Salut ^^ Navrée du retard je n'ai pas vu le temps passer et je suis débordée de travail ! Ça et en plus un épuisement général ces derniers jours... Comme je n'ai plus de chapitres d'avance je préfère attendre un peu plutôt que de vous fournir un chapitre bâclé !

Vous reconnaitrez dans ce chapitre un petit clin d'œil d'une scène de Grey's anatomy qui m'avait fait beaucoup rire ^^

En espérant que celui ci vous plaisent :) Attention âme sensible s'abstenir ! Certaines scène peuvent choquer.


Chapitre 29

Théa avait le sentiment qu'ils avaient cloué le bec de Cooper et bien décidée a ce que plus personne de puisse l'utiliser a nouveau comme il l'a fait, elle passa des heures et des heures a la salle de sport. Elle avait d'abord pensé a retourner voir la psychologue du FBI mais Reid lui avait plutôt conseillé de trouver quelque chose qui allait lui permettre de relâcher toute la pression. Elle se mit donc a avaler les kilomètres sur les tapis de courses, les vélos et les rameurs. Les sacs de boxes ne furent pas épargnés non plus. Elle réussi même à trainer son petit ami avec elle. Retissant, il fut bien difficile a convaincre au départ mais elle utilisa le meilleur des arguments.

- Aller, Spencer ! Dis toi que si tu t'entraines tu pourra encore mieux me protéger sur le terrain ! Casser la gueule des méchants !

Ho, que c'était petit ça... Se dit il.

- Tu devrais avoir honte d'utiliser ce genre d'arguments... Lui répondit il en haussant un sourcil.

- Très bien, si tu ne veux pas courir ou soulever des poids, tu peux toujours taper dans les sacs de boxes. Tu n'auras qu'a imaginer la tête de Cooper dessus.

Cinq minutes plus tard, il était en pantalon de sport et les mains bandés en train de frapper un sac de boxe. Et finalement, il trouva cela très amusant et se défoula efficacement. Au fils des semaines qui suivirent, il prit goût pour la première fois de sa vie au sport. Il le pratiquait toujours avec Théa et si possible a l'extérieur. Quitte a courir des kilomètres, autant le faire a deux en forêt plutôt que sur un tapis. Ravie, sa compagne ne se fit pas prier et profita pleinement de ses moments a deux. Reid se réconcilia définitivement avec le sport grâce à elle.

Le trintrin quotidien avait repris et le printemps pointait déjà le bout de son nez. Après l'affaire Taylor, Cooper leur avait foutu la paix et fin avril, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Les affaires se firent rares ou peu difficiles, ce qui permirent a tous de souffler et de profiter un peu, se montrant de plus en plus efficaces sur le terrain. Cette accalmie était la bienvenue et Hotch les emmena a George Town faire une conférence sur les tueurs en série devant des étudiants de l'académie du FBI. Le courant passa très bien entre Théa et les étudiants. Il faut dire qu'elle avait fait, une fois de plus, une entrée plus que remarquable ! En loupant une marche pour monter sur l'estrade et en finissant a quatre pattes sur le sol.

- Vous êtes sûre de faire partit du DSC ( Ndl : je sais qu'au début j'utilisai l'acronyme BAU mais il est vrai que dans la série on utilise maintenant DSC et j'en ferait de même a partir de maintenant cela me semble plus logique ;) ) ? Demanda un jeune homme au premier rang.

Reid capta bien le regard que posa l'étudiant sur le postérieur de sa petite amie.

- Ne vous fiez pas a sa maladresse, répondit Morgan. A votre place je ne voudrai pas me retrouver dans un combat au corps au corps avec elle.

- Moi je ne dirait pas non... Répondit l'étudiant.

Rouge comme une tomate, Théa alla prendre sa place derrière son pupitre entre Hotch et Reid puis tira la langue a Morgan.

- Bonjour a tous. Comme vous le savez déjà, nous faisons partit du Département des sciences du comportement, commença Hotch. Nous sommes ici pour vous parler de notre travail.

