Je m'excuse profondément... à ce point là ça ne s'appelle même plus du retard! J'espére que la fin du chapître vous incitera à me pardonner! ;) Je ne promets rien pour le prochain chapitre par contre, parce-que chaque fois que je dis quelque chose le suivant est encore plus tard!
Autre chose, je ne suis pas fan du titre de l'histoire "l'Aura Dorée"... auriez-vous des propositions, parce-que je ne trouve vraiment rien qui me plaise... ? Y aurait bien Le Mariage d'Essence, mais je voulais que l'idée du lien et du mariage ne soit pas divulguée avant que ça n'arrive... J'espère que certains auront des idées, sinon j'ai bien peur de devoir garder ce titre pourri...
Enfin bref, bonne lecture à vous, merci pour les comm sur le dernier chapitre, j'espére vous voir aussi nombreux pour commenter celui-là, surtout qu'il s'en passe des choses!
Warning pour les prudes et mineurs: scène hot et un peu graphique à la fin du chap.. (au cas où y en a qui avait pas compris...)
oOo
oOo
Harry s'était réfugié dans l'alcôve. La journée avait été longue, les retrouvailles avec ses amis, et la séparation d'avec Draco, bien plus difficiles qu'il ne l'avait pensé...
Il savait combien ce que son mari faisait était important. Et il pouvait comprendre pourquoi il l'avait fait de cette manière là, même s'il avait pensé qu'il prendrait une route plus mesurée et discrète. Mais tout ça lui compliquait bien les choses... Notamment avec Hermione.
Celle-ci ne décolérait pas. Même le speech de Dumbledore n'avait pas réussi à la pacifier.
En même temps, le maître de Poudlard n'était pas allé dans le sens que son amie aurait voulu, donc il y avait peu de chance que ça puisse marcher. Mais si même Dumbledore et la figure d'autorité qu'il incarnait ne réussissait pas à apaiser son amie, Harry ne savait vraiment pas ce qui y parviendrait!
Il était lui-même partagé face au discours du directeur de Poudlard et chef de l'Ordre du Phoenix. Dumbledore avait remercié Draco de son initiative d'offrir un sanctuaire à tous ceux qui ne souhaitaient pas être pris dans les combats. Il ne pouvait que défendre une position qui visait à protéger ses élèves. Mais il souhaitait rappeler que Poudlard était une école, qu'ils étaient encore des enfants en apprentissage dans cette école, et que les histoires politiques, même dans le contexte actuel, n'avaient pas leur place au sein de l'établissement. Des punitions et détentions seraient données, des points prélevés, pour les personnes surprises en train de se disputer ou de faire de la propagande pour un clan ou pour l'autre...
Le discours avait jeté un léger froid sur la salle auparavant très échauffée, puis les discussions avaient repris, d'un ton moins soutenu peut-être, mais clairement toujours sur le même sujet. La nouvelle était trop étonnante et trop fraiche pour que les esprits puissent s'en détacher encore.
Le visage d'Hermione, qui s'était quelque peu ouvert à l'intervention du charismatique professeur, s'était fermé de plus belle, et elle avait quitté la Grande Salle dans une furie, ses cheveux épars bondissant dans son sillage.
Ron et Harry s'étaient regardés, puis avaient suivi leur amie. Harry n'était pas sûr de la pertinence de la chose, mais ils se devaient de s'assurer qu'elle aille bien, et il ne pouvait décemment pas laisser Ron seul aux prises avec une Hermione vengeresse.
Effectivement ils étaient arrivés devant la Griffondor, plus lionne que jamais avec ses cheveux en crinière autour de sa tête, faisant les cent pas dans la salle commune et ventant sa frustration, son incompréhension et son outrage dans une diatribe verbale qu'aucun des deux n'osaient interrompre. Et ce qu'elle disait avait du sens aussi. Les préjudices contre les Nés-de-Moldus étaient encore nombreux, et forcément c'était un sujet qui la touchait particulièrement. Et Hermione ne connaissait pas la réelle opinion de Draco à ce sujet. Vu son passé, sa famille, forcément elle réagissait d'autant plus férocement qu'il s'agissait de Malfoy... Bien qu'Harry n'était pas persuadé qu'elle aimerait davantage le réel avis de son mari sur la question...
