Salut bande de gens! (copyright Antoine Daniel, celui ou celle qui connait à mon admiration et ma dévotion éternelle.)
Pardoooooon pour le retard, mais le retour de Londres a été dur (Nostalgie, quand tu nous tiens..) Bref, nous sommes revenus dans la nuit et j'ai bien eu besoin de mon week-end pour me reposer avant de reprendre les cours, MOI! :') En plus, j'ai eu un beugue de wifi pendant toute la journée, et donc oui, je ne poste que maintenant. Pardon, donc.
Bref, voici enfin le chapitre 28 d'A la Lisière des Rêves, j'espère qu'il vous plaira, comme d'habitude, et on se retrouve à la fin! :)
Chapitre 28: Qu'ils sont tristes d'y croire (Les Hommes – Damien Saez)
Il est quatre heures cinquante-huit du matin. A la seconde même où Rufus Shinra ouvre les yeux deux minutes avant que son réveil ne sonne, il sait pertinemment que cette journée sera mauvaise. Après n'avoir dormi qu'une heure ou deux d'un sommeil agité, il repousse ses couvertures, agacé, et se redresse sur son matelas. Il coupe son alarme et vérifie son PHS. Enfin, le Président se lève en ramassant le verre de whisky qu'il n'a pas achevé et le cadavre d'un paquet de cigarettes vide. Il dépose tout sur le bar et prend la direction de la salle de bains, impatient de se retrouver sous les jets d'eau chaude. Il se glisse sous l'eau avec un soupir de bien-être et un sourire béat, qui se fane vite. L'eau redevient glacée, et il a beau tourner le bouton de la température dans tous les sens, impossible de la faire redevenir tiède. Avec un grognement, il se résigne à prendre une douche froide.
Une demi-heure plus tard, il sort de ses appartements après avoir cherché pendant cinq minutes sa cravate, habillé, coiffé, et d'une humeur massacrante. Dark Nation le regarde avec inquiétude se laisser tomber sur son siège de bureau et tirer à lui le premier dossier qui lui vient sous la main.
Sans un mot ni un regard pour elle, il se met à le lire, à écrire sur un post-it ce qu'il doit en retirer et les démarches à suivre. Une fois la dernière page lue, il paraphe chaque feuille puis signe et date la dernière. Il met le dossier de côté, tire à lui son ordinateur portable et rédige un mail pour Reeves et un autre pour son directeur du département scientifique. Cela fait, il décroche son téléphone et passe différents coups de fil à ses anciens actionnaires, règle certains détails et met enfin la mention ''classé'' sur le dossier.
Un soupir franchit ses lèvres lorsqu'il laisse son dos heurter son dossier et ses mains masser ses tempes.
Mauvaise nuit? Ose enfin demander Dark Nation.
-Comme toutes les autres, répond le blond en tendant la main pour qu'elle vienne y glisser sa tête allongée.
Il la caresse un instant distraitement puis enchaine:
-Cette journée ne me dit rien qui vaille...
Pourquoi?
-Aucune idée. Juste un pressentiment.
Tu es pessimiste avant ton premier café de la journée. Appelle Jeanne, tu veux?
Rufus rit et acquiesce.
-D'accord.
Il tend la main vers l'interphone et l'actionne.
-Jeanne?
''Bonjour monsieur le Président. Bien dormi?''
-Comme d'habitude, répond le blond.
''Votre café, je suppose?''
-Vous me connaissez trop bien.
Rufus pourrait presque entendre le sourire amusé de sa secrétaire.
''Je vous l'apporte dans quelques instants avec un message de monsieur Reeves.''
-Qu'est-ce que ça dit?
''Je ne sais pas, monsieur, il a bien précisé que c'était uniquement pour vous.''
-Bien. Est-ce que Tseng est au Manoir?
''Oui monsieur, il est revenu hier soir, pourquoi?''
-Essayez de le joindre pour moi, voulez-vous? J'aimerais lui parler en personne.
''Bien, monsieur.''
-Merci, Jeanne.
Rufus sourit en se laissant glisser dans son siège de cuir. Parfois, il se sent trop jeune pour toutes les responsabilités qui lui sont tombées dessus, même s'il les désirait. Dans ces moments-là, il aime savoir que Jeanne, qu'il connait depuis sa plus tendre enfance, soit là.