Il appuya sur une télécommande et des photos s'affichèrent sur les écran derrière eux.

- Notre activité principale est la compréhension et la traque des tueurs en série. Continua Rossi.

- Bien que nos aptitudes soient très variés, Pédophiles, harceleurs, tueurs, incendiaires, anges de la mort... Dit Morgan. Nous sommes appelés pour tout types d'affaire.

- Mais pour commencer aujourd'hui nous allons vous présenter le plus célèbre des tueurs en séries, annonça Reid.

- John Wayne Gacy ?

- Ted Bundy ?

- Jeffrey Dahmer ?

- Perdu, perdu et encore perdu, répondit Théa. Je vous donne un indice. Il est considéré comme le premier tueur en série.

- Jack l'éventreur !

- Gagné ! Un bonbon pour toi !

Elle lança un bonbon a l'étudiant ayant donné la bonne réponse.

- Où tu as eu ça ? Demanda Reid.

- Je les ais piqués dans ton sac, il est toujours plein de sucreries ! Tu devrais arrêter de manger ces saloperies, c'est pas bon pour les dents.

Elle lui fit un clin d'œil et retourna a son discours.

- Jack l'éventreur est un tueur en série ayant sévi dans le district Londonien de Whitechapel en 1888. Il a tué et égorgée 5 prostituées en 4 mois, il est sans nul doute le plus célèbre sérial killer. Et actuellement nous ignorons toujours son identité.

Un étudiant leva la main pour poser une question.

- Comment tu t'appelles ? Demanda Morgan.

- Jordan Casey, répondit il et c'était celui qui s'était rincé l'œil sur le postérieure de Théa. Je croyais que la science et des recherches modernes avaient permis de savoir qui il était ?

- Il y a plusieurs théories a ce sujet, répondit Rossi. De nombreux historiens se sont penchés sur la question et il semble que certains d'entre eux soit persuadés d'avoir trouvé la réponse a l'une plus célèbre énigme de l'histoire. Nous en reparlerons plus tard. L'affaire à laquelle le personnage est lié, depuis l'époque de son déroulement jusqu'à aujourd'hui, a donné lieu à maintes hypothèses et inspiré bon nombre d'œuvres en tout genres, lui conférant un statut de mythe moderne. Le nom du tueur, dont l'identité est toujours inconnue officiellement, apparut pour la première fois dans la lettre " Dear Boss ", reçue en septembre 1888 par une agence de presse. Elle fut largement mentionnée dans les journaux de l'époque parce que son auteur s'y accusait des meurtres et signait « Jack the Ripper ». La police et les journaux reçurent de nombreuses lettres liées à l'affaire. La couverture médiatique de l'affaire finit par être internationale, lui assurant une notoriété durable. Mais d'abords, penchons nous sur la victimologie et la chronologie.

- Voyons un peu vos connaissances sur ce sujet, quel est le nom de la première victime ? Demanda Théa.

- Mary Ann Nichols, répondit l'une des étudiante et Théa lui lança un bonbon.

- Mais il y a eu d'autre meurtre avant celui de Nichols dans Whitechapel, intervint Jordan. Celui d'Emma Elizabeth Smith ?

- Le nombre élevé d'agressions contre des femmes dans l'East End à cette période ne permet pas d'établir avec certitude combien de personnes furent assassinées par un seul tueur, répondit Reid. Onze meurtres, commis du 3 avril 1888 au 13 février 1891, firent l'objet d'une enquête. Seuls cinq d'entre eux furent attribués a un seul et même tueur. Le meurtre de Smith ne correspond pas au mode opératoire de Jack l'éventreur qui avait une signature particulière. Hors, Smith a été sexuellement agressée sur Osborn Street dans Whitechapel le 3 avril 1888. Un objet contondant fut introduit dans son vagin et rompit le péritoine. Elle mourut le lendemain au London Hospital à la suite d'une péritonite. Avant d'être admise à l'hôpital, elle rapporta qu'elle avait été agressée par deux ou trois hommes, son meurtre ne fut donc pas imputé a l'éventreur. Ce fut le cas pour les cinq autres meurtres de Whitechapel.