Il avait été bien décidé à la laisser vitupérer son soûl sans intervenir quand elle l'avait pris à parti directement.
- «Tu ne vois donc pas ce qu'il fait, Harry? Il ouvre une nouvelle voie pour les suprématistes croyants toutes ces foutaises sur l'importance du sang! Quand nous gagnerons la guerre, ils seront toujours là, et auront le poids de ne pas s'être opposés à nous! De ne pas avoir versés de sang! Leur idéologie sera toujours aussi répugnante, mais ils auront l'aval du public, ils seront d'autant plus écoutés encore!»
Harry, pris au dépourvu, n'avait pu que cligner des yeux stupidement avant de sortir la première chose qui lui était passé à l'esprit.
- «Tu ne préférerais quand même pas qu'on les retrouve sur le champs de bataille en face de nous!? Ok, on devra encore combattre les préjudices par la suite, mais comme D.. Malfoy l'a dit, ce sera par le biais des lois et de la démocratie, sûrement tu ne peux pas être contre ça!?»
Les yeux de son amie s'étaient rétrécis à ses mots, et Harry s'était dépêché de finir sa pensée avant d'être emporté par une nouvelle tirade.
«Qui plus est, Malfoy n'a pas vraiment parlé de pureté du sang, mais des traditions des Sangs Purs.. Peut-être qu'il y aura moyen de trouver des compromis avec lui... En tout cas plus qu'avec Voldemort et ses sbires ! Et puis tout ça, c'est pour après la guerre ! Pour l'instant il nous faut déjà la gagner, et l'initiative de Malfoy va enlever énormément de supporters à Voldemort, ce qui ne peut qu'être une très bonne chose pour nous!»
Hermione fit ce mouvement de cheveux dédaignant ses propos qu'Harry détestait tant, et il avait commencé à voir rouge. Autant il comprenait d'où elle venait avec tout ça, tout comme il comprenait le point de vue de Draco, autant son refus de voir plus loin que ses propres idées, son absolue conviction d'avoir raison et son refus d'écouter ses arguments commençaient à lui taper sur les nerfs. Il en savait plus qu'elle pour une fois, ce qu'il ne pouvait pas lui dire d'accord, mais quand même, elle pourrait au moins l'écouter!
- « Ce que tu peux être naïf parfois, Harry ! La plupart du temps c'est adorable et ça fait parti de ton charme, mais là, vraiment... Tu crois réellement que Malfoy va vouloir faire des compromis avec les Nés de Moldus !? Malfoy, Harry !? Et oui, c'est tout aussi important que la guerre avec Voldemort! Si on lui donne notre aval maintenant, cela va être à son avantage par la suite! Nous aurons encore plus de difficultés à contrer son mouvement si nous l'entérinons, peu importe les raisons!»
Et Harry n'avait pas vraiment compris pourquoi exactement, mais ça, ça l'avait vraiment énervé. Ce n'était qu'en s'entendant parler qu'il en avait compris la raison.
- «Il va sauver des vies, Hermione ! Tu ne peux pas laisser ça de côté parce-que ça ne correspond pas à tes idéaux ou à ton code moral ! Et excuse-moi, mais aux dernières nouvelles, chacun a droit à ses opinions et croyances dans une démocratie, ce que tu soutiens habituellement d'ailleurs! Oui, il faudra se battre pour les droits des Nés de Moldus, tout comme Malfoy devra se battre pour les droits des Sangs Purs, ou du maintien des traditions, peu importe ce qu'il veut vraiment, mais ce sera fait dans un cadre légal et citoyen. Je pensais que ça, si rien d'autre, ce serait quelque chose avec quoi tu serais d'accord !»
- «Mais lui donner ton approbation comme tu l'as fait c'est lui donner raison! Tu ne peux pas rester là-dessus, Harry! D'accord, son mouvement va sauver des vies et affaiblir Voldemort et son 'parti'. Et oui... bien sûr que je soutiens la démocratie et que tout le monde est libre de ses opinions..., aussi stupides et dégoutantes soient-elles.» Admit-elle de mauvais cœur. «Mais tu es le Survivant, l'Élu, le public se tourne vers toi, et tu ne peux pas publiquement approuver les idéaux de Mafoy! D'ailleurs si tu ne sortais pas avec ce Sang Pur qui t'a embobiné le cerveau, tu n'aurais jamais défendu de telles idées non plus ! Et je ne comprends pas ce qui a pris à Dumbledore de faire un geste pareil ! Il devrait savoir mieux que ça, il n'a pas le cerveau dopé aux endorphines, lui !»