Il attend sa secrétaire bercé par le doux ronronnement de Dark Nation.
-Tu n'as pas encore rencontré Assan, n'est-ce pas? Demande-t-il finalement sans y faire grande attention.
Non. Tu sais bien que je n'aime pas me retrouver en présence d'autres personnes que toi ou Jeanne.
-Tu apprécies Tseng aussi, non?
Oui. J'aime son calme.
Un long silence s'ensuit. Rufus se sent parfois un peu jaloux quand il voit que le tigre de Sephiroth met un point d'honneur à le suivre et à le protéger alors que sa Dark Nation refuse catégoriquement d'assister à leurs réunions.
Ne m'en veux pas, Rufus. J'aimerais pouvoir faire de même et tu le sais.
Sans répondre, le blond laisse sa main glisser dans les poils courts de sa panthère.
-Je ne sais pas où je vais, Dark. Je ne sais plus ce que je fais.
Tu prends les bonnes décisions, Rufus. J'ai confiance en toi
-J'ai peur de me tromper. Je suis en train d'entrainer les plus grands de ce monde dans la même galère. Si jamais je me suis trompé...
Tu ne t'es pas trompé. Ça ferait beaucoup trop de coïncidences en même temps, avec la résurrection des trois ex-SOLDATS et cette nouvelle menace.
-Tu as sans doute raison. N'empêche...
Rufus Shinra n'a pas le temps de finir sa phrase, car Jeanne entre, les pieds encore enfouis dans de chaudes pantoufles et les cheveux devenus gris vaguement attachés. Rufus sourit. C'est ce qu'il aime chez elle; sa façon de se sentir chez elle aux côtés du Président tout en faisant un travail d'exception.
-Bonjour! Salue-t-elle avec entrain. Voici votre café, et votre mot de monsieur Reeves. Tseng a dit qu'il passerait dans la matinée, il a demandé s'il devait être accompagné, et m'a dit que vous comprendriez.
Elle lui offre un sourire et flatte l'encolure de Dark Nation en la saluant aussi.
-Merci, Jeanne.
Rufus sourit, encore plongé dans ses pensées. Il n'a pas jugé nécessaire de mettre Jeanne au courant de la résurrection des SOLDATS, mais là, dans l'instant, il ressent le besoin d'en parler à quelqu'un qu'il connait bien, quelqu'un qui, au contraire de Dark Nation, pourrait réfléchir à la façon de n'importe quel être humain.
-Jeanne, dit-il soudainement.
La secrétaire se redresse et le regarde, un peu inquiète.
-Oui? Quelque chose ne va pas? Vous semblez perturbé...
Après toutes ces années passées à son service, Jeanne sait parfaitement déchiffrer les différentes expressions du garçon qu'elle a vu grandir, et celle qu'elle voit en ce moment ne lui dit rien de bon.
-Asseyez-vous, s'il vous plait.
Elle s'exécute et attend la suite.
-Ce que Tseng entend par être accompagné, c'est...
Mais Jeanne le coupe immédiatement:
-Non, monsieur, je ne veux pas savoir, s'il dit que vous comprendrez, c'est bon pour moi, je n'entend aucun sous-entendu dans la phrase de Tseng, je-...
-Attendez, Jeanne, laissez-moi parler, je vous en prie. J'ai besoin de vous en parler.
Jeanne se cale un peu mieux dans son fauteuil. C'est donc ça.
-Je disais, ce que Tseng entend par là, c'est qu'il y a peu de temps, trois personnes qu'on pensait disparues ont rejoint nos rangs. Vous le savez, je vous ai déjà parlé de cette menaces qui plane...
Alors que la femme hoche la tête, Rufus enchaine:
-C'est de ces trois personnes dont il parle, et si je vous révèle leur identité c'est parce que j'ai une totale confiance en vous et en votre silence.
Jeanne se redresse un peu.
-Vous pouvez compter sur moi, monsieur, j'ai toujours été là et je le serai toujours.
Rufus lui adresse un sourire de remerciement avant d'enfin avouer:
-Je ne veux pas vous faire peur, et je veux que vous sachiez qu'ils n'ont plus aucun desseins machiavéliques envers le monde, mais il s'agit... D'Angeal, de Genesis et de Sephiroth.
Jeanne met plusieurs longues secondes à accuser le coup.