- Le premier meurtre officiel de l'éventreur fut donc Mary Ann Nichols, continua Morgan. Son corps fut découvert le samedi 8 septembre 1888 vers 6 heure du matin. Son abdomen était ouvert et son utérus avait été retiré.

Le séminaire dura toute la journée et ils s'amusèrent tous beaucoup. Les étudiants s'étaient montrés très intéressés et participaient avec enthousiasme. Ils avaient bon espoir que parmi eux se trouvaient de futur profilers. La relève semblait assurée !

En fin d'après midi, ils retournèrent au bureau.

- Quelle journée ! S'exclama Théa.

- Oui et elle est pas fini ! Dit Garcia. Ce soir on va tous au restaurant ! On va fêter tes un an dans l'équipe !

- Ça fait déjà un an ? S'étonna Théa. J'ai l'impression que c'était hier !

- Non, non, répondit Morgan. Un an que l'on dois te supporter. Un an de café renversés, d'objets cassés, bousillés, tombés, écrasés... Un an de chutes, de trébuchages, d'étourderies... Moi, j'ai l'impression que ça fait 10 ans...

- Gnagnagna...

Elle bouda pour la forme mais Reid la prit dans ses bras.

- Et 5 mois d'amour...

Elle lui sourit et l'embrassa sous le rire des autres. Le téléphone de Hotch sonna et il décrocha. Les éclats de rire se tarirent devant le visage de Hotch qui palissait de plus en plus au fur et a mesure de sa conversion. Le visage grave, il raccrocha et leur demanda de rejoindre la salle de débriefe. Ils s'exécutèrent sans un mot, inquiets quand a ce que leur supérieur allait leur annoncer.

- La police d'Aberdeen dans l'Ohio nous demande d'intervenir d'urgence. Il y a deux semaines, la famille Tomota a été retrouvée assassinée dans leur maison. Je suis désolé les photos sont difficiles...

A l'écran s'afficha l'horreur.

- Shuang et Bao Tomota ainsi que leur trois enfants, Xun 10 ans, Zhao 7 ans et la petite Mayling 2 ans.

Sur les photos, la famille Tomota été massacrés, couverts de sang et la gorge tranchée. La vison de la petite fille de deux ans les cordes vocales a l'air était insoutenable.

- Et aujourd'hui, ce fut le tour de la famille Bell d'être retrouvée dans les même conditions, a dix kilomètres de la première scène de crime. Les parents Thomas, Lynette et leurs trois enfants Porter 9 ans, Taïna 6 ans et Chloé 5 ans.

Le cœur au bord des lèvres, Théa ferma les yeux, incapable de regarder une telle abomination. Heureusement, Hotch ne laissa pas les photos a l'écran pour continuer.

- Vous pouvez rouvrir les yeux les filles, dit il. Je suis désolé.

Théa rouvrit les paupières et vit que JJ était blême et que Garcia avait toujours les mains devant les yeux.

- Vous êtes sûr, Monsieur ?

- Oui.

- Ho mon dieu... Mais qui a put faire une telle horreur ? Demanda t elle

- C'est exactement ce que la police d'Aberdeen nous demande de découvrir.

- Pourquoi ne nous ont ils pas contacté dès le premier massacre ? Demanda Morgan.

Il avait l'air en colère et ses mains tremblaient sur la table.

- Par ce qu'ils ont d'abord pensé que Shuang Tomota était responsable des meurtres avant de se suicider. Les enfants et sa femme ont tous été tués dans leur lit, égorgé. Alors que lui était couvert du sang de ses enfants et mort dans l'une des chambre, une balle dans la tête. Il avait encore l'arme dans la main. Mais le temps de faire les vérifications pour savoir si l'arme lui appartenait, les Bell se sont fait tués. Thomas Bell lui aussi mort dans la chambre de ses filles une balle dans la tête.