Harry avait vu rouge à ces dires, mais il n'eut pas le temps de lâcher sa fureur, Ron intervenant dans la discussion à son tour.
- «C'est une bonne chose qu'il l'ai fait, remarque Hermione. Non, laisses-moi finir ! Si Dumbledore n'avait pas fait ce signe, j'aurais été sûr que c'était un plan de Malfoy et qu'il était en passe avec Tu-Sais-Qui. Malfoy échappant à V.. enfin à Lui et à tous ses Mangemorts?! Mais si Dumbledore confirme... Y a pas moyen que le furet ai réussi à berner Dumbledore s'il est resté des heures avec lui dans son bureau comme Harry l'a dit! ... Bien que je me demande comment il a fait pour échapper à Tu-Sais-Qui, ça ça semble quand même assez incroyable...»
Hermione n'avait pas répondu, semblant pondérer ces mots. Elle avait été tellement impliquée dans l'aspect politique pour les Nés-de-Moldus qu'elle n'avait probablement pas prêté attention à cette possibilité là encore.
Harry, lui, avait rongé son frein, sachant qu'il ne faudrait pas grand chose pour qu'il explose. Il était reconnaissant à Ron pour son interruption, surtout qu'avec sa prose habituelle il avait vraiment réussi à détendre l'atmosphère. Mais Hermione, qui, un, ne comprenait pas que pour lui, sauver des vies avait plus de valeur que n'importe quelle cause, et, que, deux, s'il y avait bien une chose dont il se fichait éperdument c'était son rôle non souhaité de Wonder Boy, comme dirait Draco, il n'aurait pas fallu qu'elle le chauffe encore, elle avait déjà épuisé toutes ses munitions. Plus encore avec ces dernières remarques absolument hors de propos sur son petit-ami ! Un mot de plus et il ne se serait plus tenu !
Elle n'en avait pas eu l'opportunité cependant, le portrait de la Salle Commune s'était ouvert pour laisser entrer le reste des sixième années et Ginny. Probablement inquiets de savoir ce qui se passait avec le Trio d'Or.
La dernière des Weasley s'était avancée vers lui, le regard vitreux et implorant, tandis que les autres regardaient partout sauf vers lui pour certains, ou le regardaient avec une curiosité mal dissimulée pour d'autres. Harry avait senti son ventre se tordre un peu.
- «Est-ce que c'est vrai ce que Hermione a dit, Harry? Est-ce que tu sors avec un garçon ? Est-ce que c'est de lui dont tu es amoureux? Tu es gay?!»
Sa meilleure amie avait porté ses mains à la bouche en un hoquet de stupeur tandis que Harry s'était figé sur place. Puis les propos qu'elle avait eu à table lui étaient revenus, Depuis que tu sors avec ce... ce type, tu as changé Harry !, et il avait senti la bile monter dans sa gorge.
Le reste de l'après-midi s'était passé dans un fouillis un peu gris. Les questions de tous et chacun. Le va et vient constant de chaque Griffondor qui passait le portrait. Les regards contrits d'Hermione et ses excuses à répétitions. Le soutien de Ron et ses blagues à deux sous pour tenter d'alléger l'ambiance. Les pleurs de certaines filles, pour l'amour de Merlin! Les murmures, encore. Les regards en coin, toujours.
Au final, presque tout le monde était sympathisant. Même si c'était maladroit et malvenu et oh si horriblement gênant, Harry en était content, bien sûr. Mais il n'en demeurait pas moins qu'il avait été sorti du placard sans son consentement. Et en plein milieu de la Grande Salle. Et par sa meilleure amie. Ça faisait beaucoup à avaler...
Le positif était qu'Hermione n'était plus revenue ni sur le sujet du coup d'État de Draco, ni sur l'identité de son petit-ami ou de son 'inadéquatence' pour Harry. Le négatif, c'était que sa putain de vie personnelle était encore une fois sujette à palabre de tout à chacun et éclipsait même l'un des tournants politiques les plus surprenants depuis l'annonce de la résurrection de Voldemort!