-Vous avez vécu les événements du météore de plein fouet, comme moi, dit-elle enfin. Alors, si vous dites qu'ils sont dignes de confiance à présent, je vous crois... Mais je vous demande, s'il vous plait, de ne pas baisser votre garde, et de faire preuve de méfiance. Je ne doute pas que leur présence nous aidera grandement à abattre cette menace, mais je vous en prie, ne les laissez pas déraper comme la première fois... Protégez-les, cette fois.
Rufus comprend ses recommandations, et ses peurs. Elle a comme lui côtoyé les trois SOLDATS dans leur ''état normal'', et elle a été aussi touché que les gens de sa génération par leur brusque changement.
-Je savais que vous me soutiendriez, Jeanne, souffle-t-il, reconnaissant. J'avais besoin de parler à quelqu'un.
-Je suis toujours là pour vous, monsieur, dit aimablement la femme comme si elle parlait à son fils. Mais si vos craintes passent par vous décisions, sachez que je suis certaine que vous avez l'intelligence et la ruse suffisantes pour faire les meilleurs choix possibles. Je crois en vous, monsieur.
Rufus, touché, laisse un de ses rares vrai sourire prendre place sur ses lèvres. Il attrape son café de sa main tremblante et déplie le petit papier posé à côté. Distraitement, il lit les quelques mots écrits à la main sur le post-it et se raidit, tout doute ou inquiétude ayant déserté ses pensées.
''Une de tes scientifiques manque à l'appel. D'après les autres, elle a été enlevée. Rejoins-moi au département dès que tu auras eu ce message. Reeves.''
-Jeanne? Appelle le blond, la voix blanche. Rappelez Tseng, dites-lui de venir me rejoindre le plus vite possible au département scientifique. Ce n'est pas nécessaire qu'il soit accompagné. Oh, et, Jeanne?
-Oui, monsieur?
-Très belles pantoufles.
Il a achevé sa phrase en fermant la porte de son bureau derrière lui.
Oui, il l'a tout de suite su; mauvaise journée.
-Bon! On va arriver à Utaï, les gars!
Yuffie sautille sur place avec une moue joyeuse et les autres acquiescent.
-On ferait bien de contacter Shinra maintenant, observe Cloud. S'il doit nous guider, autant qu'il soit prévenu un peu à l'avance.
Cid exécute l'ordre et allume la radio.
-Qui s'en occupe? Demande Barret.
-Je vais le faire, dit Tifa en se levant et en allant s'asseoir sur le siège à côté de la radio. Allô, il y a quelqu'un? Ici AVALANCHE.
''Bonjour. J'allais vous appeler.''
-Bonjour, Reeves. Des nouvelles?
''Une de nos scientifiques s'est fait enlever.''
Une expression de stupeur passe sur le visage de Tifa et des autres.
-Comment ça se fait?
''C'est ma faute'', intervient la voix de Rufus Shinra. ''Vous vous souvenez, sur les chaises, j'ai dû donner le nom d'un scientifique qui aurait soi-disant été au courant de nos expériences. J'ai donné un vrai nom parce que j'avais peur que si je leur donnais un nom fictif, ils se rendent compte de toute la supercherie... Ils sont venus chercher Harper hier soir.''
-Comment ça se fait que vous n'ayez rien fait pour empêcher ça?! S'exclame Tifa.
''On ne s'est rendus compte de rien. Aucun de nos autres scientifiques n'a pu lancer l'alarme. L'un d'eux a été gravement blessé et beaucoup ont dû être pris en charge par une cellule de soutien psychologique. Je suis privé de presque toute mon équipe. On a retrouvé un cadavre derrière le Manoir.''
-Vous l'avez aménagé comme votre foutue Tour, vot' Manoir, coupe soudain Cid.
''C'était un peu le but, oui, répond calmement Rufus. Toujours est-il que mes employés ont à peu près identifié le kidnappeur dans ce cadavre, et on a retrouvé l'arme qui l'a tué dans une poubelle. Le problème, c'est que...''
Le silence s'installe pendant que Rufus cherche ses mots.
-Que quoi? S'impatiente Barret.
''C'était un môme. Le kidnappeur, il avait à peine quatorze ans.''
-Oh, Gaïa, souffle Tifa.
''Il se sont servi de lui pour ne pas qu'on remonte jusqu'à eux.''
-Et pour votre scientifique, alors? Demande Vincent.
