-être pour le fait d'avoir trouvé son chien presque mort dans un des couloirs de sa propre maison. Peut-être pour le fait que sa femme n'ai pas répondu à son appel lors de son arrivée... Ou peut-être parce qu'au final la maison était vide d'habitant et qu'il cherchait pour rien, qu'Alan avait déjà emmené Riza loin d'ici comme il l'avait fait la dernière fois... Non ! C'était impossible. Riza ne pouvait pas bouger... Elle était forcément ici ! Alan n'aurait pas pris le risque de lui faire une chose pareille... Quoique avec lui tout était possible... Riza était en danger. Il fallait qu'il la sauve à temps cette fois-ci. Il avait fait une grave erreur en la laissant seule, il le savait. Il se devait de réparer cette erreur. Pour son honneur. Pour la confiance que tout le monde avait en lui. Mais surtout pour Riza et leur enfant.

Roy pénétra sans un bruit sur la mezzanine, à son extrémité, il apercevait la porte de sa chambre, elle était entrouverte et la lumière du soleil couchant laissait transparaître des ombres qui dansaient sur le plancher. Ce qui rassura Roy. Ils étaient toujours ici ! Un sourire naquit alors sur son visage. Un sourire froid, sans sentiment, un sourire haineux. Le même qu'arborait Alan en ce moment. L'heure de l'affrontement avait sonné. Cette fois-ci, il n'y aurait plus de place à l'erreur. Il n'y aurait qu'un seul survivant dans la bataille.

Roy plaça ses doigts en position d'attaque et parcourut les derniers mètres qui le séparaient de sa chambre une aura meurtrière flottant autour de lui et ouvrit la porte à la volée qui alla claquer violemment dans le mur. Il pénétra tel un terroriste dans sa propre chambre, s'apprêtant à carboniser à sa façon, l'intrus qui avait osé violer les lieux, d'un petit coup de flamme dévastatrice. Mais il se figea horrifié par la scène qu'il avait sous les yeux...

Alan se tenait tranquillement agenouillé aux pieds du lit de son rival, une de ses mains caressait tendrement les longs cheveux de miel de son otage, quand à l'autre, elle tenait fermement un revolver pointé sur la tempe de la pauvre otage en larmes. Et pas n'importe qu'elle arme... Celle qui habituellement était caché dans la table de chevet... Comment Alan l'avait trouvé, Roy l'ignorait. En tout cas le visage qu'il arborait était différent de celui qu'il avait il y a un an de cela. Aujourd'hui Alan était dur, froid, arrogant. Il avait tout d'un assassin... Comment avait-il fait pour changer autant en si peu de temps... Roy l'ignorait, mais il s'en contre fichait. Il serait plus facile pour lui de l'abattre ainsi. Il n'aurait pas de pitié pour cette être répugnant qui avait gâché la vie de sa femme.

Roy serra les poings fou de rage, il ne pouvait pas abattre ce monstre sans risquer de toucher Riza... De plus, au moindre mouvement Alan pouvait tuer Riza... Et l'alchimiste savait qu'il en serait capable, ce n'était pas une simple mise en garde, c'était une véritable menace...

- Lâche-là espèce de monstre !

Alan qui jusque là se contentait de regarder Riza d'un air froid et dur, ignorant complètement son visiteur, dédaigna lever son regard sur l'homme qui avait osé le déranger. Lorsque le regard des deux hommes se croisèrent des étincelles jaillirent à travers la pièce. Le courant passait très mal entre eux...

- Pourquoi devrais-je la lâcher...

Le jeune homme avait dit ces phrases d'une voix très calme... Beaucoup trop calme pour le visage de monstre qu'il arborait... Si sa voix n'avait pas était aussi froide et sèche, on aurait pu croire qu'il s'adressait à un enfant...

Riza assistait à la scène avec effroi. Elle était terrorisée, elle ne pouvait pas bouger et se sentait mal, très mal... Une douleur atroce lui mitraillait le ventre, mais le bâillon qu'Alan lui avait mis dans la bouche l'empêchait de hurler sa douleur et de prévenir son mari que quelque chose n'allait pas, mais Roy le savait... il le sentait que quelque chose n'allait pas bien chez Riza... Elle était en train de perdre le bébé... La peur qu'Alan causait à Riza était néfaste pour l'enfant. Mais Alan s'en contre fichait. Il se contre fichait de tout à présent.

- Tu ne vois pas quelle est en train de mourir !

L'alchimiste avait dit cela sans desserrer les mâchoires, il était fou... Sa rage l'aveuglait, il avait envie de sauter sur Alan et de lui broyer les os un par un... de le faire souffrir jusqu'à sa mort... Mais le problème c'est qu'il ne voulait pas qu'il arrive quoique se soit à Riza... Soit elle allait mourir d'une fausse couche, soit elle allait mourir sous les balles d'Alan... Que faire mais que faire...

Roy se déplaçait avec une finesse qu'il ne se connaissait pas, longeant petit à petit le mur de la chambre, histoire d'avoir Alan un peu plus dans sa ligne de mir... Ce qui n'échappa pas à la vue du jeune homme.