- Si vraiment il était responsable, cela n'aurait il pas était plus simple d'abattre toute sa famille avec l'arme plutôt que de leur trancher la gorge ? Dit Théa. Ça aurait était moins... Salissant... Moins sanglant.

- Le suspect a voulu maquiller son crime, dit Rossi. Pourquoi ? Il devait bien se douter qu'une deuxième famille tuée dans les même conditions allait forcement faire voler son stratagème aux éclats !

- D'autant que l'arme qui a tué Monsieur Tomota ne lui appartenait pas, mais impossible de tracer sa provenance pour le moment. Et elle ne correspond a aucun autre crime dans la base de donnée. En revanche il n'a pas laissé d'arme chez les Bell. La police a peur d'un mouvement de panique dans la ville si l'affaire sort au grand jour, il faut donc faire vite. Nous finirons le débriefe dans l'avion.

Une demi heure plus tard il étaient a bord et le jet décollait direction l'Ohio.

- Les deux familles sont très différentes, dit Rossi. Pas la même origine, les Tomota sont Coréens alors que les Bell sont américains. Pas le même statut social, ni le même quartier.

- Seul le modèle de famille est identique, ajouta Théa. Les deux parents et trois enfants, un garçon et deux filles, tous d'à peu près le même age dans les deux familles.

- C'est trop spécifique pour que cela soit un hasard, répondit Reid.

- Donc comment les repères t ils ? Demanda JJ. Il ne peut pas se balader dans le quartier en cherchant le bon modèle de famille.

- Et pourquoi vise t il ce modèle précis ? Demanda Théa.

- On va se séparer quand on sera arrivés. Rossi, JJ et Morgan vous allez sur la première scène de crime. Moi, Reid et Théa ont ira sur la deuxième. C'est un exterminateur de famille, il recommencera bientôt.

Et ce fût avec beaucoup de mauvaise volonté qu'il pénétrèrent dans la maison des Bell où ils furent accueillis par le Chef Emmersson au petit matin tout de suite après avoir atterrit.

- Merci d'être venus si vite, j'espère que vous avez l'estomac bien accroché ce n'est pas beau la dedans...

- Les corps sont toujours là ? Demanda Reid.

- Oui, on attendaient votre arrivée avant de les faire enlever.

Il les conduisis a l'étage dans les parties nuit. Hotch et Reid se dirigèrent vers la chambre des parents tandis que Théa se rendit dans une des chambres d'enfant. Elle poussa la porte pour découvrir une scène d'horreur. Thomas Bell était étendu sur le sol face contre terre et le crâne percé par une balle. Sur sa gauche et sa droite les deux petits lits aux draps roses. Entre les couvertures, les deux petites filles gisaient dans leur sang, la gorge tranchée. Il y avait du sang partout.

Théa posa une main sur sa bouche, son estomac se retourna et elle dut réprimer une forte nausée. Vomir sur une scène de crime n'était pas une bonne idée et elle ressortit rapidement, contente de ne pas avoir pris de petit déjeuner ce matin là.

- Ça va ? Tu es toute blanche.

Elle leva les yeux vers Reid qui était revenu dans le couloir et qui la regardait d'un air inquiet.

- Oui, oui ça va, s'empressa t elle de répondre. C'est juste que...

- Reid, emmènes la dehors. Je vais finir de faire le tour seul, ordonna Hotch.

- Ça va aller Aaron, je t'assures, répondit la jeune femme.

- Non, ça ne va pas. Je ne veux pas t'imposer de tels horreurs et si tu veux te rendre utile, vous n'avez qu'a aller au rez de chaussé. Essayez de trouver comment il est entré.

Ils approuvèrent de la tête et redescendirent les marches. Elle se dirigea vers la cuisine dont la porte donnant sur l'extérieur était ouverte.

- Bon, facile de deviner par où il est entré, dit elle.

- La porte a été forcée, il y a des traces sur la serrure, ajouta Reid.

Ils sortirent a l'extérieur en passant par la porte qui donnait sur un jardin clôturé.

- Pas d'éclairage extérieur, pas de chien, pas de système d'alarme.