Finalement, n'y tenant plus, il avait esquivé le diner et était passé aux cuisines, puis s'était retiré sous couvert de sa cape d'invisibilité pour retrouver l'intimité et le confort de l'alcôve...
oOo
Et donc il en était là maintenant, couché sur le canapé, à envoyer des jets d'étincelles, des bulles colorées et des raies de lumières vers le plafond. Essayant de garder son esprit vide, de ne pas penser à Draco, à ce qui était en train de se passer pour lui, et à combien il lui manquait. Ça ne marchait pas des masses s'il en jugeait par l'énorme cœur rouge qu'il venait d'envoyer dans les airs du bout de ses doigts... Il fut plus surpris par contre par la flèche dorée qui vint le transpercer...
- «Oh combien Poufsouffle de toi, Potter... C'est donc ce à quoi le Survivant, l'Élu et Sauveur de Monde Sorcier passe ses soirées... Pauvre Monde Magique...»
Harry s'assit en un mouvement fluide sur le canapé, le visage soudain illuminé d'un magnifique sourire à la vue du Prince des Serpentards dans sa pose nonchalante contre le mur, à l'entente de la voie sarcastique qui laissait transparaître le sourire et la tendresse malgré tout...
- «Draco ! Tu es venu ! »
- « Évidement que je suis venu. Je te sentais te lamenter d'ici jusqu'aux donjons ! J'ai pensé que tu avais besoin de moi... Et hum, il se pourrait que j'avais besoin de toi aussi...»
- «Pourquoi? Qu'est-ce qui s'est passé?»
Draco s'avança vers son angoissé de mari, un léger sourire effleurant ses lèvres.
- «Relax, il ne s'est rien passé. Rien que je n'ai pu gérer du moins. Tout s'est déroulé beaucoup plus facilement que je ne l'aurais pensé en fait. C'est de devoir reprendre le rôle d'héritier des Malfoy qui était plus astreignant que ça ne l'était avant...»
Il s'installa au côté du Griffondor sur le canapé, ressentant un confort immédiat quand les bras puissants l'encerclèrent, et laissa tomber sa tête sur l'épaule rassurante.
Il avait ressenti un pic d'adrénaline à retrouver son ancien rôle, qu'il avait plus ou moins laisser sur le quai avant de prendre le Poudlard Express au début de l'année. Et la facilité avec laquelle les choses s'étaient passées l'avaient rendu plus confiant encore. Mais il ne s'était pas attendu à ce que ce soit tellement fatiguant. Il ne s'était jamais rendu compte, quand sa persona était si intrinsèquement liée à lui qu'il savait à peine où elle terminait et où il commençait, à quel point c'était éreintant d'être constamment sur ses gardes, de faire attention à chacun de ses mots, de ses gestes, l'esprit et le corps toujours en alerte...
Harry savait mieux que d'insister sur ce point par contre, Draco acceptait peut-être de se laisser conforter, mais mettre ses incertitudes ou faiblesses en mots...
- «J'ai été étonné de voir déjà autant de monde te supporter !»
- «Moi aussi ! Je pensais vraiment que ça prendrait plus de temps et d'efforts que ça. Il semblerait que finalement mon statut à Serpentard ne soit pas uniquement dû à mon nom et l'influence de mon père au Ministère... Je me suis sous-estimé moi-même... J'avoue que je ne me suis pas encore remis de ça!»
Harry partit d'un rire franc et sentit le sourire malicieux de Draco contre son cou.
- «De mon côté j'avoue que j'ai été un peu nerveux..» Ce fut au tour du Serpentard de laisser échapper un rire, et Harry le tapa gentiment sur la hanche, puis reprit dans son élan. «..de voir Crabble et Goyle à tes côtés dans la Grande Salle après ce que tu m'avais dit sur eux... Tu es sûr de leur fiabilité ?»
- «Absolument sûr. Legilimancie. Mais assez parlé de moi. Tout s'est mieux passé que je ne le pensais, les quelques deux idiots qui ont essayé de me devancer ne seront pas sortis de l'infirmerie avant demain, et je serais surement tranquille maintenant que j'ai établi mon statut. Que se passe-t-il avec toi? J'ai dû couper la connexion entre nous tellement tes émotions risquaient d'entraver mon contrôle, et même là je pouvais encore te sentir.»