''On n'a aucune piste. J'ai bien peur de devoir la laisser avec eux.''
-Quoi?! S'étouffe Yuffie.
''Elle ne sait rien, de toute façon.''
-C'est pas ça, le problème! S'énerve la jeune ninja. C'est une vie! Un être vivant! Vous ne pouvez pas la sacrifier comme ça!
''Les sacrifices seront nombreux, si on veut mener cette guerre à bien.''
La voix de Reeves cloue tous les membres d'AVALANCHE sur place. Après un moment, il reprend, plus doux:
''On a exploité toutes les pistes possibles. Aucune n'a porté ses fruits. Ils ont fait un coup de maître. Croyez bien qu'on se déteste à la laisser entre leurs mains.''
-Ça serait encore le coup, grogne Barret.
''Vous allez arriver à Utaï?''
-On y est, là, dit Cid en amorçant la descente de l'appareil.
''Bien. On se recontacte quand vous êtes à terre.''
Une fois de retour sur le plancher des chocobos, Cloud s'apprête à reconnecter sa radio portative quand un cri strident lui fait relever la tête, juste à temps. Une lame affutée, et probablement empoisonnée passe à quelques centimètres de son visage.
Tous en même temps, AVALANCHE dégaine ses armes. Leurs adversaires sont peu nombreux; cinq en tout, mais ils sont vifs et agiles. Cid pare le premier qui charge de sa lance. Barret l'immobilise et l'envoie valser plus loin pendant que Tifa, de quelques coups de poings agiles, désarme un autre de sa lame empoisonnée. Cloud brise d'un coup la lame du troisième d'un habile mouvement d'épée. Yuffie arrête l'attaque du quatrième de son Shuriken, prend appui sur ses pieds et d'une habile pirouette, envoie son talon dans la mâchoire de son adversaire. Le dernier, quant à lui, prend Red d'assaut. D'un coup de mâchoire bien placé, le fauve referme ses dents autour de son genoux et le fait tomber à terre. Rapidement relevé par ses camardes, le blessé s'enfuit avec ses compagnons tant bien que mal, et ils disparaissent dans la forêt avoisinante en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
-On les poursuit? Demande Yuffie en sautillant, enthousiaste.
-Non, ça ne servirait à rien, dit Cloud. On ne sait même pas qui ils sont.
Yuffie, déçue, hausse les épaules et s'assoit par terre alors que le blond branche enfin sa radio.
-Rufus?
''Vous en avez mis, un temps.''
-On a été retardés, un peu.
''Quel genre de retard?''
-Attaque surprise.
''Je vois. Quelqu'un vous a vus au Cratère Nord?''
-Non, personne.
''Ça n'a probablement aucun rapport, alors, je suppose. On va tout de même relever votre position et ce à quoi ressemblaient vos hommes, histoire de lancer une recherche.''
-Bien. Pour la position, nous sommes encore aux pieds du Hautvent, et pour la description... Je vais laisser Tifa faire ça.
Cloud tend la radio à la jeune femme qui prend le micro.
-Ils étaient plutôt petits, je dois dire, avec une espèce d'armure typiquement utaienne, je suppose. Ils avaient des foulards orange devant le visage. Ils étaient cinq, aussi... Et je pense que c'est tout.
''Pas d'autres détails qui ont retenu votre attention?''
-Je ne pense pas. Ils avaient un tigre dessiné sur leur armure, mais je ne pense pas que ce soit important...
''Je vais le noter tout de même. Bon, tout le monde est prêt pour la chasse aux réacteurs?''
Yuffie, mise dans l'ambiance par son petit combat, saute sur ses pieds avec entrain.
-Oui!
-On dirait une chasse au trésor, grogne Cid à l'oreille de Barret.
Mais leur leader n'écoute pas. Dans sa tête, il revoit encore le tigre peint sur l'armure de leurs agresseurs, et plus il y pense, plus il est persuadé de l'avoir déjà vu autre-part.
Et voilà, fin de chapitre! J'espère qu'il vous aura plu, surtout que le chapitre précédent vous a apparemment rendu(e)s perplexes, alors voilà, j'espère que ces explications ne vous auront pas trop perturbés! :')
N'hésitez comme d'habitude pas à laisser vos avis, ça me ferait très plaisir! :D
Encore pardon, et à la prochaine! :)