- Et la clôture n'est pas bien difficile a franchir. Il a sauté par dessus et a forcé la serrure de la porte de derrière. C'est une petite ville, tout le monde se connait personne ne pence que son voisin est capable de faire ça. Il a put agir discrètement et rapidement.

- La violence des meurtres font plutôt penser a un tueur désorganisé, et pourtant cela demande un minimum de calme pour forcer une serrure de cette manière, dit Reid.

Hotch sortit a son tour dans le jardin, lui aussi avait le visage très blanc.

- Il a commencé par tuer les enfants, puis la mère. Mais étonnamment le père est mort dans la chambre de ses filles. Donc il a dut se réveiller, a découvert sa femme morte a ses côtés et est allé voir ses enfants. Une fois dans la chambre des filles, le tueur l'a abattu.

- C'est une forme de torture, répondit Reid. La vrai cible c'est le père. Avant de mourir, il découvre que toute sa famille a été assassinée. Dans les massacres de famille, le suspect tue généralement les enfants en premier.

- C'est peut être pour ça qu'il leur tranche la gorge, continua Théa. C'est plus choquant et plus horrible. C'est une mort plus lente et plus douloureuse aussi. Il laisse les enfants et la mère mourir dans d'atroces souffrances pour infliger encore plus de douleur au père quand il les découvre. C'est un sadique.

- Morgan vient de m'appeler, la configuration est la même chez les Tomota. Et pas d'agression sexuelle, ni sur les parents ni sur les enfants. Vous avez trouvé comment il est entré ?

- Il a sauté la barrière et a forcé la serrure de la porte de derrière, répondit Reid.

- On va rejoindre les autres au poste de police et commencer a travailler sur le profil. JJ vas préparer une conférence de presse.

Au poste, ils s'installèrent dans une salle de repos et tentèrent de faire le point pendant que JJ organisait la convocation des journalistes et que Reid accrochait les photos et un plan de la ville sur le tableau fournis, les restes d'un rapide repas sur la table.

- On sait qu'il rentre par effraction chez des familles présentant la même dynamique, les parents entre 35 et 40 ans ayant trois enfants dont un garçon et une fille.

- Reste a savoir si le fait que dans les deux familles le fils est le plus âgé est important, ajouta Morgan.

- Très juste. Il entre au milieu de la nuit et commence par tuer les enfants avant de faire de même pour la mère.

- Il y avait une lampe cassée sur le sol de la chambre de la petite dernière, précisa Rossi. Je pense que le suspect l'a cassé volontairement pour réveiller le père.

- Le père se réveille et trouve sa femme morte a ses côtés. Il se lève et va voir ses enfants où le suspect l'attend. Dès qu'il est dans la chambre et qu'il découvre les cadavre des petits, il l'abat d'une balle dans la tête.

- Pourquoi n'a t il pas laissé d'arme chez les Bell comme chez les Tomota ? Demanda Théa.

- La première fois, il pensait probablement brouiller les pistes et gagner du temps. Si la police pense que c'est le père qui a fait le coup, le suspect peu recommencer sans que la population ne soit alertée. Mais a partir du deuxième massacre, il devient inutile de laisser l'arme sur place puisqu'on comprend tout de suite que c'est un tueur en série.

- On a retrouvé le couteau qui a servit a tuer les enfants et la mère. A chaque fois, il le prend dans la cuisine et le laisse sur place. Il va jusqu'à remettre le couteau a sa place dans la cuisine.

- Je suis sûre que le suspect est un homme, dit Théa. Je ne vois pas une femme s'en prendre aussi sauvagement a de si jeunes enfants...

- Les exterminateurs de famille sont des hommes dans presque 95% des cas, précisa Reid. En général, il ont entre 30 et 50 ans, sont issus d'un milieu modeste et sont psychotiques. Mais c'est étonnant qu'il n'y est eu aucune agression sexuelle.

- Sauf que dans le cas présent, notre homme présente un comportement contradictoire. Il fait preuve d'une grande violence pour s'en prendre a toute la famille mais est suffisamment raisonné pour mettre des gants et forcer une serrure, dit Hotch. En plus il se sert d'objet pris sur place pour tuer les enfants et la mère mais il apporte une arme pour le père.