Draco s'était détaché de lui et Harry ressentit cruellement le manque à ses côtés, surtout quand il était sur le grill maintenant. Les événements, les sentiments de l'après-midi étaient tellement proches encore, à fleur de peau vraiment, que les quelques mots de Draco suffirent à les faire s'enflammer à nouveau. La frustration, la colère, l'énervement, seul l'apathie qui avait pris possession de lui vers la fin ne refit pas surface.
Le Serpentard observa les différentes émotions se jouer sur le visage de celui qu'il aimait. Il avait rouvert le lien en arrivant, mais même sans ça, il aurait pu les lire sans problème.
- «C'est Granger, n'est-ce pas? Il aurait été difficile de louper sa sortie au déjeuner. Je dois admettre que je suis un peu surpris, j'aurais pensé que si quelqu'un supporterait l'idée de sauver des vies, ce serait elle...»
Harry laissa échapper un sourire contrit.
- «Oh, elle est complètement pour ça. Ce qui lui pose problème, c'est que ton mouvement va ouvrir de nouvelles possibilités aux Sang Purs une fois la guerre terminée, en admettant qu'on gagne, et elle pense que le soutient quasi officiel que Dumbledore et moi t'avons accordé risque de nous porter préjudice par la suite. Elle ne décolère pas qu'on puisse soutenir un mouvement prônant la pureté du sang.»
Draco fronça les sourcils devant l'explication.
- «Mais je n'ai pas parlé de pureté du Sang, mais de traditions et cultures du Monde Magique, surement Granger doit être sensible à ça, non?»
- «Normalement oui, mais elle n'a entendu que le fait que ce soit pour les Sangs Purs refusant de suivre Vol.. Snake Face. Elle pense que c'est un coup politique de ta part. Qu'une fois la guerre terminée, tu vas continuer de promulguer les idéaux des puristes et continuer les préjudices contre les Nés de Moldus.»
Le blond haussa les épaules.
«Ce n'est pas faux en soi. Promulguer les traditions du Monde Sorcier je veux dire, pas continuer les préjudices contre les Nés de Moldus. Je n'avais jamais pensé entrer en politique avant, je n'avais jamais vraiment pensé au futur en fait, sachant que mon père déciderait. Mais je pense que je voudrais défendre la culture sorcière d'une manière ou d'une autre. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais... Lors de mon discours, le fait de défendre ce en quoi je crois, avec mes mots et mes idées, je ne me suis jamais senti tellement...»
Il se tourna vers Harry. Les émotions qu'il ressentait le surprenaient lui-même de par leur intensité et cela était visible également dans les yeux que son mari portaient sur lui.
«Qu'est-ce que tu es penses? Je sais que tu ne partages pas le même point de vue que moi, et tu détestes les spotlights... Est-ce que ça va être un problème pour toi?»
Le Griffondor ne put que secouer la tête, fasciné par ce côté du Prince des Serpentards qu'il ne connaissait pas encore. Cela avait du sens pourtant, sous ses dehors de glace, Draco était aussi passionné que lui. Et il se rappelait encore combien son mari avait été sublime lors de son discours... Son émoi avait été heureusement caché sous la table et les robes, mais il s'en souvenait encore très bien...
- «Tu étais brillant...» souffla-t-il. «Je ne partage peut-être pas toutes tes opinions, mais tu étais magnifique. Tu es visiblement fait pour ça. Et actuellement, je crois que tu pourrais faire beaucoup de bien dans cette voie.»
Le sourire de Draco se fit lumineux, ses yeux étaient toujours brillants d'intensité, Harry déglutit. Geste qui n'échappa pas à son mari.
- «Brillant comment exactement ?» murmura-t-il d'une voix suave, son sourire en coin reprenant du service pour l'occasion.
Le sang du Griffondor ne fit qu'un tour dans ses veines, se dirigeant vers une partie bien précise de son anatomie. La réminiscence de Draco dans la Grande Salle, vibrant d'assurance et de confiance en soi, parfait dans son rôle d'héritier, avait suffit à ramener ses pensées vers celles qui avaient pris possession de lui à ce moment là, mais avec Draco qui l'allumait en plus...