- Tu fais un pas de plus et ta chère petite femme rejoindra le paradis !

- Enfoirés !

Mustang s'arrêta les yeux injecté de sang tellement la rage le submergeait, Alan laissa échapper un petit sourire qui fit exploser Roy qui se mit à hurler.

- Comment peux-tu dire des choses pareilles ! Je pensais que tu l'aimais !

Cette phrase fit l'effet d'une bombe sur Alan, son sourire niais disparu laissant place de nouveau à un visage glaciale de colère, il se leva sans pour autant lâcher sa cible de son arme.

- Bien sûr que je l'aime ! Depuis plus longtemps que toi espèce d'alchimiste à la noix ! Mais voilà, Riza aveuglée par tes grands exploits de bon à rien t'as préférée à moi ! S'il elle ne peut m'appartenir alors elle n'appartiendra à personne !

Roy eu l'impression de recevoir une douche froide dans le dos... Alors comme ça ce malade était prêts à tuer Riza pour que personne ne l'ait... Il y a de cela un an, il n'aurait pas énoncé de telles folies... Que lui était-il arrivé pour qu'il change si subitement de comportement... Il était passé du stade de fou furieux à celui de serial killer...

- Tu es complètement fou ! Tu serais prêts à tuer Riza !

- Bien sûr ! Je préfère la savoir morte que vivante à tes côtés !

Mustang grogna tel un chien reniflant l'entrée d'un inconnu sur son territoire. Alan était allé trop loin, beaucoup trop loin. Il fallait qu'il agisse. Il ne pouvait pas laisser les choses se passer ainsi... Il devait prendre le risque pour sauver Riza... Et c'est ainsi que porté par sa rage notre alchimiste s'élança sur sa proie qui avait largement dépassé les limites de la bonne conscience de Roy. Il était à présent devenu une véritable machine à tuer, assoiffée de sang.

Alan fut pris de court, il ne s'attendait pas à ce que son adversaire réagisse ainsi, il vacilla sur le côté lorsque les doigts de l'alchimiste se refermèrent sur sa gorge, et lâcha l'arme qu'il tenait dans les mains qui alla s'écrouler sur le sol...

PAN !

L'effet de la chute laissa partir un coup. Un cri sourd se fit entendre. La pauvre Riza toujours bastillonnée venait de recevoir la balle perdue... Celle-ci avait effleuré de trop prêts son cuire chevelure et désormais un coulé de sang rouge s'échappait de sa tignasse blonde et notre sniper perdit connaissance.

Malheureusement, Alan et Roy trop emportés par leur rude bataille n'avait pas prêté attention au coup de feu ni à l'appel de détresse de la jeune femme... Roy qui avait eu au départ l'avantage en étranglant son adverses, avait finalement reçut le bas du lit sur le haut du crâne laissant à son adversaire le pouvoir de reprendre l'avantage... Et celui-ci, plus rapide que lors de son premier combat, mais surtout plus futé, tenait Roy à bonne distance de lui, l'empêchant de l'attraper de nouveau pour l'étrangler. Tout en maintenant Roy d'une main contre le sol, il essaya d'attraper le revolver tombé au sol, mais l'alchimiste n'étant pas né de la dernière pluie, prit les devant et d'un coup de pied artistique envoya valsée l'arme à l'autre bout de la pièce, et celle-ci s'enfuit se réfugier hors de la pièce en passant au travers de la porte resté grande ouverte après l'entrée de Roy.

- Si tu crois m'avoir avec ça !

Imitant Roy à son départ, Alan plaça ses mains autour du cou de l'alchimiste et serra tant qu'il pu... Roy suffoqua et se débattit, mais son adversaire tenait bon. Par contre n'étant pas un as en la matière, le jeune homme n'avait pas totalement immobilisé Roy et celui-ci en profita pour se libérer en faisant jaillir des gerbes de flamme un peu partout sur son corps. L'effet voulu fut produit. Alan lâcha son adversaire en hurlant se recroquevillant sur le sol, la peau lui brûlant de partout.

Roy tenait de nouveau l'avantage. Il se leva pour contempler amplement de plus haut ce spectacle, un sourire naquis sur ces lèvres. Le premier depuis qu'il avait mis les pieds dans sa demeure à son retour de la pharmacie. Depuis le jour où il rêvait de cette scène. Enfin il le tenait à bout de main. Un simple petit claquement de doigts et il en était finit de ce malade mental qu'était Alan Lage... Ce serait un soulagement pour tout le monde.

Sur cette dernière pensée, l'alchimiste leva lentement sa main, sa soif de vengeance se vider au fur et à mesure qu'il avançait se geste. Bientôt il allait retrouver la paix et la sérénité. Bientôt Riza serait libéré de ce fardeau qu'avait était Alan dans sa vie... A seulement quelques centimètres prêts et il n'existerait plus pour personne...

- Colonel ! Je vous interdit d'aller plus loin !

Roy sursauta lorsqu'il sentit quelque chose de froid s'enfoncer dans sa nuque et baissa sa main, se tournant pour faire face à son visiteur...

A SUIVRE...