- Il y a deux semaines entre les meurtres mais rien ne nous dit qu'il attendra encore deux semaines avant de recommencer, donc on doit le coincer avant qu'il ne tue une autre famille.

- Je vais demander a Garcia de fouiller dans le passé des Tomota et des Bell. Il faut trouvé comment il les repère et comment il les choisi. Peut être qu'elle trouvera un indice dans leurs relevés de compte si ils ont fréquentés les même endroits avant leur mort. Nous parlerons aux journalistes demain matin. Avant je veux que vous alliez tous dormir, je ne pense pas qu'il va frapper a nouveau cette nuit et j'ai besoin d'une équipe fraiche et alerte. Et vous avez tous des têtes de zombis.

Sur ces belles paroles, ils se rendirent dans le seul petit Hôtel de la petite ville.

- Je suis désolée il ne me reste qu'une seule chambre, leur annonça la propriétaire de l'hôtel. Il y a un tas de journalistes qui sont arrivés ce matin. Je peux vous installer des matelas sur le sol si vous voulez. Il n'y pas d'autres hôtels en ville.

Fatigués et ne rêvant que de dormir après leur nuit blanche, ils acceptèrent tout de même malgré les grognements de Reid qui se plaignait des ronflements de Morgan. L'hôtesse leur installa tout un tas de matelas et de couvertures au milieu de la petite chambre, ils allaient devoir se serrer...

- David, prenez le seul lit, a votre age dormir par terre n'est pas raisonnable, dit Théa.

- Tu as dit a mon quoi ?! gronda Rossi.

Théa et JJ pouffèrent avant de se rendre dans la petite salle de bain pour se laver et se changer.

- Si vous voulez que je vous frotte le dos les filles, n'hésitez pas ! Proposa Morgan.

Il se prit un cousin sur la tête avec les protestations de Reid. Reid qui protesta encore plus quand sa petite amie sortit de la salle de bain en tenue de nuit, a savoir un boxer et un débardeur trop petit. Il l'attrapa par le bras et retourna dans la salle de bain.

- Théa, je me fiche que tu te trimballes a moitié nue quand on est a la maison ou seuls a l'hôtel mais pas ici, s'il te plait.

- Quoi ? Tu as peur que je me fasse agressée pendant mon sommeil ?

- Bien sûr que non, mais Morgan a toujours les yeux qui trainent...

- Jaloux ?

- Complétement !

- C'est trop mignon ! Ria t elle.

- Théa, met un pantalon s'il te plait !

- Ça va je vous déranges pas ? Demanda une voix près de la douche.

Reid se retourna vers la voix et rougit comme une tomate très mûre quand il se retrouva face a JJ juste vêtue d'une serviette de bain. Il posa précipitamment une main sur ses yeux et courut vers la porte, manquant de se prendre le mur.

- Pardon pardon, pardon...

Il entendit nettement les filles éclater de rire quand il referma la porte... Mais sa petite amie l'écouta pour une fois et avait enfilé un short par dessus son boxer, un sourire moqueur plaqué sur le visage. Une fois qu'ils furent tous lavés et prêt a se coucher, ils se glissèrent tant bien que mal sous les couvertures. Reid râla une fois encore quand Morgan se coucha prêt d'eux.

- Je te préviens que si tu ronfles, je t'étouffes dans ton sommeil ! Menaça t il.

- Reid, si tu continus de te plaindre, c'est toi que je vais étouffer ! Ajouta Rossi du fond de son lit.

- Gnagnagna... C'est facile pour lui de dire ça, c'est pas lui qui va se prendre les ronflements dans les oreilles, murmura le jeune agent a sa compagne qui se blottissait contre lui.

Tous dormirent très mal cette nuit là, autant a cause des positions inconfortables que les images atroces qu'ils avaient vu la veille et qu'ils avaient encore tous dans la tête. Le réveil fut un peu chaotique.