- « Absolument incroyable,» grogna-t-il. «Tu étais si.. Malfoyen à ce moment là. Stylé, élégant, aristocrate jusqu'au bout de tes ongles. D'un sang froid et d'un calme, direct, confiant. J'avais juste envie de te plaquer contre le mur le plus proche et de voir toute cette attitude fondre sous mes doigts.»
Les yeux de Draco devinrent mercure à ces mots, comme il les avait fantasmés dans la Grande Salle, et le sourire d'Harry se fit carnassier. En un mouvement fluide et économe, il saisit le blond Serpentard et l'installa à califourchon sur ses jambes, savourant le hoquet de stupeur et d'excitation de son mari.
- «Qu'en est-il du mur ?» demanda celui-ci, le souffle court déjà.
Harry posa ses lèvres sur la nuque tentalisante. Avait-on idée d'avoir une nuque si élancée, d'une blancheur de porcelaine, qui appelait au baiser... ou à la morsure...
- «La prochaine fois, Malfoy,» répondit-il d'une voix rauque. «Pour l'instant, je veux voir comment le si propre héritier au Sang Pur se donne au Sang Mêlés que je suis. Je veux te voir prendre ton plaisir sur moi, te voir perdre ta réserve alors que tu t'abandonnes à moi... »
Draco laissa échapper un gémissement sourd, l'idée provocant un long frisson remonter le long de son épine dorsale. Harry n'avait jamais été si sensuel, si directif, et il ne pouvait nier que ce côté là du Griffondor lui plaisait énormément, l'excitait au plus haut point. Il ne put refreiner un nouvel hoquet de stupeur quand ses vêtements disparurent alors que les lèvres d'Harry continuer d'errer le long de sa nuque et ses mains se faisaient un chemin dans son dos et sur ses côtes. Il nota quelque part qu'Harry était toujours habillé, n'avait fait disparaître que ses vêtements à lui, et cela le titilla plus encore. Il y avait quelque chose d'étrangement érotique à être si vulnérable devant un Harry plus sexy et dominant que jamais... Leurs ébats avaient toujours été empreint d'une certaine solennité jusque là, c'était la première fois qu'ils tournaient vers un cadre plus licencieux. Draco ne s'était jamais senti en même temps si excitée et si peu maître de son corps et de ses émotions, et paradoxalement, il adorait ça.
Son mari nota son émoi certainement, et se fit plus entreprenant encore, léchant, mordillant toujours sa nuque, mais aussi son oreille et sa clavicule, tandis que ses mains descendaient jusqu'à ses fesses, caressant les globes pour finalement les empoigner plus fermement. Draco perdit toute retenue et se livra aux caresses, avançant son corps contre celui d'Harry, le pressant dans le même temps d'aller plus loin encore et lui permettant de frotter son érection contre celle encore couverte du Griffondor. Celui-ci ne se fit pas plus prier, la réponse de son Prince de Glace plus exaltante encore qu'il ne l'avait anticipée, et se dépêcha de plonger un doigt magiquement lubrifié dans l'antre chaude de son partenaire, suscitant un autre gémissement rauque de son mari.
Il sentait contre lui le membre de Draco, plus dur que jamais, tandis que le sien, engorgé et toujours emprisonné, commençait à être douloureux sous la pression de plus en plus intense. Finalement les mains de Draco vinrent défaire sa braguette et son érection sauta pratiquement hors de son pantalon. Il eut à peine le temps de sentir le soulagement par contre que la bouche du Serpentard en prit possession et il laissa échapper un juron, insérant dans un même temps un deuxième doigt en Draco. L'angle n'était pas des plus faciles, ni pour Draco ni pour lui, mais là vraiment il n'en avait cure. Et Draco non plus apparemment, si ses gémissements et la façon dont il vrillait et ondulait sur lui, cherchant à approfondir le contact de ses doigts tandis qu'il le prenait au mieux qu'il pouvait dans sa bouche, étaient assez d'indications.