Éparpillés sur les matelas, enchevêtrés les uns sur les autres. Reid se réveilla le premier avec vue sur les pieds de Morgan qui avait dût se retourner durant son sommeil.

- Putain, Morgan ! Tes pieds !

Il poussa brutalement les jambes de l'agent qui se retrouva par terre, entrainant avec lui JJ qui avait posé sa tête sur lui. Reid se retourna de l'autre coté, prêt a se rendormir mais son coup d'éclat avait réveillé les autres. Théa dont le visage était posé sur le ventre de Hotch, se redressa prestement en rougissant quand elle s'en rendit compte. Mais ses jambes étaient entremêlées avec celles de son compagnon et elle retomba en arrière.

- OUTCH ! Fit Hotch quand la tête de la jeune femme atterrit a nouveau sur son ventre sans délicatesse.

- Pardon, Aaron !

Pour le plus grand amusement de Rossi, ce fut un concert de gémissements et de grognements quand tout le monde se démêla des uns et des autres. Rossi étant le seul a avoir relativement bien dormi, se proposa de bonne grâce pour aller leur chercher un bon petit déjeuner. Il revint donc avec cafés et viennoiseries. Ils prirent le temps de déguster leur déjeuner, pas pressés de retourner se pencher sur les meurtres des deux familles. Voulant malgré tout mettre fin le plus vite possible a l'affaire et voulant mettre le meurtrier derrière les barreaux avant qu'il ne recommence, il ne purent s'empêcher d'en discuter tout en mangeant, assis sur les matelas et encore en pyjamas.

- Maintenant que les corps ont étaient amenés chez le médecin légiste, j'aimerais que l'ont refasse le tour des deux maisons. Il doit y avoir des points communs entre les deux familles, dit Hotch.

- Je vais y aller, proposa Reid.

- Emmènes Théa et Morgan, ajouta Hotch. JJ, Rossi et moi on va préparer la conférence. Rdv a midi au poste pour faire un point et donner un début de profil.

- Je vais téléphoner a Garcia avant de partir, répondit Morgan. Je veux savoir si elle a put faire des recoupements entre les deux familles.

- C'est une petite ville, ajouta Rossi. Ils ont forcement des lieux publics en communs ! Supermarché, église, écoles, restaurants...

- Oui mais peut être se sont ils rendu au même endroit avant leur meurtre. Et si il choisit ce modèle précis de famille, peut être est ce aussi le cas de la sienne. Garcia peut chercher si elle trouve une affaire similaire avec ce profil de famille.

- Dans ce cas viens avec nous au poste et concentres toi la dessus. Théa ? Tout va bien ? Tu es toute rouge.

Reid tourna la tête vers sa compagne et découvrit qu'effectivement elle avait le visage très rouge et les yeux brillants, comme si elle retenait sa respiration.

- Non, non, tout vas bien !

- Finissez de manger et on décolle !

Hotch se leva pour se rendre a la salle de bain. Quand il eut refermer la porte, Théa ne put retenir son fou rire plus longtemps. Elle dût étouffer son rire dans un oreiller pour ne pas que son supérieur l'entende.

- Mais qu'est ce qui te prends ? Demanda Reid, étonné de voir que même JJ rigolait, bien qu'avec plus de discrétion.

Théa s'éventa de la main tout en essayant de reprendre sa respiration. Elle avait mal au côtes de s'être retenue si longtemps.

- Tu n'as pas remarqué ? Lui demanda t elle.

- Non, quoi ?

- Le pyjamas d'Aaron !

Et elle repartit dans son fou rire et JJ la suivie dans son hilarité. En effet, leur supérieur portait un ravissant pyjamas rouge remplis de petits clowns. Elle ne l'avait pas remarqué la veille mais ce matin la vision de l'homme si sérieux dans cette tenue ridicule, probablement choisi ou offert par son fils, avait eut raison de son sérieux.