Mais l'excitation était trop forte déjà. Harry ne voulait pas jouir avant d'avoir pu voir Draco se donner complètement à lui, sur lui. Il essaya de focaliser sa magie sur la disparition de ses vêtements et dut s'y reprendre à trois fois, les sensations que son mari provoquait sur son corps et dans sa tête rendant difficile le processus. Il sentit le sourire narquois du Serpentard contre son membre que le blond avait toujours en bouche et gifla la fesse de son amant tout en étouffant un rire. Le résultat ne fut pas celui qu'il avait escompté cependant, quand le Prince de Glace laissa échapper un autre gémissement de plaisir plutôt que le cri d'indignation auquel il s'était attendu. Et une nouvelle vague de désir lui enflamma encore les sens, pour se diriger droit vers son sexe qui sursauta sous l'afflux de sang nouveau.
«Oh Merlin, Draco, viens !» Implora-t-il. «Je ne vais pas tenir longtemps à ce rythme, et je veux te voir t'empaler sur moi !»
Le Serpentard lui envoya un nouveau sourire narquois depuis sa position, la tête toujours contre ses jambes, son regard encore trouble mais révélant assez pour lui faire passer son message. Oui, Draco allait s'abandonner complètement en se donnant à lui de cette manière
là, mais il comptait bien amener Harry avec lui ! Le Griffondor grogna en jetant sa tête en arrière, quelle idée avait-il eu de vouloir jouer avec un Serpentard. En même temps, la notion était plus émoustillante encore. Draco aimait être dominé, ça c'était sûr, et putain si ça ne lui tournait pas les sangs chaque fois qu'il y pensait, mais il ne se laisserait jamais complètement mener par lui, et c'en était d'autant plus bon encore.
Il ouvrit les yeux soudainement, sentant Draco bouger au-dessus de lui, il ne voulait pas manquer ça ! Les yeux mercure étaient rivés sur les siens, défiants et humbles, hypnotisants. D'un éclat qu'il n'avait jamais vu encore. Et puis enfin Draco s'assit sur lui, prenant en lui son membre engorgé centimètre par centimètre. Les pupilles dilatées sur lesquelles se fermaient à demi ses paupières, la bouche entrouverte, le souffle court, image de débauche, de luxure et de plaisir qu'Harry tentait désespérément de ne pas perdre, luttant contre ses propres paupières qui cherchaient à se clore sous l'avalanche de sensations que le blond faisait naître en lui à nouveau. Finalement il était complètement enfoui en Draco et cela était aussi bon et envoutant qu'il l'avait imaginé. Puis son amant bougea, lui arrachant un son rauque venu du tréfonds de son ventre, et Harry fut ensorcelé par la vision qui s'offrait à lui. Le temps sembla se suspendre. Les sensations étaient indescriptibles et montaient vite en intensité. Mais la vue de Draco bougeant sur lui, se procurant son plaisir en s'empalant sur son membre rigide, avait quelque chose d'envoutant. Le blond fut rapidement pantelant, gémissant tout son soûl, tandis que ses mouvements se faisaient erratiques. Le dos cambré vers l'arrière, la gorge, pleine, délicieusement arquée, sa verge rose et humide, qui frappait contre son ventre. Harry détacha sa main de la hanche de Draco pour l'amener vers l'organe en demande, et il n'en fallût pas plus. L'orgasme qui s'était érigé depuis le début de leur échange gagna finalement, et Draco vint en un sanglot avant de se laisser retomber sur lui, ses spasmes signant le coup de grâce pour Harry. La vision que le blond Serpentard lui avait offert, les cris qu'il avait laissé échapper, l'excitation accumulée, tout ça était trop. Il n'avait jamais été plus enfiévré que maintenant, et il laissa enfin échapper la jouissance qu'il avait contenue depuis bien trop longtemps, un cri animal franchissant ses lèvres tandis qu'il se vidait en Draco, celui-ci toujours blotti contre lui.
Leurs respirations mirent un certain temps à revenir. Draco se décala un peu, laissant sa tête reposer contre l'épaule de son mari, mais trop parti déjà pour plus d'effort. Harry se contenta d'un léger mouvement de la main pour faire disparaitre les souvenirs de leurs ébats, d'un autre pour transformer le canapé en lit et rabattre une couverture sur eux. Draco émit un léger soupir de bien être et Harry sourit, refermant son bras autour de lui. Ils s'endormirent sans plus penser aux soucis de la journée ou à ceux qui les attendraient le lendemain.