Son fou rire du matin lui avait redonné du baume au cœur et ce fut avec moins d'appréhension qu'elle retourna avec Reid chez les Bell. Il y avait toujours du sang partout mais au moins les corps n'étaient plus là. Ils firent le tour de la maison, reconstituant une fois encore ce qu'il s'étaient passé selon eux.

- Ils ont mangés devant la télé, dit Reid. Ils se sont fait livré des pizzas. Peut être que le suspect était le livreur. Ils livres les pizzas et en profite pour repérer ses victimes quand il arrive a leur domicile ?

- Le salon est loin de la porte d'entrée, et les plus jeunes devaient être déjà au lit. Cela m'étonnerais qu'il sache combien ils sont dans la famille juste en sonnant a la porte.

- On devrait quand même vérifier.

Mais une fois chez les Tomota, la théorie de Reid tomba a l'eau. Les Tomota avaient mangé ce que la mère leur avait préparé, il y avait encore des casseroles sales dans l'évier et aucune trace de cartons de pizzas.

- Je suis quand même d'accord avec toi sur le principe, dit Théa. A quels endroits il a put les repérer ? On peut on se rendre en famille ?

- Dans pas mal d'endroits... Restaurant, centre commerciaux, parcs...

- Mr Tomota travaillait beaucoup si j'en juge par tout les dossiers présents dans son bureau. Je ne pence pas qu'il prenne le temps d'emmener les enfants au parc. Et un homme trainant régulièrement seul dans un parc en repérage ça se remarque. Et comment aurait il su où ils vivent ?

Une lumière attira son regard. Le voyant du lecteur DVD clignotait. Elle avisa la télécommande et alluma la TV.

- Ils ont regardé un dessin animé avant d'aller au lit...

Toute l'horreur de ce qu'il s'était passé dans cette maison lui éclata au visage.

- Quelques heures avant de se faire massacrer ils étaient en famille devant un dessin animé...

Une grande photo de famille était encadrée juste au dessus de l'écran de télévision.

- On devrait être en sécurité sous notre propre toit... Dans quel monde vivons nous si même dans notre maison on peut se faire massacrer avec toute notre famille.

Reid lui passa ses bras autour d'elle et les serra entres ses mains.

- C'est pour ça que nous faisons ce boulot ma chérie, c'est pour ça que nous formons la prochaine génération comme nous l'avons fait avant hier. Afin qu'a l'avenir nous puissions vivre dans un monde meilleur, un peu plus beau chaque jours. On va le retrouver ne n'inquiètes pas.

- J'espère qu'on y arrivera avant qu'il ne recommence...

A midi, ils étaient de retour au poste pour donner le profil avec leurs collègues, tandis que JJ s'adressait aux journaliste a l'extérieur.

- Nous recherchons un homme entre 35 et 45 ans, il est blanc et est issu d'un milieu modeste. Il semble psychotique mais présente également des moments de lucidité.

- Donc nous pensons qu'il a un emploi stable et c'est probablement grâce a lui qu'il repère ses victimes.

- Il n'a pas ou plus de famille, aucune attache. Il s'attaque a un modèle très précis de famille. L'agent Jarreau est en train de prévenir par l'intermédiaire des médias que toutes les famille présentant ce même modèle doivent être très prudent.

- Sa cible c'est le père de famille, il tient a ce qu'il sache avant de mourir que toute sa famille a était décimée.

Répondant ensuite aux questions des agents de police, ils furent interrompus par un coup de fil de Garcia qui leur annonça ce qu'ils craignaient le plus.

- Monsieur, on vient de me prévenir qu'une nouvelle famille a été retrouvé ce midi. Le facteur a trouvé la porte d'entrée ouverte et des traces de sang dans le jardin. Je vous envois l'adresse.

A la tête que tira Hotch, tous comprirent.

- Il passe de deux semaines entre deux crimes a un seul jour ! S'écria Reid. Il faut absolument le retrouver !


Encore navrée d'avoir tardé pour poster ce chapitre ! Trop de boulot en ce moment et une côte félée qui m'empêche de respirer correctement ( c'est dangereux les poneys :p ).

J'essaye de me dépêcher pour la suite :)

A très vite !